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Dans cette interview, au site « Pravoslavie i mir » (« L’orthodoxie et le monde »), le métropolite Dimitri (Shiolashvili) de Batoumi et Lazeti évoque la conversion des musulmans d’Adjarie à l’orthodoxie, ainsi que la personnalité de l’actuel patriarche-catholicos Elie II de Géorgie.

Vingt années, est-ce peu ou beaucoup ? Dans l’histoire de l’Adjarie, c’est toute une époque. A la fin des années 1980, la population était musulmane, il n’y avait qu’une seule église fonctionnant à Batoumi. Aujourd’hui, 75% des Adjars sont orthodoxes. Cette « métamorphose » de toute une région, cette conversion de l’islam à l’orthodoxie, ou plutôt ce retour aux sources, à la foi des ancêtres, s’est déroulée sous les yeux du métropolite de Batoumi et de Lazeti Dimitri et non sans sa participation active.
Neveu du patriarche de Géorgie Elie II, le métropolite Dimitri (de son nom séculier David Shiolashvili) est né le 16 février 1961 à Mtskheta. Il étudia au séminaire de Mtskheta, puis à l’Académie ecclésiastique de Moscou, où il acheva ses études en 1986 avec une licence en théologie. Son travail de diplôme était consacré à l’histoire ancienne de l’Église de Géorgie. Ordonné diacre en 1985, puis prêtre en 1986, il fut nommé à la paroisse Saint-Nicolas de Batoumi puis, en 1987 à la cathédrale Saint-Georges à Kasheti. En 1987-1988, il servit à Anchiskhati et enseignait les sciences liturgiques à l’Académie théologique de Tbilissi. En 1989, il fut élevé au rang d’archiprêtre et transféré à Batoumi. Cette nomination coïncidait avec le retour des Adjars à l’orthodoxie. En 1982, fut ouvert le monastère de Skhalt'a et des milliers d’habitants de la région qui étaient jusque là musulmans, furent baptisés. Le 13 mai 1991, 5000 musulmans et athées devinrent orthodoxes. La même année fut ouvert l’école ecclésiastique à Khulo et le lycée ecclésiastique Saint-André, la première école secondaire religieuse en URSS. Son recteur fut le père David. En 1993, il devint recteur du séminaire Saint-Jean-le-Théologien. En 1996, il prononça ses vœux monastiques et élevé au rang d’archimandrite, puis, en 1997, sacré évêque de Batoumi. En 2003, il fut nommé archevêque de Batoumi et Skhalt'a et en 2007 métropolite de Batoumi et Kabuleti, en 2009 métropolite de Batoumi et Lazeti. Depuis 2009, il est en outre administrateur des paroisses géorgiennes en Amérique du Nord et au Canada.

L’Adjarie entre l’athéisme, l’islam et l’orthodoxie
–  Monseigneur, lorsque vous avez été envoyé à Batoumi pour servir, combien y avait-il de fidèles orthodoxes adjars ?
–  Le diocèse était alors plus grand. Maintenant, il a été divisé en trois diocèses : la Haute Adjarie, la Gourie et l’Adjarie. Lorsque l’on m’a envoyé ici, c’était encore l’Union Soviétique, et on ne nous permettait pas l’accès de la Haute Adjarie. C’est précisément là que vivait la population locale (les Adjars sont des Géorgiens qui parlent le dialecte local, proche du mingrélien. À cette époque les Adjars étaient musulmans). À l’église Saint-Nicolas, la seule de tout le diocèse, il n’y avait qu’une seule famille croyante d’origine adjar (c’est notre patriarche qui l’avait convertie alors qu’il servait à Batoumi).
–  Qui étaient donc les paroissiens de l’église Saint-Nicolas ?
–  Des Russes, des Géorgiens de Gourie et d’Imérétie. Les habitants locaux ne venaient pas. Ils avaient une mosquée qui fonctionnait. Sachez-le, je puis le dire sans exagération : actuellement, près de 75% des autochtones sont orthodoxes (conformément au recensement de 2002). Or, à cette époque 75% de ceux-ci étaient musulmans.
–  C’est difficile à croire ! Comment expliquez-vous ce succès « catéchétique » ?
–  C’est la volonté divine. C’est un miracle de Dieu, inexplicable du seul fait de la prédication. Les habitants locaux musulmans respectent encore beaucoup le patriarche de Géorgie Elie II. Je reçus une fois une lettre d’un hodja de Haute Adjarie. Il demandait, dans la simplicité de son cœur : ne serait-il pas possible que le patriarche Élie dirige non seulement vous, les orthodoxes, mais aussi nous, les musulmans ? Vous vous rendez compte, quelle âme enfantine !
–  A Moscou, il y a quelques années, le père Daniel Sysoïev fut assassiné pour avoir prêché parmi les musulmans. Y avait-il ici des moments dangereux.
–  Il y en a eu, mais non aussi dangereux. Vous savez, nos musulmans ne nous créent pas de problèmes. Ils passent à l’orthodoxie. Un prêtre orthodoxe de Khoulo, en Haute Adjarie, avait une grand-mère qui était une musulmane convaincue. Or, ce prêtre vint chez moi et me dit qu’il voulait convertir sa grand-mère. Je lui suggérai : « Dis-lui que l’évêque te bénit pour devenir chrétienne ». Il transmit mes paroles à la grand-mère. Elle a réfléchi et a donné son accord de façon inattendue. Nous l’avons baptisée et maintenant, elle porte la croix avec amour.
Je me rappelle d’un hodja de Haute Adjarie aussi. Il me fit part de son problème : « J’ai trois enfants, l’un va à la mosquée, l’autre, à l’église orthodoxe, et troisième, nulle part. C’est cela qui m’inquiète le plus ». Telle est la façon de voir de la population locale.
 

L’islamisation de la région
–  Il ressort de cela que vos musulmans sont atypiques ?
–  Ils sont assurément atypiques. Nous avons beaucoup de prêtres venant de familles musulmanes. Il y a deux prêtres de la famille d’un mollah qui a reçu son instruction religieuse à Istanbul. Et son petit-fils est prêtre, recteur de séminaire. En général, la christianisation de la Géorgie est partie de notre diocèse,  qui est celui de l’apôtre André, dont je ne suis que le vicaire ! Ici, en Haute Adjarie, ont été conservées les ruines d’une église dédiée aux  archanges, construite par l’apôtre André. C’est la première église en Europe ! C’est précisément par l’Adjarie que les apôtres Simon et     André passèrent pour prêcher en Géorgie. Ensuite, ils vinrent ici avec Simon le Cananite et Matthieu. Le premier connut une fin de martyr près de Soukhoumi, et le second près de Batoumi (ses reliques reposent en la forteresse de Gonio, et après la fin des fouilles, nous souhaitons y  construire une église).
Mais à partir du XVIème siècle, l’Adjarie est devenue l’objet d’une agression turque incessante. Les envahisseurs ont converti graduellement la population à l’islam, puis tout détruit, sauf l’église de Skhalt'a. Alors qu’il s’efforçait de franchir, à trois reprises, le seuil de l’église, le hodja tomba sur son dos. Alors, ils n’y touchèrent plus. Selon les témoignages des voyageurs, du XVIIème au XIXème siècle, il y avait en Adjarie des chrétiens secrets. Mais malheureusement, ils finirent par devenir musulmans.
    En 1878, suite à la guerre russo-turque, l’Adjarie a été libérée du joug ottoman et a été réunie à l’Empire russe. Au lieu des Turcs vinrent ensuite les bolcheviques, pires que les musulmans. Entre autres, ils ont dynamité l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva, érigée en l’honneur de la  victoire sur les Turcs, et on construisit à sa place l’hôtel « Intourist ».

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A quoi bon cette route qui ne mène pas à l’église ?
– Et  voici que lorsque je suis arrivé ici en 1989, nous avons commencé peu à peu notre activité, avec la bénédiction de notre patriarche. Il venait souvent à Batoumi. Nous avons gravi la montagne, jusqu’à l’ancienne église de Skhalt'a, qui a été ouverte en 1989. Nous avons alors baptisé près de mille Adjars musulmans locaux. La même année, par la miséricorde de Dieu, a été ouverte à Batoumi la cathédrale de la Nativité de la Mère de Dieu. C’est en cette église qu’a été tourné le film de Tenguiz Abouladzé « Le repentir ».
Ensuite, des baptêmes massifs eurent lieu dans toute l’Adjarie. Le 13 mai 1991, nous avons baptisé à Batumi 5000 musulmans et athées.  Le patriarche, se remémorant l’histoire géorgienne, a dit alors : « Ce n’est  pas la Géorgie qui doit convertir l’Adjarie au christianisme, c’est l’Adjarie qui doit nous convertir ».
– Comment avez-vous prêché parmi les Adjars musulmans ?
– L’Union Soviétique s’est effondrée, et de forts courants patriotiques traversèrent toute la Géorgie. Les Adjars ont compris qu’on les avait obligés à se convertir à l’islam par la force. Notre objectif principal était de convertir l’intelligentsia. Ici comme ailleurs, elle est l’exemple pour les autres couches de la population. Lorsque nous l’avons convertie, elle nous a aidés dans la prédication. Voyant que l’élite culturelle et scientifique était passée du côté du christianisme, les gens sont devenus orthodoxes. Gloire à Dieu !
Les Adjars ont compris qu’ils étaient géorgiens, c’est-à-dire chrétiens, et se sont convertis. Ils ont toujours gardé les traditions. Lorsqu’ils faisaient cuire le mchadi (le pain traditionnel géorgien), ils traçaient dessus une croix. De même, lorsqu’ils préparaient leur beurre. Au XIXème siècle certains portaient une croix secrètement, peignaient des œufs à Pâques. On conservait encore des icônes dans les maisons. Alors que je voyageais en Haute Adjarie, je me rappelle avoir rencontré une famille qui me montra une croix cachée. Toujours est-il que la population locale avait une attitude prévenante envers le christianisme.

Le miracle d’Adjarie
– Comment se présente le diocèse aujourd’hui ?
– Maintenant, nous achevons la construction de l’église Saint-Jean-le-Théologien, tout juste à la frontière turque. Il y a dans le diocèse quatre couvents féminins et nous en construisons encore deux. Il y a aussi des monastères masculins. Il n’y a plus de monastères historiques, tous sont nouveaux, à l’exception de celui de Skhalt'a. Dans les gorges de Kitrishi est restée une église en ruine, celle de Khino, une ancienne cathédrale. Les Turcs ont détruit cette église lors de la guerre russo-turque. Nous y avons ouvert un monastère, reconstruit l’église. Dans la même gorge, l’année précédente, nous avons ouvert un couvent féminin. Et, encore, à la frontière, nous avons construit une très belle église dédiée à l’apôtre André… Près de Batoumi, nous construisons actuellement une laure dédiée à tous les saints de Géorgie. Nous avons ouvert un foyer pour les enfants, un home pour les personnes âgées, gloire à Dieu pour tout !
– Oui, Monseigneur, c’est remarquable !
– C’est là la volonté de Dieu ! C’est le miracle divin ! Et c’est le mérite de nos prêtres, de notre patriarche qui est tant vénéré par la population locale. J’ai aussi quelque peu participé, pour la gloire de Dieu.

Sa sainteté le patriarche
– Bientôt, en décembre, 35 années se seront écoulées depuis la nomination du patriarche-Catholicos Elie II, durant lesquelles l’Église de Géorgie a littéralement « fleuri ». Vous avez eu la grande bénédiction de vivre à ses côtés depuis l’enfance. Racontez, si vous le voulez bien, ce que vous savez sur cet homme extraordinaire, sur votre famille !  
– Je me rappelle le patriarche depuis l’enfance. Je suis né en 1961, et le patriarche m’a baptisé à Samtavro. Nous vivions dans une  maison à Mtskheta. Il y a environ quatre ans, avec la bénédiction du patriarche, nous avons donné notre maison à l’Église, et un monastère y a été ouvert, dédié à saint Georges.
Nos parents sont originaires de Kazbegi. C’est là que sont nés mon père et le patriarche, leurs frères et sœurs. Ensuite, dans les années 1930, la famille a déménagé en Ossétie du Nord, à Ordjonikidze (l’actuelle Vladikavkaz). Là, le père du patriarche, Georges, représentait le patriarche Callistrate (Tsintsadzé). Jusqu’à maintenant, il y a une église avec une plaque commémorative portant son nom. Il acheta la maison et y ouvrit une église. Dans cette église, le père du patriarche était marguiller et y amenait ses enfants, qui communiaient. La mère du patriarche s’appelait Nathalie, elle avait bon cœur et était pieuse. Dans sa vie se produisit cet événement : lorsqu’elle revenait en camion à Ordjonikidze, alors qu’elle passait devant l’église Saint-Georges, elle demanda au chauffeur de s’arrêter, afin d’aller allumer un cierge. Il accepta. Nathalie alluma un cierge, puis ils partirent. La route était difficile. Soudain, la voiture glissa dans le ravin. Or, tous les passagers restèrent vivants. Tous allèrent vers la mère du patriarche et l’embrassèrent. Ils avaient compris qu’ils devaient leur salut à ses prières.
Un an après la naissance du patriarche naquit son cousin Raphaël. Georges, son père, construisait une maison, et écrivit sur un morceau de    papier : « Héraclée (c’était le nom du patriarche) ou Raphaël deviendra patriarche de Géorgie… » Étonnant, n’est-ce pas ?
Le patriarche a beaucoup de vénération envers ses parents, il a dessiné leur portrait, célèbre souvent des offices de requiem pour eux.
– Probablement, ces parents pieux ont influé sur le choix de la voie du patriarche ?
– Je pense que c’est là le mérite de son père. Le patriarche a achevé ses études théologiques  au séminaire, puis à l’Académie de Zagorsk. On lui a proposé d’y rester comme enseignant, mais il est revenu en Géorgie et a reçu la tonsure monastique en l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva à Tbilissi des mains du métropolite Zénobe (Majougi, maintenant canonisé). Récemment, le patriarche a mentionné qu’après sa profession monastique, on l’amena au patriarche Melchisedec III (Pkhaladzé). Celui-ci le regarda et dit : « Si nous avions ne serait-ce que quelques jeunes gens comme celui-ci,  je ferais renaître toute la Géorgie orthodoxe ».
Le futur patriarche a été ensuite ordonné diacre, puis prêtre,  et envoyé à l’église Saint-Nicolas de Batoumi. En 1963, il fut sacré évêque de Batoumi et de Shemokmedi et envoyé en Gourie. De là, il fut transféré en Abkhazie en 1967. Une situation fort complexe ! Dans toute la Géorgie, il n’y avait que quelques couvents féminins.
À Mtskheta, au couvent féminin, on installa une usine de confection, dans laquelle on fabriquait des oreillers et des couvertures. Ma mère y travaillait (elle était orpheline, les moniales la marièrent, mais elle voulait toujours revenir au monastère, ce qu’elle fit. Elle prononça ses vœux  monastiques à Samtavro et fut appelée Anne). Il y avait peu de fidèles. Nous allions souvent dans une église où, lors des offices, trois ou quatre personnes seulement étaient présentes, les chantres étaient des moniales secrètes.
Le séminaire de Tbilissi ne fut ouvert qu’en 1963, alors qu’on les fermait en Russie. L’évêque Élie fut le premier recteur. Mais, alors qu’il était devenu patriarche, il fit renaître le premier monastère masculin à Betania, où il invita des moines de Russie. Peu à peu, il commença  à penser à une faculté théologique, afin que les prêtres géorgiens disposent de la possibilité de recevoir localement une instruction supérieure. En 1987 fut alors ouverte la faculté de théologie de Tbilissi, dont il fut nommé recteur.

Les dons
– Nous savons que le patriarche a de nombreux dons : il peint des icônes, il dessine, il compose de la musique, il sculpte. Ces talents sont-ils apparus au cours de sa jeunesse ?
– Oui, dans sa jeunesse, il s’occupa aussi de médecine. Après l’école, il entra à l’école de médecine dans le Caucase du Nord, mais changea d’avis après et partit au séminaire de Zagorsk. Là, il dessinait, faisait de la musique. Actuellement, beaucoup de mélodies composées par le patriarche sont entrées à ce point dans l’usage, que les gens pensent qu’il s’agit de mélodies populaires. Il en est ainsi du « trisagion », de « l’alléluia », de l’ecténie.
Une fois, le patriarche a appelé les évêques et nous a donné sa bénédiction pour faire de l’iconographie. Il pensait que puisqu’il avait ce don, nous devions également l’avoir… Et nous avons commencé avec sa bénédiction. Chez certains évêques, il est étonnant à quel point ce fut réussi ! Moi-même, j’ai peint quelques icônes. Ensuite, le patriarche nous a à nouveau réunis et nous dit : faites de la musique, achetez des instruments !
C’est alors que j’allai vers le patriarche et lui dis : « Votre Sainteté ! Je n’en ai pas le don, dispensez-moi de cette obédience ! » Mais il n’en a pas dispensé les autres. Ainsi, nous avons certains évêques musiciens. D’autres sont régisseurs cinématographiques. Le patriarche soutient toujours le développement des dons artistiques.

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– Et la renaissance des arts ecclésiastiques (le chant, l’architecture, l’iconographie, les émaux…) est-il également l’initiative du patriarche ?
– Oui. Lorsqu’il devint patriarche, aucun domaine de la vie ecclésiale ne fonctionnait. Tout a repris vie grâce à lui. On a commencé à créer des groupes d’iconographes, des chœurs d’église, les artisanats ecclésiastiques ont connu une renaissance. Des recherches sur les anciens chants ont été réalisées sur la base des manuscrits des archives de Géorgie et de Russie. Actuellement, on exécute principalement dans les églises ces chants géorgiens anciens. La tradition de l’ancienne architecture géorgienne a été rétablie. Tout cela grâce à notre patriarche.
– Quelles qualités, quelle attitude envers la vie, le patriarche s’efforce-t-il de vous inculquer, vous qui êtes ses enfants spirituels ?
– Il ne fait jamais pression. Tout est volontaire. Parfois, il est strict. Comme les saints Pères le disent, lorsque tu punis les enfants, tiens toujours dans l’autre main une friandise, « la carotte et le bâton ». Il ne faut pas punir sans un bonbon. Ainsi fait notre patriarche. L’amour déborde de lui, ainsi que la tendresse et le respect envers tous.

Source (dont photographie du métropolite Dimitri) : Pravmir, traduit du russe pour Orthodoxie.com

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À propos de l'auteur

Christophe Levalois

Christophe Levalois

Professeur d'histoire et de géographie, auteur, derniers ouvrages parus : "La royauté et le sacré" (Cerf, 2016) ; "Le christianisme orthodoxe face aux défis de la société occidentale" (Cerf, 2018).

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