24/07/2017
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L’higoumène centenaire du monastère athonite de Saint-Pantéléimon a évoqué les conditions spirituelles pour établir la paix en Ukraine

Vivre selon l’Évangile, prier Dieu et aider les gens, sans faire la différence entre « les siens » et les « autres », voici ce qui aidera à l’établissement le plus rapide de la paix en Terre ukrainienne. C’est ce qu’a déclaré l’higoumène centenaire du monastère athonite russe Saint-Pantéléimon, l’archimandrite du grand habit Jérémie (Alexine) dans une discussion avec l’archevêque de Zaporojié et de Melitopol Luc. « Les pèlerins d’Ukraine nous demandent souvent : « Pourquoi cela nous arrive-t-il et quand commencera la paix ? » La réponse est très facile : l’attitude formelle envers la foi, la critique continuelle de l’Église et les calomnies à son sujet, la voie du schisme pour certains, le culte du confort, de l’argent et les distractions, ce sont là les causes des troubles en Ukraine, que Dieu a permis. Souvent, les gens attendent de nous des prophéties, mais la prophétie est donnée pour le repentir, pour notre retour vers Dieu, et non pour l’organisation de notre vie personnelle ou pour nous rassurer. L’homme doit retirer de l’utilité spirituelle des paroles qu’il a entendues des Athonites, mais pour cela il lui est nécessaire de disposer d’un esprit clair, afin d’interpréter les événements, lorsqu’ils se produisent, c’est-à-dire d’être en mesure de les juger de façon naturelle et dans l’Esprit. Cela signifie que ce sont la sobriété spirituelle, la prière et l’amour qui donnent cette capacité de discernement et non l’immersion dans le flot d’informations. Afin d’arriver le plus vite possible à l’établissement de la paix en terre ukrainienne, il est indispensable de vivre pieusement et avec douceur, d’accomplir en actes les commandements du Christ. Nous devons prêter attention avec zèle à notre propre vie spirituelle, nous efforcer de vivre selon l’Évangile. Mais cela est impossible sans repentir sincère envers Dieu, sans la fréquentation régulière des offices à l’église et la communion aux saints mystères du Christ, sans la prière à Dieu et l’aide aux hommes, sans l’amour envers l’Église, sans le respect des gens qui nous entourent. Et il convient de ne pas les diviser entre « les nôtres » et « les autres », entre les « patriotes » et les « séparatistes », entre ceux qui parlent russe et ceux qui parlent ukrainien, car nous sommes tous unis par le corps et le sang du Christ. Ouvrez l’Évangile et regardez-vous à la lumière de la parole de Dieu, c’est là ce qui nous aidera à éviter le risque de tomber dans l’erreur et l’illusion. Il nous semble que Dieu nous a oubliés, or Il nous aime et veut notre salut, mais Il ne peut nous sauver sans notre propre volonté et notre participation active. En péchant et en étant incorrigibles, nous nous opposons à notre salut. C’est pourquoi le Seigneur est forcé de nous appliquer des remèdes amers et douloureux », a déclaré l’archimandrite Jérémie. Répondant à la question de l’évêque Luc sur les prières pour l’Ukraine, l’archimandrite a mentionné que l’on prie constamment au monastère Saint-Pantéléimon pour l’Église orthodoxe d’Ukraine et pour S.B. le métropolite Onuphre et son troupeau, pour l’Ukraine indépendante et le peuple ukrainien, qui souffre des affrontements armés et du schisme ecclésial. Évoquant la figure du primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le père Jérémie a mentionné que « Dieu l’avait doté de nombreuses qualités spirituelles qui nous font défaut ». L’archimandrite a souhaité aux Ukrainiens de rester fermes dans la vérité, de ne pas mélanger ce qui est péché et ce qui est juste, la politique et la foi, en se dirigeant uniquement par l’Évangile et l’enseignement de l’Église, et de soutenir son primat, S.B. le métropolite Onuphre, aimer sa patrie et son prochain de l’amour sacrificiel du Christ. « Je suis certain que la Mère de Dieu sera toujours la protectrice et le secours de tous les chrétiens orthodoxes, dont ceux qui se trouvent sur la terre bénie d’Ukraine » a conclu le père Jérémie.

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Jovan Nikoloski