11 juillet

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11 juillet
Jour de jeûne

Sainte Euphémie, mégalomartyre, qui a confirmé la confession de foi des 630 Pères réunis à Chalcédoine pour le IVème Concile Œcuménique (451) ; saint Marcien, martyr à Iconium (vers 250); saint Cindée de Pamphilie, prêtre, martyr (III-IVème s.) ; saint Cydroine, martyr (IIIème s.) saint Léonce le jeune, archevêque de Bordeaux (574) ; Saint Hidulphe (707) ; saint Savin et saint Cyprien, son frère, martyrs dans le Poitou (683) ; sainte Olga, princesse de Russie, baptisée Hélène, égale aux apôtres (969) ; saint néomartyr Nectaire de Sainte-Anne (1820) ; saint néomartyr Nicodème d’Albanie (1722) ; saints Placide et Sigisbert, martyrs en Suisse (VIIème s.)

MIRACLE DE SAINT EUPHÉMIE À CHALCÉDOINE
Lors du IVe saint Concile Œcuménique, réuni par les pieux empereurs Marcien et Pulchérie à Chalcédoine, dans la vaste basilique de sainte Euphémie les six cent trente Pères entreprirent de réfuter les opinions hérétiques de l’archimandrite Eutychès, soutenu par l’archevêque d’Alexandrie Dioscore. Afin de trancher leur différent par une décision venant de Dieu, le patriarche saint Anatole suggéra que les deux partis rédigeassent un tome contenant leur profession de foi respective, et que les deux documents fussent déposés dans la châsse de sainte Euphémie. Les deux parchemins, sur lesquels étaient écrites les définitions de la foi concernant la Personne du Christ, furent donc placés sur la poitrine de la sainte et, après avoir scellé la châsse, les Pères se mirent en prière. Au bout de huit jours, tous se rendirent au martyrium et, ouvrant la châsse, ils découvrirent avec émerveillement que la sainte étreignait dans ses bras le tome orthodoxe, comme si elle voulait le faire entrer dans son cœur, tandis que le tome des hérétiques gisait à ses pieds. Devant cette démonstration éclatante de la vérité, les orthodoxes rendirent grâces à Dieu et les hérétiques, hués par la foule des fidèles, furent couverts de honte. On rapporte par ailleurs bien d’autres miracles accomplis par les reliques de sainte Euphémie. Lors d’une invasion perse, les barbares, ayant envahi Chalcédoine, essayèrent de détruire par le feu les précieuses reliques. Mais elles restèrent intactes et du sang frais coula par un des trous qu’ils avaient faits dans la châsse. Par la suite, ce miracle se renouvelait de temps en temps, procurant de nombreuses guérisons aux fidèles qui venaient recueillir le sang de sainte Euphémie. Mais, plus fréquemment, son tombeau exhalait un suave parfum, en témoignage de la faveur acquise par la sainte auprès de Dieu. Pour protéger ces précieuses reliques de toute nouvelle profanation, on les transféra à Constantinople, où elles furent déposées dans l’église Sainte-Euphémie, près de l’Hippodrome. Jetées à la mer au temps de la persécution de Constantin Copronyme, tandis que l’église était transformée en magasin d’armement, elles échouèrent sur le littoral de Lemnos et furent recueillies par deux pêcheurs. Retrouvées sous le règne de l’impératrice Irène, on les transféra solennellement dans la capitale (796), où elles continuèrent d’accomplir des miracles. Après avoir subi bien d’autres vicissitudes, elles sont aujourd’hui vénérées dans l’église du Patriarcat Œcuménique, au Phanar.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de sainte Euphémie, ton 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.

Kondakion de sainte Euphémie, ton 2
Dans le domaine du martyre et dans celui de la foi * tu as mené combat sur combat * avec ardeur, vénérable Euphémie, * pour le Christ ton époux; * à présent, pour que triomphe encore la vraie foi * sur les hérésies et l'orgueil des ennemis * intercède auprès de lui avec l'aide de la Mère de Dieu, * toi qui des six cent trente Pères théophores réunis en concile * as reçu la définition de la foi pour la sauver.

ÉPITRE DU JOUR
1 Cor. VII, 12-24
Si un frère a une femme non-croyante, et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non-croyant, et qu'il consente à habiter avec elle, qu'elle ne répudie point son mari. Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. Si le non-croyant se sépare, qu'il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ? Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l'appel qu'il a reçu de Dieu. C'est ainsi que je l'ordonne dans toutes les Églises. Quelqu'un a-t-il été appelé étant circoncis, qu'il demeure circoncis ; quelqu'un a-t-il été appelé étant incirconcis, qu'il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu est tout. Que chacun demeure dans l'état où il était lorsqu'il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave, ne t'en inquiète pas ; mais si tu peux devenir libre, profites-en plutôt. Car l'esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l'homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes. Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l'état où il était lorsqu'il a été appelé.

ÉVANGILE DU JOUR
Matth. XIV, 35- XV, 11
Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades. Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris. Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. Ayant appelé à lui la foule, il lui dit : Écoutez, et comprenez. Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme.

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