12 juillet
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12 juillet

Jour de jeûne

Saint Proclus et saint Hilarion, martyrs près d’Ancyre (115) ; saint Viventiole, évêque de Lyon (523); saint Balay (VIème s.) ;  sainte Golindouch, martyre de Perse (591) ;  saint Juventiole (VIème s.) ; saint Menou, évêque de Quimper (VIIème s.) ; saint Michel du Mont Malée (961) ; saint Théodore et son fils, saint Jean, martyrs à Kiev (983) ; saint Jean (1005) et saint Gabriel (Xème s.) d’Iviron ; saint Arsène de Novogorod (1570) ; saint Simon de Voloma (1641) ; saint Païssios du Mont Athos (1994).

VIE DE ST PAÏSSIOS DU MONT ATHOS

Podcast audio “Orthodoxie” sur France-Culture: “Saint Païssos du Mont Athos” avec Jean-Claude LarchetNé en 1924 à Farassa de Cappadoce, le futur père Païssios a été baptisé la même année par saint Arsène, un grand ascète et thaumaturge , dont il suivra l‘exemple toute sa vie. Au baptême, saint Arsène lui donna son propre prénom, contrairement à l’usage qui voulait que l’on donnât au nouveau-né le prénom de son grand-père. Il dit alors à ceux qui s’en étonnaient : « Ne voulez-vous pas que moi aussi j’aie un successeur ? » Et c’est effectivement ce qui se produisit. Dès son jeune âge, le futur père Païssios prendra la ferme résolution de devenir moine. Héritier de la grande tradition ascétique d’Asie Mineure, le père Païssios cheminera sur la voie de celui qui l’avait baptisé. D’abord en menant une jeunesse pieuse à Konitsa, dans l’ouest de la Grèce, où sa famille avait émigré après l’exode d’Asie Mineure, puis ensuite sur la Sainte Montagne de l’Athos, où il passera la quasi-totalité de sa vie monastique, avec une interruption de quelques années, d’abord à Stomion, près de Konitsa, puis au monastère de sainte Catherine sur le Mont Sinaï. De retour sur la Sainte Montagne, il fut à l’origine du rétablissement de la vie cénobitique au monastère de Stavronikita, puis de la fondation du couvent Saint-Jean-le-Théologien à Souroti, près de Thessalonique, où reposent aujourd’hui ses saintes reliques. Les exploits dans le jeûne et la prière du père Païssios sont sans aucun doute considérables, mais connus de Dieu seul. Comme tous les saints, il les dissimulait au regard des hommes. Malgré les dons spirituels qu’il avait reçus, il se jugea indigne du sacerdoce, ce qu’il expliqua ainsi : « Lorsque j’étais ecclésiarque – telle était mon obédience – la chose suivante m’est survenue. Lorsque les mots ‘L’Agneau de Dieu est immolé’ furent prononcées [par le prêtre tandis qu’il perce la prosphore au cours de la proscomédie], je vis l’Agneau sur le discos palpiter comme une brebis que l’on immole ». Cette expérience secoua tant l’Ancien qu’il n’a jamais voulu lui-même devenir prêtre. Cela ne l’empêcha pas toutefois de guider spirituellement moines et laïcs. Après avoir vécu au kellion de la Sainte-Croix, près du monastère de Stavronikita, d’abord auprès de l’Ancien Tykhon (+ 1968), un ascète russe renommé, puis ensuite seul, il décida de demeurer auprès de l’Ancien Ménas le Roumain, qui était aveugle, pour le soigner durant ses vieux jours, mais il ne reçut pas la bénédiction nécessaire. C’est alors qu’il s’installa dans un autre kellion dit « Panagouda », non loin de Karyès, près du monastère de Koutloumousiou. C’est là que son activité de père spirituel prit une ampleur grandissante. Ce furent alors des milliers de personnes qui demandaient ses prières et ses précieux conseils spirituels. Ce que le Père Païssios a écrit au sujet de la cellule de saint Arsène de Cappadoce pouvait être appliqué à la sienne également : « Sa cellule recueillait la douleur des hommes souffrants ». On trouvait auprès de lui la paix, tous les problèmes disparaissaient et parfois semblaient subitement futiles. Quant aux personnes qui ne pouvaient lui rendre visite, elles lui écrivaient. Tous les jours, il recevait d’innombrables lettres de fidèles lui demandant ses prières. Il en faisait trois tas : les problèmes familiaux, les dépressions nerveuses, les cancers. « Les trois plaies de notre époque » disait-il. Par ses prières, les gens désespérés recouvraient la santé, trouvaient des solutions à leurs problèmes. En donnant des conseils, il ne faisait aucune pression, il n’enlevait pas aux hommes leur liberté. C’était là le signe d’une paternité spirituelle authentique. Nombreux étaient les miracles obtenus par ses prières. En effet, il obtint – et obtient – de nombreux miracles du Père Céleste. Le don de clairvoyance qu’il avait reçu, lui permettait comme le dit l’apôtre, de « juger de tout »,  n’étant « lui-même jugé par personne » (I Cor. 2, 15). Il pouvait ainsi mieux aider les hommes dans des situations difficiles, percevant avec acuité tous leurs problèmes. Durant les six dernières années de son existence terrestre, sa santé s’est grandement détériorée, en raison d’un cancer à l’état avancé. Aussi, peu avant son bienheureux trépas, il dut partir à Thessalonique pour y être soigné. Toute cette période fut un véritable martyre pour lui, il souffrait énormément. Malgré cela, il continuait à distribuer généreusement ses charismes en recevant les visiteurs. En raison de son état physique, il ne put regagner la Sainte Montagne et resta au Couvent de Souroti, près de Thessalonique. La dernière semaine, alors qu’il n’y avait guère de doutes quant à son départ prochain, ce fut une file ininterrompue de visiteurs qui vinrent prendre sa bénédiction, affligée de la prochaine séparation. C’était en quelque sorte la confirmation des paroles du patriarche Paul de Serbie, d’éternelle mémoire : « Lorsque l’homme vient au monde, tous se réjouissent autour de lui, tandis que lui-même pleure ; mais il lui faut vivre de telle façon que, lorsqu’il décède, tous pleurent et lui-seul se réjouisse ». Vers minuit, le 11 juillet 1994, il remit son âme au Seigneur. Il était âgé seulement de soixante-dix ans. On peut se demander pourquoi le Seigneur ne nous a pas laissé le saint plus longtemps en ce monde. La réponse nous est peut-être donnée par son disciple, le père Isaac, déjà mentionné. Alors qu’on lui demandait pourquoi saint Basile le Grand était mort à l’âge de seulement 52 ans, celui-ci répondit : « Parce qu’il avait alors achevé toute la mission que Dieu lui avait confiée ».

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints martyrs Proclus et Hilarion, ton 1

Hilaire et Proclus, ayant revêtu saintement la complète armure de la Croix, vous avez pu mener vos combats surhumains et recevoir, en cohéritiers du Christ, la gloire du ciel; c’est pourquoi par les grâces de vos charismes divins vous illuminez ceux qui vous chantent: Gloire à celui qui vous a donné ce pouvoir, gloire à celui qui vous a couronnés, gloire à celui qui opère en tous, par vos prières, le salut.

Tropaire de saint Païssios, ton 5

Ayant reçu le feu de l’amour divin, tu te donnas tout entier à Dieu par une ascèse sublime et tu devins la consolation de nombreux hommes, les enseignant par des paroles divines, et accomplissant des miracles par les prières ; et maintenant prie sans cesse pour le monde entier, ô vénérable.

Kondakion des saints martyrs Proclus et Hilarion, ton 2

Etant de même famille et de mêmes sentiments, en toute chose vous avez concordé, Proclus, admirable martyr, et Hilaire aux divines pensées; en vous-mêmes ayant reproduit les souffrances du Christ, vous avez reçu de lui la gloire méritée et vos prières procurent à tous la divine rémission.

Kondakion de saint Païssios, ton 5

Ayant vécu angéliquement sur terre et rayonnant par l’amour, vénérable Païssios, tu t’es avéré un grand appui de ceux qui vivent dans le monachisme, et tu dirigeas les fidèles vers une vie sainte, toi qui fus une très douce consolation de l’univers, aussi, nous te crions : réjouis-toi Père universel!

ÉPÎTRE DU JOUR

Rom. XI, 25-36

Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés. En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde, de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde. Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous. Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !

ÉVANGILE DU JOUR

Matth. XII, 1-8

En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. Les pharisiens, voyant cela, lui dirent : Voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. Mais Jésus leur répondit : N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ; comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls ? Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables ? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l’homme est maître du sabbat.

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À propos de l'auteur

Emma Cazabonne

Emma Cazabonne

Beside an anthology on Cistercian texts, Emma Cazabonne has translated and published articles on Cistercian spirituality, the Middle Ages, and Orthodoxy. She converted to Orthodoxy in 2008. Her husband is an Orthodox priest. If you are interested in having your book translated into French, she can be contacted here https://wordsandpeace.com/contact-me/

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