28 février (ancien calendrier)/12 mars (nouveau)

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27 février (ancien calendrier)/12 mars (nouveau)
GRAND CARÊME
Saint Procope le décapolite, confesseur (VIIIème s.) ; saint Gélase le comédien (297) ; saint Thalalée, ascète en Syrie (460) ; saint Galmier (ou Baldomer), sous-diacre à Lyon (vers 630) ; saint Tite, prêtre des Grottes de Kiev (1190) ; saint Tite, ancien guerrier, des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saints néomartyrs de Russie : hiéromartyrs Serge (Ouvitsky), prêtre (1932), Pierre (Ouspensky), prêtre, martyr Michel (Markov) (1938).

SAINT PROCOPE LE DÉCAPOLITE

Saint Procope vécut au temps de la persécution de Léon III l’Isaurien (717-741) contre les saintes icônes. Originaire de la Décapole  et devenu moine à Constantinople, il se purifia d’abord complètement de toutes les passions et souillures de la chair, par l’ascèse et la prière silencieuse, puis, affermi par l’autorité que donne le Saint-Esprit, il alla réfuter, en compagnie de son disciple Basile [28 fév.], les hérétiques qui reniaient la vérité de l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ en refusant de vénérer les saintes icônes. Non content d’enseigner par la parole, il confirma son orthodoxie par de nombreuses souffrances et tribulations qu’il endurait avec joie par amour de la Vérité, brillant dans le monde comme l’or affiné par le feu. À la mort du tyran (741), la persécution s’étant calmée, saint Procope regagna son monastère, où il s’endormit en paix de longues années plus tard. D’après une autre version de sa Vie , saint Procope entra d’abord dans un monastère de sa patrie, où la conduite des moines, encombrés dans les soucis matériels, lui sembla contraire au précepte évangélique de ne pas se soucier du lendemain (Mt 6, 34). Ayant pris patience pendant quatre ans, il finit par faire part de ses objections à l’higoumène qui lui répondit : « Mais personne, mon enfant, ne peut observer ces préceptes. » Désolé, il quitta le monastère pour se rendre au désert où, pendant sept ans, il se consacra à la prière continuelle, sans aucun souci terrestre. De nombreux visiteurs lui ayant demandé de vivre sous sa direction, il fonda un monastère qu’il organisa dans la stricte fidélité aux institutions des saints Pères. Bien qu’il eût tant d’âmes sous sa direction, il restait tout entier tourné vers Dieu, et exhortait ses disciples à croître dans l’amour de Dieu et dans l’attente du Royaume des cieux. Embrasé cependant par le désir de l’hésychia, il désigna un successeur et regagna le désert, jusqu’à l’époque de la persécution déclenchée par l’empereur contre le culte des saintes icônes . Ayant été informé des vertus, des combats ascétiques et de l’attachement de saint Procope aux traditions de l’Église, le tyran le fit emprisonner et envoya auprès de lui un de ses dignitaire pour tenter de le soumettre. Aux promesses d’honneurs et aux menaces que ce dernier lui faisait, le saint répondit : « Que ce que vous considérez comme délices s’en aille avec vous à la perdition. Et quant à vos menaces, sachez que le saint Évangile nous a appris à ne pas craindre ceux qui tuent le corps (Mt 10, 28). Procope ayant ensuite confessé sa foi à l’égard des saintes icônes, le magistrat prétendit que l’empereur était lui aussi orthodoxe et vénérait les icônes et, en guise de preuve, il lui montra, en la baisant, une icône qu’il tenait dans son sein. Mais le saint lui répliqua que les persécutions infligées dans tout l’Empire contre les confesseurs étaient bien la preuve qu’il mentait. L’envoyé ayant fait son rapport à l’empereur, saint Procope fut soumis à la torture et envoyé en exil, où il trouva la mort.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Procope, ton 8

Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants du devins un phare éclairant le monde entier: * Procope, vénérable Père, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Procope, ton 4

L’Église, qui te possède comme une aurore, en ce jour * dissipe les ténèbres de l’erreur * en te vénérant, glorieux Procope, céleste initié.

Lectures bibliques

Isaïe XIV, 24-32

Or voici ce que dit le Seigneur des armées : comme Je l’ai dit, il sera fait; ce que J’ai résolu s’accomplira. Je détruirai les Assyriens sur ma terre et sur mes montagnes; et ils seront foulés aux pieds; et mon peuple sera délivré de leur joug, et leur gloire à eux sera enlevée de leurs épaules. Voilà le dessein que le Seigneur a décrété sur toute la terre, et voilà sa main levée sur toutes les nations. Et ce que le Dieu saint a décrété, qui pourra s’y opposer? Sa main levée, qui la détournera? C’est l’année où mourut le roi Achaz387 que cette parole a été prédite: ne vous réjouissez pas, ô Philistins, de ce que le joug de celui qui vous frappait a été brisé; car d’une race de serpents sortira une famille d’aspics, et de cette famille sortiront des serpents ailés. Et les pauvres seront nourris parle Seigneur; les pauvres se reposeront en paix; tandis qu’Il fera mourir de faim ta race, et détruira tes restes. Poussez des cris de douleur, portes des cités; que vos villes, ô Philistins, jettent des cris d’épouvante; car de l’aquilon vient un tourbillon de fumée, et nul ne peut y échapper. Et que répondront les rois des nations? Que le Seigneur a fondé Sion, et que par lui, les humbles de son peuple seront sauvés.

Genèse VIII, 21 – IX, 7

Et le Seigneur Dieu respira un parfum délicieux389. Et le Seigneur Dieu, ayant réfléchi, dit : Je ne veux plus maudire la terre à cause des œuvres des hommes, parce que l’esprit de l’homme, dès sa jeunesse, se complaît dans le mal. Je ne veux donc plus frapper toute chair vivante, comme je l’ai fait. Tous les jours de la terre, les semailles et la moisson, le froid et l’ardente chaleur, l’automne et le printemps, ne se reposeront jamais plus, ni jour ni nuit. Dieu bénit Noé et ses fils, et il leur dit: Croissez et multipliez, remplissez la terre et dominez sur elle390. Vous inspirerez crainte et terreur à toutes les bêtes fauves de la terre, aux oiseaux du ciel, à tout ce qui se meut sur la terre, et à tous les poissons de la mer. Je les livre à vos mains. Tout ce qui se meut et a vie vous servira d’aliment ; je vous donne de même, dans les champs, toute plante potagère. Cependant, vous ne mangerez pas de chair ayant encore le sang et la vie. Car votre sang, le sang de votre vie, je le rechercherai jusque dans les griffes des bêtes fauves, et je rechercherai la vie de l’homme jusque dans les mains de l’homme son frère. Celui qui versera le sang de l’homme, le versera au prix de son propre sang, parce que j’ai créé l’homme à l’image de Dieu. Mais croissez et multipliez, remplissez la terre, et dominez sur elle.

 

Proverbes XI, 19 – XII, 6

Un fils juste est né pour la vie ; ce que poursuit l’impie mène à la mort. Les voies tortueuses sont en abomination au Seigneur ; mais Il agrée tous ceux qui sont irréprochables dans leurs voies. Celui qui, dans une pensée injuste, met sa main dans la main d’autrui ne sera point impuni ; au contraire, qui sème la justice en récoltera le digne salaire. Tel est un pendant d’oreille au museau d’une truie ; telle est la beauté chez la femme sans sagesse. Le désir du juste est bon sans réserve ; l’espérance des impies périra. Il en est qui, en distribuant leurs biens, les augmentent ; il en est qui, même en s’amusant, s’appauvrissent. Toute âme simple est bénie ; l’homme irascible n’est pas honoré. Que celui qui amasse du blé le tienne en réserve pour les peuples ; la bénédiction est sur la tête de celui qui en fait part à autrui. Celui qui médite le bien cherche une grâce salvatrice ; celui qui songe au mal le recueillera pour lui- même. Celui qui se fie en sa richesse tombera ; celui qui s’attache aux choses justes fleurira. Celui qui ne s’occupe pas de sa propre maison n’aura que le vent pour héritage ; l’insensé sera le serviteur du sage. Du fruit de la justice naît l’arbre de vie ; les âmes des pervers seront emportées avant le temps. Si le juste est difficilement sauvé, que penser de l’impie et du pécheur ? Celui qui aime la discipline aime la sagesse ; celui qui hait les réprimandes est insensé. Le meilleur est celui qui a trouvé la grâce du Seigneur ; l’homme pervers tombera dans l’oubli. L’homme ne tire aucun profit de l’injustice ; les racines des justes ne seront pas arrachées. Une femme forte est une couronne pour son mari ; comme un ver qui ronge le bois, une femme malfaisante perd son mari. Les pensées des justes sont des sentences ; les impies n’ont pour se gouverner que la ruse. Les paroles des impies sont trompeuses ; la bouche des hommes droits les sauvera.

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