ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR
Saint Jean le Théologien, apôtre et évangéliste (98-117) ; saint Arsène le Grand, ermite au désert de Scété (vers 450) ; saint Arsène le laborieux (XIVème s.) et saint Pimène le jeûneur (XIIème s.) des Grottes de Kiev ; saint Denis, évêque de Vienne (vers 200) ; saint Hellade, évêque d’Auxerre (387) ; saint Désiré, évêque de Bourges (550) ; saint martyr Nicéphore (Zaïtsev).
L’ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR
La fête de l’Ascension ne marque pas la fin du temps pascal. Le temps pascal, c‘est la sainte cinquantaine de jours qui suit la fête de Pâques et qui s’achève avec le dimanche de la Pentecôte, ou plutôt avec les huit jours de l’après-fête de la Pentecôte, qui ne forment avec le dimanche qu’un seul jour. Le Seigneur a voulu qu’après Sa Résurrection, Sa montée au ciel et le don de l’Esprit-Saint aux hommes, fruit de Sa session à la droite du Père, se répartissent sur une période de temps : quarante jours pour l’Ascension, cinquante jours pour l’envoi du Saint-Esprit. Et la liturgie suit ces étapes du mystère de notre salut. Le Seigneur ressuscité n’a pas voulu que nous prenions tout de suite conscience du fait que, ressuscité, Il est assis à la droite du Père. Selon une expression chère à St Irénée de Lyon, Il a voulu nous habituer progressivement à Sa condition nouvelle de Ressuscité. Que veut dire cette expression : « Assis à la droite du Père ? » Elle signifie qu’en Sa nature humaine elle-même, le Christ est revêtu de toute la Puissance divine, de toute Sa puissance de Seigneur du ciel et de la terre, qui Lui est communiquée par Son Père. La nature humaine du Christ est glorifiée, elle est remplie de ce rayonnement de la nature divine, de cette gloire de Dieu, de cette gloire que le Fils unique possédait de toute éternité avant la création du monde, et qui se répand maintenant dans Sa nature humaine elle-même. Et l’Apôtre Paul nous enseigne que par le baptême, non seulement nous sommes ressuscités avec le Christ, morts au péché et ressuscités avec le Christ, mais que Dieu nous a fait asseoir avec Lui dans les cieux : « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés ! – avec Lui Il nous a ressuscités et faits asseoir dans les cieux, dans le Christ Jésus (Éphés. II, 4-6).
SAINT JEAN LE THÉOLOGIEN
Le 8 de ce mois, nous célébrons la synaxe en l’honneur de la cendre ou sainte « Manne » que produisait le tombeau du saint et illustre Apôtre et Évangéliste, le disciple vierge et bien-aimé du Christ, l’Ami qui se pencha sur sa poitrine, Jean le Théologien. Après le repos et l’ensevelissement merveilleux du saint Apôtre Jean le Théologien à Éphèse [26 sept.], son tombeau, qui fut trouvé vide, devint une source de miracles. En particulier, chaque année, en ce jour, il se trouvait soudain recouvert d’une sorte de cendre, que les chrétiens du lieu appelèrent la « Manne », laquelle avait la vertu de guérir les maladies de l’âme et du corps de ceux qui s’en oignaient avec foi. Ce miracle procura donc l’occasion à l’Église de célébrer solennellement une seconde fois, tous les ans, le Disciple Bien-Aimé.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la fête, ton 4
Tu t’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, réjouissant Tes disciples par la promesse de l’Esprit Saint, et les affermissant par Ta bénédiction, car Tu es le Fils de Dieu, le Rédempteur du monde.
Tropaire du saint apôtre et évangéliste Jean, ton 2
Apôtre bien-aimé du Christ notre Dieu, hâte-toi de délivrer un peuple sans défense. / Celui qui t’a permis de te reposer sur sa poitrine t’accueillera tombant à ses pieds afin d’intercéder pour nous. Prie-le, ô Théologien, de dissiper les nuages persistants de l’incroyance ; et demande-lui, pour nous, la paix et la grande miséricorde.
Kondakion du saint apôtre et évangéliste Jean, ton 2
Tes hauts faits, Disciple vierge, qui en fera le récit ? * Tu répands les miracles, en effet, * comme une source tu fais jaillir les guérisons * et pour nos âmes tu intercèdes auprès du Christ, en ami.
Kondakion de la fête, ton 6
Ayant accompli Ton dessein de Salut pour nous, et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, Tu T’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, sans nullement T’éloigner, mais en demeurant inséparable et clamant à ceux qui T’aiment : Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.
ÉPÎTRE DU JOUR
Actes I, 1-12
Mon premier livre, Théophile, je l’ai consacré à tout ce que Jésus s’est mis à faire et à enseigner jusqu’au jour où, après avoir donné ses ordres aux apôtres qu’il avait choisis, il fut enlevé au ciel par le Saint Esprit. Après sa passion, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, « ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint Esprit. » Alors les apôtres réunis lui demandèrent : « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? » Il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit descendant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc leur apparurent et dirent : « Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu aller au ciel. » Alors, depuis le mont des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d’un chemin de sabbat, ils s’en retournèrent à Jérusalem.
1 Jn I, 1-7 (S. Apôtre Jean)
Frères, ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, – car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, – ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
ÉVANGILE DU JOUR
Lc XXIV, 36-53
Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous! Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs? Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez-moi et voyez: un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme, dans leur joie, ils ne croyaient point encore, et qu’ils étaient dans l’étonnement, il leur dit: Avez-vous ici quelque chose à manger? Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il en prit, et il mangea devant eux. Puis il leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. Et il leur dit: Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, après l’avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie; et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.
Jn XIX, 25-27, XXI, 24-25 (S. Apôtre Jean)
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voilà ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voilà ta mère. » Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait.