9 mars
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9 mars
Grand Carême. Dispense d’huile et de vin.
Les 40 saints martyrs de Sébaste : Acace, Aetius, Alexandre, Angius, Athanase, Candide, Claude, Cyrille, Dométien, Domnus, Ecdikos, Elie, Eunique, Eutychès, Flavius, Gaïus, Gorgon, Hélien, Héraclius, Hésychius, Jean, Léonce, Lésimaque, Mélèce, Méliton, Nicolas, Philoctémon, Prisque, Quirin, Sacerdos, Sévérien, Sisinius, Smaragde, Théodule, Théophile, Valens, Valère, Vivien, Xanthe et Augias (vers 320); saint Urpasien, martyr à Nicomédie (vers 295) ; saint Césaire, frère de saint Grégoire le Théologien (369) ; saint Taraise ; saints néo-martyrs de Russie : hiéromartyrs Michel (Maslov), Alexis (Smirnov), Démètre (Glivenko), Serge (Lebedev), Serge (Tsvetkov), prêtres et Nicolas (Goriounov), diacre, Joasaph (Chakhov), moine, Nathalie (Oulianov) et Alexandra (Samoïlov), moniales (1938).

SAINTS QUARANTE MARTYRS DE SÉBASTE

Saints martyrs de Sébaste
Les 40 saints martyrs de Sébaste

Lorsque le cruel Licinius (308-323), qui avait été associé au pouvoir par saint Constantin, jeta le masque de la dissimulation et rompit avec lui, il publia des édits contre les chrétiens et envoya dans toutes ses provinces des magistrats chargés d’exécuter ses ordres, en mettant à mort dans de terribles supplices ceux d’entre eux qui ne voulaient pas se soumettre. Le gouverneur désigné pour la Cappadoce et la Petite Arménie, Agricolaos , était l’un des plus zélés exécutants des édits de persécution et il avait convoqué dans la ville de Sébaste où il résidait, la douzième légion impériale, dite fulminante (Legio XII fulminata), dirigée par le duc Lysias. Quarante soldats de cette légion, hommes jeunes, braves et appréciés pour leurs services, refusèrent alors de sacrifier aux idoles de l’Empire et se déclarèrent chrétiens. Originaires de différentes contrées, mais unis comme un seul homme nouveau par la foi et la charité, ils se présentèrent un à un devant le gouverneur, comme des athlètes qui se font inscrire au jour du combat, et déclinèrent leur véritable identité, en disant : « Je suis chrétien ! » Agricolaos essaya d’abord de les gagner par la douceur, en vantant leurs actions d’éclat et en leur promettant avantages et faveurs de la part de l’empereur s’ils se soumettaient à son ordre. Les saints lui répondirent par la voix de l’un d’entre eux : « Si nous avons vaillamment combattu, comme tu le dis, pour l’empereur de la terre, avec combien plus d’ardeur nous faut-il maintenant engager le combat par amour pour le Souverain de l’univers. Car il n’y a pour nous qu’une vie : la mort pour le Christ. » Jetés en prison dans l’attente d’une nouvelle comparution, les valeureux combattants de la piété tombèrent à genoux, en priant le Seigneur de les garder dans la vraie foi et de les fortifier dans le combat. Comme ils passaient la nuit en chantant des Psaumes, le Christ leur apparut et leur dit : « Vous avez bien commencé, mais la couronne ne sera accordée qu’à celui qui persévérera jusqu’au bout ! »
Le lendemain matin, le gouverneur les fit comparaître de nouveau et recommença ses flatteries, mais l’un des saints martyrs, Candide, dénonça ouvertement sa douceur hypocrite, déclenchant ainsi la colère du tyran. Toutefois, ne pouvant rien contre eux tant que leur général, le duc Lysias, ne les avait pas jugés, Agricolaos les fit remettre en prison. Au bout de sept jours, Lysias étant arrivé à Sébaste, on les conduisit devant lui. En chemin, Quirion encourageait ses compagnons en leur disant : « Nous avons trois ennemis : le diable, Lysias et le gouverneur. Que peuvent-ils contre nous qui sommes quarante soldats de Jésus-Christ ? » Quand il les vit si fermes et si résolus, Lysias ordonna aux autres soldats de leur briser les dents à coups de pierres. Mais dès que ces derniers se précipitèrent, ils furent aveuglés par une puissance divine et, dans la confusion, ils se frappaient les uns les autres. Lysias, pris de colère, saisit alors une pierre et voulut la lancer sur les saints, mais celle-ci alla frapper le gouverneur en le blessant grièvement. On les remit en prison pour la nuit, en attendant de prendre une décision sur le genre de supplice qu’il fallait leur appliquer.

Rassemblant les ressources de son imagination perverse, le gouverneur ordonna de les dépouiller de leurs vêtements et de les laisser nus sur le lac gelé, qui se trouvait à peu de distance de la ville, afin qu’ils périssent dans d’horribles souffrances causées par le froid. Pour compléter le supplice, il imagina de présenter sous leurs yeux, comme ultime tentation, le remède à leurs peines, et fit préparer sur le bord du lac un bain d’eau chaude, afin que celui qui abandonnerait le combat, vaincu par la rigueur du froid, y trouvât de quoi se soulager.

Dès qu’ils entendirent la sentence, les saints rivalisèrent à qui se dépouillerait le premier de ses vêtements, disant : « En déposant ces vêtements, rejetons aussi le vieil homme ! Puisque par la tromperie du Serpent, nous avons revêtu jadis les tuniques de peau, dépouillons-nous aujourd’hui pour obtenir le Paradis que nous avons perdu ! Que rendre au Seigneur pour ce qu’Il a souffert pour notre salut ? Les soldats l’ont autrefois mis à nu, dépouillons-nous maintenant de nos vêtements pour que tout l’ordre militaire obtienne le pardon ! Le froid est rigoureux, mais le Paradis est doux ! Prenons donc patience pour un court instant, afin d’être réchauffés dans le sein d’Abraham. Achetons la joie éternelle au prix d’une courte nuit de tourments ! Puisque de toute manière ce corps corruptible doit mourir, acceptons maintenant de mourir volontairement afin de vivre éternellement ! Reçois, Seigneur, cet holocauste que le froid et non le feu va consumer ! » C’est en s’encourageant ainsi mutuellement que les quarante saints s’avancèrent comme un seul homme sur la glace, sans autre lien que leur propre volonté, et pendant toute la nuit ils endurèrent la morsure cruelle du vent, particulièrement glacial en cette région, en priant le Seigneur pour que, comme ils étaient entrés quarante dans le combat, ils en sortent quarante victorieux, sans qu’il en manquât un seul à ce nombre sacré, symbole de plénitude. Comme la nuit avançait et que leurs corps commençaient à se durcir et leur sang à ralentir sa circulation en leur provoquant une insupportable souffrance au cœur, l’un d’entre eux, vaincu par la douleur, quitta le lac et se précipita vers le bain surchauffé. Mais la soudaine différence de température le fit mourir presque aussitôt, privé de la couronne de la victoire. Les trente-neuf autres, navrés de la perte de leur compagnon, redoublèrent leur prière, et soudain une grande clarté vint percer le ciel et s’arrêta au-dessus du lac en réchauffant les saints martyrs, et des anges descendirent pour poser sur leurs têtes trente-neuf couronnes resplendissantes. Devant cette merveille, un des gardes, nommé Aglaïos, qui se réchauffait près du bain, eut soudain la conscience illuminée par la foi. Constatant qu’une quarantième couronne restait suspendue en l’air, semblant attendre que quelqu’un vînt compléter le nombre des élus, il réveilla ses compagnons d’armes, leur jeta ses vêtements et il s’avança avec empressement sur la glace pour rejoindre les martyrs, criant que lui aussi était chrétien.

Lorsque, le lendemain matin, Agricolaos apprit l’événement, il ordonna de tirer les saints hors du lac et de les achever en leur rompant les jambes, puis d’aller jeter leurs corps au feu afin qu’il ne restât aucune trace de leur glorieux combat. Comme on les traînait vers l’ultime supplice, les glorieux martyrs chantaient : Nous avons passé par le feu et par l’eau, mais Tu nous en as tirés, Seigneur, pour nous procurer le rafraîchissement ! (Ps 65, 12). Après avoir exécuté leur besogne, les bourreaux chargèrent les corps des saints sur un chariot pour les conduire au bûcher. Ils s’aperçurent alors que le plus jeune d’entre eux, Méliton, était encore vivant et le laissèrent, dans l’espoir de le convaincre finalement à renier sa foi. Mais sa mère, qui avait assisté au spectacle, vint prendre son enfant dans ses bras et le déposa elle-même sur le chariot avec les autres corps, en lui disant : « Ne reste pas privé de la couronne, ô mon cher fils, rejoins tes compagnons pour jouir de cette lumière éternelle qui dissipera mon affliction. » Et, sans répandre une larme, elle accompagna le chariot jusqu’au bûcher, le visage rempli de joie.

Suivant les ordres du gouverneur, les soldats dispersèrent les cendres des martyrs et jetèrent leurs ossements dans le fleuve ; mais, au bout de trois jours, les saints apparurent en vision à l’évêque de Sébaste, Pierre , et lui indiquèrent l’endroit du fleuve où ils étaient retenus pour être vénérés par les fidèles. Par la suite les reliques des Quarante Martyrs furent distribuées dans de nombreux lieux, et leur culte se répandit, principalement grâce à la famille de saint Basile, qui leur portait une grande dévotion .

La nuit qui précéda leur martyre, les saints dictèrent leur Testament, sous forme d’exhortation, à un jeune esclave, Eunoïcos, qui fut témoin de leurs combats et put échapper aux persécuteurs. Il transmit cet admirable texte à la postérité et prit soin, par la suite, du sanctuaire où étaient déposées leurs reliques. C’est dans ce Testament qu’on peut trouver les noms des Quarante martyrs : Acace, Aétios, Alexandre, Angias, Athanase, Candide (ou Claude), Cyrille, Dométien, Domnos, Ecdikios, Élie, Eunoïque, Eutychios, Flavios, Gaïos, Gorgonios et un autre du même nom, Hélien, Héraclius, Hésychios, Jean, Khoudion, (Léonce), Lysimaque, Mélèce, Méliton, Nicolas, Philoktimon, Priscos, Quirion, Sacerdon, Sévérien, Sisinios, Smaragde, Théodule, Théophile, Valens, Valère, Vivien, Xanthias. L’un d’entre eux ayant fait défaut, Aglaïos, le soldat, vint le remplacer pour compléter leur nombre sacré .

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints Quarante martyrs, ton 1

Par les souffrances que les Saints endurèrent pour toi / laisse-toi fléchir, ô notre Dieu; / guéris toutes nos douleurs, / Seigneur ami des hommes, nous t’en prions.

Kondakion des saints Quarante martyrs, ton 6

Ayant laissé à ce monde toute armée, / vous vous êtes attachés au Maître des cieux, / vous les Quarante Martyrs, / car étant passés par le feu et par l’eau, / vous avez reçu, Bienheureux, / la gloire céleste et les couronnes méritées.

Lectures de l’Ancien Testament

Isaïe IV, 2-6 ; V, 1-7

Et ce jour-là Dieu, en son conseil, brillera avec gloire sur la terre, pour relever et glorifier le reste d’Israël. Et il arrivera que le reste de Sion, le reste de Jérusalem, tous ceux qui auront été inscrits à Jérusalem dans la vie, seront appelés saints. Car le Seigneur lavera la souillure des fils et des filles de Sion; et du sang versé parmi eux il la purifiera en un esprit de justice et un esprit d’ardeur. Et voici ce qui arrivera : tout lieu de la montagne de Sion et tout ce qui l’entoure sera ombragé le jour par une nuée qui deviendra la nuit comme une fumée, comme la lumière d’un foyer ardent et le Seigneur les abritera de toute sa gloire. Ce sera comme de l’ombre contre la chaleur, comme une toiture et un abri contre le froid et la pluie. Je chanterai pour mon bien-aimé le cantique que mon bien-aimé chante à ma vigne. Mon bien-aimé avait une vigne sur une éminence, en un lieu fertile. Et Je l’ai entourée d’une haie, et Je l’ai palissadée, et Je l’ai plantée du plant de Sorec ; et au milieu j’ai bâti une tour, où J’ai creusé un cellier; et J’ai compté qu’elle me donnerait du raisin, mais elle a produit des épines. Et maintenant, vous, habitants de Jérusalem, et toi, homme de Juda, jugez entre moi et ma vigne. Que ferai-Je encore pour ma vigne que je n’aie point déjà fait? J’avais compté qu’elle me donnerait du raisin, mais elle a produit des épines. Or Je vais maintenant vous déclarer ce que Je ferai à ma vigne. Je lui arracherai sa haie, et elle sera mise au pillage; J’abattrai son mur, et elle sera foulée aux pieds. Et J’abandonnerai ma vigne, et elle ne sera plus ni taillée ni bêchée; et sur elle s’élèveront des épines comme sur une terre aride, et J’ordonnerai aux nuées de ne jamais l’arroser de pluie. Or la vigne du Seigneur Dieu des armées, c’est la maison d’Israël et l’homme de Juda est mon nouveau plant bien-aimé. J’ai attendu qu’il ferait la justice, et il a

fait l’iniquité; et ce n’est pas la voix de l’équité mais des cris que J’entends.

Genèse III, 21 – IV, 7

Le Seigneur Dieu fit ensuite à Adam et à sa femme des tuniques de peau dont Il les revêtit. Et Dieu dit : Voilà donc Adam devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ; mais maintenant qu’il n’aille pas étendre la main et prendre encore de l’arbre de vie, et en manger, car il vivrait toujours. Et le Seigneur Dieu le chassa du paradis de délices, pour qu’il travaillât à la terre de laquelle il avait été tiré. Il bannit Adam ; il l’établit à l’opposé du paradis de délices, et il plaça des chérubins, armés d’épées flamboyantes qu’ils faisaient tournoyer, pour garder le chemin de l’arbre de vie. Or, Adam connut Éve sa femme, qui, ayant conçu, enfanta Caïn ; et elle dit : J’ai obtenu un homme grâce à Dieu. Ensuite elle enfanta son frère Abel, qui fut pasteur des brebis ; de son côté Caïn s’adonna au labourage de la terre. Après bien des jours, il arriva que Caïn apportât des fruits de la terre en offrande au Seigneur. Or, Abel apporta des premiers-nés de son troupeaux et de leur graisse. Et Dieu regarda Abel et ses présents. Mais il ne fit attention ni à Caïn, ni à son offrande ; Caïn en fut très affligé, et eut le visage tout abattu. Le Seigneur dit à Caïn : D’où vient que tu es si fort affligé et que ton visage est tout abattu ? Si tu as bien fait de m’apporter des offrandes, en les choisissant mal n’as-tu pas péché ? Calme-toi, le péché est sous ta puissance, et c’est à toi de le dominer.

Proverbes III, 34 – IV, 22

Le Seigneur résiste aux orgueilleux ; mais Il donne Sa grâce aux humbles. Les sages auront la gloire pour héritage; tandis que les impies exalteront leur propre ignominie. Écoutez, enfants, l’enseignement d’un père, et soyez attentifs à connaître la sagesse. Car je vous fais un cadeau précieux ; ne délaissez point ma loi. J’ai été un fils docile à mon père, et cher aux yeux de ma mère. Ils m’ont instruit, disant que nos discours soient fixés dans ton cœur ; garde nos préceptes ; ne les oublie pas. Ne méprise pas les paroles de ma bouche. Ne les abandonne point, et elles s’attacheront à toi ; aime-les, et elles te garderont. Entoure-les de palissades, et elles t’exalteront ; honore-les, afin qu’elles t’embrassent ; afin qu’elles mettent sur ta tête une couronne de grâces, et te couvrent d’une couronne de délices. Écoute, mon fils, et recueille mes paroles, et les années de ta vie se multiplieront, autant que se multiplieront les voies de ta vie. Car je t’enseignerai les voies de la sagesse, et je te ferai cheminer dans les droits sentiers. Si tu marches, rien n’entravera tes pas ; si tu cours, tu ne sentiras point la fatigue. Retiens mes instructions, ne les néglige point ; mais garde-les en toi-même toute ta vie. Ne va pas sur la voie des impies ; ne porte point envie aux voies des pervers. N’approche pas du lieu où ils dresseront leur camp ; éloigne-toi d’eux ; hâte-toi de passer outre. Car ils ne s’endormiront pas qu’ils n’aient fait quelque mal ; le sommeil leur est enlevé, et ils ne reposent pas. Car ils se nourrissent du pain de l’impiété, et s’enivrent du vin des pécheurs. Les voies des justes brillent comme la lumière; ils marchent, et ils sont illuminés jusqu’à ce que le jour se lève. Mais les voies des impies sont impures; ils ne savent pas comment ils trébuchent. Mon fils, sois attentif à ma voix, et prête l’oreille à mes paroles; Et pour que les sources de vie ne te manquent pas, garde-les en ton cœur. Car elles sont la vie de ceux qui les trouvent, et la santé de leur chair.

ÉPÎTRE DU JOUR (Quarante Martyrs)

Héb. XII, 1-10

Tous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché. Et vous avez oubliez l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend; Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment: c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

ÉVANGILE DU JOUR (Quarante Martyrs)

Matth. XX, 1-16

Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire? Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent : ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur. Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire. Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

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À propos de l'auteur

Jivko Panev

Jivko Panev

Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.

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