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Commentaires de l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) au sujet de l’appellation de l’Église orthodoxe de Macédoine

« Le commentaire nécessaire suivant, rédigé sur la demande et avec la bénédiction du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, a pour but de clarifier certains doutes et de dissiper la confusion qui, malheureusement, domine dernièrement dans certains cercles du peuple grec ami, fraternel et partageant la même foi orthodoxe. Il est peut-être superflu, tout en étant spirituellement utile, de souligner une fois de plus quelles et combien de raisons ecclésiastiques, historiques, civilisationnelles et, en général, spirituelles, unissent inséparablement nos deux peuples, et quelle a été l’assistance sincère et morale, ainsi que l’aide désintéressée des Églises de Grèce et de Chypre – et aussi collective et massive du peuple grec – envers le peuple serbe très éprouvé pendant l’attaque aérienne de triste mémoire des puissances de l’OTAN en 1999 et, de plus, combien est importante pour l’Église serbe et pour la Serbie en tant que pays, la position grecque conséquente sur la question du Kosovo occupé et des lieux saints et sacrés de notre Orthodoxie qui s’y trouvent en danger. Que l’on nous permette de rappeler également la position correspondante des Serbes pendant les moments critiques et décisifs de l’histoire grecque récente. Laissant de côté le soutien actif à la révolution grecque de 1821 par les Serbes et le refus de l’entrée de la Yougoslavie dans l’Axe allemand en échange de Thessalonique (exactement comme Venizélos, dans un cas semblable, au sujet de l’échange de certains territoires du Sud de la Serbie d’alors, répondant que la Grèce n’était pas un assez grand pays pour accomplir une injustice aussi grande), arrêtons-nous sur un seul fait oublié : lors de la Conférence de Lausanne (1923), c’est principalement la persévérance et l’insistance, ainsi que l’autorité, du roi serbe Alexandre Ier Karageorges auprès de Kemal qui ont rendu possible le maintien du Patriarcat à Constantinople, alors qu’après la

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Sept faits concernant saint Jean Baptiste expliqués par le patriarche Daniel

L’Église honore saint Jean Baptiste pour son œuvre et sa vie saintes, a déclaré le patriarche Daniel vendredi, en la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste. Le patriarche a expliqué dans sa prédication sept faits importants sur ce saint. « Il allie courage et humilité. Humble, il est en même temps un confesseur courageux du Christ Messie et un accomplisseur de la volonté de Dieu », a déclaré Sa Béatitude à propos du saint. « Cette vie sainte de Jean Baptiste fait de lui un accomplisseur du plan du salut du monde par le fait qu’il est le Précurseur, le Baptiste et le Prophète du Seigneur, qui relie l’Ancien Testament au Nouveau Testament », a déclaré le patriarche Daniel. 1. Pourquoi est-il représenté avec des ailes ? « Le prophète Malachie voit ce Précurseur comme un ange marchant devant la face du Seigneur. Il n’a pas dit devant le Seigneur, mais devant le Face du Seigneur, car le Fils est l’Icône du Père, c’est le Visage de Dieu tourné vers l’humanité », a expliqué le patriarche Daniel. « Le prophète Malachie vit donc qu’il cheminait devant la Face du Seigneur, qui était sur le point de s’incarner. C’est pourquoi il est peint dans l’iconographie orthodoxe comme un ange avec des ailes, bien qu’il se fût trouvé dans la chair. » Saint Jean-Baptiste est également un précurseur du monachisme chrétien, car sa mère a fui Hérode pour épargner la vie de son nourrisson et ils ont tous deux vécu dans le désert avec peu de nourriture et peu de ressources. 2. Que signifie son nom ? Le nom Yōḥānān en hébreu signifie « Dieu a eu pitié », « Celui à qui Dieu fait miséricorde », « le bien-aimé de Dieu ». 3. Que signifie « il ramènera le cœur des pères vers leurs enfants ? « Après qu’il ait commencé à parler, le

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Le “Bulletin de la Crypte”, nouvelle série, n°7

Le Bulletin de la Crypte, nouvelle série, n°7, printemps-été 2022 est disponible. Ce Bulletin n°7 comprend les rubriques habituelles :  « Du côté du monastère Saint-Silouane » ; « les Pères de l’Église » « Unité » ; « Homélies » ;…

Le “Bulletin de la Crypte”, nouvelle série, n°7

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Recension: « Un signe sur le sable » et « Timothée le voleur d’icônes »: deux romans pour enfants et adolescents publiés par les éditions Apostolia

Les livres pouvant servir à la formation chrétienne orthodoxe des enfants et adolescents sont très répandus dans les pays orthodoxes, mais très rares dans le monde francophone. C’est pourquoi les deux romans que viennent de publier les éditions Apostolia de la Métropole roumaine dans une collection intitulée « Apostolia junior » méritent d’être signalés et recommandés. Un signe sur le sable bénéficie ici d’une troisième édition française (après deux éditions à succès publiées par le monastère d’Ormylia en Grèce, où œuvrent deux sœurs françaises). Ce roman, dont l’auteur a souhaité rester anonyme, est bien connu en Grèce où il a été publié par la Fraternité Zoè en 1967 et a été de nombreuses fois réimprimé. L’action se situe dans les premiers siècles, à une époque où les chrétiens sont mal connus et persécutés. Le personnage principal est Milvios, un petit esclave de 12 ans qui est au service d’un riche sénateur romain et de sa famille. Son comportement et ses vertus – son calme, sa patience, son aptitude à tout supporter, sa douceur, sa générosité, son abnégation – frappent les autres esclaves, le fils du sénateur et le sénateur lui-même, et les amènent tout d’abord à s’interroger, puis à découvrir le christianisme et à s’y convertir, jusqu’à être prêts à affronter le martyre. La thématique de ce roman d’initiation peut aisément être transposée à notre époque, où les enfants chrétiens se trouvent immergés dans un milieu qui est de plus en plus éloigné du christianisme, et même lui est de plus en plus hostile, et où celui qui est chrétien doit assumer sa singularité et la préserver avec courage. Il montre comment un enfant, par ses vertus chrétiennes, peut rayonner de manière positive sur son entourage et le transformer spirituellement, et comment les vertus valorisent celui qui les possède et rejaillissent sur ceux qu’il

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Réflexions de l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) au sujet du Concile panorthodoxe

À l’occasion de la sortie d’un volume sur le Concile panorthodoxe, contenant la traduction en serbe des projets de textes préconciliaires, ainsi que des articles de différents théologiens de l’Église orthodoxe serbe, l’évêque de Bačka Irénée a publié le communiqué suivant. « Le Christ est ressuscité ! J’adresse mes salutations à tous dans la joie de la Résurrection, tout en réfléchissant sur le saint et grand Concile durant les jours de la plus joyeuse des fêtes chrétiennes, qui emplit tout de sens universel. Il s’agit du message évangélique du salut de tous et de tout en Christ, qui contient en lui de façon concise l’annonce de l’unité conciliaire de l’Église. En même temps, au moment de la session en Assemblée de la hiérarchie de notre Église locale, je pense qu’il faut, par principe, que nous nous réjouissions tous du futur Concile panorthodoxe. On peut parfois lire et entendre dans les média – et aussi de la bouche des pasteurs et des théologiens de l’Église – que la tradition et la pratique de la convocation des Conciles dans l’Église orthodoxe, ou bien encore en Orient, est interrompue déjà depuis longtemps et que douze siècles se sont passés sans que nous ayons de conciles généraux (!). Historiquement, cela est inexact ! Notre Église est par nature conciliaire (catholique, universelle, englobant tout). Sa conciliarité (catholicité) ontologique, se manifeste historiquement en tant que synodalité, elle s’exprime précisément par les conciles. Avant tout, chacune de nos assemblées lors de la Liturgie est une Assemblée de toute l’Église « en un seul lieu », et sa réunion en un seul corps, en un Esprit divin (ἐπὶ τὸ αὐτό). Chaque Église locale (évêché, diocèse) est une Église dans sa plénitude, qui est en communion avec toutes les autres Églises de Dieu dans le monde. Il en résulte que sans communion conciliaire, l’unité

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Sur la communion eucharistique

Le P. Christophe Levalois a donné un entretien sur la communion eucharistique à la revue “Sources – pour une vie reliée” dans le numéro actuellement en kiosque (n°34) qui est consacré à la nourriture. Cliquez ici pour lire cet entretien. Source de la photographie du calice: Sagesse orthodoxe

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Recension: Jean Romanidès, « Théologie empirique »

Jean Romanidès, Théologie empirique. Présenté et commenté par Mgr Philarète, L’Harmattan, Paris, 2015, 336 p. Le père Jean Romanidès (1927-2001) est l’un des plus grands théologiens orthodoxes contemporains Son œuvre se distingue par son souci rigoureux d’orthodoxie, sa cohérence, son originalité, sa force d’expression, son ancrage dans la tradition des Pères et l’expérience spirituelle. Elle se présente en Grèce comme l’alternative majeure à la théologie – aujourd’hui de plus en plus critiquée – du métropolite Jean Zizioulas (avec lequel Romanidès et ses disciples furent en opposition) et à la théologie néo-grecque du groupe réuni dans les années 60 autour de la revue Synaxis, marquée par un mélange de théologie et de philosophie traduisant une méthode théologique déficiente, par une volonté de modernité et par une forte influence de la théologie russe décadente de la diaspora (Boulgakov et ses disciples) et de la philosophie occidentale (principalement existentialiste). Le père Jean Romanidès est né au Pirée en 1927 de parents qui avaient été chassés de Cappadoce par les Turcs lors de la dramatique « épuration ethnique » de 1922. Deux mois après sa naissance, ses parents émigrèrent aux États-Unis. C’est à New York, dans le quartier de Manhattan, qu’il reçut sa première formation scolaire, avant d’entreprendre, lorsque le temps fut venu, des études de théologie à l’École de théologie orthodoxe de Holy Cross, dont il fut l’un des premiers diplômés (1949). Il poursuivit ensuite ses études à l’université de Yale (1950-1954), passa un an à l’Institut Saint-Serge à Paris, avant de rejoindre la Faculté de théologie de l’Université d’Athènes où il soutint en 1957 une thèse de doctorat qui avait pour thème « Le péché ancestral » (trad. anglaise: « Original Sin », 2e éd., Zephyr, Ridgewood, 2002) et qui, à l’époque, parut révolutionnaire. Il fut alors élu professeur à l’École supérieure de théologie orthodoxe de Holy Cross (1958) et

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Vient de paraître: Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, “La confession. Actes de l’université d’été 2015”

Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, La confession. Actes de l’université d’été 2015, Éditions Apostolia, Limours, 2016. Ce volume contient les actes de l’université d’été tenue en 2015 à l’intention du clergé de la Métropole roumaine. Les exposés, faits, à l’exception d’un seul, par des clercs ou des moines et moniales appartenant au patriarcat de Roumanie, comportent quatre études bibliques, canoniques et patristiques, et par ailleurs des réflexions pastorales, le plus souvent propres au contexte spécifique de l’Église roumaine, sur la nature de la confession, son rapport avec la paternité spirituelle, son rapport avec la psychothérapie, son aspect thérapeutique ou son lien avec la communion en relation avec le problème de la fréquence de celle-ci. Sommaire : — Introduction, par le métropolite Joseph — La paternité spirituelle, par l’évêque Silouane — Expérience du renouveau de la confession dans une paroisse urbaine, par le père Ciprian Negreanu — Le repentir chez saint Jean Climaque et saint Jean Cassien, par l’archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard — Confession et psychothérapie – la guérison de l’âme et du corps, par la moniale Siluana Vlad — Comment sensibiliser les jeunes à la confession, par la moniale Sofronia — La confession en Roumanie – Historique et situation actuelle, par l’archimandrite Nichifor Horia — Le ministère de la paternité spirituelle selon l’archimandrite Sophrony, par le hiéromoine Melchisedec — Une perspective canonique sur la confession, par le père Patriciu Vlaic — Le sacrement de la confession selon la Sainte Ecriture, par le père Vasile Mihoc — Dimension psychosomatique de la confession, par le père Jean Boboc — La dimension thérapeutique de la corifession, par le père Philippe Dautais — Contrition, repentir et confession, selon l’enseignement de saint Jean Chrysostome, par le père Gérard Reynaud — Conclusion, par le métropolite Joseph — En guise de postface: Quand l’amour répond à l’amour, par le métropolite Joseph

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Vient de paraître: “Les Princes de ce monde entre la joie de la vie et le don de l’immortalité” (éditions Apostolia) par Mgr Emilian de Loviștea

Mgr Emilian de Loviștea, évêque auxiliaire de l’archevêché de Râmnic, Les Princes de ce monde entre la joie de la vie et le don de l’immortalité, éditions Apostolia, Paris, 2016, 203 p. Les éditions Apostolia de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale viennent tout juste de publier un excellent livre sur la vie et le martyre des saints Brâncoveanu signé par l’évêque auxiliaire de l’archevêché de Râmnic (Roumanie), Mgr Emilian (Nica) de Loviștea : Les Princes de ce monde entre la joie de la vie et le don de l’immortalité. Un ouvrage parsemé de nombreuses images, dont la plus grande partie à valeur de véritables documents historiques et ecclésiastiques, portant sur les moments essentiels de la commémoration des saints martyrs Brâncoveanu (translation de leurs reliques à Bucarest, au monastère de Hurezi, « vol » de l’auteur-évêque avec la châsse de reliques du prince martyr en hélicoptère, jusqu’à Iasi pour la fête de sainte Parascève en 2014, etc.). L’importance fondamentale du livre est celle de rendre actuelle pour un public francophone, la vie du saint voïvode martyr Constantin Brâncoveanu, prince régnant de la Valachie (1654-1714), décapité à Constantinople en 1714, avec ses quatre garçons, Constantin, Ștefan, Radu et Matei, et avec son gendre, le conseiller Ianache Văcărescu, pour la confession de leur foi. Ce fut, comme il est dit dans le livre, l’un « des événements les plus sanglants » de l’histoire de la Valachie : « Fermes dans la confession de leur foi chrétienne-orthodoxe, le saint voïvode, ses quatres fils, Constantin, Ştefan, Radu, Matei et le conseiller  Ianache ont été condamnés à mort, avec l’exécution de la sentence le jour du 15 août 1714. La date avait été choisie à dessein, puisque c’était le jour de l’anniversaire du voïvode Constantin, qui allait avoir 60 ans, et le jour de la fête onomastique de son épouse,

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Décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie rejetant plusieurs points du document préconciliaire sur les relations avec le reste du monde chrétien

« Aujourd’hui, en date du 21 avril 2016, le Saint-Synode, sous la présidence de S.S. le patriarche de Bulgarie Néophyte a procédé à sa session ordinaire, au cours de laquelle ont été discutés les questions et les documents concernant le prochain Concile panorthodoxe, qui est prévu en Crète du 16 au 27 juin de cette année. À la session étaient présents les évêques synodaux ; Callinique de Vratchane, Joannice de Sliven, Grégoire de Velikotrnovo, Gabriel de Lovetch, Nicolas de Plovdiv, Ambroise de Dorostol, Jean de Varna et de Velikipreslav, Séraphin de Nevrokop et Nahum de Roussé. Les évêques synodaux suivants étaient absents : Dométien de Vidine, Joseph des États-Unis, du Canada et d’Australie, Ignace de Pleven, Galaction de Starozagorsk, Antoine d’Europe occidentale et centrale. Le Saint-Synode a examiné la lettre du métropolite de Lovetch Gabriel, avec en annexe les signatures des prêtres du diocèse de Lovetch concernant le texte intitulé « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », faisant partie des documents prévus pour examen lors du saint et grand Concile des Églises orthodoxes, qui se déroulera en Crète entre le 16 et le 27 juin de cette année. De même, le Saint-Synode a examiné la lettre du métropolite de Plovdiv Nicolas, avec en annexe les signatures des prêtres du diocèse de Plovdiv, en soutien de l’opinion exprimée par le diocèse de Lovetch au sujet du document susmentionné. Après un vote, le Saint-Synode a décidé à l’unanimité : – Pour ce qui concerne le point 4 du document « Relations des Églises orthodoxes avec le reste du monde chrétien » : Dans l’Église orthodoxe, sous « union de tous » on a toujours compris que ceux qui sont tombés dans l’hérésie ou le schisme doivent d’abord revenir à la foi orthodoxe et faire obéissance envers la sainte Église. Alors, par la pénitence, ils peuvent être reçus

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Vient de paraître: Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, “L’expérience du Christ et de l’Esprit dans l’Église. Actes de l’université d’été 2014”

Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, L’expérience du Christ et de l’Esprit dans l’Église. Actes de l’université d’été 2014, Éditions Apostolia, Limours, 2016, 196 p. Ce volume contient les actes de l’université d’été tenue en 2014 à l’intention du clergé de la Métropole roumaine. Les exposés, qui sont moins des exposés théoriques que des témoignages d’expériences pastorales, sont dus à des clercs de la métropole et à une moniale venue de Roumanie. Sommaire : — Introduction, par le métropolite Joseph — La vie liturgique, par l’évêque Marc — Le temps liturgique – Variations sur le temps et l’éternité – La pensée du père Dumitru Staniloae, par le Père Jean Boboc — Sanctifier le temps, par le métropolite Joseph — Services et vocations dans l’Eglise et la place des enfants, par la moniale Silouana Vlad — La gestion de la vie paroissiale, par l’archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard — Le défi de la diversité dans la vie paroissiale, par le père Gilbert Deprugney — En guise de conclusion: Sur la prière, par le métropolite Joseph — Annexe: Le précurseur de la mansuétude infinie du Sauveur, par le métropolite Joseph

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“Lueurs de Pâques” – Un reportage au skite Sainte-Foy

Un reportage sur le skite Sainte-Foy (Cévennes, photographie ci-contre), intitulé “Lueurs de Pâques”, a été publié dans le mensuel Panorama du mois de mars. Avec l’aimable autorisation de la direction de la revue, nous vous proposons ce reportage au format PDF ici.

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Intervention de l’archevêque de Berlin et d’Allemagne (Église orthodoxe russe hors-frontières) au colloque organisé à l’Université Saint-Tikhon de Moscou au sujet du Concile panorthodoxe

À l’occasion du colloque organisé le 19 avril à l’Université Saint-Tikhon de Moscou au sujet du Concile panorthodoxe, l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc a commenté le message de l’Église orthodoxe russe hors-frontières au sujet des projets de documents préconciliaires destinés à être soumis au futur Concile panorthodoxe : Éminence, Excellences, révérends Pères, Frères et Sœurs, Comme nous l’avons entendu dans la conférence de S.E. le métropolite Hilarion [de Volokolamsk, ndt], les documents qui ont été publiés sont passés par des périodes d’élaboration, de discussions, de finalisation ayant duré de nombreuses années, parfois même de nombreuses décennies, et cela se ressent très fortement dans certains documents, tandis que dans d’autres, cela est atténué, probablement parce que les thèmes étaient plus simples. Mais il reste que, à mon avis, ainsi qu’à celui de beaucoup de nos archipasteurs et pasteurs, deux de ces documents causent une certaine préoccupation. Celle-ci est liée à l’absence de clarté que l’on y rencontre, une absence de clarté avant tout terminologique, qui peut donner lieu à des interprétations erronées. Cela concerne les documents « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ». Il y a certaines craintes également en ce qui concerne le règlement du Concile, mais S.E. le métropolite Hilarion a déjà répondu en partie à celles-ci. Avant tout, je vais aborder le document appelé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Chez nous, ce document appelle une grande vigilance au regard de l’ecclésiologie orthodoxe. La terminologie est confuse dans ce document, elle n’est pas claire et peut donner lieu à toutes les interprétations erronées. Bien qu’au début de ce document figure une phrase très claire, et encourageante pour moi personnellement ainsi que pour beaucoup d’évêques, selon laquelle l’Église orthodoxe est définie comme

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Recension: Père Gleb Kaleda, « Arrêtez-vous sur vos chemins. Notes d’un aumônier de prison à Moscou (1992-1994) »

Père Gleb Kaleda, Arrêtez-vous sur vos chemins. Notes d’un aumônier de prison à Moscou (1992-1994). Traduit du russe par Françoise Lhoest, éditions des Syrtes, Genève, 2016, 150 p. Le Père Gleb Kaleda est déjà connu des lecteurs francophones par un livre intitulé L’Église au foyer paru en 2000 aux éditions du Cerf. Dans la première partie de ce nouveau livre, il nous livre un témoignage et des réflexions relatives à son ministère d’aumônier de prison de 1992 à 1994, soit les deux dernières années de sa vie. Il fait apparaître les particularités de la pastorale des prisonniers liées à la fois aux difficultés propres au milieu carcéral, à la psychologie particulière de ceux qui y vivent, aux relations spéciales qu’ils entretiennent avec leurs semblables, et à leurs difficultés d’aborder la foi dans un milieu qui en est a priori éloigné. Comme Dostoïevski dans ses Souvenirs de la maison des morts, le Père Gleb témoigne de sa confiance dans l’aptitude de l’homme, en qui l’image de Dieu ne peut jamais se perdre, à se repentir et à se transformer positivement, quel que soit le poids du passé et les difficultés du présent. Il fait part des ses efforts spirituels et matériels pour réintroduire des structures (local pour les confessions, chapelle…) et une vie chrétienne dans les prisons, dans un pays où elle en avait été officiellement bannie pendant soixante-dix ans. Ce témoignage et ces réflexions sont très liés au contexte historique, politique et sociologique de la Russie dans les années qui ont immédiatement suivi la perestroïka, et sont souvent assez datées. Mais il y reste une dimension universelle, relative notamment à la psychologie des prisonniers, à la façon de l’aborder, et à la manière dont le ministère du prêtre peut s’exercer dans ce milieu particulier. Une deuxième partie du livre rassemble:

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Messages de Pâques

Messages de Pâques en français: du patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée, du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, du patriarche Irénée de Serbie, du métropolite Tikhon (Église orthodoxe en Amérique), du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, du métropolite Emmanuel, du métropolite Athénagoras de Belgique, exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, de l’archevêque Jean, de Mgr Nestor de Chersonèse, du métropolite Joseph. Icône de la Résurrection ci-contre: blog “Icône et tradition”

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Recension: Hiéromoine Grégoire du Mont-Athos, «La foi, la liturgie et la vie de l’Église orthodoxe. Une esquisse de catéchisme orthodoxe»

Ce catéchisme est particulièrement bienvenu pour les parents en attente, pour leurs enfants d’un catéchisme orthodoxe fiable, mais aussi pour un certain nombre d’adultes qui pour des raisons diverses, n’ont pas été ou ont été insuffisamment catéchisés.Présenté en 250 pages dans un beau volume relié, il est l’œuvre du hiéromoine Grégoire (Chatziemmanouil), qui après avoir été un certain temps second du monastère de Stavronikita, s’est retiré depuis plusieurs décennies dans une callyve près de Karyès pour former avec quelques frères l’une des meilleures petites communautés de la Sainte Montagne.Ce catéchisme se présente comme un exposé linéaire plutôt que sous la forme souvent adoptée de question-réponses, mais il se subdivise en petites unités ce qui rend son usage tout aussi aisé.Après une introduction générale sur la nature et le but de la catéchèse, il comporte trois grandes parties :1. La foi de l’Église, avec comme subdivisions : le Dieu trinitaire ; la création du monde intelligible et sensible ; l’Économie divine ; la Très-Sainte Mère de Dieu ; la Sainte Église ; le Royaume de Dieu.2. La vie liturgique (l’office liturgique et les fêtes ; le lieu de culte ; les saintes icônes et les saintes reliques ; les vases sacrés ; les ornements sacrés et les livres liturgiques ; la Divine Liturgie ; les sacrements).3. La vie en Christ (l’époque de l’Ancien Testament ; l’époque de la grâce ; la prière ; l’ascèse ; la trinité des vertus ; la déification de l’homme.L’épilogue est constitué par la confession de foi de saint Nicodème l’Hagiorite.Un glossaire est proposé en fin d’ouvrage.Ce catéchisme a l’avantage d’être impeccable sur le plan doctrinal, simple dans ses exposés de sorte qu’il peut facilement être utilisé pour la catéchèse des enfants, sobre dans son expression, et constamment fondé sur les enseignements des Pères de l’Église ; s’ajoute à ces qualités la longue expérience spirituelle de l’auteur et sa compétence reconnue dans le domaine liturgique (rappelons

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Jean-Claude Larchet, « “En suivant les Pères…”. La vie et l’œuvre du Père Georges Florovsky »

Vient de paraître: Jean-Claude Larchet, « “En suivant les Pères… ”. La vie et l’œuvre du Père Georges Florovsky », Éditions des Syrtes, Genève, 2019, 493 p.Le Père Georges Florovsky (1893-1979), après quelques années d’enseignement à Prague et à Paris, fit la plus grande partie de sa carrière aux États Unis où il enseigna dans les plus prestigieuses universités (Harvard, Cambridge, Princeton…). Unissant une vaste érudition, un attachement profond à la tradition ecclésiale, un souci de répondre aux problèmes contemporains et un sens aigu du dialogue avec les autres confessions chrétiennes, il est considéré comme l’un des plus importants théologiens orthodoxes de notre temps.En France pourtant, son œuvre volumineuse, écrite majoritairement en russe et surtout en anglais, n’a que très peu été traduite.En proposant vingt-cinq de ses articles en traduction française totalisant 340 pages, ce volume entend combler cette lacune.Ces articles sont centrés sur deux thèmes majeurs de la pensée de Florovsky : la nature de la théologie (et donc la façon dont elle doit être pratiquée) et la nature de l’Église. Ces deux thèmes sont eux-mêmes axés sur la notion de Tradition, laquelle tient dans l’œuvre de l’auteur une place essentielle et fait l’objet d’une conception renouvelée où l’indispensable référence aux Pères se conjugue avec la nécessité de répondre de manière adaptée aux besoins de chaque époque. Divers thèmes connexes sont également abordés: le lien de la théologie avec la Révélation et avec la vie liturgique et spirituelle dans l’Église; la catholicité de l’Église; l’Église comme réalité communautaire; le statut du dogme; le statut des Conciles; le statut de l’Écriture et les relations de l’Ancien et du Nouveau Testament; le vrai sens de l’œcuménisme… Écrits entre 1927 et 1967, ces articles gardent un caractère actuel, car les problèmes qu’ils ont affrontés continuent à exister, et les solutions qu’ils proposent sont

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Carême des saints ApôtresSaint Tikhon, évêque d’Amathonte en Chypre (vers 450) ; saint Ferréol, prêtre, et saint Ferréol, prêtre, et ses compagnons, martyrs à Besançon (211) ; saint Similien, évêque…

Patriarche Bartholomée : « Le troupeau du Patriarcat est composé de tous ses enfants orthodoxes, quelle que soit leur origine ethnique »

Le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé la divine liturgie, dimanche 26 juin 2022, à Bandırma, (Cyzique) Turquie. Les fidèles de langue slave, qui résident dans cette ville historique de la Mer de Marmara, ont assisté à l’office. La divine liturgie a été célébrée, après l’octroi de l’autorisation correspondante par les autorités de l’État, dans une chambre d’hôtel spécialement conçue au centre de la ville. Dans son discours, le patriarche œcuménique a exprimé sa joie et son émotion de pouvoir rencontrer « face à face » les enfants de l’Église mère qui vivent à Bandırma. « Nous sommes venus, avec notre honorable entourage, pour unir nos prières à Dieu et à notre Sauveur Jésus-Christ, pour qu’il nous donne à tous santé, force, prospérité et toute bénédiction. Nous sommes avec vous pour prier ensemble et supplier le Seigneur bienveillant de mettre fin à la guerre injuste en Ukraine, qui répand la douleur et la mort. Pour que le Dieu d’amour et de paix illumine les responsables, pour que la paix, la réconciliation et la justice reviennent dans ce pays qui souffre depuis longtemps. Lorsque la divine liturgie est célébrée, les cieux s’ouvrent et tout est rempli de la lumière de la résurrection. Ils glorifient Dieu avec nous tous et les âmes des anciens habitants de Bandırma, qui, pendant des siècles, ont maintenu et cultivé les traditions sacrées de l’orthodoxie et partagé pacifiquement sa vie, ses joies et ses peines avec les autres habitants de la région. Le pouvoir de l’Église est spirituel. C’est la force d’une longue tradition, d’une grande civilisation qui a changé le monde et qui reste un espoir pour l’avenir. Nous devons tous nous efforcer de sauver ce précieux héritage. Il ne doit à aucun prix se perdre dans l’âme de la nouvelle génération, ne pas s’effacer, la sensation de notre culture

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28 juin

Carême des saints Apôtres Translation des reliques des saints Cyr et Jean, anargyres (412) ; saint Zacharie, évêque de Lyon (IIIème s.) ; sainte Téchilde, reine de Bourgogne (vers 600)…

15 juin (ancien calendrier) / 28 juin (nouveau)

Carême des saints ApôtresSaint Amos, prophète (VIIIème s. av. J.-C.) ; saints Guy et Modeste et sainte Crescence, nourrice, martyrs en Italie (vers 303) ; saint Doulas, martyr en Cilicie…

L’archevêque Anastase a fêté ses 30 ans à la tête d’une Église d’Albanie ressuscitée

« Le 24 juin 1992, Sa Béatitude Anastase a été élu archevêque de notre Église après une période sombre marquée par l’athéisme », écrit le service de presse de l’Église orthodoxe d’Albanie. Le 30è anniversaire de l’élection de l’archevêque a été célébré de manière festive vendredi dernier dans l’église de l’Annonciation de la Theotokos à Tirana. Sa Béatitude a célébré la divine liturgie avec Sa Grâce l’évêque Asti de Byllis et le clergé de l’archidiocèse. Après l’office, Mgr Asti a remercié l’archevêque pour ses années de labeur à la tête de l’Église d’Albanie et lui a souhaité de nombreuses années. L’élection de l’archevêque Anastase à la cathèdre de Tirana a marqué également le renouveau canonique de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie. Son Éminence s’est ensuite adressée aux fidèles, remerciant Dieu pour tout ce qu’Il a permis d’accomplir au cours des 30 dernières années. Il a également évoqué les événements qui ont précédé son élection comme primat de l’Église d’Albanie par le Saint Synode du Patriarcat de Constantinople. Le clergé et les fidèles ont ensuite félicité leur primat, et les enfants d’un groupe scolaire local ont interprété une chanson qu’ils avaient composée en son honneur. L’Église albanaise se souvient de sa renaissance : Le 24 juin 1992, le Patriarcat œcuménique, en tant qu’Église mère qui avait accordé l’autocéphalie, a élu le métropolite Anastase comme premier archevêque après la victoire de la démocratie. C’est au Patriarcat, en 1937, qu’avait été élu le premier archevêque canonique de notre Église. Cet événement a constitué la proclamation de la bonne nouvelle que l’Église d’Albanie était active et pleine de vie et qu’elle poursuivrait l’œuvre spirituelle éclairée par Dieu au profit de l’ensemble de la société albanaise. Le début des années 1990, bien que la liberté de religion ait été officiellement retrouvée, a été dramatique pour la communauté

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Le patriarche Daniel : « Le dimanche des saints roumains, nous honorons tous les saints roumains, connus et inconnus »

Le patriarche Daniel a célébré, dimanche 26 juin 2022, la sainte Liturgie dans la salle des saints roumains de la résidence patriarcale. Le deuxième dimanche après la Pentecôte a été institué « dimanche de tous les saints roumains » par une décision du Saint-Synode du 20 juin 1992, afin de souligner l’œuvre de l’Esprit Saint dans le peuple roumain orthodoxe. « Le dimanche des saints roumains, nous honorons tous les saints roumains, connus et inconnus », a déclaré le patriarche Daniel, qui a également mentionné une catégorie surprenante de saints roumains : « La multitude de saints laïcs fidèles, la multitude de mères, de pères, de grands-parents qui ont élevé leurs enfants dans la foi, leur ont appris à aimer le Christ, à aimer Son Église et à aimer le pays et la nation roumaine ». Cette mention a été faite dans le contexte de l’explication par Sa Béatitude du tropaire du dimanche des saints roumains, qui énumère les catégories, ou groupes de saints roumains honorés en ce dimanche. Le premier groupe est composé de « prêtres et de diacres qui ont témoigné la foi apostolique reçue des saints apôtres André, Philippe et leurs disciples. Le second est celui des martyrs, suivi par les vénérables moines et moniales. Le patriarche Daniel a ajouté les pères et grands-pères chrétiens qui se sont humblement sacrifiés, transmettant la foi aux jeunes générations par leur exemple. Le patriarche de Roumanie n’a pas non plus omis les héros et les confesseurs récents : « Une multitude de saints qui se sont sacrifiés sur les champs de bataille pendant les invasions, les incursions barbares, et pendant la domination des autres religions sur le territoire de notre pays, jusqu’à l’époque plus récente du régime communiste, où une multitude de personnes sont mortes dans les prisons, dans les camps et ont souffert parce qu’elles croyaient au

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Lettre de félicitations du patriarche Cyrille pour le centenaire de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale

“À Son Éminence Jean, métropolite de Doubna, chef de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale Éminence, cher Vladyka ! Je vous félicite, ainsi que le clergé, les moines, les moniales et les laïcs de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, à l’occasion de son 100e anniversaire. Les bouleversements sociaux qui ont frappé la Russie au début du XXe siècle, ont contraint des millions de nos compatriotes à chercher refuge sur d’autres terres, notamment en Europe occidentale. Vivant à l’étranger, dans les travaux et les privations, peuple a gardé précieusement la foi orthodoxe, puisant en elle les forces spirituelles et la consolation, sachant que l’espoir qui vient de l’expérience de la souffrance endurée n’est pas trompeur (Rm 5, 4). Vivre dans un ennotre vironnement culturel étranger a incité les Russes à porter un regard nouveau sur leur richissime patrimoine, et les a aidés à découvrir en lui des significations profondes, inconnues jusqu’alors. Ainsi, l’un des phénomènes spirituels et culturels les plus marquants de cette période en Europe fut l’activité de l’École de théologie de Paris, qui influença les esprits des contemporains et le développement des sciences religieuses orthodoxes en général. Témoignant devant le monde occidental de l’authentique beauté de la tradition chrétienne orientale, les émigrés russes créèrent des communautés paroissiales, bâtirent des églises, fondèrent des écoles de théologie ou des confréries orthodoxes d’hommes et de femmes. Ainsi fut posé le fondement de la structure dont prit la tête le métropolite Euloge, de bienheureuse mémoire, structure qui devint par la suite l’Archevêché. Au cours du siècle écoulé, le cheminement de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale n’a pas été simple. Mais la conscience d’être responsable de la conservation et du développement de la tradition spirituelle et culturelle russe est restée le gage de la réunion tant attendue

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L’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique : déclaration sur le caractère sacré de la vie humaine et sa fin prématurée

« Dimanche 19 juin 2022 Préambule Nous, les membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique, promouvons et défendons l’essence sacrée et inviolable de la vie humaine. Les défis continus de notre époque nous incitent à publier une déclaration plus complète de la considération de l’Église orthodoxe pour la vie humaine et, en particulier, pour l’interruption de la vie humaine. Préparée par notre comité pour l’Église et la société et approuvée par l’Assemblée dans son ensemble, cette déclaration vise à exprimer succinctement l’enseignement chrétien orthodoxe pour les fidèles et à poursuivre la tradition de l’Église en tant que phare et témoin de la vie librement donnée par notre Créateur bon et aimant. Le caractère sacré de la vie Le caractère sacré de la vie est partagé avec toutes les créatures et la création façonnées et mises en place par notre Créateur tout-puissant. Des organismes unicellulaires aux plantes, des reptiles aux oiseaux, ou des souris aux éléphants, tous sont créés et donc sacrés. “Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et cela était très bon” (Genèse 1 : 31). En tant qu’êtres humains, il nous incombe de traiter toute vie en conséquence : avec soin, révérence, humilité et amour. La vie humaine est sacrée et inviolable La reconnaissance de chaque personne humaine comme étant créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, destinée à la vie éternelle et donc sacrée et inviolable, est une pierre angulaire du christianisme. À travers les canons, le dogme et le code moral de l’Église à travers les siècles, nous avons affirmé cette compréhension de la vie humaine, du sein maternel à la tombe. Ces convictions sont enseignées et témoignées par l’Église orthodoxe dans toutes ses manifestations à travers le monde aujourd’hui. Toute vie humaine est à la fois sacrée et inviolable, indépendamment de

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27 juin

Carême des saints Apôtres Saint Samson l’hospitalier, anargyre à Constantinople (vers 530) ; sainte Jeanne la myrrhophore ; saint Sévère, prêtre (VIème s.) ; saint Didier d’Autun (579) ; sainte Angadrême, abbesse du…

Recension : Stavros. S. Phôtiou, L’Église dans le monde contemporain

Stavros. S. Phôtiou, L’Église dans le monde contemporain, Athènes, Éditions Armos, 2001, 142 pages (en grec). Stavros Phôtiou, professeur à l’Université de Chypre, est bien connu dans le monde grec comme l’auteur d’ouvrages consacrés à l’amour conjugal, parmi lesquels : Le mariage comme témoignage d’amour selon le Nouveau Testament (Éditions Armos, Athènes, 1994) ; Amour et mariage (ibid., 1995) ; L’homme et la femme : l’être humain (ibid., 2001). Il a réalisé récemment une belle anthologie de textes sur l’amour, extraits d’articles ou de livres de soixante-seize théologiens orthodoxes contemporains de différentes nationalités (La liberté comme amour, Éditions de la Métropole de Kiti, Larnaka, 2000, 399 p.). L’Église dans le monde contemporain, comporte trois études consacrées à un autre thème : le témoignage que doit apporter l’Église au monde moderne. La première de ces études présente l’Église comme un mode de vie alternatif proposé à toute l’humanité pour dépasser le système de vie actuel qui est dominé par la technique et se révèle être une impasse. Reprenant des thèmes chers au Métropolite Jean Zizioulas et à Christos Yannaras, l’auteur souligne que l’être humain, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, est une personne, c’est-à-dire un être qui existe toujours par rapport aux autre êtres, et dont l’existence signifie coexistence. La personne vit et existe non seulement avec les autres, mais à travers les autres et pour les autres. En conséquence, l’individualisme constitue un « estrangement » et le collectivisme une aliénation. L’unicité et l’absolue altérité de la personne se manifestent dans la relation aux autres. Ainsi, toute catégorisation de la personne selon la similitude, l’organisation numérique ou la subdivision utilitaire est à exclure. La deuxième étude montre comment l’Église comprend son témoignage dans l’Histoire et dans ses relations avec l’État. Pour l’Église, l’Histoire n’avance pas en franchissant des

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Recension : Christophe Boureux, Les plantes de la Bible et leur symbolique

Christophe Boureux, Les plantes de la Bible et leur symbolique, Éditions du Cerf, Paris, 2001, 125 pages (« Beaux livres »).On sait que dans la Bible, du point de vue non seulement de l’exégèse mais d’une lecture contemplative, tous les êtres ont une importance qui se révèle souvent dans la découverte de leur sens symbolique. Non seulement les animaux, mais les plantes y sont omniprésents et jouent dans bon nombre de faits ou de paraboles un rôle déterminant, de la pomme d’Adam et d’Ève à la couronne d’épine ou au roseau de la passion du Christ, en passant par la vigne de Noé (Gn 9, 20), le chêne de Mambré (Gn 18, 1-2), le tamaris planté par Abraham (Gn 21, 33), les lentilles de Jacob et Esaü (Gn 25, 29-34), le buisson ardent du Sinaï (Ex 3, 1-6), les coloquintes d’Élisée (2 R 4, 38-41), le cèdre, l’hysope ou les saules des rives des fleuves de Babylone que mentionnent les Psaumes, le ricin qui abrite Jonas (Jn 4, 6-11), la myrrhe et l’encens des Mages (Mt 2, 11), l’ivraie semée dans le champ de blé (Mt 13, 24-25), le figuier stérile (Mt 21, 18), le sycomore sur lequel est monté Zachée (Lc 19, 1-6), les caroubes dont aurait voulu se nourrir le fils prodigue (Lc 15, 14-16), la vigne et les sarments (Jn 15, 1-2). Toutes ces plantes et bien d’autres, connues ou peu connues, sont décrites dans ce beau livre à côté des citations bibliques où elles sont mentionnées. L’auteur présente également leur histoire et leur signification symbolique. Chaque article (sur une ou deux pages) est illustré par une photo, et parfois par la reproduction de l’une des étonnantes gravures de l’ouvrage de Johan Jacob Scheuchzer, Physique sacrée ou histoire naturelle de la Bible, publié en 1731. Ce livre

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Recension : La tradition grecque de la Dormition et de l’Assomption de Marie.

La tradition grecque de la Dormition et de l’Assomption de Marie. Textes introduits, traduits et annotés par Simon Cl. Mimouni et Sever J. Voicu, Éditions du Cerf, Paris, 2003, 244 p. (« Sagesses chrétiennes »). Les Actes des Apôtres rapportent que, après l’Ascension du Christ, les Apôtres sont descendus du Mont des Oliviers pour se rendre au Cénacle, où ils ont attendu la venue du Saint-Esprit dans la prière, « avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus » (Ac 1, 14). C’est la dernière fois que Marie et nommée dans les écrits canoniques. Quelle fut la fin de sa vie terrestre ? De nombreux textes sont apparus pour suppléer au silence des écrits canoniques à ce sujet, et dans la tradition grecque, la question du sort final de la Mère de Dieu a pris une place importante tant dans le domaine de la dogmatique que dans celui de la liturgie. Cinq de ces textes sont présentés ici en traduction française. Tous représentent les phases les plus anciennes de la tradition sur la dormition et l’assomption de la Mère de Dieu dans le monde de langue grecque. Il s’agit des documents suivants : a) la Dormition grecque du Pseudo-Jean ; b) le Transitus grec ; c) le Discours sur la Dormition de la Sainte Vierge de Jean de Thessalonique ; d) l’Épitomé du discours sur la dormition de la sainte Vierge de Jean de Thessalonique ; e) l’Homélie sur l’assomption de Marie attribuée à Theoteknos de Livias. Ces écrits ont un plan presque identique et l’on y retrouve les éléments suivants : 1) annonce à Marie, par un ange, de sa dormition ; 2) les apôtres, dispersés sur toute la terre, sont amenés sur des nuées auprès de la Mère de Dieu pour assister à ses fins dernières ;

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Recension : Goiko Subotic, “L’art médiéval du Kosovo”

Goiko Subotic, L’art médiéval du Kosovo. Dessins de Nikola Dudic et Dragomir Todorovic, photographies de Jovan Dudic et Branimir Strugar, Éditions Desclée deBrouwer, Paris, 1997, 256 p. Les éditions Desclée de Brouwer qui, depuis plusieurs années, font un effort remarquable pour publier à un rythme régulier des ouvrages consacrés à l’art orthodoxe, nous offrent ici un magnifique volume sur l’art médiéval du Kosovo. Une courte introduction présente l’histoire de la province du Kosovo et de la Métochie, qui occupe dans le cœur du peuple serbe une place privilégiée, puisqu’elle fut à partir de la fin du xiie siècle, sous l’impulsion du prince Étienne Nemanja (le futur saint Syméon le Myroblite) et de son fils cadet (le futur saint Sava), le centre politique, culturel et religieux de la Serbie et la source de son essor dans les deux siècles ultérieurs (en particulier dans la première moitié du xive siècle, où l’art religieux connut un développement remarquable). Après l’invasion des Turcs en 1389, le patriarcal de Pec demeura l’unique institution représentative du peuple serbe, tant sur le plan religieux que sur le plan temporel. L’auteur étudie ensuite les principaux sites religieux présentant un intérêt artistique : Saint-Pierre de Korisa, la Studenica de Hvosno, la Mère-de-Dieu de Ljevisa, les Saints-Apôtres et le patriarcat de Pec, Banjka, Gracanica, Decani, les Saints-Archanges de Prizren… Les commentaires historiques et esthétiques sont illustrés par de nombreux plans et schémas ainsi que par de riches photographies représentant les églises et des exemples caractéristiques des fresques, des icônes, des statues et des objets précieux qu’elles contiennent. Si certains monuments (comme ceux de Pec), tout en ayant leur originalité propre, se montrent nettement influencés par l’art byzantin, d’autres (comme le temple funéraire de Decani) conjuguent avec ce style des influences occidentales et témoignent des nombreux échanges que le Kosovo entretenait

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Recension : Anca Vasiliu, Monastères de Moldavie (XIVe-XVIe siècles). Les architectures de l’image

Anca Vasiliu, Monastères de Moldavie (XIVe-XVIe siècles). Les architectures de l’image, Préface d’Olivier Clément, Éditions Paris-méditerranée, Paris, 1998, 328 p. Ce livre d’art n’est pas un simple recueil de photographies commentées. C’est un essai iconologique de grande envergure qui complète et prolonge celui que l’auteur avait publié en 1994, aux éditions Desclée de Brouwer, sous le titre La traversée de l’image. Art et théologie dans les églises moldaves au XVIe siècle. La principale lacune de ce dernier ouvrage est ici comblée : un grand nombre de reproductions en noir et blanc et surtout en couleur viennent illustrer le propos de l’auteur. Dans une réflexion tout à la fois historique, philosophique et théologique, Anca Vasiliu se montre ici particulièrement sensible à l’influence du contexte politique et de ses changements sur l’évolution du style iconographique. Elle fait voir comment, pendant la période de créativité intense qu’a connu l’art moldave du xive au xvie siècle, celui-ci, tout en gardant le meilleur de l’art byzantin, s’en est affranchi pour acquérir ce qui fait sa spécificité. Comme dans son précédent essai, elle excelle, dans une perspective que l’on pourrait qualifier de structuraliste, à situer les représentations particulières par rapport aux ensembles figuratifs dans lesquelles elles s’intègrent, mais aussi par rapport à l’architecture des églises. Auteur d’une thèse sur « le diaphane » dans l’art médiéval, elle ne manque pas d’évoquer le rôle et les jeux de l’ombre et de la lumière. La réflexion est bien documentée, savante, profonde, mais on pourra la juger souvent trop abstraite, surtout par rapport à des représentations iconographiques qui se veulent aussi « une pédagogie pour les illettrés » et qui exigent, selon leur nature et leur finalité véritables, une approche plus intuitive que rationnelle, plus contemplative et spirituelle que philosophique. Mais il n’est pas mauvais de faire voir, à l’intention surtout des historiens

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Recension : Le Père Arsène

Père Arsène, Passeur de la foi, consolateur des hommes, Tome 1. Introduction par Boris et Hélène Bobrinskoy. Pully et Paris, Le Sel de la terre et Cerf, 2002, 464 p. Père Arsène, Présence de Dieu au cœur de la foi, Tome 2. Pully et Paris, Le Sel de la terre et Cerf, 2004, 359 pages. Ces deux volumes sont des recueils de récits sur le Père Arsène, présenté comme un grand sprituel russe né à Moscou en 1894 et mort à Rostov en 1975. Les premiers récits ont été recueillis et publiés en samizdat en 1966, puis édités par l’Institut de théologie Saint-Tikhon de Moscou en 1993 ; ils ont été regroupés en trois parties : 1) Le camp ; 2) La voie ; 3) Les enfants spirituels. De nouveaux récits y ont été ajoutés par la suite, regroupés en deux parties : 4) Le chemin vers la foi et 5) Tu aimeras ton prochain, publiées respectivement dans la deuxième et la troisième édition russe (2000). Le premier tome de cette traduction française regroupe les parties 1, 3 et 5 ; le second tome comprend les parties 3 et 4. Beaucoup d’éléments de la vie et de la personnalité du Père Arsène sont restés dans l’ombre. On ne connaît pas son identité civile ; on ne dispose d’aucune photo de lui ; on ne sait pas dans quels camps il a été enfermé ni dans quelles églises il a célébré, ce qui est pour le moins étonnant. Ainsi, en Russie, de nombreux doutes ont été exprimés quant à la réalité « historique » du Père Arsène et l’hypothèse a été émise que ces récits pourraient concerner différents personnages qui auraient ensuite été réunis en un seul. L’authenticité de certains récits, dont les auteurs ne sont pas identifiés et qui sont

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Recension : Constantinople

Stéphane Yérasimos est décédé des suites d’une maladie fulgurante le 19 juillet dernier. Ses obsèques ont été célébrées le 25 juillet à Paris en la cathédrale orthodoxe grecque Saint-Étienne. Né à Constantinople en 1942 dans une famille grecque orthodoxe et venu en France dans le milieu des années soixante, il y a accompli un brillante carrière. Architecte, professeur à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (aujourd’hui l’Aurif), directeur de collection aux éditions Maspéro, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote, professeur à l’Université de Paris VIII, il était depuis 1994 directeur de l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul. Parmi les ouvrages qu’il a publiés ou auxquels il a contribué, il faut signaler deux beaux livres sur Constantinople, parus ces dernières années. Constantinople. De Byzance à Istanbul (Éditions Place de Victoires, Paris, 2000, 400 p.) attire l’attention par la qualité de ses illustrations et la richesse de ses commentaires. Architecte et urbaniste, l’auteur était particulièrement qualifié pour réaliser cet ouvrage qui étudie l’évolution et met en valeur le riche patrimoine de l’une des plus prestigieuses villes du monde. La première partie du livre est consacrée à la capitale de l’empire byzantin, Constantinople, « la nouvelle Rome », et en retrace l’histoire depuis sa fondation jusqu’à sa chute. La deuxième partie a pour objet « les premières capitales ottomanes », Bursa et Edirne. La troisième partie, la plus volumineuse, est consacrée à Istanbul. L’ouvrage illustre magnifiquement la richesse architecturale et artistique de ce qui est devenu la capitale de l’empire ottoman. C’est la première partie surtout qui a retenu notre attention. Les diverses formes de l’art byzantin (mosaïque, fresque, icône, sculpture, miniature, enluminure, orfèvrerie, monnaie…) y occupent une place de choix et sont abondamment illustrées. L’auteur présente par ailleurs un panorama complet des églises et des monastères de

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Vient de paraître : Le schisme d’Orient –la papauté et les Eglises d’Orient. XIe –XIIe siècles- de Steven Runciman

Les éditions Les belles lettres ont édité la traduction française d’un ouvrage de l’historien britannique Steven Runciman, Le schisme d’Orient – la papauté et les Eglises d’Orient. XIe –XIIe siècles. Le livre examine « la rupture entre l’Église de Rome et les Églises d’Orient, en la replaçant dans son cadre historique » (présentation de l’éditeur,un compte rendu).

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Vient de paraître : Le patriarcat grec orthodoxe de Constantinople. De l’isolement à l’internationalisation 1923-2003

L’Institut francais d’études anatoliennes et les éditions Maisonneuve et Larose viennent de co-éditer un ouvrage, de 214 pages, de Samim Akgönül, enseignant à l’Université Marc-Bloch de Strasbourg et chercheur au Cnrs, intitulé Le patriarcat grec orthodoxe de Constantinople. De l’isolement à l’internationalisation 1923-2003. Voici la présentation de l’éditeur : « Longtemps Eglise purement locale pour les autorités turques, le Patriarcat grec orthodoxe de Constantinople a su devenir dans la deuxième moitié du XXème siècle, une institution internationale de poids dans le monde orthodoxe. Les débats sur son caractère “œcuménique” continuent de faire planer un flou sur son statut. Paradoxalement, la réduction spectaculaire du nombre des Grecs de Turquie à partir de la deuxième moitié des années 1960, a permis au Patriarcat de se défaire de son rôle local pour se consacrer davantage au monde grec orthodoxe dans son ensemble. Cette internationalisation des activités s’est accélérée à partir des années 1990, sous le patriarche Vartholoméos, dans une période d’ouverture des pays de l’ancien bloc soviétique au fait religieux. »

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Saint Jean Chrysostome et d’autres Pères

Sur le site Internet de l’abbaye Saint-Benoît en Suisse, les œuvres complètes de saint Jean Chrysostome sont en ligne. Il s’agit d’une édition de 1864. Il est précisé : «Il est évident que rien ne remplacera l’édition des Sources Chrétiennes. Celle-ci n’est conçue que comme une aide pour les plus “modestes” que saint Jean Chrysostome aimait tant ! ». Sur le même site sont également proposés, toujours dans des éditions anciennes, une étude , de 1927, sur les Pères du désert, des textes de saint Jean Cassien, la Vie de saint Antoine, les œuvres complètes de saint Augustin (édition de 1869), des écrits de saint Basile (édition de 1827), de saint Jérôme, de Saint Cyprien, des documents sur les martyrs, la Bible de Crampon, etc., ainsi que des liens à noter, qui offrent eux-mêmes de nombreuses ressources, par exemple ces écrits de Tertullien.

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Recension : Livre d’Heures du Sinaï

Recension : Livre d’Heures du Sinaï. Introduction, texte critique, traduction, notes et index par Sœur Maxime (Leila) Ajjoub, avec la collaboration de Joseph Paramelle, s.j., Paris, Éditions du Cerf, 2004, 491 p. (« Sources chrétiennes » n° 486). Ce volume présente l’édition critique et la traduction du Codex Sinaiticus graecus 864 de la bibliothèque du monastère Sainte-Catherine du Sinaï, qui date du IXe siècle et contient l’un des plus anciens horologia (Livres d’Heures) connus à ce jour. Dans cet horologion figurent : sexte, none, douze psaumes, quatre tropaires, deux canons et six stichères de minuit, l’office de minuit. Outre l’horologion, le recueil contient une série de canons, de stichères et de makarismoi dédiés à la Mère de Dieu, au Précurseur, à la Croix et à la Résurrection. Dans la partie qui comporte l’Horologion, le relieur a rassemblé les différentes parties sans tenir compte de l’ordre des heures. Le recueil ne se rattache pas à une tradition liturgique particulière : à la tradition proprement sinaïtique (qui se caractérise par exemple par l’absence des tropaires à none) il a mêlé la tradition égyptienne (qui se manifeste par l’absence des deux heures majeures de vêpres et de matines). Celui qui l’a réalisé semble être un solitaire désireux de se constituer un livret pour sa prière individuelle. Ce libre choix correspond à une pratique ancienne où chaque moine recevait de son père spirituel la règle de prière qui lui convenait le mieux. L’intérêt majeur du Sinaiticus graecus 864 et de permettre une meilleure connaissance de l’histoire de l’office divin. On y découvre en particulier : – un office spécial de minuit composé de psaumes et d’hymnes répartis actuellement entre les grandes complies et l’office de minuit ; – une structure primitive des petites heures, sexte et note, différente de celle du Livre d’Heures actuel

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Recension : Christian Badilita et Attila Jakab (éd.), “Jean Cassien entre l’Orient et l’Occident”

Christian Badilita et Attila Jakab (éditeurs), Jean Cassien entre l’Orient et l’Occident. Actes du colloque international organisé par le New Europe College en collaboration avec la Ludwig Boltzmann Gesellchaft (Bucarest, 27-28 septembre 2001), Paris et Iasi, Beauchesne et Polirom, 2003, 263 pages. Ce volume réunit les actes du premier colloque international consacré à saint Jean Cassien (vers 360-433). Né en Dobroudja, une région située à l’Ouest de la Mer Noire, dans l’actuelle Roumanie, Cassien se rendit très jeune en Syrie puis en Égypte pour s’initier à la vie monastique. À la suite de la dispersion des moines origénistes des Kellia, il se réfugia à Constantinople où il fut ordonné diacre par saint Jean Chrysostome. Obligé de s’exiler avec tous les amis de ce dernier, après le synode du Chêne (404), il s’installa à Rome puis à Marseille, où il fonda deux monastères. C’est en Occident qu’il rédigea ses principaux écrits : les Institutions cénobitiques, les Conférences (où il présente une synthèse des enseignements reçus et des expériences vécues auprès des Pères du désert) et son traité Sur l’Incarnation, contre Nestorius.   Dans sa communication, Attila Jakab brosse un tableau du christianisme à l’époque de saint Jean Cassien et s’arrête sur les grands figures qui ont pu l’influencer. Il évoque longuement les tensions qui affectèrent l’institution épiscopale d’Alexandrie et les deux groupes adverses qui peuplaient alors les déserts égyptiens : les anthropomorphistes (moines d’origine égyptienne) et les origénistes (hellénophones). Cristian Gaspar s’intéresse au monachisme syrien que connut d’abord Cassien, et à ses particularités par rapport au monachisme égyptien. Catherine Broc s’interroge sur l’influence que saint Jean Chrysostome a pu avoir sur la théologie de saint Jean Cassien : tout en remarquant l’influence méthodologique, exégétique et dogmatique qui marque le traité sur l’Incarnation, elle constaste que Cassien force parfois la pensée de son

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Recension : La Bible d’Alexandrie, tome 25.2, Baruch, Lamentations, Lettre de Jérémie

La Bible d’Alexandrie, tome 25.2, Baruch, Lamentations, Lettre de Jérémie. Traduction du grec de la Septante, introduction et notes par Isabelle Assan-Dhôte et Jacqueline Moatti-Fine, Paris, Éditions du Cerf, 2005, 342 p. Les éditions du Cerf poursuivent, sous la direction de Marguerite Harl, Gilles Dorival et Olivier Munnich, la réalisation du gigantesque projet d’édition d’une traduction française annotée de la Bible dans la version dite des Septante, texte de référence dans l’Église orthodoxe. Ce volume est le treizième à paraître. Des trois livres Baruch, Lamentations, Lettre de Jérémie publiés ici, seul celui des Lamentations figure dans la Bible hébraïque, où il est placé avec les Hagiographes. La Septante, qui comporte les trois textes, a placé Baruch entre Jérémie et les Lamentations, et la Lettre de Jérémie après les Lamentations. La vieille traduction latine (Vetus Latina) qui précède celle de saint Jérôme (Vulgate) a inclus les cinq chapitres de Baruch en les plaçant à la suite du livre de Jérémie sans leur donner de titre propre, raison pour laquelle chez les Pères latins comme dans la liturgie latine, le livre de Baruch est toujours cité sous le nom de Jérémie. Lorsqu’il a fait sa traduction de la Bible en latin, saint Jérôme en a exclu Baruch au nom de l’hebraica veritas : « Nous avons omis le livre de Baruch, qui n’est chez les Juifs ni lu ni présent », écrit-il dans le prologue à sa traduction de Jérémie. Cependant le livre fut, à partir du ixe siècle, progressivement réintégré (dans sa vieille version latine) dans les manuscrits de la Vulgate, pour la raison que ce texte est souvent cité par les Pères latins (en particulier Ba 3, 36-38 pour illustrer la présence du Christ dans le monde) et utilisé dans les liturgies (la lecture de Ba 3, 9-38 dans la

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Recension : archimandrite Grigorios D. Papathomas – « Nomokanonikè Bibliothèkè »

Archimandrite Grigorios D. Papathomas, Le Patriarcat œcuménique de Constantinople (y compris la Politeia monastique du Mont Athos) dans l’Europe unie (Approche nomocanonique). Lettre-préface du patriarche de Constantinople Bartholomée. Éditions Epektasis, Katérini, 1998, 941 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 1) ; L’Église autocéphale de Chypre dans l’Europe unie (Approche nomocanonique). Lettre-préface de l’Archevêque de Chypre Chrysostome. Éditions Epektasis, Katérinè, 1998, 377 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 2) ; L’Église de Grèce dans l’Europe unie (Approche nomocanonique). Lettre-préface de l’Archevêque d’Athènes Christodule. Éditions Epektasis, Katérinè, 1998, 1001 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 3) ; Essai de bibliographie (ad hoc) pour l’étude des questions de l’autocéphalie, de l’autonomie et de la diaspora (Contribution bibliographique à l’étude des questions – Essai préliminiaire). Préface du Métropolite d’Éphèse Chrysostome. Éditions Epektasis, Katérinè, 2000, 105 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 7). Ces quatre volumes, parus en français dans une fort belle édition et totalisant près de deux mille quatre cents pages, sont la version actualisée de la thèse de Doctorat en Droit soutenue en 1994 à la Faculté de Droit Jean Monnet de l’Université de Paris XI par l’Archimandrite Grégoire Papathomas, professeur de Droit canon à l’Institut Saint-Serge. Les deux citations mises en exergue dans le premier volume — « Il n’y a d’avenir pour les Européens que dans l’union » (Jean Monnet) et « L’organisation de l’Église doit toujours suivre l’organisation civile » (17e canon du IVe Concile œcuménique ; 38e canon du concile Quinisexte) — révèlent clairement les intentions de l’auteur. Selon lui, les changements géopolitiques survenus du fait de l’unification européenne en 1993 impliquent plusieurs conséquences pour l’organisation canonique des Églises orthodoxes situées en Europe : 1) l’unification du territoire continental européen impose de nouvelles conditions préalables à l’application du système de l’autocéphalie ; 2) cette unification entraîne des changements

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Une réédition attendue depuis longtemps : L’Eucharistie, sacrement du Royaume du père Alexandre Schmemann

Une très bonne nouvelle que cette réédition. Cet ouvrage fondamental du père Alexandre Schmemann (1921-1983), achevé un mois avant son rappel à Dieu, vient d’être coédité par Ymca-Press et François-Xavier de Guibert dans la collection « L’Echelle de Jacob » qui est, par la même occasion, relancée. Celle-ci est désormais dirigée par Jean-Marie Gourvil, Jean-Marc Joubert et Daniel Struve. Le prochain ouvrage à paraître dans cette collection, également du père Alexandre, s’intitule Vous tous qui avez soif !… –Entretiens spirituels . Il s’agit d’homélies dominicales prononcées à la radio à destination de la Russie. Dans L’Eucharistie, sacrement du Royaume, l’auteur se livre à une étude qui s’appuie sur de solides éléments historiques et à une réflexion stimulante sur le sens de la liturgie. Il met à jour différentes dérives qui ont brouillé celui-ci : cléricalisation, distance entre clercs et laïcs (« Si le trait de séparation entre « ce monde » et l’Eglise englobait auparavant les laïcs, aujourd’hui il les laisse dehors »), piété individualiste et d’autres conceptions comme la réduction à une figuration symbolique, etc. Son objectif est « (…) d’en revenir à la vision, à l’expérience dont l’Eglise a vécu depuis les origines » avec cette conviction : « Le christianisme est toujours confession, réception, expérience. » C’est pourquoi « la liturgie (…) est tout entière transformation » et, autre thème cher au père Alexandre, «  Tout est réel dans la liturgie, non de la réalité de ce monde ni dans son temps désintégré, mais dans le temps intégré et nouveau. »

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (X).

Archimandrite Aimilianos, Catéchèses et discours, tome 3, Exultons pour le Seigneur. Préface de l’Higoumène Nicodimie. Introduction du Père Placide Deseille, Ormylia [Grèce], Éditions Ormylia, 2002, 398 p. Le monastère d’Ormylia (Chalcidique, Grèce), metochion (dépendance) du monastère athonite de Simonos-Pétra poursuit la publication de la traduction française des catéchèses et discours spirituels que l’Archimandrite Aimilianos, higoumène de Simonos-Pétra actuellement retiré, a tenus dans l’un et l’autre monastères. Un premier volume, intitulé Le Sceau véritable, paru en 1998, était un recueil de conférences et d’homélies sur le monachisme. La première partie concernait son organisation, son fonctionnement, sa régénération contemporaine. La deuxième partie concernait différents aspects de la vie spirituelle du moine (en particulier la prière), et des témoignages sur de grands spirituels contemporains qu’avait connus le Père Aimilianos. Le deuxième volume, intitulé Sous les ailes de la colombe, paru en 2000, comprenait douze catéchèses et homélies traitant, entre autre, du cheminement de l’âme, de la renaissance spirituelle, de la paix intérieure et de la communion avec Dieu. Le présent volume, dont la présentation est, comme celle des précédents, très soignée, propose les commentaires de 14 psaumes (16, 18, 37, 62, 76, 80, 83, 86, 87, 89, 102, 109, 117, 131). À travers les commentaires de ces textes que les moines sont amenés à chanter ou à lire très fréquemment lors des offices et qui constituent aussi des prières de base pour tous les fidèles, le Père Aimilianos dispense un enseignement spirituel de grande qualité, qui concerne presque tous les aspects de la vie spirituelle, depuis le repentir qui en constitue le fondement, jusqu’à l’union-participation à Dieu. Jean-Claude Larchet

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Vladimir Lossky et la théologie de l’Occident médiéval – par Nicolas Lossky

Nicolas Lossky, diacre de la paroisse Notre Dame joie des affligés et sainte Genevière à Paris, professeur à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, a donné, mardi 28 juin, une conférence à Paris dans les locaux du Diocèse de Chersonèse (Patriarcat de Moscou). Avec l’aimable autorisation de son auteur, le texte de cette conférence est en ligne ICI.

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Recension : Père Nicolae Dura, Le régime de la synodalité selon la législation canonique, conciliaire, œcuménique du 1er millénaire

Le père Nicolae Dura est un spécialiste du droit canonique qui enseigne actuellement à la faculté de théologie de Constanza (Roumanie). Ayant fait une partie de ses études en France, il a pu rédiger directement en français ce monumental ouvrage de 1023 pages publié à Bucarest en 1999 par les éditions Ametist 92 (disponible à la librairie La Procure). Celui-ci est consacré à un sujet extrêmement important, à savoir le régime de la synodalité dans l’Église pendant le premier millénaire, tel qu’il est défini par les textes canoniques. Dans la première partie, l’auteur explique que le prototype de toute synaxe (assemblée) synodale fut la synaxe eucharistique. Il note cependant que l’assemblée synodale ne doit être identifiée ni à la synaxe liturgique ni à la communion ecclésiale. Rejoignant les critiques qui ont été faites à l’ecclésiologie du Métropolite Jean Zizioulas, il note que si le prôtos (président) de l’assemblée eucharistique (l’évêque) fut représenté comme le prototype du primat des Églises locales, on ne doit pas réduire la primauté à son seul caractère sacramentel, et il souligne qu’envisager cette primauté en dehors de son contexte synodal aboutit à une conception ecclésiologique d’ « autorité » qui ne se retrouve pas dans la doctrine ecclésiologique exprimée par la législation canonique conciliaire de l’Église œcuménique du premier millénaire. La communion ecclésiale s’affirme surtout par le biais de la collégialité épiscopale-synodale, qui s’est concrètement manifestée par la diversité des conciles du premier millénaire. Et dans l’esprit de la communion ecclésiale, toute autorité ne peut s’exprimer que de manière collégiale-synodale. Le principe de la synodalité est un principe ecclésiologique fondamental qui a été énoncé par le Christ et mis en application par Ses apôtres. Le concile apostolique, décrit par les Actes des apôtres, fut le premier concile de l’oikoumèné chrétienne et reste comme un paradigme d’application concrète

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La Septante en ligne

La Bible des Septante, parfois appelée Bible d’Alexandrie, peut être lue et téléchargée à partir de cette page . Il s’agit d’une édition bilingue avec des traductions, en français ou en anglais selon les livres, du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Pour commencer la lecture, cliquez sur ce lien. Une présentation de la Septante est faite ici.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (VIII)

L’un des grands spirituels athonites qu’évoque l’ouvrage précédent est l’Ancien Joseph l’Hésychaste (1898-1959), qui est aussi, sans aucun doute, l’une des figures majeures de la spiritualité orthodoxe au XXe siècle. Sa vie et son enseignement sont présentés par l’un de ses disciples, le Père Joseph de Vatopaidi, dans un ouvrage récemment publié par les éditions du Cerf : L’Ancien Joseph l’Hésychaste, 2002, 199 pages (collection « Épiphanie – Tradition orthodoxe – Grands spirituels orthodoxes du xxe siècle »). Menant, lors de sa vie terrestre, une existence discrète, retirée, cachée, afin de disposer de la solitude, du silence, et de l’absence de trouble indispensables à une vie tout entière consacrée au renoncement à soi, à la prière et à la contemplation, il a eu cependant un rayonnement immense dont les effets continuent aujourd’hui à se faire sentir. On peut dire qu’il fut au Mont-Athos au XXe siècle le principal restaurateur du mode de vie hésychaste (dont il fut l’un des plus remarquables représentants), en particulier de la prière de Jésus (encore appelée « prière du cœur »). Il fut entouré de son vivant de disciples peu nombreux, mais remarquables. Ceux-ci, après sa mort, ont répandu, par leur activité et leur rayonnement, son enseignement et sa pratique dans toute la péninsule athonite, puis dans tout le monde grec et bien au-delà. L’auteur de ce livre, le Père Joseph « le Jeune », est devenu le père spirituel du monastère de Vatopaidi, l’un des plus grands de l’Athos, dont l’higoumène est l’Archimandrite Éphrem, qui a préfacé cette édition. Un autre disciple direct de l’Ancien Joseph, l’Archimandrite Éphrem de Philothéou, a fondé huit monastères en Grèce et seize et aux États-Unis et au Canada. Six des vingt grands monastères du Mont-Athos — représentant le quart des habitants de la Sainte Montagne — sont aujourd’hui

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L’orthodoxie à l’heure de la construction européenne – par Mgr Daniel de Moldavie et Bucovine

     Le 27 mai dernier, à Strasbourg, Mgr Daniel de Moldavie et Bucovine a donné une conférence sur le thème «L’orthodoxie à l’heure de la construction européenne – préjugés et réalités, expérience œcuménique et perspectives». Pour lire le texte de celle-ci, cliquez ICI.                                         Photographie: le métropolite Daniel (source)

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (VII)

C’est dans le Mont-Athos actuel que nous entraîne le photographe Fabian da Costa, dans son Florilège du Mont Athos (Paris, Presses de la Renaissance, 2005, 277 p.). Très lié depuis ses origines au monastère orthodoxe français Saint-Antoine-le-Grand dont l’higoumène est le Père Placide Deseille, c’est tout naturellement que l’auteur a demandé à celui-ci d’écrire la préface, et c’est au monastère athonite de Simonos-Pétra (dont le monastère Saint-Antoine-le-Grand est une dépendance) qu’il a trouvé la source de beaucoup de ses photos et des textes qui les accompagnent. Si ces photos ne représentent pas la Sainte Montagne aussi largement que celles de Carlos Freire, elles témoignent, avec un grand talent artistique, de « moments de vie » monastique et des beautés variées d’une nature majestueuse. Les textes, hélas mal identifiés, mais dus en particulier à l’Archimandrite Placide Deseille, à l’Higoumène Aimilianos, au Hiéromoine Macaire, et au Moine Théotokis (qui a accompagné l’auteur dans son pèlerinage au sud de l’Athos et est souvent présent sur les photos), rappellent brièvement l’histoire de la Sainte Montagne, décrivent rapidement les vingt principaux monastères de l’Athos, présentent quelques grandes figures monastiques du siècle passé, rapportent un certain nombre d’anecdotes où le pittoresque et l’humour se joignent à la richesse de l’enseignement spirituel, décrivent la pratique de la prière de Jésus (à laquelle les moines athonites s’appliquent constamment) et l’expérience de la transfiguration à laquelle elle mène. Un beau texte du Père Macaire (précédemment paru dans Le Messager orthodoxe) évoque les rapports du moine athonite avec la nature dans le cadre de ce que l’on peut appeler une « écologie spirituelle ». Quelques apophtegmes de Pères athonites (en particulier du Père Païssios), les prières de deux grands Anciens (le Père Joseph l’Hésychaste et le Père Ephrem de Katounakia), et les témoignages de l’Archimandrite Élisée sur le Père Aimilianos

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Viennent de paraître : Jacques de Saroug et sur le père Clément Zederholm du monastère d’Optino

Les éditions Migne viennent de publier, dans la collection « Pères dans la foi », La fin du monde. Homélies eschatologiques Jacques de Saroug. Celui-ci évêque pré-chalcédonien du début du VIe siècle, est, avec saint Ephrem le Syrien, l’un des plus grands auteurs chrétiens de langue syriaque. A son sujet, voir la brève notice biographique que lui consacre Olivier Clément dans son ouvrage intitulé Sources. Les éditions des Syrtes ont édité un ouvrage de Constantin Leontiev, auteur russe du XIXe siècle, sur le Père Clément Zederholm. Hiéromoine du monastère d’Optino. Celui-ci, protestant allemand, s’est converti à l’orthodoxie, puis s’est retiré au monastère d’Optino. Il fut le père spirituel de l’auteur.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (VI)

Bien qu’il soit jusqu’à présent resté à l’écart de l’Église orthodoxe et même du christianisme, l’écrivain Jacques Lacarrière reconnaît que les séjours qu’il a faits, il y a plus de cinquante ans, au Mont-Athos, l’ont profondément marqué. C’est dans son itinéraire de voyageur émerveillé qu’il nous invite à le suivre dans Le Mont-Athos, à travers de très beaux textes qui accompagnent de magnifiques photos en noir et blanc du grand photographe Carlos Freire (Paris, Imprimerie nationale, 2002, 155 p.). « Aller sur le Sainte Montagne, écrit Lacarrière dans sa conclusion, n’a que peu à voir avec une visite au Mont-Saint-Michel ! C’est changer de temps, de temps profane et de temps sacré, c’est pénétrer un espace où nature, traditions, croyances et rituels se perpétuent intacts depuis plus de dix siècles, c’est rencontrer une utopie vivante réalisée, des phalanstères orants flottant entre terre et ciel, des ruches où se distille le miel de la contemplation. Tout semble, au mont Athos, respirer une forme de satiété. » Il est intéressant de comparer ces récits de pèlerinages récents au Mont-Athos, avec celui écrit par le moine russe Serge Vesnine au milieu du xixe siècle sous forme de lettres adressées à ses amis restés en Russie, et rassemblées sous le titre Lettres du mont Athos (Paris, Presses de la Renaissance, 2004, 309 p.). Il est difficile de dire si cet ouvrage, dont le genre est à mi-chemin entre le récit de voyage et le roman épistolaire, est constitué de lettres authentiques ou emprunte un genre littéraire souvent utilisé. Il est en tout cas abusif de le comparer, comme le fait l’éditeur, avec les célèbres Récits d’un pèlerin russe, et de considérer qu’il fait partie, avec celui-ci, des trésors de la littérature orthodoxe. Mais il rapporte un certain nombre de rencontres pittoresques et d’anecdotes édifiantes,

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Péché et culpabilité dans une perspective orthodoxe – par Mgr Daniel de Moldavie et Bucovine

Péché et culpabilité dans une perspective orthodoxe est le titre du texte, que nous mettons en ligne, de la conférence de Mgr le métropolite Daniel de Moldavie et Bucovine (Eglise roumaine). Elle a été donnée le 10 mars dernier à Nice. Le Feuillet Saint Jean Cassien a publié un compte rendu de celle-ci (p.4-5). Une présentation (biographie et bibliographie) de Mgr Daniel est faite sur cette page (en roumain) et, en anglais, sur cette autre (présentation moins exhaustive). Pour lire le texte de Mgr Daniel, cliquez sur ce lien.                                                           Photographie: Mgr Daniel (à gauche) avec le métropolite Joseph (source).

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Comment construire l'Eglise locale ?

L’Archevêché des églises de tradition russe en Europe occidentale nous informe de la tenue d’une conférence diocésaine, le samedi 1er octobre prochain, sur le thème Comment construire l’Eglise locale ?, par Mgr Kallistos (Ware). Elle sera suivie d’un débat. Elle aura lieu à 10 heures à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (93, rue de Crimée, Paris 19e) et sera précédée de la divine liturgie à 8 heures.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (V)

L’impression profonde, marquante et transformatrice que peuvent laisser, sur un jeune homme épris de spiritualité, un séjour au Mont-Athos et la rencontre avec des ascètes remarquables, est bien exprimée par un livre qui reprend, après quelques réaménagements et ajouts, et sous le titre Athos, la Montagne transfigurée (Les deux Océans, 1997, 301 p.) le récit de voyage que Jean Biès avait publié pour la première fois en 1963 aux éditions Albin Michel. Près de trente-cinq ans après, on constate que cette approche subjective — où alternent les descriptions de paysages, de monastères, de services liturgiques, de moines et d’atmosphères, mais aussi les dialogues avec des ascètes et les méditations personnelles, et qui finit par aborder toutes les facettes de la réalité athonite — n’a guère eu de concurrence et n’a pratiquement pas vieilli. Le caractère souvent très poétique du texte, la fraîcheur de l’approche, l’émerveillement de l’auteur devant la beauté du lieu, la grande admiration qu’il éprouve pour ses habitants et le profond respect qu’il a pour la Tradition plus que millénaire qui s’y maintient vivante, restent communicatifs. C’est également ses impressions de voyage que nous livre Pavle RAK dans Approches de l’Athos (Paris, Éditions François-Xavier de Guibert, 1998, 154 p.). D’une grande qualité littéraire, intensément poétique, ce récit rend compte avec beaucoup de sensibilité de la beauté des lieux et de la qualité spirituelle des situations vécues et des personnes rencontrées. L’auteur qui est orthodoxe, aborde la Sainte-Montagne et ses habitants non seulement avec le respect qu’ils méritent mais avec la conscience de ce qu’ils représentent. Se tenant à l’écart d’un exotisme ou d’un folklorisme de mauvais aloi, il nous présente une approche descriptive, toujours simple et naturelle, d’un milieu où la grâce semble imprégner les paysages, les choses et les personnes et où les gestes les plus élémentaires

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (IV)

C’est également quelques spirituels remarquables ayant vécu à la même époque que les précédents, que nous fait connaître le « florilège athonite », réalisé par Maurice-Jean Monsaingeon, intitulé Écrits du Mont-Athos. Une anthologie hagiorite contemporaine (Grez-Doiceau, Éditions Axios, 1989, 225 p.). Il s’agit des Pères Ioachim de la skite de Sainte-Anne, Athanasios de Grogoriou, Kallinikos l’Hésychaste, Daniel de Katounakia, Isaac de Dionysiou, Savvas le Pneumatikos et Kodratos de Karakallou, dont les biographies spirituelles on eté été écrites par l’Archimandrite Chérouvim qui fut, avant le Père Moïse, « l’hagiographe » de la Sainte Montagne. Ce volume donne, dans une deuxième partie, de larges extraits d’un ouvrage très fameux en Grèce, dû au célèbre Père Théoklitos du monastère athonite de Dionysiou, Entre Ciel et terre, qui traite de la spiritualité hésychaste d’un point de vue pratique. C’est à des représentants contemporains bien connus de cette spiritualité hésychaste toujours vivante, que donne la parole l’ouvrage intitulé Voci dal Monte Athos (Milan et Schio, Éditions Servitium et Interlogos, 1994, 346 p.), publié par une association regroupant des catholiques et des orthodoxes, qui a beaucoup contribué à faire connaître en Italie la spiritualité orthodoxe. On y trouvera six sermons et articles de l’higoumène Basile d’Iviron, deux articles de l’higoumène Aimilianos de Simonos-Pétra, une conférence et une homélie de l’higoumène Georges de Grigoriou, un entretien avec ces trois higoumènes réunis, un entretien rare avec l’un des spirituels les plus remarquables de l’Athos, le père Ephrem de Katounakia (qui fut le prêtre de la communauté de l’Ancien Joseph l’Hésychaste et le père spirituel de nombreux moines et higoumènes de l’Athos, dont le père Aimilianos), et enfin de larges extraits du livre sur les Pères hagioritiques d’un autre éminent Ancien, le père Païssios (voir supra). Ces dits et écrits, qui abordent des sujets très divers, témoignent de la

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (III)

Ce que les deux ouvrages précédents ne mettent pas suffisamment en valeur, à savoir la nature de la vie spirituelle qui anime les habitants de l’Athos, l’Archimandrite Placide Deseille, higoumène du monastère Saint-Antoine-le-Grand, dans le Vercors — qui est précisément un métochion (dépendance) du monastère athonite de Simonos-Pétra — vient opportunément le présenter dans un livre intitulé La spiritualité orthodoxe et la Philocalie (2e édition, Paris, Albin Michel, 2003, 280 p., collection « Spiritualités vivantes »). Dans la première partie de cette étude,l’auteur fait l’historique de la spiritualité hésychaste (donnant à ce qualificatif un sens large), en consacrant, dans un premier chapitre,une brève notice à chacun de ses principaux représentants, et en accordant, dans un deuxième chapitre une attention particulière à saint Païssy Velitchkovsky (qui après avoir quitté l’Athos, répandit cette spiritualité en Moldavie puis dans le sud de la Russie) et aux mouvements des collyvades (dont les principaux représentants, saint Nicodème l’Hagiorite et saint Macaire de Corinthe, qui composèrent la Philocalie, répandirent cette même spiritualité dans le monde grec et furent les auteurs d’un renouveau spirituel considérable fondé sur un retour à la tradition des Pères). Dans la deuxième partie, l’auteur présente les principaux thèmes de la spiritualité hésychaste en illustrant son propos de substantielles citations patristiques. Un premier chapitre est consacré à la divinisation du chrétien (but ultime de la vie spirituelle auquel celle-ci est tout entière ordonnée) et un deuxième chapitre à la voie hésychaste (en particulier à la vie ascétique, à la prière et à ses conditions). Une troisième partie présente un panorama de l’influence de la spiritualité philocalique en Grèce, en Russie, en Roumanie et en Occident. Cet ouvrage d’initiation, qui est destiné à un large public et est écrit avec beaucoup de compétence, de simplicité et de clarté, constitue une aide précieuse pour ceux qui

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe. (II)

C’est un livre de dimensions plus modestes, puisqu’il est au format de poche, qu’a publié André Paléologue sous le titre Mont-Athos, merveille du christianisme byzantin (Paris, Gallimard, 1997, 160 p.), dans l’excellente collection «Découvertes». Les illustrations (représentant des bâtiments, des fresques, des icônes, des enluminures, des objets précieux, mais aussi beaucoup de moines photographiés durant leurs différentes activités) sont petites, mais très nombreuses et de grande qualité, et si elles ne bénéficient pas du format panoramique d’autres ouvrages, elles possèdent d’autres atouts : selon un principe adopté pour toute la collection, elles incluent des représentations picturales (tableaux, aquarelles ou esquisses réalisées par des voyageurs), et les photos récentes alternent avec des photos anciennes (datant parfois du XIXe siècle). On notera en particulier la reproduction de très beaux autochromes réalisés par Cuville en 1917 et 1918 pour le compte de la section photographique de l’armée française. Ce qui dans d’autres volumes de la collection suscite la nostalgie d’un passé disparu, fait ici mieux ressortir le caractère quasi-immuable des lieux. Quant au commentaire d’André Paléologue, il se divise en trois parties. La première présente l’histoire de l’Athos ainsi que le statut et les institutions si particuliers de cette « république monastique ». La deuxième partie décrit la vie monastique dans ses divers degrés, ses différentes formes (cénobitique, idiorrythmique…), son organisation sociale (les différentes fonctions exercées par les moines au sein du monastère) et dans son environnement architectural (types d’habitation, structure du monastère et de ses principaux bâtiments) et liturgique. L’auteur s’attache à présenter le vocabulaire spécifique utilisé pour désigner ces différents éléments, et constitue ainsi peu à peu un véritable lexique athonite qui sera fort utile au pèlerin visitant ces lieux. La troisième partie présente « l’horloge byzantine » (qui permet aux moines athonites de vivre selon un autre temps que celui

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe. (I)

Le Mont-Athos, république monastique située au nord-est de la Grèce et haut lieu de la spiritualité orthodoxe qui maintient depuis plus de mille an un mode de vie quasiment identique dans une nature préservée, reste fascinant par bien des aspects pour nos contemporains, orthodoxes ou non, si l’on en juge au nombre et à la variété des ouvrages qui lui ont été consacrés ces dernières années. Dans la catégorie de ce qu’il est convenu d’appeler les « beaux livres », c’est un ouvrage richement documenté et illustré que Massimo Capuani et Maurizio Paparozzi ont publié aux éditions Desclée de Brouwer Paris, 1997, 248 p.) sous le titre Le Mont-Athos, un millénaire de spiritualité et d’art orthodoxe. C’est un véritable guide, précis et détaillé, des fondations monastiques que Massimo Capuani a constitué dans la troisième et plus importante partie du volume (p. 95-240), nous présentant, pour chaque monastère, son histoire, son patrimoine artistique, son trésor, sa bibliothèque et ses dépendances. On trouve dans chaque chapitre un plan général du monastère, un plan de l’église et du réfectoire où des numéros signalent l’emplacement des fresques qui les décorent et dont la liste est donnée en marge du texte. De nombreuses photos en couleur ou en noir et blanc, anciennes ou récentes viennent illustrer le tout et permettent d’avoir une bonne vue d’ensemble et de détail de chaque monastère présenté. Dans la deuxième partie du volume (p. 63-91), le même auteur avait pris soin d’initier le lecteur aux particularités de l’architecture, de la peinture (fresques et icônes), de la sculpture et de tous les arts mineurs athonites. La première partie du volume (p. 11-60) est plus qu’une simple introduction. Due à Maurizio Paparozzi, théologien catholique qui enseigne à Rome, elle est une présentation particulièrement objective non seulement de l’histoire du Mont-Athos des origines

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« Conception dynamique de l’eucharistie dans les anaphores orientales et leur environnement patristique » par le père François Cassingena-Trévedy

Le père François Cassingena-Trévedy, en fin connaisseur de la tradition liturgique orientale, démontre dans son article intitulé « Conception dynamique de l’eucharistie dans les anaphores orientales et leur environnement patristique » comment dans  l’eucharistie orientale « tout est donné, tout se passe dans la divine liturgie marquée par la face lumineuse et incandescente du mystère pascal ». Il analyse les deux familles liturgiques orientales : l’anaphore byzantine de Jean Chrysostome et l’anaphore syriaque d’Addaï et Mari en s’appuyant sur la littérature patristique : Justin, Irénée de Lyon, Cyrille d’Alexandrie, Théodore de Mopsueste, mais aussi Éphrem, Balaï et Narsaï. Le père François est moine bénédictin de Ligugé et enseignant à l’Institut supérieur de liturgie (Institut catholique de Paris) et il nous a déjà adressé trois hymnes pascales de saint Ephrem le Syrien (cliquez sur les liens pour lire la première, la seconde et la troisième). Pour lire l’article, reproduit ici avec l’aimable autorisation de l’auteur, cliquez ICI !

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Recension: Jacqueline Dauxois et Dr. Marc Andronikof, “Médecin aux urgences”

Jacqueline Dauxois et Dr. Marc Andronikof, Médecin aux urgences, Paris, Éditions du Rocher, 2005, 200 pages. Ce volume est un recueil d’entretiens entre deux auteurs orthodoxes : Jacqueline Dauxois, romancière bien connue, et le Dr. Marc Andronikof, chef du service des urgences de l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart. Publiés par un éditeur à grande diffusion et usant d’un style accessible à tous, ces entretiens abordent toutes les grandes questions d’éthique posées par les développements récents des techniques médicales, dans différents domaines touchant à la vie et à la mort : la procréation médicalement assistée, la contraception, l’avortement, le clonage, la souffrance, les transplantations d’organes, l’acharnement thérapeutique, les soins palliatifs… Le Dr. Marc Andronikof est bien connu pour les réflexions en matière d’éthique médicale qu’il a développées dans sa thèse sur les transplantations d’organes (qui reçut, en 1992, le prix d’éthique médicale Maurice Rapin), dans divers articles publiés dans des revues internationales, et dans des interventions en Sorbonne ou devant le Sénat, dont il fut rapporteur. L’originalité de la réflexion éthique du Dr. Marc Andronikof est d’être nourrie d’une vaste culture théologique, philosophique et littéraire et, dans la ligne d’un Nicolas Berdiaev, de s’inspirer plus du mode de vie (ethos) orthodoxe que de principes abstraits ou de règles définis a priori. Le ton adopté dans ce livre par les deux auteurs est vif, abrupt, parfois choquant : son but, affiché d’emblée, est de réveiller les consciences pour les inviter à réagir contre certaines pratiques actuelles et certaines dérives prévisibles qui portent manifestement atteinte au respect de la personne dans son être et dans son devenir. Partant de son expérience professionnelle, le Dr. Marc Andronikof fait apparaître de façon aiguë les questions que posent, concrètement, à un médecin conscient et respectueux des valeurs du christianisme, les situations difficiles auquelles son métier d’urgentiste le

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Mgr Jean (Zizioulas) : « Institution synodale : problèmes historiques, ecclésiologiques et canoniques »

Bien que vingt-cinq ans nous séparent déjà de la première publication de l’étude de Mgr Jean Zizioulas intitulée « Institution synodale : problèmes historiques, ecclésiologiques et canoniques » elle reste toujours d’actualité ce dont témoigne sa récente publication dans la revue catholique, Istina (n° 1, 2002, pp. 14-44). Mgr Jean Zizioulas est métropolite de Pergame (Patriarcat de Constantinople) et l’un des plus grands théologiens orthodoxes contemporains. En étudiant ses aspects canoniques, liturgiques et historiques, Mgr Jean montre comment par son contenu ecclésiologique, l’institution synodale fut depuis le début et reste toujours le fondement de toute structure administrative et canonique dans l’église orthodoxe exprimant son essence même. Pour lire cette remarquable étude, traduite du grec par l’archimandrite Grigorios Papathomas et reproduite ici avec son aimable autorisation, cliquez ICI ! Photographie: Mgr Jean (source)

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Jean-Marie Gourvil – Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve. Une nouvelle traduction du Notre Père

Jean-Marie Gourvil, Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve. Une nouvelle traduction du Notre Père, Paris, François-Xavier de Guibert, 2004, 168 pages. L’auteur joint sa voix aux nombreuses critiques qui ont été adressées à cette traduction. La première partie de ce livre — la plus intéressante et la plus claire — est constituée par une réflexion critique sur la traduction française de la sixième demande du Notre Père, qui a été adoptée par toutes les confessions chrétiennes depuis 1966 en tant que « version œcuménique » de cette prière fondamentale : « Ne nous soumets pas à la tentation. » Il commence par passer en revue les différentes traductions qui ont été proposées, les répartissant en trois catégories : 1. Celles qui essaient de rester proche du texte grec : a. en traduisant peirasmos par « tentation » : – « ne nous expose pas à la tentation » (TOB 1985) ; – « ne nous conduis pas dans la tentation » (TOB 1998) ; – « ne nous induis pas en tentation » (Lagrange, Crampon, Second) ; – « ne nous soumets pas à la tentation » (Bible de Jérusalem ; Osty 1964 ; Version œcuménique) ; – « ne nous fais pas entrer dans la tentation » (Osty version 2) b. en traduisant peirasmos par « épreuve » : – « ne nous soumets pas à l’épreuve » (P. Lev Gillet) – « ne nous fais pas pénétrer dans l’épreuve » (Chouraqui) – « ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve » (Commission liturgique orthodoxe auprès de l’A.E.O.F.) 2) Celles qui, compte tenu des problèmes posés par la traduction précédente, inversent le sens de la négation : a. en traduisant peirasmos par « tentation » : – « que nous n’entrions pas dans la tentation » (X.-L. Dufour)

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“Le rassemblement de la diaspora ecclésiale russe en Europe occidentale comme pas vers la création de l’Eglise locale” – par Mgr Innocent, archevêque de Chersonèse

Le 6 mai dernier , Mgr Innocent, archevêque de Chersonèse, du Patriarcat de Moscou, a donné une conférence sur le thème Le rassemblement de la diaspora ecclésiale russe en Europe occidentale comme pas vers la création de l’Eglise locale. Pour lire ce texte, cliquez ICI. Photographie: Mgr Innocent (source)

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Un nouveau livre de Jean-Claude Larchet : « L’inconscient spirituel »

Un nouveau livre de Jean-Claude Larchet vient de paraître aux éditions du Cerf dans la collection « Théologies », sous le titre : L’inconscient spirituel.Ce livre, qui prolonge les recherches précédentes de l’auteur, souligne la dépendance de la vie psychique à l’égard de la vie spirituelle et montre comment certains troubles psychiques dépendent de maladies spirituelles et peuvent donc être traités et guéris à travers la thérapeutique de celles-ci.Se fondant sur la tradition patristique, il met en évidence l’existence en l’homme d’un double inconscient spirituel, et précise sa nature et sa fonction par rapport à la pathologie et à la thérapeutique. Posant le problème de la place et du rôle respectifs de la thérapeutique spirituelle et de la psychothérapie, il offre des perspectives nouvelles pour le développement d’une thérapeutique des maladies psychiques pleinement respectueuse de l’anthropologie chrétienne et mettant à profit la riche expérience du soin des âmes acquise, au cours des siècles, par l’Orient chrétien. Table des matières :Chapitre 1 : Maladies psychiques et maladies spirituelles. Chapitre 2 : Les grands principes de l’anthropologie chrétienne. Chapitre 3 : Le problème de la compatibilité des fondements anthropologiques : l’exemple de la psychanalyse freudienne. Chapitre 4 : Le problème de la compatibilité des fondements théologiques et éthiques : l’exemple de la psychologie analytique jungienne. Chapitre 5 : Une autre conception de l’inconscient : l’inconscient spirituel. Chapitre 6 : L’inconscient « théophile ». Chapitre 7 : L’inconscient « déifuge ». Chapitre 8 : L’inconscient spirituel et la thérapeutique. Chapitre 9 : Deux pratiques thérapeutiques chrétiennes : la confession et la manifestation des pensées. Comparaison avec la psychanalyse. Chapitre 10 : Les sources spirituelles des maladies psychiques. Chapitre 11 : Le recours à la thérapeutique spirituelle exclut-il l’usage de la psychothérapie ?

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