L’icône de la Mère de Dieu “du Signe” (Notre-Dame de la racine de Koursk) à Paris et à Meudon les 9 et 10 avril

” Le samedi 9 avril, la veille du 5ème dimanche du Grand Carême, avec l’accord de Son Éminence Antoine, métropolite de Chersonèse et d’Europe occidentale, et Son Excellence Irénée, évêque de Londres et d’Europe occidentale (Église orthodoxe russe hors frontières) l’icône miraculeuse du Signe (Znaménié), dite Notre-Dame de la racine de Koursk, sera apportée en la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris. L’icône de la très sainte Mère de Dieu arrivera vers 17h00 et sera accessible lors des vigiles célébrées. Le lendemain, dimanche 10 avril, elle demeurera en l’église de la Résurrection du Christ à Meudon (8 rue des Bigots, 92190 Meudon).

L’icône de la Mère de Dieu de Koursk est l’une des plus anciennes icônes de l’Église orthodoxe russe. Au XIIe s., au moment de l’invasion tatare, la ville de Koursk fut entièrement détruite et livrée à l’abandon. Une fois, aux environs de la ville, un chasseur remarqua, près des racines d’un arbre, une icône, face contre terre. A peine l’avait-il dégagée pour l’examiner, qu’une source d’eau pure jaillit à cet endroit. Cela se produisit le 8 septembre 1259, en la fête de la Nativité de la Mère de Dieu. Sur le lieu où il avait trouvé l’icône fut construite une chapelle en bois, dans laquelle celle-ci fut placée. A plusieurs reprises, les habitants de la ville de Rylsk, située non loin de là s’emparèrent de l’icône et l’amenèrent dans leur cité, mais à chaque fois l’icône revint à l’endroit de son apparition. A la fin, les habitants de Rylsk comprirent que la Mère de Dieu souhaitait rester sur le lieu de son apparition. Aussi une chapelle en pierre y fut érigée. En 1385, la région de Koursk fut à nouveau dévastée par les Tatares, qui fendirent l’icône en deux moitiés, qu’ils jetèrent dans des directions différentes. Après de longues recherches dans le jeûne et la prière, le prêtre local, qui rentrait de captivité, retrouva les deux moitiés de l’icône, les rassembla et elles se joignirent, tandis que de la fente s’épancha un liquide « semblable à la rosée ».

En 1597, sur le lieu de la chapelle fut érigée une grande église et un monastère qui prit le nom d’ermitage « de la Racine » en souvenir de l’apparition de l’icône dans les racines d’un arbre. Après encore un certain nombre d’épreuves en Russie, la sainte icône partit en 1919 en Serbie avec les émigrés. En 1920, sur la demande du général Wrangel, l’icône revint en Russie – en Crimée – et y resta jusqu’à l’évacuation, dans les premiers jours de la même année. L’icône revint alors à Belgrade, où elle resta jusqu’en 1944. En 1951, la sainte icône fut placée, dans un premier temps, au « Nouvel ermitage de la Racine », à Mahopac, près de New York. Depuis 1957, la sainte icône se trouve en l’église du Synode des évêques de l’Église russe hors frontières, à New York. De temps à autres, l’icône visite les lieux de la diaspora russe.”

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