23/10/2017
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Un fragment des reliques de St Ignace (Gaozadinis) « le nouveau Moïse » des Grecs de Crimée, a été transmis à son île natale de Kythnos, en Grèce

Un fragment des reliques de St Ignace (Gaozadinis) « le nouveau Moïse » des Grecs de Crimée, a été transmis à son île natale de Kythnos, en Grèce

Le diocèse de Donetsk a fait don à l’île grecque de Kythnos de l’icône du saint hiérarque, ainsi que d’un fragment de ses reliques. Le coffre contenant la relique a été transportée dans la cathédrale de l’île, la première patrie du saint. C’est Mgr Dorothée, métropolite de Syros, Tinos, Keas et Melos, qui en avait fait la demande. Cet événement est lié au 230ème anniversaire du trépas du saint hiérarque Ignace de Marioupol. À l’âge de 18 ans, le futur hiérarque quitta son île natale. Selon le membre de la délégation ukrainienne accompagnant la relique, l’archiprêtre Vadim Outkine, saint Ignace peut être à juste titre considéré comme le fondateur de Marioupol. C’est justement de son temps que la ville a reçu son identité. « Les Grecs considèrent ce hiérarque comme l’un de ses représentants les plus marquants de leur diaspora. L’Église, l’appelle à juste titre un second Moïse », a déclaré l’archiprêtre. St Ignace (Gaozadinis) naquit à Kythnos en 1716. Dans sa jeunesse, il prononça ses vœux monastiques sur le Mont Athos, où il reçut son éducation, fut élevé au diaconat, à la prêtrise et à l’épiscopat. En 1771, il fut nommé en Tauride, où il dirigea ses efforts à la renaissance et à la préservation de la foi orthodoxe et du sentiment national parmi les Grecs. Voulant soustraire ses compatriotes au joug tartare, il priait avec larmes devant l’Autel pour son troupeau menacé d’extermination et commença les négociations avec l’Empire russe pour obtenir la citoyenneté russe pour les chrétiens de Crimée. Le 23 avril 1778, il appela ses compatriotes à l’exode en Terre russe. C’est ainsi que 30.000 Grecs quittèrent leurs foyers ancestraux avec l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Bakhtchisaraï, sous la protection spirituelle de St Ignace et le soutien militaire du général Souvorov. En cours de chemin, une épidémie se produisit et le hiérarque pria St Charalampe, qui lui apparut. Arrivé avec son troupeau sur la rive russe de la Mer d’Azov, il donna sa bénédiction à la fondation de Marioupol (nom donné à la ville en l’honneur de la Mère de Dieu), où il érigea et consacra la cathédrale Saint-Charalampe, les églises de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, du Grand-Martyr Théodore le Stratilate et de la Dormition. À Marioupol fut fondée une nouvelle cathèdre de l’Église orthodoxe russe, dont il fut l’évêque. Il décéda en 1786. En 1936, les communistes profanèrent sa tombe, et il s’avéra que ses reliques étaient incorrompues. Sous l’occupation allemande, celles-ci furent à nouveau placées dans l’église, mais les occupants, avant de quitter la ville l’incendièrent, et les reliques brûlèrent en partie. C’est ainsi que s’accomplit la prophétie du saint selon laquelle ses reliques brûleraient. Néanmoins par les soins des fidèles fut préservée la partie restante des reliques. Le saint fut canonisé en 1998 et sa mémoire est fixée au 3/16 février.

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Jovan Nikoloski