29/03/2017
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10 avril (ancien calendrier)/23 avril (nouveau)

10 avril (ancien calendrier)/23 avril (nouveau)

10 avril (ancien calendrier)/23 avril (nouveau)
GRAND CARÊME
Dispense d’huile et de vin

Résurrection de Lazare ; Saints Térence, Pompée, Africain, Maxime, Zenon, Alexandre, Théodore et leurs 33 compagnons, martyrs à Carthage (249-251) ; saints Jacques, prêtre, Azadan et Audice, diacres, martyrs en Perse (vers 380) ; saint Pallade, évêque d’Auxerre (vers 658) ; saint Grégoire V, Patriarche de Constantinople, néo-martyr grec (1821) ; saints néo-martyrs de Russie : Phlégonte (Ponguilsky), prêtre (1938) ; Démètre (Vdovine), martyr (1942).

HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME
SUR LA RÉSURRECTION DE LAZARE

Résurrection de Lazare

Ce n’est donc pas par ignorance que le Sauveur demande : Où l’avez-vous placé? et que le Père dit à Adam : Où es-tu ? et à Caïn : Où est ton frère Abel ? ou bien : Je descendrai et je verrai si leurs œuvres répondent au cri qui est venu jusqu’à moi. Il nous est facile maintenant de répondre à ceux qui prétendent que Jésus-Christ pria par faiblesse avant de ressusciter Lazare. Suivez avec la plus grande attention. Lazare est mort; Jésus n’était pas là, il était en Galilée. Il dit à ses disciples : Notre ami Lazare dort. (Jean, II, 11.) Ceux-ci, croyant qu’il parlait d’un sommeil ordinaire, répondirent : Seigneur, s’il dort, il sera guéri. Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort. Le Sauveur vient ensuite à Jérusalem, où était Lazare. La sœur de Lazare court à sa rencontre et lui dit: Si Tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. — Si Tu avais été ici. Tu es faible, ô femme ! Elle ne sait pas que Jésus-Christ absent de corps est présent par la puissance de la divinité; elle mesure le pouvoir du divin Maître à la présence matérielle. Marthe lui dit : Seigneur, si Tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort; et maintenant je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, il Te l’accordera. C’est donc pour répondre au désir de Marthe que le Sauveur prie. Dieu n’a pas besoin de prières pour ressusciter un mort. N’a-t-Il pas opéré d’autres résurrections? Quand Il rencontra à la porte de la ville un mort qu’on portait en terre, il ne fit que toucher le cercueil et le mort se leva. (Luc, VII, 14.) Eut-Il besoin de prière pour le ressusciter? Dans une autre circonstance, Il ne dit qu’un mot à la jeune fille : Talitha, koumi (Marc, V, 41), et Il la rendit vivante à ses parents. A-t-Il eu besoin de prier? Pourquoi parler du Maître? Les disciples d’un mot ressuscitent les morts. Une parole de Pierre n’a-t-elle pas rendu Tabitha à la vie? Les vêtements de saint Paul n’ont-ils pas opéré de nombreux prodiges? Voici quelque chose de plus admirable encore. L’ombre des apôtres ressuscite les morts. On apportait les malades dans des lits, afin que l’ombre de Pierre couvrît quelqu’un d’eux, et aussitôt ils étaient guéris. (Act. V, 15.) Quoi donc ? L’ombre des disciples ressuscite les morts, et le Maître, pour ressusciter Lazare; aurait besoin de prier? Le Sauveur prie à cause de la faiblesse de Marthe. Elle lui dit : Seigneur, si Tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort; maintenant je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, il Te le donnera. Vous voulez une prière, voici une prière… La résurrection de Lazare ne fut pas l’œuvre de la prière; pour vous en convaincre, écoutez cette prière : Je Te rends grâces de ce que Tu m’as exaucé. (Jean, XI, 41.) Quoi donc? Est-ce là une prière, une supplication ? Je Te rends grâces de ce que Tu m’as exaucé. Pour moi, je sais bien que Tu m’exauces toujours. Si Tu sais, Seigneur, que Tu es toujours exaucé par le Père, pourquoi L’importuner au sujet de choses que Tu connais? Je sais bien, dit-Il, que mon Père m’exauce toujours , mais je dis cela pour le peuple qui m’environne, afin que tous sachent que Tu m’as envoyé. Prie-t-Il pour le mort? Fait-Il des supplications pour ressusciter Lazare? Dit-Il : Mon Père, commande au mort d’obéir; mon Père, ordonne au tombeau de rendre le mort, de ne pas se fermer plus longtemps sur lui? Mais je dis cela pour le peuple qui m’environne, afin que tous sachent que vous Tu m’as envoyé. Ce qui se passe est moins un miracle qu’une instruction pour les spectateurs.
La prière n’est donc pas pour le mort, mais pour les Juifs incrédules, afin qu’ils sachent que Tu m’as envoyé. Comment reconnaître cette mission? Suivez, je vous en prie, avec la plus grande attention. De ma propre autorité, semble-t-Il dire , j’appelle le mort; de ma propre puissance je commande à la mort; au Père, je dis : Mon Père; j’évoque Lazare du tombeau. Si le Père n’est pas mon père, que ce prodige n’ait pas lieu; s’Il l’est, au contraire, que le mort obéisse pour l’instruction de ceux qui m’entourent. Pourquoi Jésus-Christ dit-Il : Lazare, viens dehors ? Il a prié, et le mort n’est pas ressuscité; Il dit : Lazare, viens dehors ! Et le mort se lève.O tyrannie de la mort ! O tyrannie sous laquelle gémissait cette âme ! O enfer! Il prie, et tu ne rends pas le mort ! Non, répond-il. — Pourquoi? — Je n’avais pas reçu d’ordre. Je suis établi gardien, et je ne laisse sortir que sur un ordre formel. La prière ne s’adressait pas à moi; c’était pour les Juifs incrédules. Et à moins d’un ordre précis, je ne délivre personne. Pour délivrer l’âme j’attends la parole: Lazare, viens dehors ! Le mort entend l’ordre du Maître, et aussitôt se brisent les chaînes du trépas. Que les hérétiques soient confondus et qu’ils disparaissent de la surface de la terre. Car vous le voyez par le texte même; le Christ prie non pour ressusciter Lazare, mais pour condescendre à la faiblesse des assistants incrédules. Lazare, viens dehors ! Pourquoi appelle-t-Il le mort par son nom? Pourquoi ? Parce qu’en s’adressant aux morts en général, Il aurait ressuscité tous ceux qui étaient dans les tombeaux. Voilà pourquoi Il dit : Lazare, venez dehors ! Je t’appelle seul devant le peuple, pour montrer par cet acte particulier les prodiges de l’avenir: j’ai ressuscité un mort, je ressusciterai la terre entière : Car je suis la résurrection et la vie. Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit enveloppé de bandelettes. O merveille étonnante ! Celui qui a arraché l’âme des liens de la mort, qui a brisé les portes de l’enfer, qui a broyé les portes d’airain et les verrous de fer, qui a délivré l’âme des chaînes de la mort, celui-là n’a pu déchirer les bandelettes du mort ! Si, Il le pouvait. Mais Il ordonne aux Juifs d’ôter ces liens qu’ils avaient attachés eux-mêmes en ensevelissant le mort. De la sorte, ils devaient reconnaître leurs propres liens, et se convaincre par leur expérience que c’était ce Lazare enseveli par eux, que Jésus-Christ était le Messie envoyé dans le monde par la bonté du Père, et qu’il avait pouvoir sur la vie et sur la mort. A lui, avec le Père et le Saint-Esprit, soient la gloire et la royauté, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Résurrection de Lazare, ton 1
Affirmant la Résurrection universelle, avant ta Passion, ô Christ Dieu, Tu ressuscites Lazare des morts. Et nous, comme les adolescents, portant les symboles de la victoire, nous T’acclamons, ô Vainqueur de la mort: Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur!
Autre tropaire de la Résurrection de Lazare, ton 4
Enseveli avec Toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, nous sommes devenus dignes de la vie éternelle par ta Résurrection. Et nous Te chantons en criant: Hosanna au plus haut des cieux, béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur!

Kondakion de la Résurrection de Lazare, ton 6
Toi qui, au ciel, sièges sur un trône et qui, sur la terre, montes un ânon, ô Christ Dieu, agrée la louange des anges et celle des enfants qui Te crient: Tu es béni, Toi qui viens tirer Adam du tombeau!

Évangile du jour
(Jn XI, 1-45)

Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur. C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade. Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Après avoir entendu cela, Jésus dit: Cette maladie n’est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était, et il dit ensuite aux disciples: Retournons en Judée. Les disciples lui dirent: Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée! Jésus répondit: N’y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde; mais, si quelqu’un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n’est pas en lui. Après ces paroles, il leur dit: Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller. Les disciples lui dirent: Seigneur, s’il dort, il sera guéri. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement: Lazare est mort. Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n’étais pas là. Mais allons vers lui. Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui. Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ, beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère. Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. Marthe dit à Jésus: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera. Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande. Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui. Car Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l’ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant: Elle va au sépulcre, pour y pleurer. Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. Et il dit: Où l’avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l’aimait. Et quelques-uns d’entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point? Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C’était une grotte, et une pierre était placée devant. Jésus dit: Otez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. Jésus lui dit: Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. Ayant dit cela, il cria d’une voix forte: Lazare, sors! Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller. Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit Jésus, crurent en lui.

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Jovan Nikoloski