30/03/2017
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Category Archives: Livres

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Une nouvelle édition du livre de Bernard Le Caro “Le Grand Carême”

Le_CaroLes éditions des Syrtes viennent de publier une nouvelle édition du livre de Bernard Le Caro, “Le Grand Carême“, qui propose, pour les dimanches du Triode et chaque jour du Grand Carême, de courts extraits des offices du jour, les lectures de l’Ancien Testament prescrites, et des extraits d’homélies appropriés dues à des Pères de l’Église anciens ou récents.
Cette deuxième édition est augmentée par les passages de la Genèse lus chaque jour (qui avaient été omis dans la première édition) et leurs commentaires par saint Jean Chrysostome.

Vient de paraître: « Les Actes des Apôtres. Présentés et illustrés par Michel Quenot »

Actes« Les Actes des Apôtres. Présentés et illustrés par Michel Quenot » (Orthdruk, 2016).
Dans la lignes de ses ouvrages précédents, L’Évangile selon saint Luc et L’Évangile selon saint Jean, le protopresbytre Michel Quenot vient de publier aux Édition Orthdruk Les Actes des Apôtres. Le texte est celui de la TOB (Traduction oecuménique de la Bible). L’introduction n’étant que de 3 pages, le principal intérêt de cette édition réside dans les 73 images, reproduisant des icônes, des miniatures et surtout des fresques, toutes assez rares et bien choisies, illustrant ce grand texte du Nouveau Testament, écrit par saint Luc, qui expose l’œuvre des apôtres après l’Ascension du Christ et la Pentecôte.
Le livre est diffusé pour tous pays sauf la Suisse par La Procure, et pour la Suisse par la Diffusion Albert le Grand. Il peut être commandé en ligne à la librairie du monastère de la Transfiguration.

L’ouvrage d’Antoine Arjakovsky “En attendant le concile de l’Eglise orthodoxe” publié en ukrainien et en russe par l’Universtié catholique d’Ukraine

SoboryOBKL! .inddL’ouvrage d’Antoine Arjakovsky intitulé En attendant le concile de l’Église orthodoxe (Cerf, 2011) a été publié en ukrainien, en deux volumes (illustration: le premier) et en russe (cliquez ici pour lire le pdf de la version russe) aux Éditions de l’Université catholique d’Ukraine de Lviv. La préface de l’ouvrage, du P. Christophe Levalois (en français ici), a également été traduite dans les deux langues.

Les livres d’iconologie du père Stéphane Bigham téléchargeables en shareware sur Smashwords

BighamLes onze livres d’iconologie – en français et en anglais – du père Stéphane Bigham sont désormais téléchargeables en « shareware » sur Smashwords, une plateforme pour la publication de livres numériques. Le prix est à déterminer librement par chaque acquéreur.
Le père Stéphane Bigham, prêtre au Québec, enseignant à la section orthodoxe de l’Université de Sherbrooke, près de Montréal, est l’un des meilleurs iconologues orthodoxes actuels.
Les différents titres proposés en français sont :
— « L’icône dans la tradition orthodoxe »
L’auteur étudie les grands personnages de l’icône, le vocabulaire qui y est propre ; les événements historiques qui ont défini l’icône; et l’image de Dieu le Père. L’icône, son histoire, son vocabulaire, son langage pictural, sa signification et ses artistes : il s’agit finalement de la sainteté, ce brûlant feu divin qui purifie tous ceux et celles qui se laissent toucher par l’art du Dieu.
— « Épiphane de Salamine, docteur de l’iconoclasme ? Déconstruction d’un mythe »
Cinq textes iconophobes sont attribués à Épiphane évêque de Chypre, IVe s. Sont-ils authentiques ou des faux ? La légitimité de la tradition artistique chrétienne en dépend, en partie. Les iconoclastes, VIIIe s., et les protestants, XVIe s., disaient qu’il était iconophobe comme eux, qu’il rejetaient toute image. Cette étude cherche à prouver que les textes sont soit des faux soit mal interprétés.
— « Les images chrétiennes : textes historiques sur les images chrétiennes de Constantin le Grand jusqu’à la période post-iconoclaste (313-900) »
Ce livre regroupe des textes chrétiens sur les images de la période 313-900. Certains existent déjà en traduction française, mais dans des publications difficilement accessibles, alors que d’autres n’ont jamais été traduits en français. Il sera utile à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’art, à l’iconographie, à l’histoire chrétienne et à d’autres domaines reliés au thème des images.
— Les chrétiens et les images : Les attitudes envers l’art dans l’Église ancienne »
Cette étude cherche à savoir si les premiers chrétiens étaient hostiles aux images à cause du 2e commandement. Certains affirment qu’ils n’avaient pas d’images et qu’ils considéraient celles-ci comme des idoles. Ce livre s’oppose à ce point de vue et appuie la notion que la tradition chrétienne est ouverte à l’expression de la foi par les arts.
— « L’art roman et l’icône : Le dernier art occidental à caractère iconique et d’autres études »
Le Christ représenté dans les icônes et dans l’art roman expriment, selon l’auteur, un art œcuménique, c’est-à-dire une vision théologique commune peinte dans un langage artistique commun. Au tour de l’an 1000, tous les chrétiens pouvaient lire et comprendre ces images. Cette unité s’est malheureusement perdue pendant le second millénaire de l’histoire chrétienne. D’autres études suivent.
— « L’art, l’icône et la Russie : Documents russes sur l’art et l’icône du XVIe siècle au XVIIIe siècle »
Ce livre présente aux lecteurs occidentaux pour la première fois treize textes qui révèlent les controverses en Russie ancienne sur l’art de l’icône. Jusqu’à maintenant, ces documents n’étaient disponibles qu’aux spécialistes de la littérature russes, mais avec la publication de ce livre, le public francophone aura un plus grand accès à ces écrits, ainsi qu’à quelques études russes les concernant.

Vient de paraître: “Instants d’éternité” aux éditions Sainte-Geneviève

8963336-14219756Les éditions Sainte-Geneviève (éditions du Séminaire orthodoxe russe en France) viennent de publier Instants d’éternité (couverture ci-contre). Présentation: “La paroisse des Trois-Saints-Docteurs à Paris vient de publier aux éditions Sainte-Geneviève un livre-album de 160 pages – Instants d’éternité – avec des photographies de Maria-Helena Buckley accompagnées des explications de Mgr Nestor Sirotenko, évêque de Chersonèse, en russe et en français.
Ces images illustrent le quotidien de l’église des Trois-Saints-Docteurs à Paris: liturgies, baptêmes, fêtes patronales, Pâques… Cet album raconte aussi efficacement que l’aurait fait un récit littéraire ce qu’est la vie d’une paroisse orthodoxe.”  L’ouvrage peut être commandé sur cette page.

« Le patrimoine architectural de l’Église orthodoxe d’Antioche » : recherche fondamentale ou interrogations autour de l’identité ?

Cover-page-001Carol Saba a rendu compte, dans le quotidien libanais en français L’Orient-Le Jour, de la parution de l’ouvrage intitulé Le patrimoine architectural de l’Église orthodoxe d’Antioche (couverture ci-contre) rédigé sous la direction de May Davie, directrice du département « patrimoine religieux : art et architecture » à l’Institut d’histoire, d’archéologie et d’étude du Proche-Orient de l’Université de Balamand et chercheuse associée au CeTHIS de l’Université François-Rabelais de Tours.

Publication: “Théologie orthodoxe et science” – 2 volumes

Le premier atlas des monastères orthodoxes d’Amérique paraîtra au mois de février

atlas-krindatchLe premier atlas des monastères orthodoxes d’Amérique paraîtra au mois de février. Il est édité par Alexis Krindatch, coordinateur de recherches pour l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis. Il s’agit d’un volume de 150 pages. Presque 80 monastères orthodoxes y sont répertoriés et décrits, avec des cartes en couleurs et plus de 100 photographies décrivant la vie quotidienne de ces monastères. Cet ouvrage est disponible à la librairie du Collège de la Sainte-Croix à Boston, relevant de l’archevêché grec d’Amérique.

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Vient de paraître: “Soyons l’Eglise” du père Cyrille Argenti

8739Les éditions Médiaspaul viennent de publier un recueil du père Cyrille Argenti, Soyons l’Eglise. L’ouvrage rassemble des textes des émissions faites sur Radio Dialogues à Marseille. Olga Lossky a préfacé le livre. Présentation de l’éditeur: “C’est une voix pastorale contemporaine qui s’élève dans ces pages, celle du père Cyrille Argenti, qui fut prêtre orthodoxe à Marseille. Son engagement pour le dialogue œcuménique s’exprime ici dans une présentation de la nature de l’Église, qui invite à ouvrir des perspectives d’unité chrétienne concrètes et parlantes pour notre époque. Il expose par ailleurs les fondements de la vie ecclésiale, non comme une conformation à des rites, mais comme la participation réelle à la vie du Christ ici et maintenant.

Le père Cyrille est issu d’une famille d’armateurs grecs. Sa foi s’ancre dans des expériences singulières, notamment son évasion durant la guerre, lorsqu’il avait été arrêté par la Gestapo en tant que résistant. Devenu prêtre et moine, le père Cyrille a choisi de suivre une vocation peu répandue dans l’Église orthodoxe : celle du monachisme au cœur de la ville. C’est à Marseille qu’il a exercé son ministère auprès de tous : les personnes âgées pour lesquelles il a ouvert une maison de retraite avec l’argent de son héritage, les jeunes qu’il a rassemblés dans des camps catéchétiques, les sans-abri qui le connaissaient tous, parcourant la ville sur son Solex pour aller à leur rencontre. Soucieux de prier dans la langue du lieu, il a ouvert la première paroisse francophone orthodoxe de Marseille. Très engagé dans le dialogue œcuménique, il fut l’un des fondateurs de Radio-Dialogues, de l’association interreligieuse Marseille-Espérance. Il a été aussi vice-président de l’ACAT.

Points forts:

– L’occasion de « réentendre » les méditations savoureuses du célèbre prêtre orthodoxe.
– Un regard riche et savoureux sur le mystère que constitue l’Église.
– Un ouvrage pouvant enrichir le dialogue œcuménique, un bon compagnon pendant la « Semaine pour l’unité des chrétiens ».

argenti250Prêtre orthodoxe, Cyrille Argenti (1918 – 1994) (photographie ci-contre, source), figure très reconnue de Marseille, fut un prédicateur accessible. Ses homélies et articles ont été rassemblés dans un premier ouvrage paru au Cerf, N’aie pas peur !, puis une partie des émissions radiophoniques qu’il a faites sur Radio-Dialogues fut reprise dans Dieu s’est fait chair (DDB).

« Le père Cyrille a mené sur les ondes un véritable travail d’évangélisation,
dont les textes qui suivent sont le reflet »
Préface d’Olga Lossky, écrivain orthodoxe “

Calendrier liturgique 2016

Pour commander le calendrier liturgique 2016 de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale et celui, nouveau, pour les enfants, voir l’affiche ci-dessous.

calendrier2016-diffusion

Le premier tome de l’encyclopédie de l’Église orthodoxe de Géorgie est paru

Dans ce premier tome de 548 pages, avec un texte réparti sur trois colonnes, sont publiés des articles qui commencent par « Abaata » (l’une des plus anciennes églises en Géorgie occidentale) et finissant par « Burnacheti » (église du Xème siècle dans la province historique de Javakheti, dans le Sud de la Géorgie). Il est prévu que l’encyclopédie comprenne 4 ou 5 tomes. Les domaines concernés sont l’histoire, l’art, les personnalités, les diocèses, les monastères, etc. Les rédacteurs de l’encyclopédie collaborent avec toutes les institutions en charge des sciences humaines de Géorgie, le centre d’histoire de l’art « K. Kekelidzé », la cathèdre d’histoire d’art géorgien de l’Université de Tbilissi « I. Djavakhishvili, » l’université géorgienne Saint-André-le-Premier-Appelé, l’Institut d’histoire et d’ethnographie « I. Djavakhishvili », l’Institut de littérature géorgienne Ch. Roustaveli.

Source

Deux recensions d’ouvrages récents sur le site de l’AEOF

CarolsabaCarol Saba a publié deux recensions (également chroniques de l’émission de radio Lumière de l’orthodoxie) d’ouvrages récents sur le site de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France: l’une sur le livre du père Michel Quenot, Les glorieux combattants, l’autre sur un ouvrage collectif intitulé La théologie byzantine et sa tradition paru chez Brepols.

Publication d’une traduction française de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Les éditions Sainte-Geneviève viennent de publier une traduction française de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome. Il s’agit de la traduction française de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, reproduite avec l’autorisation de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (pour le commander).

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Parution : “« La théologie byzantine et sa tradition (volume I/1, VIe-VIIe siècle)»

Après la parution du premier volume (2002), les éditions de Brepols publient le deuxième volume de « La théologie byzantine et sa tradition » (volume I/1, VIe-VIIe siècle). La théologie byzantine et sa tradition a été mise en chantier par Carmelo Giuseppe Conticello dans le cadre des activités du « Laboratoire d’études sur les monothéismes » (CNRS, Paris). Sa réalisation est le résultat de la collaboration d’un grand nombre de spécialistes – patrologues, byzantinistes, orientalistes, théologiens, philologues, historiens, biblistes, canonistes – de 14 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, GrandeBretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Russie, ex-Yougoslavie. La théologie byzantine et sa tradition se propose d’offrir au monde universitaire et au public cultivé un instrument de travail pour entreprendre des recherches dans ce domaine. C’est la raison pour laquelle un soin particulier a été accordé à la prosopographie, à la constitution de répertoires complets des œuvres de chaque auteur considéré – cette section constitue l’esquisse d’une Clavis Auctorum Byzantinorum, sur le modèle de la Clavis Patrum Graecorum –, au repérage des manuscrits pour les œuvres inédites, à l’exhaustivité et à la présentation critique des bibliographies en langues occidentales et orientales, à l’élaboration d’indices détaillés. Pour illustrer l’exposé sur la doctrine des auteurs traités, partie centrale de chaque contribution, l’ouvrage présente également des textes pour la première fois traduits ou édités de façon critique. Pour en savoir plus ou commander l’ouvrage (dont le prix est de 150 euros hors taxes), consulter le prospectus du livre.

RCF-Liège : deux livres du père Serge Boulgakov “Ma vie dans l’orthodoxie” et “Judas, l’apôtre félon”

L’émission de novembre Une foi pour toutes, réalisée par le père Guy Fontaine et diffusée sur RCF-Liège est consacrée à une interview de Nikita Struve à propos de deux livres du père Serge Boulgakov “Ma vie dans l’orthodoxie” et “Judas, l’apôtre félon” parus aux éditions des Syrtes et dont il est l’auteur des préfaces.

NIkita Struve RCF Liège by Orthodoxie on Mixcloud

Parution d’un livre-album sur l’église en bois du Séminaire orthodoxe russe pour les Journées du patrimoine

8264114-12925512A l’occasion des Journées du patrimoine (19 et 20 septembre), le Séminaire orthodoxe russe en France et la mairie d’Epinay-sois-Sénart ont publié un livre-album de 96 pages sur l’église en bois du Séminaire. Il est possible de le commander sur le site des éditions Saint-Geneviève. Par ailleurs, le Séminaire propose un programme sur trois jours, du 19 au 21 septembre, à l’occasion des Journées du patrimoine et du premier anniversaire de la dédicace de l’église en bois.

“Le retour à l’Un selon Plotin”

CouvertureLe P. Christophe Levalois a mis en diffusion, dans deux formats numériques, une courte étude intitulée Le retour à l’Un selon Plotin (couverture ci-contre). Présentation: synthèse sur le cheminement spirituel vers l’Un selon l’enseignement de Plotin. L’influence du philosophe néo-platonicien sur certains Pères de l’Église, notamment Grégoire de Nysse, y est notamment évoquée. L’étude est disponible gratuitement pour les différents Kindles sur cette page (cliquez ici pour télécharger l’application de lecture gratuite pour ordinateur). Elle est également en ligne sur la plateforme Smashwords où elle peut être téléchargée, également gratuitement, au format ePub (pour liseuse, tablette, smartphone, ordinateur avec un lecteur, comme celui d’Adobe, iPhone, iPad, iPod touch).

Vient de paraître: “Et Dieu vit que cela était bon” par le patriarche oecuménique Bartholomée aux éditions du Cerf

9782204106559En librairie à partir d’aujourd’hui: Et Dieu vit que cela était bon par le patriarche œcuménique Bartholomée aux éditions du Cerf (64 pages, prix: 4 euros, couverture ci-contre). Présentation de l’éditeur: “Il est urgent de redonner un visage humain à notre planète.” Le patriarche œcuménique Bartholomée, primat de l’Église orthodoxe, est aussi universellement connu pour son engagement, depuis des décennies, en faveur de la défense de l’environnement qui lui a valu le surnom de « patriarche vert ». Parmi ses écrits sur l’écologie, cette adresse concerne tout particulièrement « la sauvegarde de la maison commune ».”

Vient de paraître: “Saint Paul le missionnaire” du père Jean-Paul Lefebvre-Filleau

I-Grande-7616-saint-paul-le-missionnaire.netLe père Jean-Paul Lefebvre-Filleau, de la métropole roumaine (paroisses de Caen et de Vernon), vient de publier une deuxième édition de son ouvrage sur saint Paul, aux éditions Pierre Tequi : Saint Paul le missionnaire. Présentation de l’éditeur: “L’homme est exceptionnel. D’abord persécuteur des disciples du Christ, lui, le fils d’Israël, a reconnu le Fils de Dieu sur le chemin de Damas avant de se faire l’apôtre des nations. De Saül le pharisien, il est devenu Paul le missionnaire.
Saint Paul le missionnaire ne nous fait pas simplement revivre le chemin d’un homme qui, d’Antioche à Chypre, de Césarée à Corinthe, n’a cessé par ses voyages et ses lettres d’évangéliser le monde malgré le fanatisme juif, les calomnies les plus odieuses, la prison. Mais, au-delà des milliers de kilomètres accomplis, l’auteur nous fait finalement découvrir comment s’est traduite cette action missionnaire : dans chacun de ses enseignements, saint Paul sait se mettre au niveau de ses interlocuteurs pour mieux convaincre. « Juif avec les juifs, esclave avec les esclaves, ignorant avec les ignorants », ses rencontres sont marquées par sa bonté et une compréhension profonde des humbles.
En nous familiarisant à ce géant de la mission, cet ouvrage nous donne à voir comment la foi a bousculé sa vie, l’a rendue rayonnante, a offert un chemin de salut pour tous ceux qui étaient dans l’attente…
La christianisation d’une civilisation a été le fruit du travail de quelques grands témoins dont le rayonnement porte encore des fruits aujourd’hui.”

L’Évangile selon saint Jean et les chapitres 1-2 des Actes des Apôtres. Présentation et illustration par le père Michel Quenot

QuenotL’Évangile selon saint Jean et les chapitres 1-2 des Actes des Apôtres. Présentation et illustration par Michel Quenot, éditions Orthdruk, Bialystok (Pologne), 2015, 160 p. (diffusion La Procure).
Ce nouveau livre propose le texte de l’Évangile selon saint Jean et les chapitres 1-2 des Actes des Apôtres, avec une introduction de 5 pages du père Michel Quenot. L’originalité de cette publication tient aux illustrations iconographiques qu’elle contient toutes les deux pages, et qui sont, comme dans tous les ouvrages publiés par le père Michel Quenot, choisies avec un goût très sûr. On peut regretter que l’auteur ait choisi le texte œcuménique de la Bible (TOB), qui, en raison de certains choix discutables (facilités par l’absence effective de participants orthodoxes dans l’élaboration de la traduction du Nouveau Testament), n’est pratiquement pas retenu par les paroisses et les fidèles orthodoxes. Mais le livre vise un public plus large, qu’il aura sans doute le mérite d’initier à la beauté et à la pertinence des illustrations orthodoxes : les icônes entrent en quelque sorte en synergie avec le  texte, puisqu’elles sont une façon d’exprimer par les formes et les couleurs ce que celui-ci exprime par des mots.

Jean-Claude Larchet

En librairie : “Ma vie dans l’orthodoxie” par le père Serge Boulgakov (éditions des Syrtes)

1429535868_couv_Boulgakov_zoomEn librairie à partir d’aujourd’hui: Ma vie dans l’orthodoxie, par le père Serge Boulgakov, traduit du russe, aux éditions des Syrtes. Présentation de l’éditeur: ” « Ma terre natale, qui porte le nom, sacré pour moi, de Livny, est une petite ville de la province d’Orel, située sur le plateau qui borde la rivière Sosna. Il me semble que si je pouvais la voir maintenant, j’en mourrais, accablé de bonheur. Elle ne se pare d’aucune beauté ; bien plus, elle est enclose dans un environnement fait de laideur et de grisaille ; plus que modestement vêtue, elle est pauvre et même assez sale. Et pourtant, elle possède ce dont n’est dépourvue presque aucune terre de notre Russie centrale: la beauté de l’été et de l’hiver, du printemps et de l’automne, des couchers et des levers de soleil, de la rivière et des arbres. Mais tout cela est si paisible, si simple, si modeste – on le remarque à peine –, si beau dans son immobilité ! Ce que j’ai le plus aimé et honoré dans ma vie, la vérité et la modestie empreintes de grandeur et de discrétion, l’éminente beauté et la noblesse de l’intégrité, tout cela m’a été donné à travers la perception de ma terre natale pleine de douceur et de tendresse, comme l’est une mère. » Traçant d’une plume mélancolique les grands moments de sa vie, le père Boulgakov livre un témoignage unique sur ce que fut la grande catastrophe communiste pour de nombreux intellectuels expulsés de Russie. Les textes autobiographiques sont ici complétés par un extrait de la correspondance du père Serge révélant un homme accablé par son destin personnel ainsi que par celui de sa terre natale, mais aussi rempli de foi en la Sophia, la Sagesse de Dieu.
Biographie
Fils de prêtre orthodoxe, le père Serge Boulgakov (1871-1944) a d’abord été attiré par le marxisme, avant de s’en détourner pour être ordonné prêtre en 1918. Expulsé de Russie quatre ans plus tard, il s’installe d’abord à Prague, puis participe à la fondation de l’Institut orthodoxe de théologie Saint-Serge à Paris dont il prend un temps la direction et où il enseigne la théologie dogmatique jusqu’à sa mort. La plupart de ses œuvres ont été traduites en français par Constantin Andronikof et publiées dans la collection “Sophia” aux éditions L’Âge d’Homme. Elles sont pour la plupart marquées par la théorie de la Sophia (sophiologie ou sophianisme), qui a suscitée les vives critiques du père Georges Florovsky et de Vladimir Lossky, et a été condamnée comme hérésie en 1935 par le patriarcat de Moscou et l’Église Russe Hors Frontières. Son livre “L’orthodoxie”, publié sous forme abrégée par les éditions Alcan et 1932 et en intégralité par les éditions L’Âge d’Homme en 1980, est cependant aujourd’hui encore considéré comme l’une des meilleures présentations de l’orthodoxie et a contribué à conduire beaucoup de personnes dans l’Église orthodoxe.

Vient de paraître: “Judas Iscarioth, l’apôtre félon” par le père Serge Boulgakov (éditions des Syrtes)

1429535986_couv_Judas_zoomA partir d’aujourd’hui en librairie: Judas Iscarioth, l’apôtre félon du père Serge Boulgakov, traduit du russe, aux éditions des Syrtes. Présentation de l’éditeur: ” « Dans le tissu d’or des hymnes de la Semaine sainte, un fil vient troubler le regard, une douloureuse dissonance fait irruption dans leurs harmonies célestes : l’image de l’apôtre félon. Nous en sommes comme malades pendant ces jours saints. Et l’Église ne ménage pas notre sensibilité, en accordant à Judas une place et une attention telles qu’il apparaît comme un des personnages centraux du mystère de la Passion, semblant même occulter les autres apôtres par son opposition au Christ. Judas, “serviteur et fourbe”, n’est dans la poésie liturgique qu’un simple avare ayant vendu son Maître pour de l’argent. » C’est avec ces mots que le père Serge Boulgakov, l’un des plus éminents théologiens du XXe siècle, débute sa réflexion à propos de la plus terrible trahison de l’Histoire. Mais, comme le note Nikita Struve dans sa préface, « on voit que Boulgakov se refuse à une condamnation sans rémission de Judas. Dans son repentir et dans sa mort volontaire, il voit un acte sacrificiel : seul de tous les apôtres qui se disaient pourtant prêts à mourir avec le Christ, Judas, par le détour de la trahison, n’a pas survécu à la mort du Christ. Et d’envisager une rencontre de Judas avec le Christ dans l’au-delà qui serait “non une éternelle réprobation, mais le triomphe de l’amour”. »
Biographie
Fils de prêtre orthodoxe, le père Serge Boulgakov (1871-1944) a d’abord été attiré par le marxisme, avant de s’en détourner pour être ordonné prêtre en 1918. Expulsé de Russie quatre ans plus tard, il s’installe d’abord à Prague, puis participe à la fondation de l’Institut orthodoxe de théologie Saint-Serge à Paris dont il prend un temps la direction et où il enseigne la théologie dogmatique jusqu’à sa mort. Nombre de ses œuvres ont été publiées en français (L’Orthodoxie, La Lumière sans déclin, La Philosophie de l’économie, Du Verbe incarné).

Recension: Père Théodore Papanicolaou, « La vision de la mort à la lumière des Pères de l’Eglise »

PapanicolaouPère Théodore Papanicolaou, La vision de la mort à la lumière des Pères de l’Eglise, Préface du Métropolite Emmanuel, postface du cardinal Jean-Pierre Ricard, Parole et Silence, Paris, 2015, 222 p.
Ce livre du père Théodore Papanicolaou, recteur de la paroisse grecque de Bordeaux, présente une réflexion sur la mort d’un point vue orthodoxe. Se basant sur des références patristiques, des textes liturgiques et l’expérience pastorale de l’auteur, il présente d’abord les conceptions païennes de la mort, pour mieux faire voir l’apport spécifique du christianisme. Il explique ensuite comment, selon la Bible, la mort s’est introduite dans le monde, puis comment le salut accompli par le Christ dans Sa propre mort et Sa résurrection permet aux croyants de dépasser la crainte de la mort puis la mort elle-même, de sorte que la mort devient plutôt pour les chrétiens d’une part une délivrance des limites et des peines de ce monde déchu et d’autre part l’occasion d’une seconde naissance, à la vie bienheureuse du Royaume des Cieux. L’auteur traite également de questions annexes, dont la « mémoire de la mort » que recommandent les saints ascètes pour parvenir au détachement et à la concentration sur “le seul nécessaire”. En tant que pasteur, il aborde un certain nombre d’interrogations courantes et tente d’y répondre: sur la douleur particulière occasionnée par la mort de l’époux ou de l’épouse, sur le sens et la nature de la mort des petits enfants, sur la valeur spirituelle des morts cruelles et injustes, sur la différence entre la mort des pécheurs et celle des justes. Un dernier chapitre, plus pratique, concerne les rituels funéraires (soins donnés au corps défunt, hymnes et prières de la cérémonie des funérailles) et leur signification spirituelle. En conclusion, l’auteur présente quelques anecdotes relatives à la mort, vécues par lui ou par certains de ses paroissiens. Écrit d’une manière simple, parsemé de références patristiques et liturgiques sobres et pertinentes, vivifié par une expérience pastorale de plus de quarante ans, ce livre constitue une bonne approche de la façon dont l’Église orthodoxe conçoit la mort et amène ses fidèles à l’aborder pour qu’elle ne leur apparaisse plus comme un drame mais comme la porte d’entrée dans un mode de vie meilleur.

Jean-Claude Larchet

Vient de paraître “Le sacrement de la pénitence – l’histoire du rite en Roumanie et sa théologie dans l’Eglise orthodoxe”

Aux éditions du Cerf vient de paraître le livre du hiéromoine Nectaire Petre, Le sacrement de la pénitence – l’histoire du rite en Roumanie et sa théologie dans l’Eglise orthodoxe. (10 €). Il s’agit de la publication de la thèse de doctorat en théologie que le père Nectaire a soutenu en 2012 à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (Paris). Le hiéromoine Nectaire (Petre) est supérieur de la communauté monastique de Crasna en Roumanie qui se situe dans les montagnes à mi-chemin entre Bucarest et Constanta sur la Mer Noire. La livre d’environ 300 pages est composée, outre l’introduction, de trois grandes parties, d’une conclusion générale et d’une très riche bibliographie de 319 titres en langues roumaine, grecque, française, anglaise, allemande et italienne.
Dans l’introduction (pp. 21–49) l’auteur explique d’abord sa méthode de recherche qui se veut historique, « car », dit-il, « l’étude de la tradition se traduit scientifiquement par l’étude de l’histoire » (p. 16). Aussi passe-t-il directement à la pénitence dans les saintes écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament qui mettent en relief les différences entre les régimes de la Loi et de la Grâce. Ensuite il traite de la doctrine et des pratiques pénitentielles de l’Église Ancienne qui fondent clairement la perception ecclésiale des deux versants – confession et pénitence – qui constituent ce sacrement dans toutes les Églises du premier millénaire.
D’après notre auteur, en étudiant l’évolution historique des saints sacrements on peut constater que « la Confession est le sacrement qui a souffert le plus de modifications de son rituel à travers les âges » (p. 22). Cette description de la variété des approches à travers les époques, aussi bien doctrinales que pratiques, est très utile de nos jours : de la Didaché à Nectaire de Constantinople – le prédécesseur immédiat de Saint Jean Chrysostome – et ensuite jusqu’au premier office de la Confession conservé dans un manuscrit du Xe siècle et attribué au patriarche de Constantinople Jean le Jeuneur, on se rend compte que le fil conducteur de la discipline pénitentielle reste toujours le même.
Qu’il s’agisse d’une confession publique devant l’assemblée réunie, ou auriculaire reçu par un père spirituel, le sacrement de la réconciliation se présente invariablement comme un traitement de guérison spirituelle qui est réalisé par la PRIERE D’INTERCESSION COMMUNE du pénitent et de ceux (ou celui) qui entendent sa confession. Cette prière implore le Seigneur miséricordieux d’accorder au pénitent la rémission de son péché. Dans sa 16e homélie catéchétique Théodore de Mopsueste souligne le devoir des évêques de prendre soin des âmes des croyants. Comme des médecins pour les malades, les évêques sont là pour prescrire aux pécheurs les bons remèdes de la pénitence pour leur salut. Comme de vrais pères ils sont obligés, en cela, de garder un silence discret sur ce qui leur a été révélé par leurs fils, dans la mesure où ce n’est pas destiné à être rendu public.
Comme le montre le père Nectaire, l’évolution ultérieure de la pratique pénitentielle dans la tradition orientale empruntera de facto le schéma d’une propagation toujours accrue de la confession libre et personnelle et par cela d’une application de plus en plus conséquente du principe du secret de la confession.
Dans la première partie (pp. 51–125) l’auteur étudie l’évolution du rite de la confession dans les eucologues imprimés dans les territoires roumains du XVIe au XXe siècle, selon la méthode comparative, « car des changements dans les structures liturgiques témoignent forcément d’un changement dans les pratiques, mais aussi d’un changement sur le plan doctrinal » (p. 52). Comme on sait, l’impression des livres liturgiques a favorisé l’uniformisation des différentes règles et offices de confession. Nous trouvons donc dans cette deuxième partie une étude utile et quasiment exhaustive des rédactions du rite avec traduction française et une analyse théologique des altérations du rite sous l’influence de l’influence latine grandissante, plus particulièrement à travers le trebnik du métropolite de Kiev Pierre Mogila (1646) et des pratiques de l’Église de Russie à l’époque synodale.
La deuxième partie de l’étude du père Nectaire se présente comme une recherche minutieuse dans le domaine propre de la théologie pastorale (pp. 127–188). Ici, l’auteur soulève une multitude de questions d’une actualité brûlante dans la vie actuelle de notre Église. Au lieu de tenter de résumer de façon plus ou moins satisfaisante ces pages lumineuses, nous préférons laisser les lecteurs découvrir eux-mêmes et méditer leur message. Pour leur mettre l’eau à la bouche, voici quelques sous-titres qui ne manqueront pas de les intriguer : « Le père spirituel : thérapeute ou juge ? » ; « Confession ou interrogatoire – le problème des “questionnaires” » ; « Le caractère particulier de la paternité spirituelle au sein de la prêtrise – une question d’expérience spirituelle et pastorale ». Ou encore « Le phénomène de plus en plus répandu des “jeunes anciens” ou “mladostartsy” », c’est-à-dire des “faux starets”, suivit du développement d’une « Typologie de la paternité spirituelle », qui est présentée comme « une somme complexe de charismes qui font du confesseur un exposant de la tradition spirituelle vivante de l’Église ».
La troisième partie s’intitule « Pénitence et guérison » (pp. 189–263). Nous y trouvons parmi d’autres des sous-titres comme « L’épithimie – thérapie de guérison », « L’épithimie comme fait spirituel », « L’Eucharistie – axe sacramental de la communion ecclésiale » ainsi que « Le rapport problématique entre l’Eucharistie et la Confession »… Le tout est couronné par « Des leçons pour notre temps en vue d’une communion fréquente ». On y trouve trois leçons tirées de l’enseignement de trois coryphées des trois dernières siècles de l’histoire de l’Église : St. Nicodème l’Agiorite (1748-1809), St. Jean de Cronstadt (1829-1908) et le père Alexandre Schmemann (1921-1983). Le père Nectaire nous rappelle que Saint Nicodème considère que la communion eucharistique est le but de la vie liturgique en communauté – qu’elle soit paroissiale ou monastique. D’ailleurs, selon Saint Nicodème, les pères de l’Église n’ont jamais conçu la vie liturgique sans la communion des fidèles. De son côté Saint Jean de Cronstadt recommande aux fidèles une attitude de préparation permanente à la communion eucharistique tandis que la grande contribution du père Alexandre Schmemann fut, d’après notre auteur, la redécouverte de la liturgie non seulement comme mode de vie authentique de la vie communautaire et ecclésiale, mais aussi comme source inépuisable de théologie et de sanctification du monde.
Dans les conclusions, le père Nectaire nous prévient que sa recherche représente pour lui un premier pas vers la voie à jamais ouverte par l’Église, d’une quête qui durera, étant donné sa vocation de moine et de confesseur, toute sa vie (pp. 265–271).

Vous pouvez vous procurer le livre à la librairie Saint-Serge.

“La nouvelle légende dorée”

9782706711749Dans son livre paru il y a quelques mois aux éditions Salvator, La nouvelle légende dorée – 52 saints pour aujourd’hui, le journaliste, écrivain et éditeur catholique Michel Cool évoque trois figures orthodoxes: mère Marie Skobtsov, le patriarche Athénagoras et le père Alexandre Men. Il présenté sur RCF des portraits de ces personnalités, on peut écouter les podcasts audio: mère Marie Skobtsov, le patriarche Athénagoras, le père Alexandre Men.

Vient de paraître: “Joie de la Résurrection” d’Olivier Clément

I-Grande-8436-joie-de-la-resurrection.aspxLes éditions Salvator viennent de publier Joie de la Résurrection d’Olivier Clément, un livre de 138 pages. Présentation: “Une même lumière traverse ces méditations d’Olivier Clément écrites entre 1995 et 2005 et inédites pour la plupart, celle de la résurrection, source de joie profonde. C’est sur cette lumière, telle qu’elle nous est donnée dans la montée de Pâques, que le théologien méditait avec une douceur et une intensité croissante, peu avant sa disparition. D’abord braises sous la cendre, lumière blanche et terrible du Samedi midi, puis éclatement du feu de la nuit, dans nos nuits, enfin Lumière irradiante de la vie nouvelle. Ces textes tentent de dire cette lumière comme un affrontement de la vie et de la mort. Rien de systématique, rien de discursif, mais des variations, des reprises, des répétitions car c’est dans le ressassement, le ressac que la juste parole peut surgir.

“L’Empereur pauvre” – un roman de Marie-Hélène Congourdeau

CouvEmpereur32019. Un séisme de grande ampleur vient de secouer Istanbul, des pétroliers ont pris feu sur le Bosphore. Entre le feu et l’eau, la ville se retrouve sur le point de basculer dans la fin des temps, comme à la veille de la conquête ottomane, quand les Byzantins attendaient l’empereur pauvre qui viendrait les arracher à la catastrophe.
Le narrateur Mircea, accouru au chevet de la ville, retrouve Danilo, un camarade perdu de vue depuis vingt ans, et cette rencontre déclenche un autre séisme, un séisme temporel. Les strates du temps se bousculent, des derniers jours de la Constantinople byzantine à l’empereur pauvre de la fin des temps, en passant par la révolution roumaine, la décomposition de la Yougoslavie et la Sorbonne à la veille de l’an 2000. C’est alors qu’émerge le visage tragique et lumineux d’Esther, connue autrefois et perdue. Dans ce contexte d’apocalypse où la ville martyrisée broie ceux qui veulent la sauver, ce chaos temporel devient l’occasion d’un dévoilement, où ce qui était caché est révélé, où ce qui était verrouillé se dénoue et où Mircea et Danilo trouvent, en même temps que leur vérité, la délivrance.
Marie-Hélène Congourdeau est chargée de recherches en histoire byzantine au CNRS. Après le Silence du roi David (prix du premier roman de l’université d’Artois et prix Palissy) et Quand viendra le jour de Seth, L’empereur pauvre, son troisième roman, est dédié à Olivier Clément et au P. Pierre-Marie Delfieux (fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem).

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« Les archives athonites du XXème siècle» (en russe) sont éditées à Bruxelles

« Les archives athonites du XXème siècle», tel est le titre du huitième volume des Archives de l’émigration russe, publiées à Bruxelles, à l’occasion du millénaire de la présence monastique russe sur la sainte-Montagne de l’Athos. Des documents peu connus, gardés dans les archives bruxelloises de l’émigration russe, et qui sont liés à l’histoire du monastère Saint-Pantéléimon sur le Mont Athos, sont publiés dans ce livre de 352 pages. Le rédacteur de ce tome et de toute la série est l’archiprêtre Paul Nedosekine, recteur du métochion de la Sainte-Trinité, de l’Église orthodoxe russe à Bruxelles. Les documents suivants ont été publiés dans le huitième tome : Chronique du monastère 1917-1927 (auteur anonyme), Rapport de 1919 « Au sujet du monachisme sur l’Athos » du professeur Théodore Titov, Correspondance du monastère Saint-Pantéléimon avec la Sainte Communauté et le Patriarcat œcuménique, Messages du monastère russe au roi des Serbes, Croates et Slovènes Alexandre, et aussi au patriarche serbe Dimitri, Messages et appels du monastère à la diaspora russe, Message au monastère des patriarches œcuméniques Photius et Benjamin, correspondance avec les autorités grecques et les diplomates russes. On trouve encore dans ce volume le message de Sainte Communauté des vingt monastères athonites du 11.04.1941, la lettre à Hitler du 13/26.04.1941 et « La situation de l’Athos » rédigée par le secrétaire du monastère Saint-Pantéléimon, le père Basile (Krivochéine). En tout, 27 documents ont été publiés dans ce volume. Ils sont tous accompagnés d’un index, de commentaires et d’un apparat savant. Actuellement, les Archives de l’émigration russe préparent un neuvième tome de leurs documents, qui sera consacré à l’histoire de l’Église orthodoxe russe au Royaume des Serbes, Croates et Slovènes.

Source

La Concordance de l’édition critique de la version grecque des Homélies ascétiques d’Isaac le Syrien

La Concordance de l’édition critique de la version grecque des Homélies ascétiques d’Isaac le Syrien (édition publiée en février 2012 par le monastère d’Iviron au Mont-Athos), a été réalisée par Marcel Pirard, Bastien Kindt et le Centre de traitement automatique du langage (CENTAL) à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve est désormais disponible en ligne et téléchargeable depuis ce lien. A noter que la seconde édition de la traduction française de ces homélies ascétiques par le P. Placide (Deseille), refondue à partir de cette édition critique, sortira de presse cette année.

Vient de paraître: “L’orthodoxie : qu’est-ce que c’est ? La voie, la vérité, la vie et ses différences avec le catholicisme”

l_orthodoxieL’archimandrite Elie, du monastère de la Transfiguration, vient de publier L’orthodoxie: qu’est-ce que c’est ? La voie, la vérité, la vie et ses différences avec le catholicisme. L’ouvrage de 222 pages est présenté et vendu ici.

Vient de paraître : Boško I. Bojović – « L’Église orthodoxe serbe – histoire, spiritualité, modernité »

bosko2Au milieu du XIIe siècle, la Serbie est une principauté insérée entre l’Adriatique et les puissants royaumes de Hongrie et de Bulgarie, mais surtout, voisine l’Empire byzantin. Évangélisés depuis la fn du Ixe siècle, le pays des Serbes ne compte qu’une demi-douzaine de monastères, alors qu’à Byzance le monachisme est en plein essor depuis le Xe siècle. C’est alors que leur prince, le grand joupan Stefan Nemanja, s’investit dans la construction des églises et la fondation des monastères, avant d’abdiquer pour se faire moine, puis rejoindre son fls cadet, le moine Sava (futur premier archevêque de l’Église de Serbie) au Mont Athos, pour y fonder le monastère serbe de Chilandar. En quelques dizaines d’années à peine, la Serbie est constellée de dizaines, puis de centaines d’églises et de monastères.
L’assimilation de la culture byzantine est un processus continu auquel s’ajoute vers la fn du Moyen Age une interprétation locale des structures sociales. Les cultes des saints jouent un rôle d’individuation au sein des sociétés cristallisées autour des hiérarchies monarchiques.
L’autorité séculière et sacerdotale cultive les témoignages individuels et les manifestations collectives du bien-fondé eschatologique de l’ordre établi.
Le fait est que la transformation de la société issue d’un modèle traditionnel, y compris les tenants et les aboutissants de valeur religieuse, se prolonge sans interruption dans les Balkans, avec néanmoins quelques périodes de stagnation et de régression. La modernité érigée comme un principe universel, sensé être mis en pratique dans la société serbe, progresse lentement et avec atermoiements, s’inscrivant dans la longue durée depuis plus de deux siècles.
Boško I. Bojović, est directeur de recherches à l’Institut des études balkaniques de l’Académie serbe des sciences et des arts ; professeur des universités, professeur associé à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, spécialisé en histoire et société du Sud-Est européen. Auteur de plusieurs ouvrages, dont : L’idéologie monarchique dans les hagio-biographies dynastiques du Moyen-Âge serbe, Rome 1995 ; Raguse et l’Empire ottoman (1430-1520), Paris 1998 ; Le millénaire byzantin (324-1453), Paris 2008 ; Chilandar (Mont-Athos) et les pays roumains (XVe-XVIIe siècle), Paris 2010 ; Kosovo et les Balkans occidentaux. Question de stabilité régionale et de sécurité européenne, Belgrade 2011 ; Byzance-Balkans-Europe : appartenance et altérité (en serbe), Belgrade 2014.

Recension: “Rencontre de Rebecca au puits” de Sandrine Caneri (Cerf) par Olga Lossky

???????????????????????Rencontre de Rebecca au puits, Sandrine Caneri, Cerf, 2014.

Peu d’études s’intéressent à ce jour aux sources juives de notre tradition chrétienne, en particulier à l’interprétation rabbinique des Écritures comme susceptible d’enrichir notre propre vision de la Bible. Par son ouvrage Rencontre de Rebecca au puits, Sandrine Caneri vient palier ce manque en présentant le regard croisé des Rabbins et des Pères concernant la péricope Gn 24, 10-21, qui raconte la rencontre du serviteur d’Abraham avec Rebecca. Dans sa préface au livre, le père Jean Breck justifie la démarche de l’auteur : « Cette façon de lire l’Ancien Testament qui n’est pas coupé du Nouveau Testament, comme nous le faisons trop souvent aujourd’hui, est profondément enracinée dans l’esprit patristique. Il y a dans l’Ancien Testament un fond indispensable pour saisir le sens et littéral et spirituel du Nouveau Testament. […] La méthodologie développée ici pour révéler cette théoria est non seulement bonne mais essentielle pour tout œuvre exégétique. »
Vice-présidente de l’Amitié-judéo-chrétienne-de-France, Sandrine Caneri est une bibliste orthodoxe qui a étudié de façon approfondie la tradition juive.
Elle commence ici par établir la proximité des versions hébreu et grecque du texte, avant de proposer un corpus restreint dans le temps d’auteurs juifs et chrétiens ayant commenté la péricope, ainsi que trois targumim (traductions interprétatives de la Bible en langue vernaculaire, menées à différentes époques du judaïsme). Vient ensuite l’analyse de ces commentaires, regroupée en sept thèmes, d’où il ressort à la fois la proximité et la complémentarité entre les interprétations rabbiniques et patristiques.
Cette convergence des deux traditions culmine dans la dernière partie de l’étude, qui s’intéresse au vécu liturgique tiré de la péricope. L’auteur présente une mosaïque de la scène, montrant combien l’iconographie byzantine peut être vue comme un targum de l’Écriture, ainsi que le sens du couple Isaac-Rebecca dans les prières du mariages, qu’elle rapproche avec une analyse des prières du shabbat où le couple des patriarches est également très présent. « L’Orient chrétiens des Pères et la tradition juive encore de nos jours chantent, à leur insu peut-être, des mélodies qui s’harmonisent » en conclut l’auteur. La lecture de cette étude, à la fois d’une grande rigueur d’analyse et abordable par un large public, nous en convainc.
L’ouvrage révèle un champ quasi-vierge d’investigations et suggère la richesse d’une démarche comparative entre les traditions juives et chrétiennes, tant sur le plan biblique que liturgique. Un tel travail nous amène non seulement à mieux connaître notre propre tradition à la lumière d’Israël, mais encore à découvrir à quel point nos frères juifs nous sont proches dans le vécu contemporain de leur tradition.
Olga Lossky

Vient de paraître: “Les Prophètes, clairons de Dieu et leur icône”

9788389396693Vient de paraître : Les Prophètes, clairons de Dieu et leur icône , P. Michel Quenot, 198 pages, 90 illustrations en couleur, Éditions Orthdruk, 2014, diffusion: La Procure. Présentation de l’éditeur: “Cet essai original dépoussière les Prophètes et montre leur brûlante actualité à travers une vaste fresque que constitue leur message.
Qui sont ces hommes et ces femmes d’exception ? Quel est leur message ? Pour qui ? Comment justifier leur brûlante actualité ? Les questions abordées laissent entrevoir la dimension cosmique et sacrée de l’histoire mais aussi la vocation et la responsabilité de chaque personne. La voix des Prophètes livre un enseignement à la fois temporel et intemporel, local et universel, manifeste et caché, collectif et personnel. Source de joie, leur découverte provoque une réflexion fructueuse et porte en germe l’amorce d’un retournement intérieur.
Leur portrait spirituel véhiculé par l’image liturgique de l’Église orthodoxe qu’est l’icône (planche de bois peinte, fresque, miniature, broderie) les rend plus présents, donne à mieux comprendre leur pensée et permet d’instaurer une sorte de dialogue avec eux.  Un parcours lumineux à travers une démarche pédagogique dans la tradition des Pères! “

La vie mystique chez les franciscains du XVIIème siècle

viemystiqueLa figure de François d’Assise occupe une place singulière dans la conscience orthodoxe -notamment dans la conscience orthodoxe russe- au même titre que saint Séraphin de Sarov ou saint Silouane occupent une place éminente dans la conscience catholique contemporaine. Nikita Struve a souhaité dans l’éditorial de la dernière livraison du Messager orthodoxe (N° 156 I-2014), que le futur grand et saint concile inscrive François d’Assise au calendrier des saints orthodoxes.
Dans la perspective d’une meilleure connaissance du franciscanisme par les orthodoxes notons la publication par le centre Saint-Jean de la Croix, collection “Sources mystiques”, du troisième volume de l’anthologie La vie mystique chez les franciscains du XVIIème siècle auquel ont contribué Dominique Tronc, Pierre Moracchini et Jean-Marie Gourvil.
Les deux premiers volumes de l’anthologie permettent d’accéder à des textes mystiques oubliés depuis la condamnation par l’Inquisition, des grands mystiques du XVIIème et du début du XVIIIème siècle, depuis ce que Louis Cognet a désigné comme « le crépuscule des mystiques ». Les textes empruntés aux diverses branches du franciscanisme de l’époque : Observants, Tiers-Ordres, Récollets, Capucins, Minimes, nous livrent une haute mystique que l’on a appelé parfois l’Ecole du cœur. On y trouve à travers l’héritage du franciscain Harphius (1400-1477), le maître spirituel de l’Ordre, la marque du Pseudo Denys et de l’Ecole rhénane. On constate aussi contrairement à l’idée reçue, une prise de distance de nombreux franciscains avec la Dévotion moderne, avec l’Imitation de Jésus-Christ.
Le troisième volume comprend outre les derniers textes de l’anthologie, une présentation par Pierre Moracchini de la vie franciscaine à Paris au XVIIème, un nécrologe des capucins de Paris, et une présentation par Dominique Tronc maître d’œuvre de cette anthologie, des tableaux des filiations spirituelles des franciscains au XVIIème. Sous le titre « La fidélité des franciscains au mysticisme médiéval » Jean-Marie Gourvil propose une lecture socio-historique du franciscanisme. Il montre que la galaxie complexe des enfants de François tiraillée entre les tendances érémitiques (les spirituels) et les tendances plus monastiques (les conventuels) manifeste de façon générale, une spiritualité qui accepte le développement du monde communal – François est fils de commerçant, la route est son domaine- mais manifeste une spiritualité qui refuse en même temps le monde de la marchandise, choisit la voie de contemplation du Christ pauvre à l’image de François se convertissant à San Damiano devant une croix encore byzantine, ou recevant les stigmates, dans la lumière, au mont Alverne. Les franciscains ont refusé de devenir propriétaires de leurs couvents, de s’engager dans la gestion des œuvres (hôpitaux, écoles, séminaires…). Ils ont conservé au cours des siècles le sens de l’oraison (la prière dans la solitude) et la présence auprès des pauvres, dans les quartiers d’artisans pour soutenir les corporations et les confréries multiples, comme prédicateurs populaires, dans les lazarets et sur les champs de bataille ou encore pour assumer comme à Paris, le service d’incendie en allant directement au feu. Pour ces hommes d’Oraison, ces prédicateurs, ces mystiques le pauvre n’est pas celui qu’il faudrait comme on l’a voulu trop fortement à L’Age classique, éduquer, encadrer, enfermer, mais celui qu’il faut regarder comme la présence mystique du Christ souffrant. Les franciscains cultivant l’apophatisme de Denys et de Bonaventure accordent encore à la pauvreté, au XVIIème, la valeur mystique que lui conféraient le Moyen-Age et l’Antiquité tardive, celle que lui accordaient les Cappadociens. n’excluait ni l’enseignement universitaire, ni la prédication dans les cours des princes. Cette présence auprès des pauvres n’excluait ni l’enseignement universitaire, ni la prédication dans les cours des princes.

Vient de paraître (en russe): “Les tribulations d’un Russe blanc en ex-URSS” de Nikita Krivochéine

cover_krivoshein_2Les éditions « Khristianskaia biblioteka » de Nijni Novgorod viennent de publier Les tribulations d’un Russe blanc en ex-URSS (en russe), recueil d’essais, d’interventions et d’interviews de Nikita Krivochéine. Présentation: “Nikita Krivochéine porte sur son époque et la Russie le regard d’un européen d’origine russe. Ses textes respirent la bonté, l’humilité, l’acceptation de tout ce que le sort lui a réservé. Nous avons là un témoignage courageux et sans hargne des terribles années dans l’histoire de la Russie et du peuple russe que la propagande, soviétique et aussi actuelle, voudrait effacer de nos mémoires. Ces textes nous donnent une image cohérente d’un passé revu à l’aune de la morale. Une vie que l’on n’a pas honte de narrer. Comment préserver l’histoire sans effort éthique, sans faire parler son âme. C’est là ce à quoi nous invitent les mémoires de Nikita Krivochéine ».

« La religion la plus persécutée du monde ? Le christianisme »

LIvre noir« La religion la plus persécutée du monde ? Le christianisme ». Une présentation par Henri Tincq, sur Slate.fr, du dossier Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, récemment publié, avec la collaboration de 70 contributeurs, sous la direction de Jean-Michel di Flaco, Timothy Radcliffe et Andréa Ricardi, par les éditions XO (Bernard Fixot).

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Jovan Nikoloski