24/05/2017
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Archives de catégorie : Livres

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Vient de paraître: « La royauté et le sacré »

004091264Les éditions du Cerf viennent de publier un nouvel ouvrage du P. Christophe Levalois intitulé La royauté et le sacré dans la collection de poche LeXio (128 pages, 10 euros). Présentation de l’éditeur : « Qu’est-ce qu’un roi ? Au nom de quoi règne-t-il ? Quelles relations entretient-il avec ces autres pouvoirs que sont le clergé, l’armée, le peuple ? Et, surtout, peut-on édifier une théorie de la royauté par-delà la diversité des temps et des lieux ?
S’appuyant sur les fondements et les légendes, les récits et les rites de la monarchie, mais aussi sur les faits de l’histoire, Christophe Levalois répond à ces questions avec simplicité, pédagogie et érudition. Puisant à travers les âges et les continents, il met en évidence la permanence et l’universalité de la fonction royale, les différentes façons de l’exercer, mais aussi les conflits politiques et les débats religieux, philosophiques ou juridiques qui ont pu en résulter.
Un livre fort, interpellant, enrichissant, qui montre comment les questions de la tradition et de la filiation, de l’autorité et de la légitimité, liées à la figure du Prince, demeurent d’une surprenante actualité.« 

L’ouvrage est aussi disponible au format numérique (4,99 euros) kindle et epub.

La collection des 10 opuscules des homélies et conférences de l’archimandrite Elie (Ragot)

La collection des 10 opuscules des homélies et conférences de l’archimandrite Elie (Ragot) vient de paraître. Cette collection, reprend de différentes homélies ou conférences du père Élie prononcées à diverses occasions et se propose de montrer quelques aspects de la vie chrétienne. Les opuscules sont vendus au profit de la construction de l’église patronale du monastère de la Transfiguration. Pour les commander, cliquez ICI !

Les opuscules 1 à 10 des homélies et conférences de l’archimandrite Elie :
Opus 1 : L’image du Christ.

Opus 2 : La construction d’une église : épiphanie d’un mystère.

Opus 3 : Une vie chrétienne épanouie : c’est la sainteté.

Opus 4 : L’inverse d’une foi figée : Dieu nous divinise.

Opus 5 : La confession des péchés.

Opus 6 : La vie du ciel sur la terre : La divine liturgie.

Opus 7 : Un guide lumineux et illuminateur des âmes : Géronda Aimilianos.

Opus 8 : Place du monachisme dans l’Église.

Opus 9 : Le monachisme : un idéal et un défi.

Opus 10 : Sur l’amour de la beauté : la Philocalie.

Vient de paraître: Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, « La confession. Actes de l’université d’été 2015 »

ConfessionMétropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, La confession. Actes de l’université d’été 2015, Éditions Apostolia, Limours, 2016.
Ce volume contient les actes de l’université d’été tenue en 2015 à l’intention du clergé de la Métropole roumaine. Les exposés, faits, à l’exception d’un seul, par des clercs ou des moines et moniales appartenant au patriarcat de Roumanie, comportent quatre études bibliques, canoniques et patristiques, et par ailleurs des réflexions pastorales, le plus souvent propres au contexte spécifique de l’Église roumaine, sur la nature de la confession, son rapport avec la paternité spirituelle, son rapport avec la psychothérapie, son aspect thérapeutique ou son lien avec la communion en relation avec le problème de la fréquence de celle-ci.
Sommaire :
— Introduction, par le métropolite Joseph
— La paternité spirituelle, par l’évêque Silouane
— Expérience du renouveau de la confession dans une paroisse urbaine, par le père Ciprian Negreanu
— Le repentir chez saint Jean Climaque et saint Jean Cassien, par l’archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
— Confession et psychothérapie – la guérison de l’âme et du corps, par la moniale Siluana Vlad
— Comment sensibiliser les jeunes à la confession, par la moniale Sofronia
— La confession en Roumanie – Historique et situation actuelle, par l’archimandrite Nichifor Horia
— Le ministère de la paternité spirituelle selon l’archimandrite Sophrony, par le hiéromoine Melchisedec
— Une perspective canonique sur la confession, par le père Patriciu Vlaic
— Le sacrement de la confession selon la Sainte Ecriture, par le père Vasile Mihoc
— Dimension psychosomatique de la confession, par le père Jean Boboc
— La dimension thérapeutique de la corifession, par le père Philippe Dautais
— Contrition, repentir et confession, selon l’enseignement de saint Jean Chrysostome, par le père Gérard Reynaud
— Conclusion, par le métropolite Joseph
— En guise de postface: Quand l’amour répond à l’amour, par le métropolite Joseph

Vient de paraître: « Les Princes de ce monde entre la joie de la vie et le don de l’immortalité » (éditions Apostolia) par Mgr Emilian de Loviștea

Mgr Emilian de Loviștea, évêque auxiliaire de l’archevêché de Râmnic, Les Princes de ce monde entre la joie de la vie et le don de l’immortalité, éditions Apostolia, Paris, 2016, 203 p.

CouvertureLes éditions Apostolia de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale viennent tout juste de publier un excellent livre sur la vie et le martyre des saints Brâncoveanu signé par l’évêque auxiliaire de l’archevêché de Râmnic (Roumanie), Mgr Emilian (Nica) de Loviștea : Les Princes de ce monde entre la joie de la vie et le don de l’immortalité. Un ouvrage parsemé de nombreuses images, dont la plus grande partie à valeur de véritables documents historiques et ecclésiastiques, portant sur les moments essentiels de la commémoration des saints martyrs Brâncoveanu (translation de leurs reliques à Bucarest, au monastère de Hurezi, « vol » de l’auteur-évêque avec la châsse de reliques du prince martyr en hélicoptère, jusqu’à Iasi pour la fête de sainte Parascève en 2014, etc.).
L’importance fondamentale du livre est celle de rendre actuelle pour un public francophone, la vie du saint voïvode martyr Constantin Brâncoveanu, prince régnant de la Valachie (1654-1714), décapité à Constantinople en 1714, avec ses quatre garçons, Constantin, Ștefan, Radu et Matei, et avec son gendre, le conseiller Ianache Văcărescu, pour la confession de leur foi. Ce fut, comme il est dit dans le livre, l’un « des événements les plus sanglants » de l’histoire de la Valachie : « Fermes dans la confession de leur foi chrétienne-orthodoxe, le saint voïvode, ses quatres fils, Constantin, Ştefan, Radu, Matei et le conseiller  Ianache ont été condamnés à mort, avec l’exécution de la sentence le jour du 15 août 1714. La date avait été choisie à dessein, puisque c’était le jour de l’anniversaire du voïvode Constantin, qui allait avoir 60 ans, et le jour de la fête onomastique de son épouse, la princesse Marika, la Dormition de la Mère de Dieu ». Le prince régnant de la Valachie a regardé mourir ses fils sous ses yeux, avant de supporter le martyre à son tour, étant assisté dans la mort « par une grande foule de personnes, parmi lesquelles les représentants des pays européens à Constantinople! ».
Structuré en douze grands chapitres, le livre présente l’histoire de la famille Brâncoveanu, proposée comme modèle de vie chrétienne authentique pour toute famille chrétienne de nos jours, sa généalogie, la politique du voïvode, ses relations (diplomatiques, mais aussi culturelles) avec les grandes puissances de l’époque et avec les hiérarques de son temps, les fondations religieuses (monastères et églises) et culturelles-laïques (écoles, imprimeries, infirmeries, etc.) du prince de la Valachie, son martyre (ainsi que celui de ses fils et de son gendre), l’historique de sa canonisation, de sa commémoration ultérieure par l’Église orthodoxe roumaine et surtout par l’évêché de Râmnic – le diocèse de l’auteur-évêque qui compte le plus de fondations monastiques du prince martyr -, ainsi que plusieurs témoignages personnels de Mgr Emilian concernant des actions religieuses et culturelles-historiques qu’il a entreprises et accomplies en l’honneur des saints martyrs, protecteurs de son diocèse (aux côtés du saint hiérarque Callinique de Tchernica et du saint hiérarque martyr Anthime l’Ibère). Ouvert avec un magnifique fragment du Psaume 113 (21-26), le livre est clos avec le tropaire des saints martyrs et une admirable ballade qui leur a été consacré par la tradition religieuse populaire roumaine.
Le but de la publication d’un tel livre en langue française est expliqué par Mgr Emilian dans son « Introduction » : « Dans ce livre, nous avons arrêté notre choix, parmi les princes chrétiens de notre histoire, au voïvode de la Valachie, le saint martyr Constantin Brâncoveanu, et à sa famille, qui ont œuvré pour le peuple roumain et pour l’Europe de leur époque, en se sacrifiant pour la foi chrétienne et pour la confession de la vérité de l’Évangile. Le but du présent recueil est donc de faire connaître plus largement leur vie et leur sacrifice dans un espace culturel habité par les Roumains de France, d’Europe occidentale et d’ailleurs, en insistant sur la question de la famille chrétienne et sur le contexte historique international qui fut celui du martyre du saint voïvode, de ses quatre fils et de son conseiller. Nous espérons que ce travail contribuera à une meilleure connaissance de la spiritualité et de la culture roumaine, et qu’il permettra de construire de nouveaux ponts au sein de la grande famille chrétienne, latine et francophone ».
L’amour pour les saints caractérise d’ailleurs, l’ensemble de l’activité éditoriale et de recherche de Mgr Emilian de Loviștea, qui est également maître de conférences aux Facultés de théologie orthodoxe des universités de Craiova et « Alexandru Ioan Cuza » de Iasi. Spécialiste en théologie et histoire, l’auteur-hiérarque a consacré plusieurs de ses livres (il en a publié déjà 7) à la vie et l’œuvre des saints protecteurs de son diocèse actuel (dont le saint hiérarque Callinique de Tchernica), ainsi qu’aux saints protecteurs de la Moldavie (son diocèse d’origine, puisque Mgr Emilian est devenu moine au monastère de Neamt, la grande laure de saint Païssy Vélitchkovsky, et a continué sa vie monastique à Iasi, où il a été ensuite conseiller culturel de la Métropole).
De nos jours, lorsqu’on assiste à un véritable rayonnement de l’orthodoxie en France en particulier, et à une recherche évidente de valeurs chrétiennes authentiques dans une Europe confrontée avec l’échec de sa déchristianisation et de sa sécularisation, la publication d’un tel livre, qui montre l’exemple d’une vie princière vécue dans la foi chrétienne-orthodoxe et sa confession par martyre, ne peut qu’inciter à la réflexion sur le véritable sens de la vie humaine et proposer un modèle à suivre.

Felicia Dumas, traductrice

Vient de paraître: Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, « L’expérience du Christ et de l’Esprit dans l’Église. Actes de l’université d’été 2014 »

Experience_du_ChristMétropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, L’expérience du Christ et de l’Esprit dans l’Église. Actes de l’université d’été 2014, Éditions Apostolia, Limours, 2016, 196 p.
Ce volume contient les actes de l’université d’été tenue en 2014 à l’intention du clergé de la Métropole roumaine. Les exposés, qui sont moins des exposés théoriques que des témoignages d’expériences pastorales, sont dus à des clercs de la métropole et à une moniale venue de Roumanie.
Sommaire :
— Introduction, par le métropolite Joseph
— La vie liturgique, par l’évêque Marc
— Le temps liturgique – Variations sur le temps et l’éternité – La pensée du père Dumitru Staniloae, par le Père Jean Boboc
— Sanctifier le temps, par le métropolite Joseph
— Services et vocations dans l’Eglise et la place des enfants, par la moniale Silouana Vlad
— La gestion de la vie paroissiale, par l’archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
— Le défi de la diversité dans la vie paroissiale, par le père Gilbert Deprugney
— En guise de conclusion: Sur la prière, par le métropolite Joseph
— Annexe: Le précurseur de la mansuétude infinie du Sauveur, par le métropolite Joseph

Livre, roman: « Lueurs à la dérive » de Laurence Guillon

lueurs_a_la_derive-couvLaurence Guillon, auteure de confession orthodoxe, a publié l’année dernière aux éditions Rod un roman intitulé Lueurs à la dérive. Ce récit, imprégné d’esprit chrétien orthodoxe, place son action en Russie au temps du Goulag et de la persécution des croyants. Laurence Guillon a publié également Le tsar Hérode (Mercure de France, 1986, prix Fénéon) et des ouvrages pour les enfants.

Un nouveau livre d’Alain Durel: « L’île au commencement du monde – Récit d’un pèlerinage en Crète »

8835Un nouvel ouvrage d’Alain Durel vient de paraître aux éditions Médiaspaul: « L’île au commencement du monde – Récit d’un pèlerinage en Crète« . Il est préfacé par le métropolite Emmanuel.
Présentation de l’éditeur:  » Parti en Crète pour faire le point à un moment charnière de son existence, l’écrivain Alain Durel se trouve confronté à l’ahurissante beauté d’une île qui incarne l’idéal grec de liberté. C’est dans un monastère situé entre ciel et mer qu’il fera la rencontre d’un « ange blessé » qui, puisant dans sa vulnérabilité même la force de son message d’espérance, lui donnera le courage d’affronter son destin et de sortir du labyrinthe des passions pour dire enfin « oui » à l’amour.
Sous la forme d’un récit de voyage picaresque, L’île au commencement du monde se révèle comme un chemin initiatique tout au long duquel résonne la question « Comment aimer ? » Le voyageur découvrira peu à peu que le chemin passe par l’intériorité : « Connais-toi toi-même ». En unissant cette parole de l’oracle de Delphes au mythe du Minotaure, on pourrait dire : « Connais-toi toi-même et tu sortiras du labyrinthe de ton existence douloureuse »…
Après La presqu’île interdite où Alain Durel avait entraîné ses lecteurs sur la trace des grands spirituels du mont Athos, et L’archipel des saints où il les avait fait naviguer d’île en île sur les flots bleus de la mer Égée, l’auteur raconte, avec une grande intensité spirituelle, le pèlerinage intérieur qui le mènera à la joie indicible d’une demande en mariage. »

Une nouvelle édition du livre de Bernard Le Caro « Le Grand Carême »

Le_CaroLes éditions des Syrtes viennent de publier une nouvelle édition du livre de Bernard Le Caro, « Le Grand Carême« , qui propose, pour les dimanches du Triode et chaque jour du Grand Carême, de courts extraits des offices du jour, les lectures de l’Ancien Testament prescrites, et des extraits d’homélies appropriés dues à des Pères de l’Église anciens ou récents.
Cette deuxième édition est augmentée par les passages de la Genèse lus chaque jour (qui avaient été omis dans la première édition) et leurs commentaires par saint Jean Chrysostome.

Vient de paraître: « Les Actes des Apôtres. Présentés et illustrés par Michel Quenot »

Actes« Les Actes des Apôtres. Présentés et illustrés par Michel Quenot » (Orthdruk, 2016).
Dans la lignes de ses ouvrages précédents, L’Évangile selon saint Luc et L’Évangile selon saint Jean, le protopresbytre Michel Quenot vient de publier aux Édition Orthdruk Les Actes des Apôtres. Le texte est celui de la TOB (Traduction oecuménique de la Bible). L’introduction n’étant que de 3 pages, le principal intérêt de cette édition réside dans les 73 images, reproduisant des icônes, des miniatures et surtout des fresques, toutes assez rares et bien choisies, illustrant ce grand texte du Nouveau Testament, écrit par saint Luc, qui expose l’œuvre des apôtres après l’Ascension du Christ et la Pentecôte.
Le livre est diffusé pour tous pays sauf la Suisse par La Procure, et pour la Suisse par la Diffusion Albert le Grand. Il peut être commandé en ligne à la librairie du monastère de la Transfiguration.

L’ouvrage d’Antoine Arjakovsky « En attendant le concile de l’Eglise orthodoxe » publié en ukrainien et en russe par l’Universtié catholique d’Ukraine

SoboryOBKL! .inddL’ouvrage d’Antoine Arjakovsky intitulé En attendant le concile de l’Église orthodoxe (Cerf, 2011) a été publié en ukrainien, en deux volumes (illustration: le premier) et en russe (cliquez ici pour lire le pdf de la version russe) aux Éditions de l’Université catholique d’Ukraine de Lviv. La préface de l’ouvrage, du P. Christophe Levalois (en français ici), a également été traduite dans les deux langues.

Les livres d’iconologie du père Stéphane Bigham téléchargeables en shareware sur Smashwords

BighamLes onze livres d’iconologie – en français et en anglais – du père Stéphane Bigham sont désormais téléchargeables en « shareware » sur Smashwords, une plateforme pour la publication de livres numériques. Le prix est à déterminer librement par chaque acquéreur.
Le père Stéphane Bigham, prêtre au Québec, enseignant à la section orthodoxe de l’Université de Sherbrooke, près de Montréal, est l’un des meilleurs iconologues orthodoxes actuels.
Les différents titres proposés en français sont :
— « L’icône dans la tradition orthodoxe »
L’auteur étudie les grands personnages de l’icône, le vocabulaire qui y est propre ; les événements historiques qui ont défini l’icône; et l’image de Dieu le Père. L’icône, son histoire, son vocabulaire, son langage pictural, sa signification et ses artistes : il s’agit finalement de la sainteté, ce brûlant feu divin qui purifie tous ceux et celles qui se laissent toucher par l’art du Dieu.
— « Épiphane de Salamine, docteur de l’iconoclasme ? Déconstruction d’un mythe »
Cinq textes iconophobes sont attribués à Épiphane évêque de Chypre, IVe s. Sont-ils authentiques ou des faux ? La légitimité de la tradition artistique chrétienne en dépend, en partie. Les iconoclastes, VIIIe s., et les protestants, XVIe s., disaient qu’il était iconophobe comme eux, qu’il rejetaient toute image. Cette étude cherche à prouver que les textes sont soit des faux soit mal interprétés.
— « Les images chrétiennes : textes historiques sur les images chrétiennes de Constantin le Grand jusqu’à la période post-iconoclaste (313-900) »
Ce livre regroupe des textes chrétiens sur les images de la période 313-900. Certains existent déjà en traduction française, mais dans des publications difficilement accessibles, alors que d’autres n’ont jamais été traduits en français. Il sera utile à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’art, à l’iconographie, à l’histoire chrétienne et à d’autres domaines reliés au thème des images.
— Les chrétiens et les images : Les attitudes envers l’art dans l’Église ancienne »
Cette étude cherche à savoir si les premiers chrétiens étaient hostiles aux images à cause du 2e commandement. Certains affirment qu’ils n’avaient pas d’images et qu’ils considéraient celles-ci comme des idoles. Ce livre s’oppose à ce point de vue et appuie la notion que la tradition chrétienne est ouverte à l’expression de la foi par les arts.
— « L’art roman et l’icône : Le dernier art occidental à caractère iconique et d’autres études »
Le Christ représenté dans les icônes et dans l’art roman expriment, selon l’auteur, un art œcuménique, c’est-à-dire une vision théologique commune peinte dans un langage artistique commun. Au tour de l’an 1000, tous les chrétiens pouvaient lire et comprendre ces images. Cette unité s’est malheureusement perdue pendant le second millénaire de l’histoire chrétienne. D’autres études suivent.
— « L’art, l’icône et la Russie : Documents russes sur l’art et l’icône du XVIe siècle au XVIIIe siècle »
Ce livre présente aux lecteurs occidentaux pour la première fois treize textes qui révèlent les controverses en Russie ancienne sur l’art de l’icône. Jusqu’à maintenant, ces documents n’étaient disponibles qu’aux spécialistes de la littérature russes, mais avec la publication de ce livre, le public francophone aura un plus grand accès à ces écrits, ainsi qu’à quelques études russes les concernant.

Vient de paraître: « Instants d’éternité » aux éditions Sainte-Geneviève

8963336-14219756Les éditions Sainte-Geneviève (éditions du Séminaire orthodoxe russe en France) viennent de publier Instants d’éternité (couverture ci-contre). Présentation: « La paroisse des Trois-Saints-Docteurs à Paris vient de publier aux éditions Sainte-Geneviève un livre-album de 160 pages – Instants d’éternité – avec des photographies de Maria-Helena Buckley accompagnées des explications de Mgr Nestor Sirotenko, évêque de Chersonèse, en russe et en français.
Ces images illustrent le quotidien de l’église des Trois-Saints-Docteurs à Paris: liturgies, baptêmes, fêtes patronales, Pâques… Cet album raconte aussi efficacement que l’aurait fait un récit littéraire ce qu’est la vie d’une paroisse orthodoxe. »  L’ouvrage peut être commandé sur cette page.

« Le patrimoine architectural de l’Église orthodoxe d’Antioche » : recherche fondamentale ou interrogations autour de l’identité ?

Cover-page-001Carol Saba a rendu compte, dans le quotidien libanais en français L’Orient-Le Jour, de la parution de l’ouvrage intitulé Le patrimoine architectural de l’Église orthodoxe d’Antioche (couverture ci-contre) rédigé sous la direction de May Davie, directrice du département « patrimoine religieux : art et architecture » à l’Institut d’histoire, d’archéologie et d’étude du Proche-Orient de l’Université de Balamand et chercheuse associée au CeTHIS de l’Université François-Rabelais de Tours.

Publication: « Théologie orthodoxe et science » – 2 volumes

Le premier atlas des monastères orthodoxes d’Amérique paraîtra au mois de février

atlas-krindatchLe premier atlas des monastères orthodoxes d’Amérique paraîtra au mois de février. Il est édité par Alexis Krindatch, coordinateur de recherches pour l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis. Il s’agit d’un volume de 150 pages. Presque 80 monastères orthodoxes y sont répertoriés et décrits, avec des cartes en couleurs et plus de 100 photographies décrivant la vie quotidienne de ces monastères. Cet ouvrage est disponible à la librairie du Collège de la Sainte-Croix à Boston, relevant de l’archevêché grec d’Amérique.

Source

Vient de paraître: « Soyons l’Eglise » du père Cyrille Argenti

8739Les éditions Médiaspaul viennent de publier un recueil du père Cyrille Argenti, Soyons l’Eglise. L’ouvrage rassemble des textes des émissions faites sur Radio Dialogues à Marseille. Olga Lossky a préfacé le livre. Présentation de l’éditeur: « C’est une voix pastorale contemporaine qui s’élève dans ces pages, celle du père Cyrille Argenti, qui fut prêtre orthodoxe à Marseille. Son engagement pour le dialogue œcuménique s’exprime ici dans une présentation de la nature de l’Église, qui invite à ouvrir des perspectives d’unité chrétienne concrètes et parlantes pour notre époque. Il expose par ailleurs les fondements de la vie ecclésiale, non comme une conformation à des rites, mais comme la participation réelle à la vie du Christ ici et maintenant.

Le père Cyrille est issu d’une famille d’armateurs grecs. Sa foi s’ancre dans des expériences singulières, notamment son évasion durant la guerre, lorsqu’il avait été arrêté par la Gestapo en tant que résistant. Devenu prêtre et moine, le père Cyrille a choisi de suivre une vocation peu répandue dans l’Église orthodoxe : celle du monachisme au cœur de la ville. C’est à Marseille qu’il a exercé son ministère auprès de tous : les personnes âgées pour lesquelles il a ouvert une maison de retraite avec l’argent de son héritage, les jeunes qu’il a rassemblés dans des camps catéchétiques, les sans-abri qui le connaissaient tous, parcourant la ville sur son Solex pour aller à leur rencontre. Soucieux de prier dans la langue du lieu, il a ouvert la première paroisse francophone orthodoxe de Marseille. Très engagé dans le dialogue œcuménique, il fut l’un des fondateurs de Radio-Dialogues, de l’association interreligieuse Marseille-Espérance. Il a été aussi vice-président de l’ACAT.

Points forts:

– L’occasion de « réentendre » les méditations savoureuses du célèbre prêtre orthodoxe.
– Un regard riche et savoureux sur le mystère que constitue l’Église.
– Un ouvrage pouvant enrichir le dialogue œcuménique, un bon compagnon pendant la « Semaine pour l’unité des chrétiens ».

argenti250Prêtre orthodoxe, Cyrille Argenti (1918 – 1994) (photographie ci-contre, source), figure très reconnue de Marseille, fut un prédicateur accessible. Ses homélies et articles ont été rassemblés dans un premier ouvrage paru au Cerf, N’aie pas peur !, puis une partie des émissions radiophoniques qu’il a faites sur Radio-Dialogues fut reprise dans Dieu s’est fait chair (DDB).

« Le père Cyrille a mené sur les ondes un véritable travail d’évangélisation,
dont les textes qui suivent sont le reflet »
Préface d’Olga Lossky, écrivain orthodoxe « 

Calendrier liturgique 2016

Pour commander le calendrier liturgique 2016 de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale et celui, nouveau, pour les enfants, voir l’affiche ci-dessous.

calendrier2016-diffusion

Le premier tome de l’encyclopédie de l’Église orthodoxe de Géorgie est paru

Dans ce premier tome de 548 pages, avec un texte réparti sur trois colonnes, sont publiés des articles qui commencent par « Abaata » (l’une des plus anciennes églises en Géorgie occidentale) et finissant par « Burnacheti » (église du Xème siècle dans la province historique de Javakheti, dans le Sud de la Géorgie). Il est prévu que l’encyclopédie comprenne 4 ou 5 tomes. Les domaines concernés sont l’histoire, l’art, les personnalités, les diocèses, les monastères, etc. Les rédacteurs de l’encyclopédie collaborent avec toutes les institutions en charge des sciences humaines de Géorgie, le centre d’histoire de l’art « K. Kekelidzé », la cathèdre d’histoire d’art géorgien de l’Université de Tbilissi « I. Djavakhishvili, » l’université géorgienne Saint-André-le-Premier-Appelé, l’Institut d’histoire et d’ethnographie « I. Djavakhishvili », l’Institut de littérature géorgienne Ch. Roustaveli.

Source

Deux recensions d’ouvrages récents sur le site de l’AEOF

CarolsabaCarol Saba a publié deux recensions (également chroniques de l’émission de radio Lumière de l’orthodoxie) d’ouvrages récents sur le site de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France: l’une sur le livre du père Michel Quenot, Les glorieux combattants, l’autre sur un ouvrage collectif intitulé La théologie byzantine et sa tradition paru chez Brepols.

Publication d’une traduction française de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Les éditions Sainte-Geneviève viennent de publier une traduction française de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome. Il s’agit de la traduction française de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, reproduite avec l’autorisation de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (pour le commander).

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Parution : « « La théologie byzantine et sa tradition (volume I/1, VIe-VIIe siècle)»

Après la parution du premier volume (2002), les éditions de Brepols publient le deuxième volume de « La théologie byzantine et sa tradition » (volume I/1, VIe-VIIe siècle). La théologie byzantine et sa tradition a été mise en chantier par Carmelo Giuseppe Conticello dans le cadre des activités du « Laboratoire d’études sur les monothéismes » (CNRS, Paris). Sa réalisation est le résultat de la collaboration d’un grand nombre de spécialistes – patrologues, byzantinistes, orientalistes, théologiens, philologues, historiens, biblistes, canonistes – de 14 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, GrandeBretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Russie, ex-Yougoslavie. La théologie byzantine et sa tradition se propose d’offrir au monde universitaire et au public cultivé un instrument de travail pour entreprendre des recherches dans ce domaine. C’est la raison pour laquelle un soin particulier a été accordé à la prosopographie, à la constitution de répertoires complets des œuvres de chaque auteur considéré – cette section constitue l’esquisse d’une Clavis Auctorum Byzantinorum, sur le modèle de la Clavis Patrum Graecorum –, au repérage des manuscrits pour les œuvres inédites, à l’exhaustivité et à la présentation critique des bibliographies en langues occidentales et orientales, à l’élaboration d’indices détaillés. Pour illustrer l’exposé sur la doctrine des auteurs traités, partie centrale de chaque contribution, l’ouvrage présente également des textes pour la première fois traduits ou édités de façon critique. Pour en savoir plus ou commander l’ouvrage (dont le prix est de 150 euros hors taxes), consulter le prospectus du livre.

RCF-Liège : deux livres du père Serge Boulgakov « Ma vie dans l’orthodoxie » et « Judas, l’apôtre félon »

L’émission de novembre Une foi pour toutes, réalisée par le père Guy Fontaine et diffusée sur RCF-Liège est consacrée à une interview de Nikita Struve à propos de deux livres du père Serge Boulgakov « Ma vie dans l’orthodoxie » et « Judas, l’apôtre félon » parus aux éditions des Syrtes et dont il est l’auteur des préfaces.

NIkita Struve RCF Liège by Orthodoxie on Mixcloud

Parution d’un livre-album sur l’église en bois du Séminaire orthodoxe russe pour les Journées du patrimoine

8264114-12925512A l’occasion des Journées du patrimoine (19 et 20 septembre), le Séminaire orthodoxe russe en France et la mairie d’Epinay-sois-Sénart ont publié un livre-album de 96 pages sur l’église en bois du Séminaire. Il est possible de le commander sur le site des éditions Saint-Geneviève. Par ailleurs, le Séminaire propose un programme sur trois jours, du 19 au 21 septembre, à l’occasion des Journées du patrimoine et du premier anniversaire de la dédicace de l’église en bois.

« Le retour à l’Un selon Plotin »

CouvertureLe P. Christophe Levalois a mis en diffusion, dans deux formats numériques, une courte étude intitulée Le retour à l’Un selon Plotin (couverture ci-contre). Présentation: synthèse sur le cheminement spirituel vers l’Un selon l’enseignement de Plotin. L’influence du philosophe néo-platonicien sur certains Pères de l’Église, notamment Grégoire de Nysse, y est notamment évoquée. L’étude est disponible gratuitement pour les différents Kindles sur cette page (cliquez ici pour télécharger l’application de lecture gratuite pour ordinateur). Elle est également en ligne sur la plateforme Smashwords où elle peut être téléchargée, également gratuitement, au format ePub (pour liseuse, tablette, smartphone, ordinateur avec un lecteur, comme celui d’Adobe, iPhone, iPad, iPod touch).

Vient de paraître: « Et Dieu vit que cela était bon » par le patriarche oecuménique Bartholomée aux éditions du Cerf

9782204106559En librairie à partir d’aujourd’hui: Et Dieu vit que cela était bon par le patriarche œcuménique Bartholomée aux éditions du Cerf (64 pages, prix: 4 euros, couverture ci-contre). Présentation de l’éditeur: « Il est urgent de redonner un visage humain à notre planète. » Le patriarche œcuménique Bartholomée, primat de l’Église orthodoxe, est aussi universellement connu pour son engagement, depuis des décennies, en faveur de la défense de l’environnement qui lui a valu le surnom de « patriarche vert ». Parmi ses écrits sur l’écologie, cette adresse concerne tout particulièrement « la sauvegarde de la maison commune ». »

Vient de paraître: « Saint Paul le missionnaire » du père Jean-Paul Lefebvre-Filleau

I-Grande-7616-saint-paul-le-missionnaire.netLe père Jean-Paul Lefebvre-Filleau, de la métropole roumaine (paroisses de Caen et de Vernon), vient de publier une deuxième édition de son ouvrage sur saint Paul, aux éditions Pierre Tequi : Saint Paul le missionnaire. Présentation de l’éditeur: « L’homme est exceptionnel. D’abord persécuteur des disciples du Christ, lui, le fils d’Israël, a reconnu le Fils de Dieu sur le chemin de Damas avant de se faire l’apôtre des nations. De Saül le pharisien, il est devenu Paul le missionnaire.
Saint Paul le missionnaire ne nous fait pas simplement revivre le chemin d’un homme qui, d’Antioche à Chypre, de Césarée à Corinthe, n’a cessé par ses voyages et ses lettres d’évangéliser le monde malgré le fanatisme juif, les calomnies les plus odieuses, la prison. Mais, au-delà des milliers de kilomètres accomplis, l’auteur nous fait finalement découvrir comment s’est traduite cette action missionnaire : dans chacun de ses enseignements, saint Paul sait se mettre au niveau de ses interlocuteurs pour mieux convaincre. « Juif avec les juifs, esclave avec les esclaves, ignorant avec les ignorants », ses rencontres sont marquées par sa bonté et une compréhension profonde des humbles.
En nous familiarisant à ce géant de la mission, cet ouvrage nous donne à voir comment la foi a bousculé sa vie, l’a rendue rayonnante, a offert un chemin de salut pour tous ceux qui étaient dans l’attente…
La christianisation d’une civilisation a été le fruit du travail de quelques grands témoins dont le rayonnement porte encore des fruits aujourd’hui. »

L’Évangile selon saint Jean et les chapitres 1-2 des Actes des Apôtres. Présentation et illustration par le père Michel Quenot

QuenotL’Évangile selon saint Jean et les chapitres 1-2 des Actes des Apôtres. Présentation et illustration par Michel Quenot, éditions Orthdruk, Bialystok (Pologne), 2015, 160 p. (diffusion La Procure).
Ce nouveau livre propose le texte de l’Évangile selon saint Jean et les chapitres 1-2 des Actes des Apôtres, avec une introduction de 5 pages du père Michel Quenot. L’originalité de cette publication tient aux illustrations iconographiques qu’elle contient toutes les deux pages, et qui sont, comme dans tous les ouvrages publiés par le père Michel Quenot, choisies avec un goût très sûr. On peut regretter que l’auteur ait choisi le texte œcuménique de la Bible (TOB), qui, en raison de certains choix discutables (facilités par l’absence effective de participants orthodoxes dans l’élaboration de la traduction du Nouveau Testament), n’est pratiquement pas retenu par les paroisses et les fidèles orthodoxes. Mais le livre vise un public plus large, qu’il aura sans doute le mérite d’initier à la beauté et à la pertinence des illustrations orthodoxes : les icônes entrent en quelque sorte en synergie avec le  texte, puisqu’elles sont une façon d’exprimer par les formes et les couleurs ce que celui-ci exprime par des mots.

Jean-Claude Larchet

En librairie : « Ma vie dans l’orthodoxie » par le père Serge Boulgakov (éditions des Syrtes)

1429535868_couv_Boulgakov_zoomEn librairie à partir d’aujourd’hui: Ma vie dans l’orthodoxie, par le père Serge Boulgakov, traduit du russe, aux éditions des Syrtes. Présentation de l’éditeur:  » « Ma terre natale, qui porte le nom, sacré pour moi, de Livny, est une petite ville de la province d’Orel, située sur le plateau qui borde la rivière Sosna. Il me semble que si je pouvais la voir maintenant, j’en mourrais, accablé de bonheur. Elle ne se pare d’aucune beauté ; bien plus, elle est enclose dans un environnement fait de laideur et de grisaille ; plus que modestement vêtue, elle est pauvre et même assez sale. Et pourtant, elle possède ce dont n’est dépourvue presque aucune terre de notre Russie centrale: la beauté de l’été et de l’hiver, du printemps et de l’automne, des couchers et des levers de soleil, de la rivière et des arbres. Mais tout cela est si paisible, si simple, si modeste – on le remarque à peine –, si beau dans son immobilité ! Ce que j’ai le plus aimé et honoré dans ma vie, la vérité et la modestie empreintes de grandeur et de discrétion, l’éminente beauté et la noblesse de l’intégrité, tout cela m’a été donné à travers la perception de ma terre natale pleine de douceur et de tendresse, comme l’est une mère. » Traçant d’une plume mélancolique les grands moments de sa vie, le père Boulgakov livre un témoignage unique sur ce que fut la grande catastrophe communiste pour de nombreux intellectuels expulsés de Russie. Les textes autobiographiques sont ici complétés par un extrait de la correspondance du père Serge révélant un homme accablé par son destin personnel ainsi que par celui de sa terre natale, mais aussi rempli de foi en la Sophia, la Sagesse de Dieu.
Biographie
Fils de prêtre orthodoxe, le père Serge Boulgakov (1871-1944) a d’abord été attiré par le marxisme, avant de s’en détourner pour être ordonné prêtre en 1918. Expulsé de Russie quatre ans plus tard, il s’installe d’abord à Prague, puis participe à la fondation de l’Institut orthodoxe de théologie Saint-Serge à Paris dont il prend un temps la direction et où il enseigne la théologie dogmatique jusqu’à sa mort. La plupart de ses œuvres ont été traduites en français par Constantin Andronikof et publiées dans la collection « Sophia » aux éditions L’Âge d’Homme. Elles sont pour la plupart marquées par la théorie de la Sophia (sophiologie ou sophianisme), qui a suscitée les vives critiques du père Georges Florovsky et de Vladimir Lossky, et a été condamnée comme hérésie en 1935 par le patriarcat de Moscou et l’Église Russe Hors Frontières. Son livre « L’orthodoxie », publié sous forme abrégée par les éditions Alcan et 1932 et en intégralité par les éditions L’Âge d’Homme en 1980, est cependant aujourd’hui encore considéré comme l’une des meilleures présentations de l’orthodoxie et a contribué à conduire beaucoup de personnes dans l’Église orthodoxe.

Vient de paraître: « Judas Iscarioth, l’apôtre félon » par le père Serge Boulgakov (éditions des Syrtes)

1429535986_couv_Judas_zoomA partir d’aujourd’hui en librairie: Judas Iscarioth, l’apôtre félon du père Serge Boulgakov, traduit du russe, aux éditions des Syrtes. Présentation de l’éditeur:  » « Dans le tissu d’or des hymnes de la Semaine sainte, un fil vient troubler le regard, une douloureuse dissonance fait irruption dans leurs harmonies célestes : l’image de l’apôtre félon. Nous en sommes comme malades pendant ces jours saints. Et l’Église ne ménage pas notre sensibilité, en accordant à Judas une place et une attention telles qu’il apparaît comme un des personnages centraux du mystère de la Passion, semblant même occulter les autres apôtres par son opposition au Christ. Judas, “serviteur et fourbe”, n’est dans la poésie liturgique qu’un simple avare ayant vendu son Maître pour de l’argent. » C’est avec ces mots que le père Serge Boulgakov, l’un des plus éminents théologiens du XXe siècle, débute sa réflexion à propos de la plus terrible trahison de l’Histoire. Mais, comme le note Nikita Struve dans sa préface, « on voit que Boulgakov se refuse à une condamnation sans rémission de Judas. Dans son repentir et dans sa mort volontaire, il voit un acte sacrificiel : seul de tous les apôtres qui se disaient pourtant prêts à mourir avec le Christ, Judas, par le détour de la trahison, n’a pas survécu à la mort du Christ. Et d’envisager une rencontre de Judas avec le Christ dans l’au-delà qui serait “non une éternelle réprobation, mais le triomphe de l’amour”. »
Biographie
Fils de prêtre orthodoxe, le père Serge Boulgakov (1871-1944) a d’abord été attiré par le marxisme, avant de s’en détourner pour être ordonné prêtre en 1918. Expulsé de Russie quatre ans plus tard, il s’installe d’abord à Prague, puis participe à la fondation de l’Institut orthodoxe de théologie Saint-Serge à Paris dont il prend un temps la direction et où il enseigne la théologie dogmatique jusqu’à sa mort. Nombre de ses œuvres ont été publiées en français (L’Orthodoxie, La Lumière sans déclin, La Philosophie de l’économie, Du Verbe incarné).

Recension: Père Théodore Papanicolaou, « La vision de la mort à la lumière des Pères de l’Eglise »

PapanicolaouPère Théodore Papanicolaou, La vision de la mort à la lumière des Pères de l’Eglise, Préface du Métropolite Emmanuel, postface du cardinal Jean-Pierre Ricard, Parole et Silence, Paris, 2015, 222 p.
Ce livre du père Théodore Papanicolaou, recteur de la paroisse grecque de Bordeaux, présente une réflexion sur la mort d’un point vue orthodoxe. Se basant sur des références patristiques, des textes liturgiques et l’expérience pastorale de l’auteur, il présente d’abord les conceptions païennes de la mort, pour mieux faire voir l’apport spécifique du christianisme. Il explique ensuite comment, selon la Bible, la mort s’est introduite dans le monde, puis comment le salut accompli par le Christ dans Sa propre mort et Sa résurrection permet aux croyants de dépasser la crainte de la mort puis la mort elle-même, de sorte que la mort devient plutôt pour les chrétiens d’une part une délivrance des limites et des peines de ce monde déchu et d’autre part l’occasion d’une seconde naissance, à la vie bienheureuse du Royaume des Cieux. L’auteur traite également de questions annexes, dont la « mémoire de la mort » que recommandent les saints ascètes pour parvenir au détachement et à la concentration sur « le seul nécessaire ». En tant que pasteur, il aborde un certain nombre d’interrogations courantes et tente d’y répondre: sur la douleur particulière occasionnée par la mort de l’époux ou de l’épouse, sur le sens et la nature de la mort des petits enfants, sur la valeur spirituelle des morts cruelles et injustes, sur la différence entre la mort des pécheurs et celle des justes. Un dernier chapitre, plus pratique, concerne les rituels funéraires (soins donnés au corps défunt, hymnes et prières de la cérémonie des funérailles) et leur signification spirituelle. En conclusion, l’auteur présente quelques anecdotes relatives à la mort, vécues par lui ou par certains de ses paroissiens. Écrit d’une manière simple, parsemé de références patristiques et liturgiques sobres et pertinentes, vivifié par une expérience pastorale de plus de quarante ans, ce livre constitue une bonne approche de la façon dont l’Église orthodoxe conçoit la mort et amène ses fidèles à l’aborder pour qu’elle ne leur apparaisse plus comme un drame mais comme la porte d’entrée dans un mode de vie meilleur.

Jean-Claude Larchet

Vient de paraître « Le sacrement de la pénitence – l’histoire du rite en Roumanie et sa théologie dans l’Eglise orthodoxe »

Aux éditions du Cerf vient de paraître le livre du hiéromoine Nectaire Petre, Le sacrement de la pénitence – l’histoire du rite en Roumanie et sa théologie dans l’Eglise orthodoxe. (10 €). Il s’agit de la publication de la thèse de doctorat en théologie que le père Nectaire a soutenu en 2012 à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (Paris). Le hiéromoine Nectaire (Petre) est supérieur de la communauté monastique de Crasna en Roumanie qui se situe dans les montagnes à mi-chemin entre Bucarest et Constanta sur la Mer Noire. La livre d’environ 300 pages est composée, outre l’introduction, de trois grandes parties, d’une conclusion générale et d’une très riche bibliographie de 319 titres en langues roumaine, grecque, française, anglaise, allemande et italienne.
Dans l’introduction (pp. 21–49) l’auteur explique d’abord sa méthode de recherche qui se veut historique, « car », dit-il, « l’étude de la tradition se traduit scientifiquement par l’étude de l’histoire » (p. 16). Aussi passe-t-il directement à la pénitence dans les saintes écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament qui mettent en relief les différences entre les régimes de la Loi et de la Grâce. Ensuite il traite de la doctrine et des pratiques pénitentielles de l’Église Ancienne qui fondent clairement la perception ecclésiale des deux versants – confession et pénitence – qui constituent ce sacrement dans toutes les Églises du premier millénaire.
D’après notre auteur, en étudiant l’évolution historique des saints sacrements on peut constater que « la Confession est le sacrement qui a souffert le plus de modifications de son rituel à travers les âges » (p. 22). Cette description de la variété des approches à travers les époques, aussi bien doctrinales que pratiques, est très utile de nos jours : de la Didaché à Nectaire de Constantinople – le prédécesseur immédiat de Saint Jean Chrysostome – et ensuite jusqu’au premier office de la Confession conservé dans un manuscrit du Xe siècle et attribué au patriarche de Constantinople Jean le Jeuneur, on se rend compte que le fil conducteur de la discipline pénitentielle reste toujours le même.
Qu’il s’agisse d’une confession publique devant l’assemblée réunie, ou auriculaire reçu par un père spirituel, le sacrement de la réconciliation se présente invariablement comme un traitement de guérison spirituelle qui est réalisé par la PRIERE D’INTERCESSION COMMUNE du pénitent et de ceux (ou celui) qui entendent sa confession. Cette prière implore le Seigneur miséricordieux d’accorder au pénitent la rémission de son péché. Dans sa 16e homélie catéchétique Théodore de Mopsueste souligne le devoir des évêques de prendre soin des âmes des croyants. Comme des médecins pour les malades, les évêques sont là pour prescrire aux pécheurs les bons remèdes de la pénitence pour leur salut. Comme de vrais pères ils sont obligés, en cela, de garder un silence discret sur ce qui leur a été révélé par leurs fils, dans la mesure où ce n’est pas destiné à être rendu public.
Comme le montre le père Nectaire, l’évolution ultérieure de la pratique pénitentielle dans la tradition orientale empruntera de facto le schéma d’une propagation toujours accrue de la confession libre et personnelle et par cela d’une application de plus en plus conséquente du principe du secret de la confession.
Dans la première partie (pp. 51–125) l’auteur étudie l’évolution du rite de la confession dans les eucologues imprimés dans les territoires roumains du XVIe au XXe siècle, selon la méthode comparative, « car des changements dans les structures liturgiques témoignent forcément d’un changement dans les pratiques, mais aussi d’un changement sur le plan doctrinal » (p. 52). Comme on sait, l’impression des livres liturgiques a favorisé l’uniformisation des différentes règles et offices de confession. Nous trouvons donc dans cette deuxième partie une étude utile et quasiment exhaustive des rédactions du rite avec traduction française et une analyse théologique des altérations du rite sous l’influence de l’influence latine grandissante, plus particulièrement à travers le trebnik du métropolite de Kiev Pierre Mogila (1646) et des pratiques de l’Église de Russie à l’époque synodale.
La deuxième partie de l’étude du père Nectaire se présente comme une recherche minutieuse dans le domaine propre de la théologie pastorale (pp. 127–188). Ici, l’auteur soulève une multitude de questions d’une actualité brûlante dans la vie actuelle de notre Église. Au lieu de tenter de résumer de façon plus ou moins satisfaisante ces pages lumineuses, nous préférons laisser les lecteurs découvrir eux-mêmes et méditer leur message. Pour leur mettre l’eau à la bouche, voici quelques sous-titres qui ne manqueront pas de les intriguer : « Le père spirituel : thérapeute ou juge ? » ; « Confession ou interrogatoire – le problème des “questionnaires” » ; « Le caractère particulier de la paternité spirituelle au sein de la prêtrise – une question d’expérience spirituelle et pastorale ». Ou encore « Le phénomène de plus en plus répandu des “jeunes anciens” ou “mladostartsy” », c’est-à-dire des “faux starets”, suivit du développement d’une « Typologie de la paternité spirituelle », qui est présentée comme « une somme complexe de charismes qui font du confesseur un exposant de la tradition spirituelle vivante de l’Église ».
La troisième partie s’intitule « Pénitence et guérison » (pp. 189–263). Nous y trouvons parmi d’autres des sous-titres comme « L’épithimie – thérapie de guérison », « L’épithimie comme fait spirituel », « L’Eucharistie – axe sacramental de la communion ecclésiale » ainsi que « Le rapport problématique entre l’Eucharistie et la Confession »… Le tout est couronné par « Des leçons pour notre temps en vue d’une communion fréquente ». On y trouve trois leçons tirées de l’enseignement de trois coryphées des trois dernières siècles de l’histoire de l’Église : St. Nicodème l’Agiorite (1748-1809), St. Jean de Cronstadt (1829-1908) et le père Alexandre Schmemann (1921-1983). Le père Nectaire nous rappelle que Saint Nicodème considère que la communion eucharistique est le but de la vie liturgique en communauté – qu’elle soit paroissiale ou monastique. D’ailleurs, selon Saint Nicodème, les pères de l’Église n’ont jamais conçu la vie liturgique sans la communion des fidèles. De son côté Saint Jean de Cronstadt recommande aux fidèles une attitude de préparation permanente à la communion eucharistique tandis que la grande contribution du père Alexandre Schmemann fut, d’après notre auteur, la redécouverte de la liturgie non seulement comme mode de vie authentique de la vie communautaire et ecclésiale, mais aussi comme source inépuisable de théologie et de sanctification du monde.
Dans les conclusions, le père Nectaire nous prévient que sa recherche représente pour lui un premier pas vers la voie à jamais ouverte par l’Église, d’une quête qui durera, étant donné sa vocation de moine et de confesseur, toute sa vie (pp. 265–271).

Vous pouvez vous procurer le livre à la librairie Saint-Serge.

« La nouvelle légende dorée »

9782706711749Dans son livre paru il y a quelques mois aux éditions Salvator, La nouvelle légende dorée – 52 saints pour aujourd’hui, le journaliste, écrivain et éditeur catholique Michel Cool évoque trois figures orthodoxes: mère Marie Skobtsov, le patriarche Athénagoras et le père Alexandre Men. Il présenté sur RCF des portraits de ces personnalités, on peut écouter les podcasts audio: mère Marie Skobtsov, le patriarche Athénagoras, le père Alexandre Men.

Vient de paraître: « Joie de la Résurrection » d’Olivier Clément

I-Grande-8436-joie-de-la-resurrection.aspxLes éditions Salvator viennent de publier Joie de la Résurrection d’Olivier Clément, un livre de 138 pages. Présentation: « Une même lumière traverse ces méditations d’Olivier Clément écrites entre 1995 et 2005 et inédites pour la plupart, celle de la résurrection, source de joie profonde. C’est sur cette lumière, telle qu’elle nous est donnée dans la montée de Pâques, que le théologien méditait avec une douceur et une intensité croissante, peu avant sa disparition. D’abord braises sous la cendre, lumière blanche et terrible du Samedi midi, puis éclatement du feu de la nuit, dans nos nuits, enfin Lumière irradiante de la vie nouvelle. Ces textes tentent de dire cette lumière comme un affrontement de la vie et de la mort. Rien de systématique, rien de discursif, mais des variations, des reprises, des répétitions car c’est dans le ressassement, le ressac que la juste parole peut surgir. « 

« L’Empereur pauvre » – un roman de Marie-Hélène Congourdeau

CouvEmpereur32019. Un séisme de grande ampleur vient de secouer Istanbul, des pétroliers ont pris feu sur le Bosphore. Entre le feu et l’eau, la ville se retrouve sur le point de basculer dans la fin des temps, comme à la veille de la conquête ottomane, quand les Byzantins attendaient l’empereur pauvre qui viendrait les arracher à la catastrophe.
Le narrateur Mircea, accouru au chevet de la ville, retrouve Danilo, un camarade perdu de vue depuis vingt ans, et cette rencontre déclenche un autre séisme, un séisme temporel. Les strates du temps se bousculent, des derniers jours de la Constantinople byzantine à l’empereur pauvre de la fin des temps, en passant par la révolution roumaine, la décomposition de la Yougoslavie et la Sorbonne à la veille de l’an 2000. C’est alors qu’émerge le visage tragique et lumineux d’Esther, connue autrefois et perdue. Dans ce contexte d’apocalypse où la ville martyrisée broie ceux qui veulent la sauver, ce chaos temporel devient l’occasion d’un dévoilement, où ce qui était caché est révélé, où ce qui était verrouillé se dénoue et où Mircea et Danilo trouvent, en même temps que leur vérité, la délivrance.
Marie-Hélène Congourdeau est chargée de recherches en histoire byzantine au CNRS. Après le Silence du roi David (prix du premier roman de l’université d’Artois et prix Palissy) et Quand viendra le jour de Seth, L’empereur pauvre, son troisième roman, est dédié à Olivier Clément et au P. Pierre-Marie Delfieux (fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem).

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« Les archives athonites du XXème siècle» (en russe) sont éditées à Bruxelles

« Les archives athonites du XXème siècle», tel est le titre du huitième volume des Archives de l’émigration russe, publiées à Bruxelles, à l’occasion du millénaire de la présence monastique russe sur la sainte-Montagne de l’Athos. Des documents peu connus, gardés dans les archives bruxelloises de l’émigration russe, et qui sont liés à l’histoire du monastère Saint-Pantéléimon sur le Mont Athos, sont publiés dans ce livre de 352 pages. Le rédacteur de ce tome et de toute la série est l’archiprêtre Paul Nedosekine, recteur du métochion de la Sainte-Trinité, de l’Église orthodoxe russe à Bruxelles. Les documents suivants ont été publiés dans le huitième tome : Chronique du monastère 1917-1927 (auteur anonyme), Rapport de 1919 « Au sujet du monachisme sur l’Athos » du professeur Théodore Titov, Correspondance du monastère Saint-Pantéléimon avec la Sainte Communauté et le Patriarcat œcuménique, Messages du monastère russe au roi des Serbes, Croates et Slovènes Alexandre, et aussi au patriarche serbe Dimitri, Messages et appels du monastère à la diaspora russe, Message au monastère des patriarches œcuméniques Photius et Benjamin, correspondance avec les autorités grecques et les diplomates russes. On trouve encore dans ce volume le message de Sainte Communauté des vingt monastères athonites du 11.04.1941, la lettre à Hitler du 13/26.04.1941 et « La situation de l’Athos » rédigée par le secrétaire du monastère Saint-Pantéléimon, le père Basile (Krivochéine). En tout, 27 documents ont été publiés dans ce volume. Ils sont tous accompagnés d’un index, de commentaires et d’un apparat savant. Actuellement, les Archives de l’émigration russe préparent un neuvième tome de leurs documents, qui sera consacré à l’histoire de l’Église orthodoxe russe au Royaume des Serbes, Croates et Slovènes.

Source

La Concordance de l’édition critique de la version grecque des Homélies ascétiques d’Isaac le Syrien

La Concordance de l’édition critique de la version grecque des Homélies ascétiques d’Isaac le Syrien (édition publiée en février 2012 par le monastère d’Iviron au Mont-Athos), a été réalisée par Marcel Pirard, Bastien Kindt et le Centre de traitement automatique du langage (CENTAL) à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve est désormais disponible en ligne et téléchargeable depuis ce lien. A noter que la seconde édition de la traduction française de ces homélies ascétiques par le P. Placide (Deseille), refondue à partir de cette édition critique, sortira de presse cette année.

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Jovan Nikoloski