24/06/2017
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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe demande au patriarche Bartholomée de convoquer une réunion préconcilaire panorthodoxe extraordinaire

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe demande au patriarche Bartholomée de convoquer une réunion préconcilaire panorthodoxe extraordinaire

2P20160603-VSN_4620-1200Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe demande au patriarche Bartholomée de convoquer une réunion préconcilaire panorthodoxe extraordinaire avant le 10 juin afin d’examiner la faisabilité du Concile panorthodoxe dans les délais prévus.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a pris, au cours de sa session du 3 juin (photographie ci-contre, ndlr), la décision suivante au sujet de la tenue du Concile panorthodoxe :

« Lors de sa session du 3 juin 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a examiné les problèmes importants qui ont surgi au cours de la préparation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe prévu du 18 au 26 juin 2016, notamment le refus de l’Église orthodoxe de Bulgarie de participer au Concile, si ses dates ne sont pas reportées, ainsi que les sérieuses critiques concernant la préparation du Concile et les projets de documents conciliaires, tant dans l’Église orthodoxe russe que dans nombre d’autres Églises orthodoxes locales.

Rappel : Lors de la réunion des primats des Églises orthodoxes locales au Patriarcat de Constantinople du 6 au 9 mars 2014 a été adoptée une décision selon laquelle « le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe sera convoqué par le patriarche œcuménique à Constantinople en 2016, si des circonstances imprévisibles ne l’empêchent pas ». En outre, il a été arrêté que « toutes les décisions, tant lors du déroulement du Concile que lors des étapes préparatoires seraient prises sur la base du consensus ». La réunion des primats des Églises orthodoxes locales, qui s’est tenue du 21 au 28 janvier 2016 au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy, a pris la décision selon laquelle « le saint et grand Concile aura lieu du 18 au 27 janvier 2016 à l’Académie orthodoxe de Crète ». Il fut également décidé de créer un secrétariat panorthodoxe et un comité d’organisation du saint et grand Concile. Les primats des Églises locales ont été d’accord avec la proposition de l’Église orthodoxe russe de publier les projets de documents conciliaires préparés par les conférences et les réunions panorthodoxes préconciliaires, dans le but de leur large discussion. S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée a adressé, le Dimanche du Triomphe de l’orthodoxie, un appel aux fidèles « à exprimer leurs points de vue et leur attente quant au saint et grand Concile ». Manifestant sa pleine disposition à collaborer activement à la préparation du Concile, l’Église orthodoxe russe, a nommé sans tarder ses représentants au secrétariat panorthodoxe et au comité d’organisation du Concile (lettre de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée, sous le N°01/818 du 26 février 2016), mais le représentant de l’Église orthodoxe russe, malgré les rappels, n’a été invité à participer qu’à partir du 7 juin audit Comité (lettre de S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée à S.S. le patriarche de Moscou Cyrille du 31 mai 2016). En avril 2016, la composition de la délégation de l’Église orthodoxe russe au Concile panorthodoxe a été définie (protocole N°34), ce dont S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée a été informé par une lettre de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille.

Simultanément, pour ce qui concerne les projets de documents conciliaires, des remarques critiques ont commencé à être exprimées peu après leur publication, de la part de l’épiscopat, du clergé et des laïcs de l’Église russe. Au Patriarcat de Moscou, au département des relations ecclésiastiques extérieures et aux autres institutions synodales sont parvenues en grand nombre des lettres de fidèles orthodoxes faisant état de critiques des textes conciliaires et du processus même de préparation du Concile. En réponse au trouble parmi les fidèles, le département des affaires ecclésiastiques extérieures a procédé aux éclaircissements et aux commentaires nécessaires en publiant une déclaration appropriée. Dans le but d’une discussion plus large des projets de documents du Concile, s’est tenue le 19 avril à Moscou, à l’Université orthodoxe Saint-Tikhon, avec la bénédiction de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, une conférence sur le thème « Le Concile panorthodoxe : points de vue et attentes ». À l’issue de la conférence ont été préparés et transmis pour examen à la Hiérarchie, des corrections aux documents « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « Mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ».

Malgré le délai toujours plus proche de la convocation du Concile, il reste une multitude de problèmes non réglés qui mettent en question la possibilité de parvenir à un consensus panorthodoxe lors du Concile. Le règlement du Concile, préparé lors de la réunion des primats des Églises orthodoxes qui a eu lieu du 21 au 28 janvier de cette année à Chambésy, n’a pas été signé par la délégation du Patriarche d’Antioche. Le projet de document « Le sacrement du mariage et ses empêchements » n’a pas été signé par les délégations des Patriarches d’Antioche et de Géorgie. La suggestion de S.S. le patriarche Cyrille de procéder à une harmonisation panorthodoxe de ces questions dans le cadre des travaux du secrétariat panorthodoxe «suivi par l’examen des propositions élaborées lors de la réunion des primats des Églises orthodoxes locales » (lettre de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée N°01/818 du 26 février 2016), n’a reçu aucun soutien du Patriarcat de Constantinople. Le Secrétariat, pour la période écoulée, ne s’est réuni que deux fois et s’est occupé principalement de questions techniques. La proposition du représentant de l’Église orthodoxe russe de discuter de l’harmonisation des documents dans le cadre du secrétariat panorthodoxe a été déclinée.

Les différends entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem concernant la juridiction ecclésiastique sur le Qatar restent non résolus, et avec eux l’absence de communion eucharistique entre eux, ce qui constitue un obstacle de taille à la participation de l’Église d’Antioche au Concile.

Au cours de la dernière semaine, plusieurs Églises locales orthodoxes ont fait des déclarations officielles, qui mettent en question la possibilité de procéder au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe dans les délais indiqués ou celle de parvenir à un consensus au sujet des thèmes fondamentaux de l’ordre du jour du Concile.

Le 25 mai 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie a décidé que, dans les documents du Concile « Le sacrement du mariage et ses empêchements » et «La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », des corrections importantes doivent être apportées, tandis que le document « Relation de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » « doit faire l’objet d’une refonte majeure ». Il est mentionné que si les modifications proposées « ne sont pas prises en compte et introduites dans le texte du document, l’Église de Géorgie considère impossible de le signer ».  

Le concile des évêques de l’Église orthodoxe serbe qui s’est terminé le 25 mai 2016 a adopté un document consacré à la préparation du Concile panorthodoxe, lequel « exprime sa position de principe relative à toutes les questions essentielles qui seront débattues et décidées lors du grand Concile ». Dans ledit document, communiqué pour information aux primats et aux synodes des Églises orthodoxes locales est posée la question : « Le prochain Concile correspond-il au critère et à la mesure des véritables conciles connus de l’histoire de l’Église orthodoxe… Le Concile exprime-t-il l’unité de l’Église du Christ dans l’Esprit-Saint à la gloire de Dieu le Père ? » Les évêques de l’Église orthodoxe serbe mentionnent les insuffisances du projet du Règlement du Concile, posent des question quant au rôle et au statut des évêques lors du Concile, sur la limitation injustifiée du nombre des participants au Concile ; ils considèrent indispensable d’examiner lors du Concile la question de l’autocéphalie et son mode de proclamation (ce sur quoi l’Église russe a également insisté, avec d’autres Églises) ; ils expriment l’opinion que les projets de documents conciliaires « nécessitent des modifications et des précisions afin de correspondre aux exigences de la vie et de la mission de l’Église », mentionnant particulièrement cette nécessité relativement aux documents « Mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain » et « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » ; d’autres remarques sont également exprimées.

Le 25 mai 2016 s’est achevée la session du concile des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce, avec pour but, comme cela est communiqué dans sa lettre-encyclique, « de discuter au sujet de la décision et de la proposition du Saint-Synode permanent, après les propositions envoyées par les hiérarques, sur l’initiative de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme. La hiérarchie de l’Église de Grèce, dans sa fidélité absolue à l’enseignement des prophètes, des apôtres et des Pères, et avec respect envers le fonctionnement conciliaire de l’Église orthodoxe, a étudié de façon exhaustive les propositions du Synode permanent, l’une après l’autre, et dans un esprit de consensus, de responsabilité et de sérieux, avec unanimité sur la plupart des points et une majorité absolue sur d’autres, a procédé aux corrections des textes présentés et, où il le fallait, a fait également des ajouts, afin que ceux-ci soient les décisions finales de notre Église relativement à ces textes. Les corrections et les ajouts qui sont essentiels et qui sont en accord avec l’expérience et la tradition pérennes de l’Église… Les points de vue de nombreux hiérarques ont été entendus et les décisions étaient presque unanimes ». Le texte relève « l’inquiétude qui s’était manifestée au préalable, en grande partie justifiée, chez beaucoup de membres du clergé, chez les moines et les laïcs, au sujet des textes que discutera le saint et grand Concile ».

Le même jour, la Sainte Communauté de la Sainte Montagne de l’Athos, sur la base de la réunion extraordinaire de la synaxe double réunissant les représentants et les higoumènes des vingt monastères de la Sainte Montagne de l’Athos a adressé à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée et aux primats des Églises locales orthodoxes un message, dans lequel il est mentionné que «certains points des textes préconciliaires nécessitent une clarification, afin que soient exprimés plus clairement la tradition pérenne des Saints Pères et le viatique conciliaire de l’Église. Nous soumettons humblement notre point de vue et nos suggestions concernant ces points ». Les points en question touchent les projets de document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ». Présentant ces «suggestions, qui ont été le fruit… de réflexions et de prières », les moines du Mont Athos soulignent que la correction des textes préconciliaires est nécessaire, afin que le saint et grand Concile réussisse à « éviter les schismes et les divisions ». 

Le 27 mai 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Antioche a procédé à une déclaration, dans laquelle il est mentionné que les membres du Synode ont « discuté tous les détails et documents du grand Concile orthodoxe », et sont « parvenus à un accord sur une formulation commune de l’attitude de l’Église d’Antioche envers les thèmes portés à l’ordre du jour » et ont « décidé d’adopter toutes les corrections proposées » par une commission désignée précédemment dans ce but, et se sont encore une fois exprimés sur la nécessité « de trouver une solution ecclésiale définitive du conflit avec le Patriarcat de Jérusalem ».

Le 31 mai 2016, le Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople a proposé, en vue de l’étude du problème des relations entre les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem et de la recherche d’une solution acceptable par les deux parties, de constituer « immédiatement après le saint et grand Concile », « une commission bilatérale formée de représentants des deux Églises concernées, sous la responsabilité coordinatrice du Patriarcat œcuménique ».

À ce sujet, le secrétariat du Saint Synode du Patriarcat d’Antioche, en date du 1er juin 2016, a déclaré que le Patriarcat d’Antioche avait pris connaissance de ladite proposition  « avec chagrin et stupeur » et reconnu que « les efforts fournis depuis plus de trois ans » depuis le début du conflit, n’ont abouti à rien… Cet état des choses est d’autant plus affligeant que ces efforts, accentués en concomitance avec le processus de convocation du saint et grand Concile, avaient aussi pour but d’arriver avant le début du concile à une solution ecclésiale définitive de cette violation, afin qu’il puisse mieux témoigner de l’unité orthodoxe, cette unité qui trouve sa plus haute expression dans la divine liturgie qui va inaugurer ses travaux, le jour même de la Pentecôte. Car une telle inauguration, avec la participation de toutes les Eglises autocéphales, en ce jour, est la meilleure façon d’aborder les problèmes de l’Eglise orthodoxe dans sa catholicité, et d’exprimer l’unanimité orthodoxe les concernant ».

Le 1er juin 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, lors de sa session au complet « a procédé à une discussion approfondie concernant les questions liées à la convocation du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe qui se tiendra du 16 au 26 juin 2016 sur l’île de Crète ». Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare a attiré l’attention sur :

1) l’absence de l’ordre du jour du Concile panorthodoxe de thèmes particulièrement importants pour la sainte orthodoxie, revêtant une importance actuelle et nécessitant une décision commune panorthodoxe en temps opportun

2) les désaccords qui ont surgi et qui ont été déclarés officiellement par des Églises orthodoxes locales concernant des textes conciliaires déjà approuvés.

3) l’impossibilité, selon le règlement déjà adopté du déroulement du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, de rédiger des textes au cours des travaux du Concile

4) la place occupée dans la salle par les primats des Églises orthodoxes locales qui, telle qu’elle est proposée et prévue, transgresse le principe d’égalité des primats des Églises orthodoxes autocéphales

5)  l’emplacement des observateurs et hôtes du Concile, qui ne convient pas

6) la nécessité de procéder à des dépenses importantes et injustifiées en cas de participation de l’Église orthodoxe de Bulgarie au Concile

Le Saint-Synode a décidé à l’unanimité, après avoir voté :

  1. D’insister afin que le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe du 16 au 26 juin de cette année soit reporté afin que la préparation à celui-ci soit prolongée
    2. Dans le cas contraire, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare déclare sa décision catégorique de ne pas participer aux travaux du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe planifiés pour le 16-26 juin de cette année. »

Le 2 juin 2016, S.S. le patriarche de Bulgarie Néophyte, par une lettre, a communiqué cette décision aux primats des Églises orthodoxes locales.

Il a été décidé:

  1. D’approuver les efforts entrepris par le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille et par les représentants du Patriarcat de Moscou, en vue de la participation à la préparation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, durant la période qui a suivi le concile des évêques de l’Église orthodoxe russe qui s’est tenu les 2 et 3 février 2016.
  2. De confirmer les propositions de l’Église orthodoxe russe concernant la correction des projets de documents du Concile panorthodoxe « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « Mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », formulées sur la base des opinions exprimées par les évêques, clercs, moines et laïcs.
  3. De mentionner que, sur la base des discussions des projets de documents du Concile panorthodoxe par les Églises orthodoxes de Géorgie, de Serbie, de Bulgarie et de Grèce, ainsi que par la Sainte Communauté du Mont Athos, les corrections essentielles présentées, sont en grande partie en accord avec les propositions de l’Église orthodoxe russe. Elles demandent un examen approfondi dans le but de parvenir à un consensus panorthodoxe.
  4. Prenant en compte que les décisions du Concile panorthodoxe ne peuvent être adoptées que sur la base du consensus (Décision de la synaxe des primats des Églises orthodoxes locales qui s’est tenue du 6 au 9 mars 2014, point 2a), c’est-à-dire par une manifestation de volonté unanime de toutes les Églises orthodoxes autocéphales communément reconnues, mentionner que la non-participation au Concile de ne serait-ce qu’une seule d’entre elles constitue un obstacle insurmontable à l’accomplissement du saint et grand Concile.
  5. De constater que la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare du 1er juin 2016, ainsi que l’incertitude persistante concernant la possibilité de la participation du patriarche d’Antioche au saint et grand Concile, de même que l’absence de consensus préalable sur le projet de règlement du Concile ainsi que sur le document « Le sacrement du mariage et ses empêchements », dénotent que, à l’heure actuelle, alors qu’il reste deux semaines jusqu’à la date fixée pour l’ouverture du Concile, il existe de sérieux problèmes nécessitant des actions orthodoxes communes sans tarder.
  6. Considérer que l’issue de cette situation exceptionnelle pourrait être la tenue d’une conférence préconciliaire panorthodoxe extraordinaire pour examiner la situation telle qu’elle a évolué et examiner les corrections proposées par les Églises orthodoxes locales, dans le but de l’élaboration des propositions unanimes.
  7. Reconnaître que la convocation d’une telle conférence, prenant en considération l’étendue du travail et l’importance des questions soulevées, nécessite qu’elle soit réalisée sans tarder, pas plus tard que 10 juin de cette année, afin que, sur la base de la décision qui sera prise en conclusion, les Églises orthodoxes puissent porter un jugement sur la possibilité de tenir le Concile panorthodoxe dans les délais fixés.
  8. Demander au patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille de s’adresser avec la proposition correspondante à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée.
  9. Envoyer sans tarder les propositions susmentionnées de l’Église orthodoxe russe aux primats des Églises orthodoxes locales.

Traduit du russe pour Orthodoxie.com.

Sources :  Patriarcat de Moscou, photographies, vidéo.

 

 

 

 

 

 

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Jovan Nikoloski