16 avril
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Grand Carême

Saintes Agapie, Irène et Chionie, martyres à Thessalonique (304) ; saint Léonide, saintes Charisse, Niké, Galine, Callista, Basilisse, Théodora, Irène et leurs compagnes, tous martyrs à Corinthe (258) ; saint Vaise, martyr à Saintes (vers 490).

SAINTES AGAPÉE, CHIONÉE ET IRÈNE

16 avril
Saintes Agapie, Irène et Chionie, martyres à Thessalonique (304)

Agapée, Chionée et Irène étaient trois sœurs, originaires d’une famille riche et influente de Thessalonique. Lors de la proclamation de l’édit de Dioclétien (304), qui défendait à toute personne de garder chez elle les livres des saintes Écritures, elles s’enfuirent de la ville pour sauvegarder leur foi et se rendirent sur une haute montagne, près d’un lac, où elles menèrent une vie de prière en compagnie d’un saint ascète nommé Zoïle. De corps, elles se tenaient au sommet de la montagne, mais leurs âmes demeuraient en permanence au ciel.

Quand le père spirituel de sainte Anastasie Pharmacolytria [22 déc.], saint Chrysogone, périt sous le glaive des persécuteurs, Dieu révéla à Zoïle l’endroit où se trouvait le corps du martyr, afin qu’il l’ensevelisse avec honneur. Quelques jours après, Chrysogone lui apparut en rêve et lui annonça que, neuf jours plus tard, les trois sœurs allaient être arrêtées et offrir glorieusement, avec sainte Anastasie, leur vie pour le Christ.

Sainte Anastasie ne tarda pas à se présenter dans leur demeure. Elle les embrassa chaleureusement et les encouragea à persévérer jusqu’au terme de leur combat pour la foi, en leur garantissant son soutien au péril de sa vie. Le jour prévu, les soldats de l’empereur découvrirent la cachette des saintes, et elles furent conduites sans ménagement auprès du gouverneur de Macédoine, Dulcétios, en compagnie de trois autres jeunes chrétiennes : Cassia, Philippa et Eutychia, et d’un jeune homme : Agathon. Le gouverneur leur dit d’un ton sévère : « Insensés, quelle folie est la vôtre de ne pas vouloir obéir aux ordres des divins empereurs et césars ? » S’adressant à Agathon, il lui dit : « Et toi, pourquoi as-tu refusé de manger les viandes offertes aux dieux, comme font les hommes pieux ? » « C’est que je suis chrétien » répondit Agathon. Se tournant vers Agapée, Dulcétios lui demanda quels étaient ses sentiments. La jeune vierge répondit : « Je crois au Dieu vivant, et je ne veux pas perdre ma bonne conscience. » Il demanda à Irène pourquoi elle n’avait pas obéi aux ordres des empereurs. Celle-ci répondit : « C’est par crainte de Dieu ! » Chionée fit la même réponse, Cassia répondit simplement qu’elle voulait sauver son âme, et Philippa déclara qu’elle préférait mourir plutôt que de toucher à des viandes offertes aux idoles. Eutychia montra la même fermeté, mais comme elle était enceinte de sept mois, le magistrat la fit garder en prison. Puis il revint à l’interrogatoire et essaya de persuader Agapée de se montrer conciliante. Elle répliqua : « Il ne convient pas de se soumettre à Satan. Tu ne parviendras pas à changer ma détermination, elle est inébranlable. » « Qui donc vous a entraînées dans cette folie ? » demanda Dulcétios. « C’est le Dieu tout-puissant et son Fils unique, notre Seigneur Jésus-Christ ! » dit Chionée. Constatant qu’il ne parviendrait à rien de plus, le gouverneur proclama alors la sentence suivante : « Je condamne Agapée et Chionée à être brûlées vives, pour avoir agi, par une obstination impie, contre les édits divins de nos augustes seigneurs, et pour professer encore la perverse religion des chrétiens, qui est en abomination à tous les hommes pieux. Quant à Agathon, Irène, Cassia et Philippa ils seront retenus en prison à cause de leur jeune âge ».

Le lendemain de l’exécution des deux saintes, comme on avait découvert des livres chez Irène, qui avait pourtant nié en détenir, on la fit de nouveau comparaître au tribunal. Dulcétios la menaça de mort, mais lui proposa d’avoir la vie sauve si elle consentait à sacrifier et à manger la chair des victimes. « En aucun cas, répliqua la sainte, car un châtiment éternel attend ceux qui auront renié la parole de Dieu, qui nous a recommandé de l’aimer jusqu’à la mort. C’est pourquoi nous préférons être brûlés vifs plutôt que de livrer ces écrits ! » Après un interrogatoire serré, pendant lequel la servante du Christ montra la bravoure d’un guerrier, le gouverneur ordonna de l’exposer nue dans une maison de débauche. Mais la grâce du Saint-Esprit protégea la vierge du Christ, et personne n’osa l’approcher ni même lui adresser des paroles insultantes. Elle fut ramenée devant Dulcétios qui lui demanda : « Persistes-tu dans ta folie ? » — « Non pas dans ma folie, mais dans le culte du vrai Dieu ! » — «  Eh bien  ! tu vas recevoir le juste châtiment de ton insolence. » Et il écrivit la sentence suivante : « Puisqu’Irène n’a pas voulu obéir aux ordres des empereurs et sacrifier, et qu’elle persiste à suivre la croyance des chrétiens, j’ordonne qu’elle soit brûlée vive comme ses sœurs. » Le jour suivant, les soldats la conduisirent jusqu’à l’endroit élevé où ses sœurs avaient été suppliciées. Ils allumèrent un bûcher et lui ordonnèrent de s’y jeter elle-même. C’est en chantant des psaumes et en glorifiant Dieu qu’Irène entra dans les flammes et s’offrit au Seigneur comme un sacrifice de bonne odeur.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saintes martyres, ton 5

Tu nous as donné comme invincible rempart les miracles de tes saints Martyrs: par leurs prières, ô Christ notre Dieu, ruine les complots des païens, affermis le règne de la foi dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes.

Kondakion, des saintes martyres, ton 4

De la foi tu as armé ton âme fortement pour combattre en public le Mauvais; des ténèbres vers le Christ tu as conduit, bienheureuse, une multitude de sauvés; et, portant, avec Chionie et Agapè, comme robe de pourpre votre sang, avec elles dans le chœur des Anges, Irène, tu exultes à présent.

Lectures de l’Ancien Testament

Isaïe IXV, 11-17

Voici ce que dit le Seigneur, le Saint d’Israël, le créateur des choses futures : Questionnez-moi sur mes fils ; demandez-moi compte des œuvres de mes mains. C’est moi qui ai créé la terre, et l’homme sur elle ; moi qui de ma main ai affermi le ciel ; moi qui ai donné des lois à tous les astres. C’est moi qui l’ai suscité ; il sera roi selon la justice ; toutes ses voies seront droites ; il rebâtira ma ville ; il fera revenir mon peuple de la captivité, sans rançons, sans présents, dit le Seigneur des armées. Voici ce que dit le Seigneur des armées : l’Égypte a travaillé pour toi ; les marchandises des Éthiopiens et des hommes superbes de Saba traverseront la mer pour venir te trouver ; ils te seront asservis ; ils te suivront les fers aux mains, ils t’aborderont, ils se prosterneront devant toi, et t’adresseront leurs prières, parce que Dieu est avec toi. Et, hormis vous, Seigneur, il n’est point de Dieu.  Car vous êtes Dieu, et nous ne le savions pas, Dieu d’Israël, Dieu Sauveur ! Que tous tes adversaires soient humiliés, qu’ils rougissent, qu’ils marchent pleins de honte. Et vous, célébrez des solennités en mon honneur. Israël est sauvé par le Seigneur, sauvé pour tous les siècles ; ses enfants ne seront plus humiliés ni confondus à jamais.

Genèse XXII, 1-18

Il advint alors que Dieu tenta Abraham ; il lui dit : Abraham, Abraham. Celui-ci répondit : Me voici. Prends, lui dit Dieu, ton enfant, ton fils bien-aimé, ton Isaac, que tu aimes tant ; va en la haute terre, et là, offre-le en holocauste, sur l’une des montagnes que je te dirai. Et Abraham, s’étant levé de grand matin, bâta son ânesse ; il prit avec lui deux serviteurs et Isaac son fils ; puis, ayant fendu le bois pour l’holocauste, il partit, et il arriva le troisième jour au lieu que lui avait dit le Seigneur. Et Abraham, ayant levé les yeux, vit le lieu de loin, Et dit à ses serviteurs : Arrêtez-vous ici avec l’ânesse, moi de mon côté j’irai avec l’enfant jusque là- bas; puis après avoir adoré, nous reviendrons auprès de vous. Abraham prit donc le bois de l’holocauste, et il le donna à porter à Isaac ; lui-même porta dans ses mains le feu et le glaive ; et ils marchèrent à côté l’un de l’autre. Cependant, Isaac dit à Abraham, son père : Père, et celui-ci répondit: Qu’y a-t-il, mon enfant ? Isaac reprit : Voici le feu et le bois ; où est la brebis pour l’holocauste ? Abraham répondit : Dieu se pourvoira lui-même d’une brebis pour l’holocauste, mon enfant, et, ayant marché tous deux ensemble, ils arrivèrent au lieu que lui avait dit le Seigneur ; Abraham y éleva un autel ; il disposa le bois, et, ayant lié Isaac son fils, il le plaça sur l’autel par-dessus le bois. Et il étendit la main pour saisir le glaive, afin d’égorger son fils. Alors un ange du Seigneur l’appela du ciel, disant : Abraham, Abraham ; il répondit : Me voici. Et l’ange dit : Ne porte pas la main sur l’enfant : ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains le Seigneur, puisque pour moi tu n’as pas épargné ton fils bien- aimé. Abraham, ayant levé les yeux, regarda : et voilà qu’un bélier se trouvait retenu par les cornes dans un arbre de Sabec ; aussitôt Abraham s’élance, prend le bélier, et l’offre en holocauste, au lieu de son fils Isaac. Abraham appela ce lieu : Le Seigneur a vu, de sorte que l’on dit encore aujourd’hui : sur la montagne le Seigneur est apparu. L’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham du haut du ciel, disant : Je l’ai juré par moi-même, dit le Seigneur : parce que tu as fait ce que tu viens de faire, et que, pour moi, tu n’as pas épargné ton fils bien- aimé, Je te bénirai et te bénirai, je multiplierai et multiplierai ta race, comme les étoiles du ciel, comme les grains de sable du rivage des mers, et ta race possédera les villes des ennemis; Et, en ta race, seront bénies toutes les nations de la terre, parce que tu as obéi à ma voix.

Proverbes XVII, 17 – XVIII, 5

Aie en tout temps un ami ; que tes frères te soient secourables dans tes nécessités : c’est pour cela qu’ils sont nés. L’insensé bat des mains et se complaît en lui-même, quand il s’est rendu caution d’une somme pour ses amis. Si l’on aime le péché, on se réjouit des querelles. Celui qui a le cœur dur ne trouvera pas de biens. L’homme dont la langue est facilement changeante tombera dans le malheur. Le cœur de l’insensé est pour lui un sujet de troubles. Le père ne se réjouit pas en un fils ignorant ; le fils sage réjouit sa mère. La joie du cœur donne la santé ; les os d’un homme triste se dessèchent. Les voies de celui qui emporte des présents iniques dans les plis de son manteau ne seront point prospères ; l’impie s’écarte des voies de la justice. Sur la face du sage brille l’intelligence ; les yeux de l’insensé sont égarés aux bouts du monde. Un fils insensé, courroux du père, douleur de la mère. Il n’est pas bien de nuire à un homme juste; conspirer contre des princes équitables est une iniquité. Celui qui s’abstient de paroles dures est un sage ; l’homme patient est sensé. Si l’insensé cherche la sagesse, il sera réputé sage ; et s’il ferme la bouche, il passera pour sensé. L’homme qui veut rompre avec ses amis cherche des prétextes, et en tout temps il sera digne de blâme. Celui qui manque de sens n’a que faire de la sagesse ; il est plutôt conduit par la folie. Lorsque l’impie est tombé en un abîme de fautes, il n’en tient compte ; mais la honte et les ignominies lui arrivent. La parole dans le cœur de l’homme est une eau profonde ; un fleuve en jaillit, et une fontaine de vie. Il n’est pas bien d’avoir égard à la parole de l’impie ; se détourner de l’équité dans la jeunesse est une impiété.

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