18 FÉVRIER (ancien calendrier) / 3 MARS (nouveau)
  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

18 FÉVRIER (ancien calendrier) / 3 MARS (nouveau)

Dimanche du Jugement dernier. Saint Léon, pape de Rome (461) ; saints Maxime, Claude, Prépédigne, Alexandre et Cutias, martyrs à Rome (295) ; saint Agapet, évêque de Sinade en Phrygie, confesseur (IVème s.) ; saint Flavien, patriarche de Constantinople, confesseur (449) ; saint Côme de Yakhroma (1492) ; saint Vladimir (Terentiev), confesseur (1933).

SAINT LÉON,  PAPE DE ROME

18 févrierDu temps où l’Église d’Occident était en communion avec l’Église indivisible, le pape de Rome, en tant qu’évêque de la capitale de l’Empire et patriarche d’Occident, jouissait d’une certaine prééminence dans la communion ecclésiastique, et il était considéré par tous les chrétiens comme le gardien par excellence de la tradition apostolique, en servant d’arbitre en matière de dogme. Occupant le siège de Rome à une des époques les plus critiques de l’histoire, époque qui vit l’effondrement de la partie occidentale de l’Empire romain et où l’Église se trouvait menacée de toutes parts de déchirement par les hérétiques, saint Léon a su proclamer la saine doctrine de la Vérité et a mis tout son soin pour préserver l’unité de la sainte Église, c’est pourquoi il est justement vénéré, en Orient comme en Occident, sous le titre de saint Léon le Grand.

Né à Rome dans une noble famille originaire de Toscane, il entra de bonne heure dans le clergé et ne tarda pas à recevoir la dignité d’archidiacre de l’Église de Rome, charge qui l’amenait à prendre une part considérable dans toutes les affaires ecclésiastiques et les controverses doctrinales de son temps. C’est au cours d’une de ses missions en Gaule qu’il apprit la mort du pape Célestin Ier et qu’à son insu, il avait été unanimement élu par le peuple pour lui succéder. Lors de son intronisation, en septembre 440, et chaque année, à l’anniversaire de celle-ci, il témoignait dans ses sermons de sa crainte devant la charge qui lui incombait et de sa confiance en la seule grâce divine pour mener le gouvernail de l’Église.

Lourde était en effet la tâche qui se présentait à lui. L’Empire, menacé par les barbares, était de plus miné par la perversion des mœurs, et les Églises, déchirées par les hérésies, laissaient le peuple de Dieu dans l’ignorance et le relâchement. En mêlant admirablement la rigueur à la compassion, saint Léon commença par régénérer le clergé et rétablir le bon ordre dans les Églises d’Afrique et de Sicile, qui venaient d’être victimes des invasions vandales. Dans l’Illyricum, alors dépendant de Rome, il consolida l’autorité du métropolite de Thessalonique, et il restaura aussi le respect de la hiérarchie ecclésiastique dans l’Église des Gaules. Avec une fine perspicacité, il dévoilait les machinations des hérétiques manichéens et donnait aux évêques et aux prêtres l’exemple du bon pasteur par sa vie irréprochable, par le soin qu’il mettait dans l’organisation du culte divin et par ses sermons d’une sobre éloquence. À l’occasion des différentes fêtes de l’année liturgique, il édifiait le peuple, en lui interprétant les mystères de la Foi, et l’exhortait à mener une vie conforme aux principes évangéliques .

Outre cette œuvre pastorale, c’est surtout dans le domaine dogmatique que saint Léon a mérité les honneurs de l’Église. Lorsqu’à la suite des intrigues de l’hérétique Eutychès, soutenu par le puissant ministre Chrysaphe, le faux concile, justement qualifié par saint Léon lui-même de Brigandage d’Éphèse, prononça la condamnation de saint Flavien [16 fév.], le pape, sitôt informé, s’empressa de réprouver de toute son autorité les événements et convoqua un concile des évêques d’Occident, en vue d’annuler les Actes de cette assemblée inique et de rétablir la vraie foi concernant la Personne du Christ. Avant même le pseudo-concile d’Éphèse, saint Léon avait adressé une lettre admirable au patriarche saint Flavien, dans laquelle, après avoir exposé en toute clarté la foi de l’Église en la divinité du Christ, il écrivait :

« Les propriétés des deux natures (divine et humaine) restent donc entières, mais se réunissent en une seule Personne, la majesté s’est liée à l’humilité, la puissance à la faiblesse, l’éternité à la mortalité, afin de pouvoir payer la dette que nous avions contractée, la nature inaccessible à la souffrance s’est unie à celle qui peut souffrir, et comme il le fallait pour nous sauver, Jésus-Christ fait homme, seul Médiateur entre Dieu et les hommes, a pu mourir de sa nature humaine en demeurant immortel dans sa nature divine … Il a pris la forme de la servitude sans la souillure du péché, rehaussant l’humanité sans amoindrir la divinité ; car cet abaissement, par lequel l’invisible s’est rendu visible et le Créateur, Seigneur de toutes choses, a voulu devenir l’un des mortels, a été une condescendance de sa miséricorde et non une diminution de sa puissance …

Le Fils de Dieu est donc venu en ce monde, descendant du séjour céleste, mais sans abandonner la gloire de son Père, et Il est né dans un nouvel ordre de choses et par une naissance nouvelle … La même Personne est donc à la fois vrai Dieu et vrai homme, et cette unité est très véritable, car on y trouve en même temps l’humanité de l’homme et la grandeur de Dieu … L’Église catholique vit et se perpétue par cette croyance que dans le Christ Jésus, l’humanité n’est pas sans véritable divinité, ni la divinité sans véritable humanité ».

On raconte que saint Léon écrivit cette lettre, inspiré par le Saint-Esprit, après de nombreux jours passés dans le jeûne, la veille et la prière, et qu’après l’avoir écrite, il la posa sur le tombeau de saint Pierre, en conjurant le Coryphée des Apôtres de la corriger de toute erreur qui aurait pu s’y glisser par suite de la faiblesse humaine. Au bout de quarante jours, le saint Apôtre lui apparut pendant qu’il priait et lui dit : « J’ai lu et j’ai corrigé. » De fait, en ouvrant la lettre, saint Léon la trouva corrigée de la main de saint Pierre. Cette lettre, remise à ses légats pour être lue au Concile d’Éphèse, fut écartée par les hérétiques. Mais, lorsque le pieux empereur Marcien et sainte Pulchérie convoquèrent le Concile Œcuménique de Chalcédoine (451), on la lut solennellement devant tous les Pères, qui l’accueillirent en s’écriant d’une seule voix : « C’est la foi des Apôtres, c’est la foi des Pères. Pierre a parlé par la bouche de Léon ! »

Pendant que ces grands événements avaient lieu en Orient, l’Occident souffrait pour sa part des ravages causés par Attila et ses hordes de Huns. Après avoir répandu la mort et la destruction en Allemagne et en Gaule, et avoir traversé les Alpes, ils saccagèrent la région de Milan et vinrent menacer Rome. L’empereur, le Sénat et le peuple désemparés supplièrent alors le pape d’entreprendre une démarche de paix auprès du tyran barbare qui faisait trembler le monde. Revêtu de ses ornements pontificaux, à la tête d’un imposant cortège de prêtres et de diacres chantant des cantiques, le saint hiérarque se présenta devant Attila et, à la surprise de tous, celui qu’on appelait le fléau de Dieu montra un respect craintif et accepta de s’en retourner, moyennant un tribut annuel. Quand ses soldats lui demandèrent pourquoi il avait montré cette clémence inaccoutumée, Attila répondit qu’il avait vu aux côtés du pape l’Apôtre Pierre, tenant une épée à la main et le menaçant d’un air terrible. Rome fut ainsi miraculeusement épargnée, mais pour peu de temps, car le peuple ingrat oublia aussitôt le bienfait de Dieu et retourna, l’empereur en tête, à ses désordres habituels. Aussi, le Seigneur, ne tempérant plus sa colère contre la fière cité, permit aux Vandales de Genséric, débarqués d’Afrique, de s’emparer de la capitale et de la piller, en 455. Le pape intervint de nouveau auprès des assaillants et put obtenir d’eux l’engagement de ne pas massacrer la population, ni d’incendier les édifices. Ils se contentèrent de prendre un immense butin et d’emmener en déportation une grande partie de la population, nobles et gens du peuple. Sitôt le fléau apaisé, saint Léon s’employa à consoler les rescapés, à restaurer les églises dévastées et à rétablir, autant que possible, la vie chrétienne dans la ville qui, autrefois si glorieuse, gisait désormais déchue. Il parvint ainsi à envoyer des prêtres et d’importantes aumônes pour secourir les déportés en Afrique. Le reste de sa vie fut consacré à son œuvre pastorale, en corrigeant les abus qui s’étaient glissés dans la discipline ecclésiastique, et à soutenir de son autorité la foi de Chalcédoine, menacée par la réaction des nombreux monophysites, en particulier dans l’Église d’Alexandrie. Il remit finalement son âme à Dieu, en 461, au terme d’un pontificat de vingt et un ans.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

Tropaire du dimanche, 7ème ton

Tu as détruit la mort par Ta Croix, Tu as ouvert le paradis au larron,  Tu as transformé le pleur des myrophores, et ordonné à Tes Apôtres de prêcher que Tu es ressuscité,  Christ Dieu, accordant au monde la grande miséricorde.

Kondakion du dimanche du Jugement dernier, ton 1

O Dieu, lorsque Tu viendras sur la terre dans la gloire et que trembleront toutes choses, un fleuve de feu coulera devant le tribunal, les livres seront ouverts et les secrets révélés. Délivre-moi du feu inextinguible et rends-moi digne de me tenir à Ta droite, Juge très juste.

ÉPITRE DU JOUR

1 Cor VIII, 8 – IX, 2

Frères, à propos des viandes immolées aux idoles, ce n’est certes pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’aurons rien de moins, et si nous en mangeons, nous n’aurons rien de plus. Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles une occasion de chute. Car si quelqu’un te voit manger, en toute connaissance, des viandes immolées aux idoles, ne va-t-il pas se croire autorisé, malgré la faiblesse de sa conscience, à en manger lui aussi ? Et ainsi tes bonnes raisons feront tomber le faible, ce frère pour qui le Christ est mort. Or, en péchant contre vos frères, en blessant la conscience de qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez. C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, afin que mon frère ne soit pas scandalisé. Ne suis-je pas apôtre ? Ne suis-je pas libre ? N’ai-je pas vu notre Seigneur Jésus Christ ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous du moins je le suis ; car c’est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat.

ÉVANGILE DU JOUR

Matth. XXV, 31-46

Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté? Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

Chers lecteurs,

Ceci est l’un des cinq articles que nous vous donnons à lire gratuitement.

Pour accéder à un nombre illimité d’articles complets, veuillez :

  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

À propos de l'auteur

Emma Cazabonne

Emma Cazabonne

Emma Cazabonne was born and raised in France, where she taught English. She moved to the United States in 2001, and she now teaches French. Beside her anthology on Cistercian texts, she has translated and published articles on Cistercian spirituality, the Middle Ages, and Orthodoxy. She converted to Orthodoxy in 2008. Her husband is an Orthodox priest. If you are interested in having your book translated into French, she can be contacted here https://wordsandpeace.com/contact-me/

Lettre d’informations

Ne manquez pas les mises à jour importantes. S'inscrire à notre lettre d'informations gratuite.



Divider

Articles populaires

May 9 (old calendar) / May 22 (new) 104609

May 9 (old calendar) / May 22 (new) Fast Midfeast of Pentecost Prophet Isaiah (8th c. B.C.). Martyr Christopher of Lycia, and with him Martyrs Call...

May 22  104607

May 22 Fast Midfeast of Pentecost Martyr Basiliscus, Bishop of Comana (ca. 308). Commemoration of the Second Ecumenical Council (381). St. John (Vl...

9 mai (ancien calendrier) / 22 mai (nouveau) Vivre avec l'Église 104605

9 mai (ancien calendrier) / 22 mai (nouveau) Jour de jeûne Fête de la Mi-Pentecôte. Transfert des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge à Bari (...

22 mai Vivre avec l'Église 104603

22 mai Jour de jeûne Mi-Pentecôte. Saint Basilisque, évêque de Comanes, martyr à Amasée dans le Pont (vers 312) ; commémoration du second Concile Œ...

A choir of 450 children sang the patriarchal liturgy in Christ the Savior Cathedral 104600

On May 19, 2019, the 4th Sunday of Pascha, Patriarch Kirill of Moscow celebrated the Divine Liturgy in Christ the Savior Cathedral in Moscow.

« La signification spirituelle de la maladie chez les Pères de l’Église » Revue du Web 104594

Le site Philitt a publié un article de Grégoire Quevreux sur « La signification spirituelle de la maladie chez les Pères de l’Église ».

Un chœur de 450 enfants a chanté la liturgie patriarcale en la cathédrale du Christ Sauveur À la Une 104556

Le 19 mai 2019, 4e dimanche après Pâques, le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la Liturgie en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou.

May 8 (old calendar) / May 21 (new) 104525

May 8 (old calendar) / May 21 (new) Holy Apostle and Evangelist John the Theologian (98-117). Ven. Arsenius the Great (449-450). Ven. Arseny the Lo...

May 21  104523

May 21  Holy Equals-to-the-Apostles Emperor Constantine and his mother, Helen (Elena) (327). St. Constantine (1129) and his children, Ss. Michael a...

8 mai (ancien calendrier) / 21 mai (nouveau) Vivre avec l'Église 104521

8 mai (ancien calendrier) / 21 mai (nouveau) Saint Jean le Théologien, apôtre et évangéliste (98-117) ; saint Arsène le Grand, ermite au désert de ...

21 mai Vivre avec l'Église 104518

21 mai Saints Constantin, empereur (337) et sa mère, sainte Hélène (327), égaux aux apôtres ; saint Hospice, ermite à Nice (VIème s.) ; saint Const...

« L’Église de Jérusalem est la mère de toutes les Églises et le garant de l’unité ort... À la Une 104508

Le 16 mai, le chef de l’Église orthodoxe de Jérusalem, le patriarche Théophile III, a rencontré une délégation de la Société impériale orthod...