20 février
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20 février

Saint Léon, évêque de Catane (vers 780) ; saint hiéromartyr Sadok, évêque de Perse et ses 128 compagnons, martyrs (342-344) ; saint Bessarion, thaumaturge en Égypte (Vème s.) ; saint Eleuthère, évêque de Tournai (531) ; saint Agathon, pape de Rome (681) ; saint Eucher, évêque d’Orléans (738) ; saint prince Yaroslav le Sage (1054) ; saint Agathon des Grottes de Kiev (XIII°) ; saint Corneille de Pskov, moine, martyr (1570) ; saints martyrs de Valaam : Tite, Tikhon, Gélase, Serge, Barlaam, Sabbas, Conon, Sylvestre, Cyprien, Pimène, Jean, Samon, Jonas, David, Corneille, Niphonte, Athanase, Sérapion, Barlaam, Athanase, Antoine, Luc, Léonce, Thomas, Denis, Philippe, Ignace, Basile, Pacôme, Basile, Théophile, Jean, Théodore, Jean (1578) ; saint hiéromartyr Nicolas (Rozov), prêtre (1938).

SAINT LÉON DE CATANE

18 févrierCet astre brillant de la foi orthodoxe et cet émule des apôtres vécut au moment de la première vague de persécution contre les saintes icônes (vers 780). Issu d’une noble famille de Ravenne, il gravit, grâce à ses vertus, tous les degrés de la hiérarchie ecclésiastique, et fut chargé de gérer, tel un fidèle intendant, les affaires de l’Église de cette cité. Sa réputation s’étant répandue bien au-delà des limites de son diocèse, il fut élu évêque de Catane, en Sicile, et entreprit aussitôt de purifier son troupeau spirituel de la contagion des hérésies et des restes de superstitions idolâtres. Par sa prière, il fit écrouler un temple païen et fit construire à son emplacement une église dédiée aux Quarante Martyrs de Sébaste [9 mars]. Énergique et tranchant en ce qui concernait la foi, il débordait d’amour et de compassion pour les pauvres, les orphelins, les affligés, devenant comme l’Apôtre tout pour tous afin de leur procurer le salut.

À cette époque, un mage du nom d’Héliodore, qui avait acquis un pouvoir redoutable à la suite d’un pacte contracté avec Satan, terrifiait la Sicile par ses artifices, non moins redoutables que les flammes de l’Etna qui menace toujours la ville d’une soudaine irruption. Le préfet envoya une lettre alarmée à l’empereur de Constantinople, qui ordonna d’arrêter le mage. Par un subterfuge démoniaque, Héliodore se fit transporter, lui et son escorte, en un jour à Byzance où, condamné à mort, il disparut tout aussi mystérieusement, en s’écriant : « Salut, Empereur. Cherche-moi à Catane ! » De nouveau arrêté et amené à Constantinople, il fit éteindre tous les feux, plongeant la grande cité dans les ténèbres. Puis, condamné à souffrir de la faim, c’est lui qui affama la ville, et il disparut encore une fois magiquement, au moment d’être exécuté.

À Catane, Léon avait bien essayé de convertir le mage, mais en vain. Un jour, Héliodore entra dans l’église au moment de la Liturgie, en piétinant comme un mulet et en se moquant des saints Mystères, clamant de plus qu’il avait le pouvoir de forcer l’évêque et ses prêtres à se mettre à danser devant la foule. Après s’être recueilli en prière, saint Léon sortit du sanctuaire, vêtu de tous ses ornements, et il captura Héliodore au moyen de son omophorion, réduisant ainsi à néant toute sa puissance démoniaque. Puis, l’ordre ayant été donné par le préfet de brûler vif ce serviteur du démon, l’évêque monta avec lui sur le bûcher, d’où il sortit indemne, ses ornements intacts, tandis que le scélérat était réduit en cendres.

Ensuite invité à Constantinople par l’empereur, saint Léon y répandit là aussi les merveilles de la grâce divine, pour la gloire de Dieu et la terreur des démons, des païens et des hérétiques. Il guérissait les aveugles, relevait les paralytiques, consolait les affligés, non seulement pendant le reste de sa vie terrestre, mais aussi après son trépas, par l’entremise de ses saintes reliques qui étaient vénérées dans une église qu’il avait fondée en l’honneur de sainte Lucie 

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Léon, ton 4

La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation * et par ta pauvreté la richesse. * Père saint, pontife Léon, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Léon, ton 2

Celui qui dès l’enfance fut voué au Seigneur * et reçut la grâce au berceau, * tressons-lui une couronne de nos chants: * c’est Léon, le luminaire de l’Eglise, son défenseur: * il en est le champion et le ferme soutien.

ÉPÎTRE DU JOUR

I Jn IV, 20-V,21

Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l’amour de Dieu consiste a garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C’est lui, Jésus Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. Car il y en a trois qui rendent témoignage: l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car le témoignage de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils.

Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il l’a donnera à ceux qui commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort ; ce n’est pas pour ce péché-là que je dis de prier. Toute iniquité est un péché, et il y a tel péché qui ne mène pas à la mort. Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles.

 

ÉVANGILE DU JOUR

Mc. XV, 1-15

Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Pilate. Pilate l’interrogea: Es-tu le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis. Les principaux sacrificateurs portaient contre lui plusieurs accusations. Pilate l’interrogea de nouveau: Ne réponds-tu rien? Vois de combien de choses ils t’accusent. Et Jésus ne fit plus aucune réponse, ce qui étonna Pilate. À chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule. Il y avait en prison un nommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu’ils avaient commis dans une sédition. La foule, étant montée, se mit à demander ce qu’il avait coutume de leur accorder. Pilate leur répondit: Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juif? Car il savait que c’était par envie que les principaux sacrificateurs l’avaient livré. Mais les chefs des sacrificateurs excitèrent la foule, afin que Pilate leur relâchât plutôt Barabbas. Pilate, reprenant la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? Ils crièrent de nouveau: Crucifie-le! Pilate leur dit: Quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Crucifie-le! Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

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À propos de l'auteur

Jivko Panev

Jivko Panev

Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.

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