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Avant-fête de la Nativité. Sainte Anastasie de Rome, grande-martyre (vers 304) ; saints Chrysogone, Evode, Eutychien, sainte Théodotie et les autres compagnons de sainte Anastasie, martyrs en Illyrie (vers 304) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Démètre (Kiranov) et Théodore (Poroïkov), prêtres (1938).

SAINTE GRANDE-MARTYRE ANASTASIE

Sainte Anastasie la RomaineSainte Anastasie, portant un nom qui signifie la résurrection, vivait à Rome, au temps où Dioclétien régnait sur l’Empire romain (284-305). Elle était fille d’un riche et illustre païen, nommé Prétexatus ; mais sa pieuse mère, Fausta, après avoir planté en son âme d’enfant les premiers germes de la foi, la confia à un homme vénérable, plein de sagesse et fort versé dans la connaissance des saintes Écritures, Chrysogone, pour qu’il lui enseignât les choses de Dieu. Par la suite, son père la maria contre son gré à un homme exécrable, Publius, qui ne pensait qu’à satisfaire avec elle ses grossières convoitises. L’âme éprise pour l’Époux céleste et pour la virginité qui rend semblable aux anges, la jeune fille réussit à éviter les relations conjugales avec son époux, sous prétexte de maladie. Mais la nuit, elle se revêtait d’humbles habits, comme une femme du peuple et, en compagnie d’une servante, allait visiter les soldats du Christ retenus dans les prisons de l’empereur pour la cause de la Foi. Elle obtenait d’y entrer en offrant l’or sans compter aux gardes, et prodiguait avec amour et dévotion quelques soulagements à ceux qui avaient enduré les supplices pour le Nom du Christ. Elle leur lavait les pieds, nettoyait et bandait leurs plaies encore toutes fraîches, et les encourageait à persévérer jusqu’au terme du combat pour recevoir les palmes de la victoire et de la gloire éternelle. Quand Publius apprit que son épouse l’avait trompé en prétextant la maladie et qu’elle se dégradait en se mêlant à la gent méprisée des martyrs chrétiens, il entra dans une terrible colère et fit enfermer Anastasie dans sa demeure, en lui interdisant tout contact avec le monde.

Grâce à l’entremise d’une vieille femme chrétienne du voisinage, Anastasie réussit pourtant à faire parvenir une lettre à son père spirituel, Chrysogone, qui se trouvait lui aussi en prison sur ordre de l’empereur. Il lui répondit par une lettre pleine de joie et d’espérance, la consolant dans sa détresse et l’exhortant à la persévérance, car emprisonnements, persécutions et souffrances de toutes sortes sont la part des disciples de Celui qui a accepté d’être crucifié pour notre Salut. Comme l’or est éprouvé dans la fournaise, c’est ainsi, par les épreuves, que le Seigneur éprouve la foi et l’amour de ses serviteurs. Réconfortée par ses paroles, la jeune femme supporta avec patience les mauvais traitements de ses geôliers, bien qu’elle fût réduite à la dernière extrémité, car ceux-ci la privaient presque complètement de nourriture. Dans une seconde lettre, Chrysogone renouvela ses forces, lui recommandant de se préparer à tout instant à mourir pour le Christ, afin d’être comptée au nombre des martyrs victorieux. Croissant de jour en jour dans la joie et la fermeté de la foi, sainte Anastasie persévéra ainsi près de trois mois, au terme desquels, son mari ayant péri dans un naufrage au cours d’une expédition vers la Perse, elle recouvra sa liberté. Elle s’empressa alors d’aller rendre visite à Chrysogone, et obtint de lui la permission de distribuer sa fortune en œuvres de bienfaisance pour consacrer désormais sa vie à la visite et au soutien des confesseurs dans leurs prisons.

Dioclétien, en séjour à Aquilée, prescrivit alors de mettre à mort les chrétiens amassés dans les prisons de Rome, et fit comparaître à son tribunal Chrysogone, un des principaux responsables de leur ténacité. Après avoir repoussé avec une méprisante ironie les vaines propositions du souverain, qui lui promettait de le couvrir d’honneurs s’il acceptait de se soumettre, l’héroïque vieillard fut entraîné dans un lieu désert et décapité, puis son corps fut jeté dans les eaux d’un lac voisin. Quelque temps après, à la suite d’une révélation divine, ses saints restes furent retrouvés et dignement ensevelis par les soins d’un saint ascète demeurant dans la région, nommé Zoïle, et de trois jeunes sœurs originaires de Thessalonique : Agapé, Chionée et Irène. Par la suite, conformément à une révélation dont Zoïle avait été gratifiée, les trois jeunes filles, assistées par sainte Anastasie, furent arrêtées, traduites devant Dioclétien à Aquilée et consommèrent avec une intrépide bravoure leur martyre pour le Christ. Quant à Zoïle, il s’endormit dans la paix du Seigneur.

De jour comme de nuit, Anastasie se dépensait sans compter pour ses compagnes et pour tous les confesseurs. Il n’était pas un chrétien qui ne trouvât auprès d’elle quelque réconfort : nourriture, argent, assistance compatissante, paroles brûlantes pour les encourager à la constance et à l’espérance dans les biens célestes, et lorsqu’ils parvenaient au terme de leurs combats, elle assurait à leurs dépouilles une digne et pieuse sépulture. Le tyran donna finalement l’ordre d’exterminer, en une nuit, tous ceux qui étaient encore retenus dans les cachots, en noyant les uns, en jetant les autres au feu, ou en les passant au fil de l’épée. Anastasie, se rendant comme à l’accoutumée à la prison, n’y trouva plus aucun de ses frères, aussi, accablée de douleur, elle s’affaissa tout en larmes devant la porte. Quand des païens de passage la découvrirent ainsi abattue, elle leur répondit, n’ayant plus souci de se cacher, qu’elle était chrétienne et qu’elle pleurait la perte de ses frères. Immédiatement arrêtée comme une femme du commun, elle fut traduite devant Florus, le préfet de l’Illyricum. Apprenant sa haute condition, celui-ci ne la livra pas immédiatement aux bourreaux, mais essaya de la convaincre en l’interrogeant. Le lendemain, Anastasie fut présentée devant Dioclétien. Mais devant l’un et l’autre, toutes ses réponses n’avaient qu’un seul objet : le mépris des biens et des considérations de ce monde, et l’attente impatiente de rejoindre ses compagnons dans le Royaume des cieux. À bout d’arguments, le préfet Florus décida de livrer la jeune veuve au grand prêtre païen du Capitole, Ulpianus, qui la mena dans son palais et lui montra exposés d’un côte quantité de bijoux, de riches toilettes et d’objets précieux, et de l’autre des instruments de supplices, dont la vue seule glaçait d’horreur le plus insensible des païens. Qu’elle accepte de sacrifier aux dieux, et il lui promettait de l’épouser et de la combler de ces richesses, sinon il la soumettrait à la torture. Pendant trois jours, elle fut l’objet des entreprises perfides de trois méchantes femmes qui essayaient de la faire fléchir. Mais, restant constamment en prière, sans manger ni dormir, Anastasie sentait au contraire ses forces se renouveler. Comme Ulpianus se précipitait sur elle pour lui faire outrage, il fut soudain frappé de cécité, et il mourut, après avoir vainement invoqué ses dieux illusoires.

Libérée, Anastasie se rendit à Nicée en Bithynie où, en visitant les prisons, elle rencontra la pieuse veuve Théodote, qui se consacrait elle aussi à l’assistance et au réconfort des confesseurs de la foi. Dioclétien l’avait offerte en mariage au comte de Bithynie, Leucade, pour que l’attrait de la vie mondaine la persuadât d’abandonner le Christ. Après avoir, comme Anastasie, repoussé le moment de s’unir à son époux, Théodote avait profité de son absence pour se consacrer tout entière au soutien des soldats du Christ, en compagnie de ses trois enfants. Apprenant la conduite de son épouse à son retour, Leucade, furieux, la livra au proconsul de Bithynie, Nicétios, pour qu’elle soit châtiée. Irréductible, de même que ses enfants, Théodote s’apprêtait à recevoir la palme du martyre. Son fils aîné, Évode, amené devant les instruments de torture, répondit au tyran : « Tu vois bien que la résolution de notre âme et l’audace de nos paroles, malgré notre jeune âge, nous sont données par le Christ. C’est Lui qui a retiré de nous la crainte humaine, et c’est Lui qui nous revêt maintenant d’une force divine. » Encouragé avec ardeur par sa propre mère à ne pas fléchir, le jeune garçon fut alors livré aux bourreaux et mourut sous les verges. Quant à sa mère, elle fut jetée, en compagnie de ses deux autres fils, dans un brasier en rendant gloire à Dieu qui lui avait permis de gagner ainsi le Ciel avec ses enfants [29 juil.].

Livrée au nouveau préfet d’Illyrie, Lucien, homme avide et sans scrupules, sainte Anastasie refusa de lui céder sa fortune, « car, dit-elle, ce n’est pas aux riches comme toi que mon Dieu m’a commandé de distribuer mes biens, mais aux pauvres, pour leur procurer le salut de l’âme. » Jetée en prison, elle y resta pendant un mois entier, sans prendre aucune nourriture, réconfortée et encouragée par les fréquentes apparitions de sainte Théodote. Quand il la vit sortir rayonnante de force spirituelle, le préfet la livra à d’autres geôliers, plus cruels, pour trente autres jours de réclusion, à l’issue desquels il la condamna à mort. En compagnie d’environ cent trente païens, condamnés pour des crimes de droit commun, et d’un seul chrétien, nommé Eutychien, Anastasie fut embarquée sur un navire, dont on avait percé la coque en maints endroits et qu’on abandonna en pleine mer. Mais, avant que le bateau ne commence à s’enfoncer, sainte Théodote apparut au gouvernail et mena le navire jusqu’à l’île de Palmaria (au large de Naples), où se trouvaient des chrétiens en exil. Devant ce prodige, les compagnons de la sainte embrassèrent à leur tour la foi, pleins de reconnaissance. En apprenant cette nouvelle, le préfet envoya ses troupes dans l’île, fit arrêter près de deux cents chrétiens, et ordonna de tous les décapiter, à la suite d’Anastasie, qui obtint enfin la palme du martyre qu’elle avait procurée à tant d’autres. Ses précieuses reliques, d’abord transportées à Rome où l’on édifia une église en son honneur, furent ensuite transférées à Constantinople, sous le patriarche saint Gennade (vers 470), et déposées dans l’église portant son nom, où elles accomplirent de nombreux miracles.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’avant-fête, ton 4

Jadis fut inscrite à Bethléem, * avec le vénérable Joseph * issu de la semence de David, * Marie porteuse d’un fruit non semé. * Le temps de sa délivrance approchait * et point de place à l’hôtellerie; * mais pour la Reine la grotte devint * le plus charmant des palais: * le Christ vient au monde pour relever son image déchue.

Tropaire de la sainte grande-martyre, ton 4

Ta brebis, ô Jésus, * s’écrie de toute la force de sa voix: * C’est toi que j’aime, divin Epoux, * c’est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême; * je souffre pour toi, afin de régner avec toi; * je meurs pour toi, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s’immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.

Kondakion de la sainte grande-martyre, ton 2

Ceux que frappent les épreuves et l’affliction, * accourant vers ton temple, reçoivent les guérisons * de la grâce divine qui demeure en toi, Anastasie, * car sans cesse pour le monde tu fais sourdre les guérisons.

Kondakion de l’avant-fête, t. 3

La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * ineffablement en une grotte le Verbe d’avant les siècles. * Terre entière, à cette nouvelle chante et danse, * glorifie avec les Anges et les Bergers * celui qui a bien voulu devenir * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

ÉPITRE DU JOUR

He XI, 17-23, 27-31

C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité.

Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. C’est par la foi qu’Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir. C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton. C’est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d’Israël, et qu’il donna des ordres au sujet de ses os. C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi. C’est par la foi qu’il quitta l’Égypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. C’est par la foi qu’il fit la Pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites. C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Égyptiens qui en firent la tentative furent engloutis. C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours. C’est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions avec bienveillance.

ÉVANGILE DU JOUR

Mc IX, 42 – X, 1

Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie, que d’avoir les deux pieds et d’être jeté dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne, où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint point. Car tout homme sera salé de feu. Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l’assaisonnerez-vous? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres. Jésus, étant parti de là, se rendit dans le territoire de la Judée au delà du Jourdain. La foule s’assembla de nouveau près de lui, et selon sa coutume, il se mit encore à l’enseigner.

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