24 juillet (ancien calendrier)/6 août (nouveau)
  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

24 juillet (ancien calendrier)/6 août (nouveau)

Sainte Christine, mégalomartyre à Tyr en Phénicie (vers 300) ; saint Ursin, évêque de Sens (IVème s.) ; saint Pavace, évêque du Mans (IVème s.) ; saint Salvien, prêtre à Marseille (Vème s.) ; sainte Sigolène, abbesse du monastère de Lagrave (VIIème s.) ; saints Boris et Gleb, princes russes, baptisés Romain et David (1015) ; saint Hilarion de Thvali (1041); saint Polycarpe des Grottes de Kiev (1182) ; saint néomartyr Théophile de Zakynthos (1635) ; saint néomartyr Athanase de Kios (1670). Nouveaux martyrs de Russie : Alphée Korbansky, diacre (1937) ; Nicolas Ponguilsky (1942) et Jean Kalinine (1951), confesseurs, prêtres.

SAINTE MÉGALOMARTYRE CHRISTINE[1]

24 juillet (ancien calendrier)/6 août (nouveau)
Sainte Christine, mégalomartyre à Tyr en Phénicie (vers 300)

La sainte et glorieuse martyre Christine vivait à Tyr, en Phénicie, sous le règne de l’empereur Septime Sévère (194-211). Elle était fille d’un puissant général païen, nommé Urbain, qui, jaloux de sa rayonnante beauté, l’enferma dans une tour élevée, dans laquelle, servie par de nombreuses suivantes, elle pouvait jouir de toutes les richesses et du luxe désirables. Il avait placé dans cette tour une grande quantité de statues des dieux, ornées d’objets précieux, pour que sa fille leur rendît un culte . Mais, bien que la jeune fille restât enfermée, sans contact avec l’extérieur, la grâce de Dieu la visita et illumina son intelligence pour la conduire à la connaissance de la vérité. Usant de sa droite raison, elle réalisa que ces statues inanimées, produits de la main des hommes, ne pouvaient en aucun cas être des dieux, et contemplant par la fenêtre la beauté du ciel, de la terre et toutes les merveilles de la nature, elle en déduisit que toute cette harmonieuse beauté ne pouvait être que l’œuvre d’un Dieu unique, Créateur et infiniment sage. Un ange fut alors envoyé par le Seigneur et lui enseigna tout ce que son cœur ressentait de manière encore confuse sur les mystères de Dieu et de la création. Ayant ainsi reçu la lumière de la vérité et animée d’un zèle ardent pour Dieu, Christine commença à mener une vie de jeûne et de prière. Quand ses parents vinrent lui rendre visite et lui demandèrent d’adorer les idoles, elle refusa net, déclarant qu’elle était désormais disciple du Christ, la vraie Lumière venue en notre monde. Elle repoussa toutes les tentatives de son père, et lui demanda de lui procurer une tunique immaculée afin d’offrir un sacrifice spirituel au seul Dieu en trois Personnes. L’ayant obtenue d’Urbain, qui ne comprenait pas ce langage, elle se mit en prière, et un ange vint la saluer comme épouse du Christ, en lui annonçant les épreuves par lesquelles elle devrait passer pour glorifier Dieu. Avant de se retirer, il la marqua du sceau du Christ, la bénit et lui donna un pain céleste en nourriture. La nuit suivante, la sainte mit en pièces, au moyen d’une hache, toutes les statues qui se trouvaient dans la tour, et alla en distribuer l’argent et l’or aux pauvres. Découvrant ce spectacle, le matin venu, Urbain entra dans une violente colère, et il ordonna de décapiter les servantes de Christine et de livrer sa fille à la flagellation. Douze soldats fustigèrent la jeune fille, jusqu’à l’épuisement de leurs forces, mais Christine, renforcée par la grâce de Dieu, restait inflexible, confessant le Christ et invectivant son père. Urbain la fit jeter en prison, chargée de chaînes et rentra chez lui, tandis que sa femme se rendait en pleurs dans la prison pour tenter de convaincre sa fille de se soumettre afin d’avoir la vie sauve. Comme cette démarche était restée sans effet, Christine fut, le lendemain, de nouveau soumise à la torture. Après avoir eu les chairs lacérées, elle fut attachée à une roue suspendue au-dessus d’un brasier ; mais à sa prière le Seigneur dispersa les flammes. Renvoyée en prison, elle y reçut la visite de trois anges qui lui apportèrent de la nourriture et la guérirent de toutes ses blessures. La nuit venue, Urbain envoya cinq serviteurs qui s’emparèrent de la sainte, lui attachèrent une lourde pierre au cou et la jetèrent dans la mer. Mais, là encore, des anges vinrent à son secours : ils détachèrent la pierre et lui permirent de marcher sur les eaux. Une nuée lumineuse resplendit alors du haut du ciel et le Christ apparut, revêtu de somptueux ornements royaux, et entouré d’une myriade d’anges qui le louaient par des cantiques et remplissaient l’air de la suave odeur de leur encens. Il combla le désir de la sainte en la baptisant lui-même dans la mer, puis la confia à l’archange Michel qui la ramena sur la terre ferme et la conduisit jusqu’à la demeure de ses parents. Découvrant que sa fille avait survécu à toutes ses entreprises meurtrières, Urbain ordonna de la décapiter le jour suivant. Mais cette même nuit, il rendit l’âme misérablement. Quelques jours après, un nouveau magistrat, Dion, vint occuper la fonction d’Urbain. Ayant pris connaissance de l’affaire, il convoqua la sainte, puis la soumit à la torture. Comme elle restait invulnérable, il lui fit tondre les cheveux et ordonna de la promener, nue, à travers toute la ville, afin de la couvrir de honte. Le lendemain, sainte Christine feignit d’accepter la proposition du magistrat d’aller adorer la statue d’Apollon. Parvenue au temple, elle éleva sa prière vers le seul vrai Dieu et commanda à la statue de se déplacer de quarante pas. Dion restant incrédule, elle renversa l’idole et la mit en pièces par l’invocation du Nom du Christ, provoquant la conversion de plus de trois mille païens qui avaient été témoins de ce miracle. Ne pouvant supporter cette défaite, Dion mourut peu après et fut remplacé par un autre gouverneur, nommé Julien, qui fit enfermer sainte Christine dans un four surchauffé. Pendant cinq jours, la sainte y chanta des cantiques d’actions de grâces en compagnie des anges. Le gouverneur la fit alors jeter dans une fosse remplie de bêtes sauvages et de reptiles venimeux. Mais là encore, la servante du Christ fut protégée de tout mal : les aspics se roulèrent à ses pieds, comme pour la vénérer, et les serpents épongèrent tendrement la sueur de son front. Seul Julien demeurait plus féroce que les bêtes sauvages et s’acharnait contre la sainte. Il ordonna de lui trancher les seins, d’où coulèrent du sang et du lait ; puis il lui fit arracher la langue. Finalement, deux soldats lui percèrent de leurs lances le cœur et le côté, lui procurant la couronne de la victoire et l’accès au repos éternel en présence de son céleste Époux. Le tyran n’ayant pas tardé à périr, un des parents de Christine, qui avait cru au Christ à la suite de ces miracles, déposa le corps de la sainte dans une église qu’il avait fait construire en son honneur.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la sainte martyre, ton 5

Abandonnant le paganisme paternel, tu reçus l’illumination de la foi et devins, en ta virginale splendeur, l’épouse du Christ; après quoi, tu as lutté fermement et triomphé de l’ennemi; Christine, sublime martyre, désormais sans cesse tu implores le Seigneur d’accorder à nos âmes le salut.

Tropaire des saints Boris et Gleb, ton 2

Martyrs de la justice ayant écouté l’évangile du Christ, chaste David et candide Romain, quand votre frère se leva contre vous en ennemi, vous n’avez pas opposé de résistance devant celui qui pouvait faire périr votre corps, mais ne pouvait s’en prendre à votre âme; que pleure donc ce funeste ami du pouvoir, mais vous, avec les chœurs des Anges vous exultez en présence de la divine Trinité: priez-la pour le; fils de la sainte Russie.

Kondakion de la sainte martyre, ton 4

La brillante colombe aux ailes d’or, c’est bien toi, et vers la hauteur des cieux tu as trouvé ton repos, vénérable Christine; c’est pourquoi nous célébrons ton illustre fête avec foi, nous prosternant devant la châsse de tes reliques sacrées de laquelle jaillit sur tous en vérité, par grâce de Dieu, la guérison de l’âme et du corps.

Kondakion des saints Boris et Gleb, ton 3

Boris et Gleb, nobles martyrs du Christ, baptisés Romain et David, en ce jour resplendit votre illustre mémoire nous invitant à la louange du Christ notre Dieu; et, vénérant vos reliques sacrées, nous y trouvons, par vos prières, la guérison, saints martyrs, car pour nous vous êtes d’excellents médecins.

ÉPÎTRE DU JOUR

1 Cor. XIV, 6-19

De quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ? Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ? Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air. Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible ; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment. C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter. Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. Que faire donc ? Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence. Autrement, si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ? Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié. Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ; mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.

Matth. XX, 17-28

Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin: Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera. Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande. Il lui dit: Que veux-tu? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche. Jésus répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils. Et il leur répondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui mon Père l’a réservé. Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

Lettre d’informations

Ne manquez pas les mises à jour importantes. S'inscrire à notre lettre d'informations gratuite.

Divider

Articles populaires

23 septembre Vivre avec l'Église 71217

Jour de jeûne Conception du prophète, précurseur et baptiste Jean ; saintes Xanthippe et Polyxène  (109) ; sainte Iraïs, vierge, martyre en Égypte ...

L’accueil de l’étranger fait partie intégrante de l’héritage chrétien, déclare ... À la Une 176683

Dans une interview publié par le Conseil œcuménique des Églises, l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce propose des réflexi...

Office orthodoxe d’action de grâces et de commémoration des morts de la COVID, le 12 septembre 20... Actualités 176675

Pendant cette difficile période de pandémie, un office pour les malades, ceux qui les soignent, ainsi que pour les défunts a été célébré ...

Ordination diaconale à Bruxelles à l’occasion de la fête de la paroisse dédiée aux saints Silouan... Actualités 176643

Dimanche 20 septembre 2020,  le métropolite Athénagoras de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg a présidé la divine Liturgie...

Le président de la Macédoine du Nord s’est adressé au patriarche Bartholomée au sujet de l’Église... À la Une 176621

Par une lettre datée du 20 septembre, Stevo Pendarovski, président de la Macédoine du Nord, s’est adressé au patriarche œcuménique Bartholomée pour...

22 septembre Vivre avec l'Église 71213

22 septembre Saint Phocas, évêque de Sinope, martyr (117) ; sainte Rodène de Levroux, vierge (Ier s.) ; saint Sylvain, ermite dans le Berry (Ier s....

Les reliques de saint Clément, pape de Rome et de saint Potit de Serdica sont accueillies solenne... À la Une 176608

À la veille de la fête des saintes martyres Sophie et de ses filles Foi, Espérance et Charité, l’ancienne église de la capitale bulgare, dédiée aux...

Office de la Nativité de la Mère de Dieu, en version bilingue slavon-français À la Une 176602

L’office de la Nativité de la Mère de Dieu, en version bilingue slavon-français, avec des commentaires, est disponible ici au format pdf.

Le Patriarcat de Moscou crée une base d’archives numérique des églises en ruine Actualités 176612

Le dimanche 13 septembre 2020, un office d’intercession a été célébré après la divine Liturgie en l’église du saint-martyr-Clément-de-Rome à Moscou...

8 septembre (ancien calendrier) /21 septembre (nouveau) Vivre avec l'Église 71208

8 septembre (ancien calendrier) /21 septembre (nouveau) NATIVITÉ DE LA TRÈS-SAINTE MÈRE DE DIEU Saint Sérapion du monastère du Saint-Sauveur à Psko...

9 septembre (ancien calendrier) / 22 septembre (nouveau) Vivre avec l'Église 65401

9 septembre (ancien calendrier) / 22 septembre (nouveau) Après-fête de la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu ; saint Joachim et sainte Anne, j...

21 septembre Vivre avec l'Église 57390

21 septembre Clôture de l’Exaltation de la Croix ; saint Codrat, apôtre, martyr à Magnésie (vers 130) ; saint prophète Jonas ; saint Jonas le sabba...