24 novembre (ancien calendrier) / 7 décembre (nouveau)

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24 novembre (ancien calendrier) / 7 décembre (nouveau)

Carême de la Nativité

Après-Fête de la Présentation au Temple de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie (jusqu’au 25 Novembre). Sainte grande-martyre Catherine (305-313) ; saint Clément I, pape de Rome, martyr (101) ; sainte martyre Augusta, saint martyr Porphyre le Stratilate et les 200 soldats (305–313) ; saint Pierre, archevêque d’Alexandrie, martyr (311) ; saint Protais, évêque de Milan (352) ; saint Romain, prêtre au Mans (380) ; saint Malchus, moine en Syrie (vers 390) ;saint Théodore, martyr à Antioche (IVème s.); saint Marin, moine en Savoie, martyr (VIème s.) ; saint Pourçain, abbé en Bourbonnais (532) ; saint Bieuzy, ermite en Bretagne (VIIème s.) ; saint Mercure, martyr à Smolensk (1238) ; saint Mercure le jeûneur des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saint Simon de Soiga (1561) ; saints néo-martyrs de Russie : Eugraphe (Evarestov), prêtre (1919) ; Eugène (Yakovlev) et Michel (Bogoroditzsky), prêtres (1937), Alexandre (Levitzky), Alexis (Tioumiounov), Jean (Nikolsky), Corneille (Oudilovitch) et Mitrophane (Kornitzky), prêtres (1937).

VIE DE LA STE MÉGALOMARTYRE CATHERINE

Sainte Mégalomartyre CatherineNée à Alexandrie, Catherine était la fille d’un riche et puissant seigneur. Outre la noblesse, Dieu l’avait parée d’une rare beauté, qui faisait l’admiration de tous ceux qui l’approchaient, et d’une intelligence exceptionnelle. La jeune fille suivit les leçons des meilleurs maîtres et des plus illustres philosophes. Sa réputation, sa beauté et sa richesse la faisaient envier par de nombreux prétendants, qui se présentaient pour la demander en mariage. Mais Catherine, ressentant l’excellence de la virginité, refusait toutes les demandes et avait posé à ses parents comme condition, de n’accepter pour époux qu’un jeune homme l’égalant aussi bien par la noblesse que par la richesse, la beauté et la sagesse. Sa mère, désespérant de trouver un tel parti, envoya la jeune fille prendre conseil d’un saint ascète chrétien qui vivait un peu en dehors de la ville. Celui-ci, après lui avoir enseigné de s’attacher au Christ seul, la congédia en lui donnant une icône de la Vierge portant l’enfant-Dieu dans ses bras. La nuit suivante, Catherine vit apparaître la Mère de Dieu, mais le Christ se détournait et refusait de la regarder, disant qu’elle était laide et souillée, car encore soumise à la mort et au péché. Toute troublée, elle se rendit auprès de l’ascète, qui lui enseigna les mystères de la foi et la fit renaître pour la vie éternelle dans le bain du saint baptême. La Mère de Dieu lui apparut alors de nouveau, portant le Christ qui rayonnait de joie. « La voilà désormais rayonnante et belle, riche et vraiment sage — dit le Seigneur — maintenant je l’accepte comme ma fiancée très pure ! » Pour sceller ces fiançailles célestes, la Mère de Dieu passa au doigt de la jeune fille un anneau et lui fit promettre de ne pas accepter d’autre époux sur la terre. Or, à cette époque, l’empereur Maximin Daïa (305-311), à la suite de Dioclétien, voulait contraindre, sous peine de tortures et de mort, tous ses sujets à participer à des sacrifices idolâtres en signe de soumission à sa puissance. C’est alors que Catherine se présenta devant l’empereur dans le temple, lui rendit hommage comme souverain, mais condamna sévèrement le culte des créatures. Elle lui proposa ensuite d’affronter dans une discussion publique les sages et les rhéteurs les plus renommés de l’Empire. Le souverain accepta et envoya des messagers aux confins de tout l’Empire pour rassembler sages, philosophes, rhéteurs et dialecticiens. Ils vinrent au nombre de cinquante à Alexandrie et se présentèrent devant l’empereur et la foule rassemblée dans l’amphithéâtre avec, face à eux, la frêle jeune fille, seule mais rayonnante de la grâce du Saint-Esprit. Catherine démontra les erreurs et les contradictions des oracles, des poètes et des philosophes. Elle montra qu’ils avaient eux-mêmes reconnu que les prétendus dieux des païens sont des démons et l’expression des passions humaines. Elle confondit leurs mythes, et proclama que le monde a été créé de rien par le seul vrai Dieu éternel, et que l’homme a été délivré de la mort par l’Incarnation du Fils unique du Père. Réduits au silence, à bout d’arguments, les rhéteurs reconnurent leur erreur et demandèrent à la sainte de recevoir le baptême. L’empereur, furieux de cet échec, fit alors saisir les cinquante sages et les condamna à périr par le feu, le 17 novembre. Après avoir vainement essayé de convaincre Catherine par les flatteries, il la fit torturer et jeter en prison, puis on l’attacha à un redoutable instrument de torture, mais un ange vint la délivrer. Devant le spectacle des exploits de la sainte martyre, la propre épouse de l’empereur se convertit à son tour, et elle lui rendit visite dans sa prison, en compagnie du général Porphyre, un proche ami du souverain, et de deux cents soldats, qui devinrent eux aussi disciples du Christ. Sainte Catherine les accueillit avec joie et leur prédit qu’ils remporteraient bientôt la couronne des valeureux athlètes de la foi. En apprenant la défection de ses proches, l’empereur, fou de rage et oubliant tout sentiment humain, fit cruellement torturer sa femme et ordonna de la décapiter, le 23 novembre, et le lendemain, il fit exécuter Porphyre et les soldats. Le 25, Catherine fut tirée de son cachot et apparut au tribunal, puis fut à son tour décapitée. Deux anges se présentèrent alors et transportèrent son corps d’Alexandrie au Mont Sinaï. Il y fut découvert au VIIIè siècle par un ascète qui demeurait non loin de là, et la précieuse relique fut alors transférée au monastère, fondé au VIè siècle par l’empereur Justinien.  Elle s’y trouve encore de nos jours, exhalant un parfum céleste et accomplissant d’innombrables miracles.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la fête de l’Entrée au temple, ton 4

C’est aujourd’hui la préface de la bienveillance de Dieu et l’annonce du salut des hommes. Dans le temple de Dieu, la Vierge se montre clairement et d’avance, elle annonce le Christ à tous. Et nous, chantons-lui  d’une voix forte : Réjouis-toi, accomplissement de l’économie du Créateur.

Tropaire de la Mégalomartyre Catherine, ton 4

Par les vertus, tels des rayons de soleil, tu as illuminé les philosophes incroyants, et telle la lune très lumineuse pour ceux qui cheminent dans les ténèbres, tu as chassé les ténèbres de l’incroyance, tu as affermi l’impératrice et aussi dénoncé le tyran, vierge appelée par Dieu, bienheureuse Catherine, tu t’es envolée vers les demeures célestes auprès du magnifique Fiancé, le Christ, Duquel tu as reçu la couronne impériale ; prie-Le, alors que tu te tiens avec les anges, pour nous qui célébrons ta très vénérable mémoire.

Kondakion de la mégalomartyre Catherine, ton 2

En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin pour glorifier la très-sage Catherine; elle a prêché, en effet, sur le stade le Christ et foulé aux pieds le serpent, elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.

Kondakion de la fête de l’Entrée au temple, ton 4

Le temple très-pur du Sauveur, la très précieuse Chambre nuptiale et Vierge, le Trésor sacré de la gloire de Dieu, est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur, introduisant avec elle la grâce de l’Esprit divin ; les anges de Dieu proclament : « Voici le tabernacle céleste ».

ÉPITRE DU JOUR

Tite I, 15 – II, 10

Tout est pur pour ceux qui sont purs ; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillées et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillés. Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre. Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine. Dis que les vieillards doivent être sobres, honnêtes, modérés, sains dans la foi, dans la charité, dans la patience. Dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l’extérieur qui convient à la sainteté, n’être ni médisantes, ni adonnées au vin ; qu’elles doivent donner de bonnes instructions, dans le but d’apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. Exhorte de même les jeunes gens à être modérés, te montrant toi-même à tous égards un modèle de bonnes œuvres, et donnant un enseignement pur, digne, une parole saine, irréprochable, afin que l’adversaire soit confus, n’ayant aucun mal à dire de nous. Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur plaire en toutes choses, à n’être point contredisants, à ne rien dérober, mais à montrer toujours une parfaite fidélité, afin de faire honorer en tout la doctrine de Dieu notre Sauveur.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc XIX, 12-28

Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir. Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes. Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines. Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes. Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge; car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé. Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé; pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt? Puis il dit à ceux qui étaient là: Otez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines. Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence. Après avoir ainsi parlé, Jésus marcha devant la foule, pour monter à Jérusalem.

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Emma Cazabonne was born and raised in France. She taught English before entering the Cistercian Order. She translated and published articles relevant to her interest in Cistercian spirituality, the Middle Ages, and Orthodoxy. She moved to the United States in 2001, converted to Orthodoxy in 2008, and married. Her husband is an Orthodox priest. She continued to publish articles, a Cistercian texts anthology, then finally launched her career in literary translation, while teaching French. If you are interested in having your book translated into French, she can be contacted here https://wordsandpeace.com/contact-me/