28 février
Dimanche du Fils prodigue ; Saint Basile le confesseur, moine, compagnon de saint Procope le décapolite (750) ; saints Nymphas et Eubule, apôtres (Ier s.) ; saint Nestor, évêque de Magidos en Pamphilie, martyr, (250) ; saintes Marane et Cyre, ermites en Syrie (vers 450) ; saint Protère, archevêque d’Alexandrie, martyr (457) ; saints Romain (463) et Lupicin (480), abbés fondateusr de Condat à Leucone dans le Jura ; saint Romain, évêque de Reims (vers 535) ; saint Ruellin, évêque de Tréguier (650) ; saint bienheureux Nicolas, fol en Christ de Pskov (1576) sainte Kyranna, néo-martyre grec (1751) ; saint hiéromartyr Arsène, métropolite de Rostov (1772)

Saint Basile le confesseur, (750)

SAINT BASILE LE CONFESSEUR
Devenu moine dès son jeune âge, saint Basile s’était soumis avec vaillance à de grandes austérités sous la direction de saint Procope le Décapolite. Ainsi exercé à lutter, par l’ascèse, contre les entreprises du Malin, il put affronter bravement la lutte contre les briseurs des saintes images. Arrêté par les envoyés de l’empereur et soumis à la torture, il resta inébranlable dans la confession de la vraie foi. Après avoir été couvert de blessures, en particulier sur le visage, il fut jeté dans un sombre cachot où il demeura jusqu’à la mort du tyran Léon l’Isaurien (741). Il fut alors délivré, avec saint Procope et les autres confesseurs, et il reprit sa vie ascétique, entraînant beaucoup de pécheurs au repentir et ramenant un grand nombre d’hérétiques dans la communion de l’Église, tant par sa parole que par l’exemple de ses vertus. C’est après avoir ainsi accompli glorieusement sa course, qu’il partit joyeux vers le Royaume des cieux.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, ton 6
Les puissances angéliques apparurent devant Ton sépulcre, et ceux qui le gardaient furent comme frappés de mort. Marie se tenait près du tombeau, cherchant Ton Corps immaculé. Tu as dépouillé l’enfer, sans être éprouvé par lui ; Tu es allé à la rencontre de la Vierge en donnant la vie. Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à Toi !

Kondakion du fils prodigue, ton 3
M’étant écarté, comme un insensé, de Ta gloire paternelle, j’ai dilapidé en mal la richesse dont Tu m’avais comblé. C’est pourquoi je fais monter vers Toi le mot du Prodigue : « J’ai péché contre Toi, Père miséricordieux : accueille-moi, repenti, et compte-moi comme l’un de Tes journaliers ».

Évangile du jour
(Lc XV, 11-32)

Le Seigneur dit encore: Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

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