30 janvier (ancien calendrier) / 12 février (nouveau)

Dimanche du Fils prodigue

Synaxe des saints Hiérarques Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome ; saint Hippolyte de Rome, martyr avec ses compagnons saints Censorin et Sabin, sainte Chrysie, vierge, et 20 autres martyrs (IIIème s.) ; sainte Martine, vierge et martyre à Rome (226) ;  saint Zenon, disciple de saint Basile le Grand (Vème s.) ; sainte Bathilde, reine de France, épouse de Clovis II (680) ; sainte Aldegonde, vierge à Maubeuge (684) ; saint Théophile le Nouveau, martyr (784) ; saint Pierre, roi de Bulgarie (967) ;  saint Zenon le jeûneur, des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; sainte bienheureuse Pélagie de Diveevo (1884) ; saint Théodore de Mytilène, néomartyr (1784) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Vladimir (Khrichtchenovitch), prêtre (1933) et Étienne (Nalivaïko), martyr (1945).

SYNAXE DES SAINTS HIÉRARQUES BASILE LE GRAND, GRÉGOIRE LE THÉOLOGIEN ET JEAN CHRYSOSTOME 

30 janvier

Sous le règne de l’empereur Alexis Comnène (1081-1118), une querelle vint à diviser à Constantinople les hommes instruits dans les choses de la foi et zélés pour la vertu, au sujet des trois saints hiérarques et éminents Pères de l’Église : Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome. Les uns disaient préférer saint Basile aux deux autres, car il a su expliquer les mystères de la nature comme aucun autre et il s’est élevé au rang des anges par ses vertus. Organisateur du monachisme, chef de l’Église entière pour lutter contre l’hérésie, pasteur austère et exigeant quant à la pureté des mœurs, il n’y avait en lui rien de bas ni de terrestre. C’est pourquoi il était, disaient-ils, supérieur à saint Chrysostome qui, par nature, était plus facilement porté à pardonner aux pécheurs

D’autres, prenant le parti de l’illustre archevêque de Constantinople, rétorquaient que saint Chrysostome n’avait été en rien moins zélé que saint Basile pour combattre les vices, porter les pécheurs au repentir et élever tout le peuple à la perfection évangélique. Insurpassable par son éloquence, ce pasteur à la « bouche d’or » a arrosé l’Église d’un véritable fleuve de discours, dans lesquels il a interprété la parole de Dieu et a montré comment l’appliquer dans la vie courante, avec une maîtrise supérieure aux deux autres saints Docteurs.

Un troisième groupe soutenait que saint Grégoire le Théologien leur était supérieur, à cause de la majesté, de la pureté et de la profondeur de son langage. Maîtrisant en souverain toute la sagesse et toute l’éloquence helléniques, il avait atteint, disaient-ils, un tel degré dans la contemplation de Dieu que personne comme lui n’a su exprimer si parfaitement le dogme de la Sainte Trinité.

Chacun défendant ainsi l’un des Pères contre les deux autres, la querelle gagna bientôt tout le peuple chrétien de la capitale et, loin de favoriser la dévotion pour les saints, il n’en sortait que troubles, discordes et disputes sans fin entre les trois partis. C’est alors qu’une nuit les trois saints hiérarques apparurent en songe à saint Jean Mauropos, métropolite d’Euchaïta [5 oct.], d’abord séparément puis tous les trois ensemble. Et, d’une seule voix, ils lui dirent : « Comme tu le vois, nous sommes tous les trois auprès de Dieu et aucune discorde ou rivalité ne nous séparent. Chacun d’entre nous, selon les circonstances et selon l’inspiration qu’il avait reçue du Saint-Esprit, a écrit et enseigné ce qui convenait pour le salut des hommes. Il n’y a ni premier, ni second, ni troisième entre nous ; et si tu invoques l’un de nous aussitôt les deux autres sont présents avec lui. Aussi ordonne à ceux qui se disputent de ne pas créer de divisions dans l’Église à cause de nous, car lorsque nous étions en vie tous nos efforts ont été consacrés à rétablir l’unité et la concorde dans le monde. Puis réunis en une fête nos trois mémoires et composes-en l’office en y insérant les hymnes dédiées à chacun d’entre nous, selon l’art et la science que Dieu t’a donnés, et transmets-le aux chrétiens en leur ordonnant de le célébrer chaque année. S’ils nous honorent ainsi, comme étant un auprès de Dieu et en Dieu, nous leur promettons d’intercéder dans notre commune prière pour leur salut. » Sur ces mots, les saints furent enlevés au ciel dans une lumière indicible, en s’adressant l’un à l’autre par leurs noms.

Saint Jean rassembla alors sans retard le peuple et lui communiqua cette révélation. Comme il était respecté de tous pour sa vertu et admiré pour la force de son éloquence, les trois partis firent la paix et tout le monde l’exhorta à se mettre sans retard à la composition de l’office de la fête commune. Avec un fin discernement, il choisit de consacrer le trentième jour de janvier à cette célébration, comme pour sceller ce mois pendant lequel on commémore séparément chacun des trois hiérarques .

Comme l’évoquent de nombreux tropaires de cet office magnifique, les trois Hiérarques, « trinité terrestre », distincts par leurs personnes mais unis par la grâce de Dieu, nous ont enseigné, tant par leurs écrits que par leur vie, à adorer et à glorifier la Sainte Trinité, le Dieu unique en trois Personnes. Ces trois luminaires de l’Église ont répandu par toute la terre la lumière de la vraie foi, au mépris des dangers et des persécutions, et ils nous ont laissé, à nous leurs descendants, ce saint héritage par lequel nous pouvons atteindre aussi la béatitude suprême et la vie éternelle en présence de Dieu, avec tous les saints.

En clôturant le mois de janvier, pendant lequel nous célébrons la mémoire de tant de glorieux hiérarques, confesseurs et ascètes, par la fête commune des trois grands Hiérarques, l’Église récapitule en quelque sorte la mémoire de tous les saints qui ont témoigné de la foi orthodoxe par leurs écrits et par leur vie. Avec cette fête, c’est tout le ministère d’enseignement, d’illumination de l’intelligence et des cœurs des fidèles par la parole, que nous honorons. La fête des trois Hiérarques est donc en définitive la commémoration de tous les Pères de l’Église, de tous ces modèles de la perfection évangélique que le Saint-Esprit a suscité d’époque en époque et de lieu en lieu, pour être de nouveaux prophètes et de nouveaux apôtres, les guides des âmes vers le Ciel, les consolateurs du peuple et des colonnes de prière incandescentes qui soutiennent l’Église et la confirment dans la vérité.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, 2ème ton

Lorsque Tu descendis dans la mort, Toi, la Vie immortelle, Tu anéantis l’enfer par l’éclat de la Divinité. Lorsque Tu ressuscitas les morts des demeures souterraines, toutes les Puissances des cieux s’écrièrent : « Ô Christ, Source de Vie, notre Dieu, gloire à Toi ! »

Tropaire des saints Hiérarques, ton 1

Aux trois immenses luminaires du triple Soleil divin, * qui ont embrasé le monde sous les rayons de leurs divins enseignements, * aux fleuves mellifères de la Sagesse, qui ont irrigué * sous les flots de la divine connaissance l’entière création: * Basile le Grand, Grégoire le Théologien * et l’illustre Jean au verbe d’or, * nous tous, les amants de leurs paroles, réunis, * chantons des hymnes en leur honneur, * car ils ne cessent d’intercéder pour nous * auprès de la sainte Trinité.

Kondakion, des saints Hiérarques, ton 2

Seigneur, tu as offert le repos, la jouissance de tes biens * aux prédicateurs sacrés du message divin, l’élite des Docteurs; * à tout holocauste, en effet, * c’est leurs peines et leurs épreuves que tu as préférées, * toi qui seul procures la gloire à tes Saints.

Kondakion du fils prodigue, ton 3

M’étant écarté, comme un insensé, de Ta gloire paternelle, j’ai dilapidé en mal la richesse dont Tu m’avais comblé. C’est pourquoi je fais monter vers Toi le mot du Prodigue : « J’ai péché contre Toi, Père miséricordieux : accueille-moi, repenti, et compte-moi comme l’un de Tes journaliers ».

ÉPITRE DU JOUR

1Co VI, 12-20

Frères, « tout m’est permis », mais tout n’est pas profitable. « Tout m’est permis », mais j’entends, moi, ne me laisser dominer par rien. Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments, et Dieu abolira nourriture et digestion. Mais le corps n’est pas pour la fornication : il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, en sa puissance nous ressuscitera nous aussi. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire ceux d’une prostituée ? En aucun cas ! Ou bien ne savez-vous pas que celui qui s’unit à la prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps ? Car il est dit : « Les deux ne seront qu’une seule chair. » Mais celui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la fornication ! Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais celui qui fornique pèche contre son propre corps. Ignorez-vous aussi que votre corps est le temple de cet Esprit saint qui est en vous et que vous tenez de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas, vu le prix auquel vous avez été rachetés ? Alors, glorifiez Dieu dans votre corps et dans votre esprit, puisqu’ils appartiennent à Dieu.

Hébr. XIII, 7-16 (Saints hiérarques)

Frères, souvenez-vous de vos chefs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi. Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, et non par des aliments qui n’ont servi de rien à ceux qui s’y sont attachés. Nous avons un sacrifice dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger. Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le grand prêtre pour l’expiation des péchés, sont brûlés hors du camp. C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas de faire du bien et de partager, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc XV, 11-32

Le Seigneur dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Mc XIII, 24-31 (Saints hiérarques)

Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire. Alors il enverra les anges, et il rassemblera les élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche. De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

À propos de l'auteur

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Jivko Panev

Jivko Panev, cofondateur et journaliste sur Orthodoxie.com. Producteur de l'émission 'Orthodoxie' sur France 2 et journaliste.
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