5 mars
  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

5 mars

Grand Carême

Saint Conon d’Isaurie, thaumaturge, martyr (Ier s.) ; saint Conon le jardinier, martyr en Palestine (IIIème s.) ; saint Euloge de Palestine, martyr (Vème s.) ; saint Eulampe, martyr en Palestine ; saint Marc l’ascète (Vème) ; saint Marc d’Athènes (Vème s.) ; saint Virgile, évêque d’Arles (610) ; saint Drausin, évêque de Soissons (674) ; saint Adrien de Pochekhon, moine, martyr (1550) ;  saint Jean le bulgare (1784) et saint Georges de Rapsanée (1818), néomartyrs grecs ; saints néo-martyrs de Russie : Nicolas (Pokrovsky), prêtre (1919), Jean (Mirotvortsev), prêtre, Mardare (Isaïev) et Théophane (Grafov) (1938); invention des reliques de saint Luc, confesseur, archevêque de Simferopol (1996).

SAINT  CONON D’ISAURIE

5 marsSaint Conon vivait au temps des Apôtres dans la cité de Bidane, située à quelques stades de Séleucie Trachéotis (auj. Silifke), la métropole de l’Isaurie. Il fut initié à la foi par l’Archange Michel qui lui apparut revêtu d’un costume resplendissant, le baptisa au nom de la Sainte Trinité et le fit communier aux saints Mystères. Pendant tout le reste de sa vie, le saint Archange ne cessa de l’assister et lui donna le pouvoir d’accomplir des miracles. Ce fut sous son inspiration que, contraint par ses parents de prendre épouse, Conon réussit à convaincre sa compagne, Anne, de vivre comme frère et sœur, afin de cultiver ensemble la fleur incorruptible de la virginité. Par l’exemple de cette vie sainte et de ses paroles, il réussit à convertir ses parents, et il semble que son père, Nestor, remporta la couronne du martyre après avoir confessé le Christ.

À la veille de célébrer une de leurs fêtes impies dans une caverne située assez loin de la ville, des idolâtres s’en prirent au saint. Afin de faire trêve de vaines disputes, ils s’entendirent pour rivaliser de vitesse vers la grotte, le premier arrivé démontrant la supériorité de son dieu. Saint Conon partit à pied ; mais, assisté par l’Archange Michel, il y parvint le premier, frais et dispos, bien avant les païens qui, montés sur leurs chevaux, n’arrivèrent que bien plus tard, essoufflés et en sueur. Stupéfaits devant ce miracle, ils n’en demeurèrent pas moins endurcis dans leur impiété, et voulurent apprendre de leur idole, elle-même, quel dieu était le plus grand. Sur l’ordre du saint, le démon qui se cachait dans l’idole vint se prosterner à ses pieds en confessant : « Un est le vrai Dieu, le Christ que tu proclames ! » Les païens s’écrièrent alors à haute voix : « Oui, Un est le vrai Dieu, le Dieu de Conon. C’est le Dieu de Conon qui a vaincu ! » Dans la suite des temps, c’était par cette acclamation que les habitants d’Isaurie célébraient chaque année la mémoire de leur saint patron.

On raconte que saint Conon avait acquis, grâce à sa virginité et à l’assistance de l’Archange Michel, une telle puissance sur les démons qu’il commandait aux uns d’aller cultiver la terre comme des esclaves et qu’il en avait enfermé d’autres dans des cruches en terre cuite, qu’il avait enfouies dans les fondements de sa demeure. Lorsque le gouverneur Magnos arriva en Isaurie ayant pour mission d’exécuter les édits impériaux contre les chrétiens, saint Conon fut arrêté et conduit devant lui. Il fut cruellement flagellé, mais ne cessa pas de proclamer sa foi. En apprenant cela, le peuple, qui dans sa majorité avait embrassé la foi grâce à la prédication de Conon, se précipita dans un grand tumulte sur les lieux du supplice, en vue de délivrer le saint. Le gouverneur, craignant pour sa vie, prit la fuite, et l’on put transporter le saint tout ensanglanté dans sa maison, où il rendit paisiblement son âme au Seigneur deux années plus tard.

Peu de temps après le repos de saint Conon, les chrétiens du lieu conçurent le projet de transformer sa maison en église. Au cours des travaux, l’un d’eux trouva dans les fondations un des récipients qui contenait les esprits impurs. Voyant que la cruche était scellée et bien lourde et croyant qu’elle contenait de l’or, il l’ouvrit. Les démons en sortirent alors sous la forme d’un feu qui renversa à terre les constructeurs, fit s’effondrer l’église et réduisit en cendres tous les matériaux combustibles. Ils s’établirent ensuite dans ces ruines, dont nul ne pouvait s’approcher après le coucher du soleil. Les chrétiens proclamèrent alors un jeûne et élevèrent d’ardentes supplications pour demander l’assistance du saint. Ce dernier ne tarda pas à intervenir et purifia le lieu de ce fléau.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Conon, ton 4

Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu’il a mené / a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; / animé de ta force, il a terrassé les tyrans / et réduit à l’impuissance l’audace des démons; / par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion de saint Conon, ton 3

Purement comme un ange sur terre tu vécus, / aussi tu méritas la compagnie des Anges dans le ciel; / tu portas tes parents à la connaissance du Christ; / puis, ayant confessé le Dieu unique en la Trinité, / jusqu’au sang tu as lutté, saint Martyr: / sans cesse pour nous tous intercède auprès de Dieu.

Lectures de l’Ancien Testament

Isaïe II, 11-22

En ce jour le Seigneur seul sera élevé en gloire. Le jour du Seigneur des armées sera contre tout homme insolent et superbe, contre tout homme altier et orgueilleux, et ils seront abaissés. Ce jour sera contre le grand cèdre du Liban qui s’élève jusqu’au ciel et contre le palmier de Basan ; Contre les hautes montagnes et les hautes collines, Contre les tours altières et les remparts altiers, Contre tous les vaisseaux de la mer et contre les plus beaux navires. Et tout homme sera humilié et l’orgueil des hommes tombera, et en ce jour le Seigneur sera seul élevé en gloire. Et ils cacheront toutes les idoles, œuvres de leurs mains ; les emportant dans les cavernes dans les fentes des rochers, dans les profondeurs de la terre, devant la crainte du Seigneur devant sa gloire et sa puissance lorsqu’il se lèvera pour frapper la terre. Car ce jour- là l’homme rejettera les abominations d’or et d’argent qu’il aura faites pour adorer de vaines idoles et des oiseaux de nuit ; en pénétrant dans les creux dans les cavernes et les fentes des plus durs rochers, devant la crainte du Seigneur, devant sa gloire et sa puissance, quand il se lèvera pour frapper la terre.

Genèse II, 4-19

Voilà le livre de la naissance du ciel et de la terre, telle qu’elle s’accomplit, le jour où le Seigneur Dieu acheva de créer le ciel et la terre, et toute la verdure des champs avant qu’elle naquît de la terre, et toute plante herbacée avant qu’elle eût germé ; car Dieu n’arrosait point encore la terre, comme aussi il n’y avait point d’homme pour la travailler. Seulement une fontaine jaillissait du sol, et abreuvait toute la face de la terre. Pour faire l’homme, Dieu pétrit une masse d’argile extraite de la terre, et sur sa face, il souffla un souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante. Or, Dieu avait créé un paradis dans Éden, à l’orient ; et Il y plaça l’homme qu’Il venait de former. Dieu aussi avait fait germer de la terre tout arbre à l’aspect magnifique et aux fruits délicieux, et, au milieu du paradis, l’arbre de vie avec l’arbre de la science du bien et du mal. Pour arroser le paradis, un fleuve jaillissait d’Éden, d’où il sortait divisé en quatre bras. Le nom de l’un est Phison, celui qui entoure la terre d’Évilat, d’où vient l’or. On sait que l’or de cette terre est excellent ; la aussi sont l’anthrax et la pierre verte. Le nom du second fleuve est Gehon ; c’est celui qui entoure la terre d’Éthiopie. Le troisième fleuve est le Tigre ; c’est celui qui coule en face des Assyriens. Le quatrième fleuve est l’Euphrate. Le Seigneur prit l’homme qu’Il avait formé, et Il le plaça dans le paradis de délices, pour y travailler et le garder. Le Seigneur fit ensuite un précepte à Adam, disant: Tu te nourriras de tous les arbres du paradis. Mais de l’arbre de la science du bien et du mal, gardez-vous d’en manger, car, le jour où vous en mangerez, vous mourrez de mort. Puis le Seigneur dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; créons-lui un aide semblable à lui. Or, Dieu avait aussi formé de la terre toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les avait conduits devant Adam pour qu’il sût comment il les nommerait, car tout nom qu’Adam donna à chaque âme vivante devint, en effet, son nom.

Proverbes III, 1-18

Mon fils, n’oublie point mes lois, et garde mes paroles en ton cœur ; car elles te donneront la longueur des jours, des années de vie, et la paix. Que la miséricorde et la foi ne te quittent point ; mais attache-les à ton cou, et tu trouveras grâce. Et pense au bien devant le Seigneur et devant les hommes. Mets ta confiance en Dieu de tout ton cœur, et ne t’enorgueillis point de ta sagesse. Discerne-la en toutes tes voies, pour marcher droit dans tes sentiers. Ne te crois point sage par toi-même ; mais crains Dieu, et détourne-toi de tout mal. Alors la santé sera en ton corps, et le bien-être en tes os. Rends hommage au Seigneur de tes justes labeurs, et offre- Lui les prémices des fruits de ta justice. Afin que tes celliers regorgent de froment, et que tes pressoirs débordent de vin. Mon fils, ne rejette point la discipline du Seigneur ; ne te lasse pas d’être réprimandé par Lui. Car le Seigneur reprend celui qu’Il aime, et frappe l’enfant qu’Il préfère. Heureux l’homme qui a trouvé la Sagesse, et le mortel qui a connu la Prudence. Car elle est meilleure à gagner que des trésors entiers d’or et d’argent. Elle est plus précieuse que les pierreries ; nul mal ne lui résiste ; elle est bien connue de tous ceux qui l’approchent ; rien de ce qu’on estime n’est digne d’elle. En sa main droite sont les longs jours et les années de vie ; en sa gauche, la richesse et la gloire ; de sa bouche procède la justice, et sa langue porte la loi et la miséricorde. Ses voies sont les bonnes voies, et tous ses sentiers pacifiques. Elle est l’arbre de vie pour ceux qui l’embrassent ; elle est un sûr appui pour ceux qui s’attachent à elle, comme au Seigneur.

Chers lecteurs,

Ceci est l’un des cinq articles que nous vous donnons à lire gratuitement.

Pour accéder à un nombre illimité d’articles complets, veuillez :

  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

À propos de l'auteur

Jivko Panev

Jivko Panev

Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.

Lettre d’informations

Ne manquez pas les mises à jour importantes. S'inscrire à notre lettre d'informations gratuite.

Divider

Articles populaires

« Aux origines du monachisme (II) » Écouter 170535

Ci-dessous : le podcast audio de l’émission Orthodoxie sur France-Culture du 15 mars intitulée « Aux origines du monachisme » (2e partie, 1ère part...

Saint Jean Climaque et l’échelle des priorités Revue du Web 170521

Le quatrième dimanche du Grand Carême, l’Eglise Orthodoxe commémore saint Jean Climaque. Monseigneur Roman, évêque de Yakoutie et de Léna, nous par...

Métropolite Hiérothée de Nafpaktos : certains hiérarques agissent comme s’il n’y avai... À la Une 170514

À l’occasion de la prorogation des mesures restrictives qui s’étendent également à l’Église, ainsi que de la prochaine session du...

75e anniversaire de la mort de la sainte martyre Mère Marie de Paris Actualités 170499

À l'occasion du 75e anniversaire de la mort de la sainte martyre Mère Marie de Paris, le site Internet de l'Archevêché des églises orthodoxes de tr...

Mgr Milutin, évêque de Valjevo (Serbie) est décédé des suites du coronavirus À la Une 170493

Après avoir été hospitalisé, il y a seulement quelques jours, l’évêque de Valjevo Milutin (Église orthodoxe serbe) est décédé à Belgrade des suites...

18 mars (ancien calendrier) / 31 mars (nouveau) Vivre avec l'Église 100247

Grand Carême. Saint Cyrille, archevêque de Jérusalem (386) ; saints Trophime et Eucarpe, martyrs à Nicomédie (vers 300) ; saint Aninas, hiéromoine ...

31 mars Vivre avec l'Église 100245

Grand Carême. Saint Hypace, évêque de Gangres, martyr (vers 326) ; saint Apolonios d’Égypte (IVème s.) ; saint Hypace, moine médecin des Grottes de...

Communiqué du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe du 28 mars : « les rites religieux d... À la Une 170469

À l’occasion des dernières recommandations du gouvernement serbe selon lesquelles, afin d’arrêter la propagation du virus COVID-19, « les rites rel...

Dans le contexte du coronavirus, le patriarche de Moscou Cyrille a appelé les fidèles à ne pas fr... À la Une 170479

Dans son homélie en la cathédrale du Christ Sauveur, le dimanche 29 mars, le patriarche de Moscou Cyrille a appelé les fidèles à prier chez eux et ...

30 mars Vivre avec l'Église 100068

Grand Carême. Saint Jean Climaque, abbé du Mont Sinaï (VIIème s.) ; saints apôtres Sosthène, Apollos, Céphas, César, Épaphrodite (Ier s.) ; saint J...

17 mars (ancien calendrier) / 30 mars (nouveau) Vivre avec l'Église 62315

Saint Alexis de Rome, l’homme de Dieu (411) ; saint Marin, martyr ; saint Patrick (ou Patrice), évêque, apôtre de l’Irlande (461) ; sai...