Grand Lundi – Mémoire du bienheureux Joseph et du figuier maudit, détruit par le Seigneur
Liturgie des Présanctifiés
Saint Eutyque, patriarche de Constantinople (582) ; saints martyrs Jérémie et Archile, prêtre (IIIème s.) ; sainte Platonide, diaconesse à Nisibe en Syrie (308) ; les 120 martyrs anonymes de Perse (344-347) ; saint Vinebaud, évêque de Troyes (vers 623) ; saint Gennard, abbé de Flay près de Beauvais (720) ; saint Méthode, archevêque de Moravie, apôtre des Slaves (885) ; saints néo-martyrs de Russie : Pierre (Joukov) et Prokhore (Mikhaïlov) (1918) ; hiéromartyr Jean (Boïkov), prêtre (1934) ; hiéromartyr Jacques (Boïkov), prêtre (1943) ; moine Sébastien (Fomine), confesseur (1966).
HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME SUR JOSEPH COMME FIGURE DU CHRIST
…Tous ces faits nous prouvent l’amour de Joseph pour ses frères et nous montrent d’une façon évidente les projets sanguinaires de ces derniers. Ils sont aussi la figure des événements futurs et décrivent d’avance, dans une époque de ténèbres, les actes de la vérité. En effet, de même que Joseph s’en alla vers ses frères pour les visiter, et que ceux-ci, sans respecter les liens fraternels et le motif de sa présence, résolurent d’abord de le tuer, puis le vendirent à des barbares ; de même Notre-Seigneur, dans son amour pour les hommes, vint visiter le genre humain, et, après avoir revêtu un corps de la même substance que la nôtre, il daigna devenir notre frère. Et saint Paul s’écrie : Il ne s’est pas rendu le libérateur des anges, mais celui de la race d’Abraham; c’est pourquoi il a fallu qu’il fût en tout semblable à ses frères. (Héb. II, 16.) Les Juifs, pleins d’ingratitude, résolurent de mettre à mort Celui qui était le médecin du corps et de l’âme, et qui faisait chaque jour un nombre infini de miracles; ils accomplirent leur projet homicide et crucifièrent Celui qui, pour notre salut, avait daigné prendre la forme de l’esclave. Ainsi les Juifs se sont emparés du Christ, l’ont mis en croix et l’ont fait périr; quant aux frères de Joseph, ils avaient résolu sa mort, mais ils n’exécutèrent pas leur projet. Il fallait que la figure fût inférieure à la vérité, car autrement ces faits n’auraient pu être la figure des événements futurs. C’est pourquoi ils ont été décrits d’avance à cette époque, comme en une esquisse. Considérez, je vous prie, ce rapport étonnant. Ils ne l’ont pas tué, mais ils l’ont vendu, ils ont trempé sa tunique dans le sang d’un chevreau et ils l’ont envoyée à leur père, pour lui faire croire que son fils avait péri. Remarquez-vous que tous ces faits se sont accomplis, de façon que l’image seule de l’avenir apparaisse comme dans l’ombre, et que la vérité soit conservée. Mais reprenons la suite de notre discours. Son père l’envoya, dit l’Écriture, et il vint jusqu’à Sichem. Et un homme le trouva errant parmi les champs. Et cet homme l’interrogea et lui dit: Que cherches-tu ? Joseph répondit : Je cherche mes frères. Apprends-moi où ils font paître leurs troupeaux. Voyez avec quel zèle il va à la recherche de ses frères, quel est son empressement et quelles peines il se donne pour les trouver. Et cet homme lui répondit : J’ai entendu qu’ils disaient : Allons à Dothaim. Joseph y alla donc et les y trouva. Ceux-ci le virent de loin avant qu’il s’approchât d’eux et ils résolurent de le mettre à mort. Considérez ici, je vous prie, la providence de Dieu; voyez comme ils se préparent au meurtre de leur frère; mais si Celui qui fait et défait tout à son gré, permet qu’on apporte des obstacles à ses décrets, c’est pour répandre plus d’éclat sur son athlète et amener enfin l’accomplissement, des songes. Ils le virent de loin et résolurent de le mettre à mort. Et ils se dirent l’un à l’autre : voici venir ce maître songeur. Maintenant donc, venez, tuons-le, et le jetons dans une de ces fosses, et nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré et nous verrons ce que deviendront ses songes. Ainsi ils s’attendaient à l’accomplissement des songes ; et ils méditent de le tuer. Mais afin qu’ils apprennent qu’il n’est pas possible d’empêcher l’exécution des décrets de Dieu, c’est, en vain qu’ils délibèrent, qu’ils entreprennent et qu’ils montrent toute la perversité de leur cœur; Dieu, qui est souverainement sage, les force malgré eux et malgré leurs complots à servir ses vues secrètes sur l’avenir. Car après qu’ils eurent conspiré le meurtre de leur frère, et que déjà ils avaient accompli ce crime dans leur pensée, Ruben, dit l’Écriture, les ayant entendus, le délivra de leurs mains, en disant: Ne lui ôtons point la vie; ne répandez point le sang; jetez-le dans cette fosse qui est au désert, et ne mettez point la main sur lui. Il voulait le délivrer de leurs mains pour le rendre à son père. Ruben n’ose pas sauver son frère ouvertement, cependant il veut réprimer leur ardeur sanguinaire et il dit: Ne répandez point le sang; jetez-le dans cette fosse. Et la sainte Écriture, pour nous apprendre quelle était l’intention de Ruben, dit : Il agissait ainsi, afin de le délivrer de leurs mains, et de le rendre à son père. Ils délibéraient ainsi, avant que Joseph fût encore arrivé ; ils avaient déjà terminé leur entretien, lorsqu’il arriva vers ses frères. Tandis qu’ils auraient dû accourir vers leur frère, l’embrasser et lui demander quelles nouvelles il apportait de leur père, ces méchants, semblables à des bêtes féroces qui ont aperçu un agneau, s’élancèrent sur lui, le dépouillèrent de sa tunique de diverses couleurs, le saisirent et le jetèrent dans la fosse. Or la fosse était vide, et il n’y avait point d’eau. Ils suivirent le conseil de Ruben; et après avoir jeté Joseph dans cette fosse, ils s’assirent pour manger du pain. O comble de la cruauté et de l’inhumanité ! Joseph parcourt une si longue route, et cherche ses frères avec tant de zèle, afin de les voir et de rapporter à son père ce qui se passe; et ceux-ci, semblables à des barbares et à des sauvages, décident de le laisser mourir de faim, après que Ruben les a dissuadés de répandre le sang de leur frère. Mais Dieu, dans sa bonté, l’arracha bientôt aux mains de ses frères en délire. Car, dit l’Écriture, pendant qu’ils étaient assis et mangeaient leur pain. Ils aperçurent des Ismaélites qui passaient et se dirigeaient vers l’Égypte, Juda leur dit : De quoi nous servira-t-il de tuer notre frère et de cacher son sang? Venez, vendons-le à ces Ismaélites, et ne mettons point notre main sur lui, car il est notre frère et notre chair.
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire du saint et grand Lundi, ton 8
Voici l’Époux, il arrive au milieu de la nuit; bienheureux le serviteur qu’il trouvera vigilant, malheureux au contraire celui qu’il trouvera dans l’indolence. Veille donc, ô mon âme, à ne pas tomber dans le sommeil, pour qu’à la mort tu ne sois livrée et que les portes du royaume ne se ferment devant toi, mais redouble de vigilance pour chanter: Saint, saint, saint es-tu, Seigneur notre Dieu, par les prières de la Mère de Dieu aie pitié de nous.
Kondakion du saint et grand Lundi, ton 8
Jacob pleurait la perte de Joseph et ce noble fils, monté sur un char, recevait les honneurs royaux: n’ayant pas asservi son cœur aux voluptés de l’Égyptienne, il fut glorifié par celui qui connaît le secret des cœurs et qui donne aux hommes la couronne d’immortalité.
ÉVANGILE DES MATINES DU GRAND LUNDI (Matth. XXI, 18-43)
En ce temps-là, comme Jésus s’était assis sur le Mont des Oliviers, ses disciples s’approchèrent de lui, à part, et lui de- mandèrent : « Dis-nous quand cela arrivera et quel sera le signe de ton avènement et de la fin des temps ». Jésus leur répondit : « Prenez garde que personne ne vous égare; car beau- coup viendront sous mon Nom et diront : “C’est moi qui suis le Christ!” Et ils égareront bien des gens. Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre; veillez à ne pas en être troublés, car il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin. On verra s’élever nation contre nation et royaume contre royaume, et il y aura des famines, des pestes et des trem- blements de terre en divers lieux. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. Alors on vous livrera aux tourments et on vous fera mourir, vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon Nom. Et alors beau- coup failliront ; ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes s’élèveront et égareront bien des gens. Et par suite de l’iniquité croissante, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Cet Évangile du Royaume sera prêché dans le monde entier en témoignage à toutes les na- tions. Alors viendra la fin. Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation annon- cée par le prophète Daniel établie dans le lieu saint — que celui qui lit comprenne — alors, que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes, et que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qu’il a dans sa maison, et que celui qui sera aux champs ne revienne pas pour prendre ses vêtements. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là. Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver ni un jour de sabbat, car il y aura alors une grande dé- tresse, telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour et telle qu’il n’y en aura jamais plus. Et si ces jours n’étaient pas abrégés, aucune chair ne serait sauvée, mais à cause des élus ces jours seront abrégés. Alors si quelqu’un vous dit : “Voici, le Christ est ici” ou : “Il est là”, ne le croyez pas, car de faux christs et de faux prophètes s’élèveront et feront de grands signes et des prodiges, au point d’égarer, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous ai prévenus. Si donc on vous dit : “Le voici dans le désert”, ne sortez pas ; “le voici dans les lieux retirés”, ne le croyez pas. Comme l’éclair part du levant et brille jusqu’au couchant, ainsi sera l’avènement du Fils de l’Homme. Où que soit le cadavre, là se rassembleront les vautours. Aussitôt après ces jours d’affliction, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa lumière ; les étoiles tomberont du ciel et les puissances des cieux seront ébranlées. Alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’Homme. Toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine et elles verront le Fils de l’Homme venir sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. Il enverra ses anges à la trompette retentissante et ils ras- sembleront ses élus des quatre vents, d’une extrémité des cieux à l’autre. Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier : dès que ses rameaux deviennent tendres et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. Ainsi, vous aussi, lorsque vous verrez tout cela, sachez que le Fils de l’Homme est proche, aux portes. En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ».
LECTURES DE LA LITURGIE DES PRÉSANCTIFIÉS
Exode I, 1-20
Voici les noms des fils d’Israël entrés en Égypte en même temps que Jacob leur père – chacun était venu avec toute sa maisonnée – Ruben, Syméon, Lévi, Juda, Issakhar, Zabulon et Benjamin, Dan et Nephtali, Gad et Aser. Joseph était déjà en Égypte. En tout, les personnes issues de Jacob étaient au nombre de soixante-quinze. Puis Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération. Les fils d’Israël s’accrurent, se multiplièrent et devinrent très nombreux, et ils se renforçaient toujours plus ; le pays en fut rempli. Or se leva sur l’Égypte un autre roi qui n’avait pas connu Joseph. Il dit à son peuple : « Voyez : le peuple des fils d’Israël est trop nombreux et trop fort pour nous. Allons ! Soyons subtils avec eux, pour qu’ils cessent de se multiplier et s’il nous survenait une guerre, qu’ils n’aillent pas, eux aussi, se joindre à nos adversaires, nous faire la guerre et quitter notre pays ». Et il leur imposa des chefs de travaux chargés de les accabler de corvées. Ils bâtirent pour Pharaon des villes fortes, celle de Pithôm, celle de Ramsès et celle d’On, qui est Héliopolis. Mais, plus on les humiliait, plus ils devenaient nombreux et se renforçaient toujours plus. Et les Égyptiens prenaient en horreur les fils d’Israël. Les Égyptiens opprimaient durement les fils d’Israël et rendaient leur vie amère par les travaux les plus durs : mortier, briques et tous les travaux des champs, tous ces travaux par lesquels ils les asservissaient durement. Le roi des Égyptiens parla aux sages-femmes des Hébreux, dont l’une s’appelait Sepphôra et l’autre Phoua, et leur dit : « Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux, au moment de la naissance, si c’est un garçon, tuez-le, mais si c’est une fille, épargnez-la ». Mais les sages-femmes craignirent Dieu et n’agirent pas comme le leur avait ordonné le roi d’Égypte ; et elles laissèrent vivre les garçons. Alors le roi d’Égypte fit appeler les sagesfemmes et leur dit : « Pourquoi donc avez-vous fait cela et laissé vivre les garçons ? » Mais les sages-femmes dirent à Pharaon : « Les femmes des Hébreux ne sont pas comme celles d’Égypte, elles sont entrain d’enfanter et avant que les sages-femmes n’arrivent elles ont accouché ». Dieu favorisait les sages-femmes et le peuple se multipliait et se renforçait toujours plus.
Job I,1-12
Il y avait jadis, au pays de Uts, un homme appelé Job ; c’était un homme intègre irréprochable et juste, pieux et se gardant de tout mal. Sept fils et trois filles lui étaient nés. Ses troupeaux étaient de sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs et cinq cents ânesses ; il avait de très nombreux serviteurs et il avait mené de grands travaux sur la terre. Cet homme était le plus noble de tous les fils de l’Orient. Ses fils se rendaient les uns chez les autres, festoyaient chaque jour et invitaient leurs trois sœurs à manger et boire avec eux. Or, une fois terminé les jours de ces festins, Job les envoyait chercher et les purifiait et, se levant de bon matin, il offrait des sacrifices pour chacun d’eux, selon leur nombre, et un veau pour leur péché. Car Job se disait : « Peut-être mes fils ont-ils conçu de mauvais desseins contre Dieu dans leur pensée ! » Ainsi faisait Job, tous les jours. Voici qu’un jour où les anges de Dieu vinrent se présenter devant le Seigneur, le Diable vient avec eux. Le Seigneur dit alors au Diable : « D’où viens-tu ? » Le Diable répondit au Seigneur : « J’ai parcouru la terre et j’ai circulé sous le ciel, et me voici ». Et le Seigneur lui dit : « As-tu fait attention à mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre, cet homme irréprochable, intègre, pieux et qui se garde de toute action mauvaise ! » Et parlant face au Seigneur le Diable répondit : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? Ne l’as-Tu pas protégé de l’extérieur, et l’intérieur de sa maison, de tout ce qui est alentour ? Tu as béni toutes les œuvres de ses mains, Tu as multiplié ses troupeaux dans le pays. Mais étends la main et frappe tout ce qu’il possède ; et voyons s’il Te bénira en face ! » Alors le Seigneur dit au Diable : « Voici que tout ce qu’il possède Je le remets dans ta main. Évite seulement de le toucher ». Et le Diable se retira de devant le Seigneur
ÉVANGILE DU JOUR
Matth. XXIV, 3-35
Jésus s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? Jésus leur répondit: Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres: gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention! Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes; que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat. Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous l’ai annoncé d’avance. Si donc on vous dit: Voici, il est dans le désert, n’y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas. Car, comme l’éclair part de l’orient et se montre jusqu’en occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. En quelque lieu que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles. Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire. Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.