6 mars
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Grand Carême

Les 42 martyrs d’Amorrée en Haute-Phrygie : saints Constantin, Bassoès, Théophile, Théodore, Calliste et leurs compagnons (vers 845) ; Invention de la sainte Croix par l’impératrice sainte Hélène (326) ; saint Arcade, évêque de Trimithonte à Chypre (vers 361) ; saint Hésychius, thaumaturge en Bithynie (vers 790) ; saint Chrodegang, évêque de Metz (766) ; saint Job-Josué d’Anzersk (1720).

SAINTS  QUARANTE-DEUX MARTYRS D’AMORRÉE

6 marsEn l’an 838, Dieu retournant son courroux contre l’empereur iconoclaste Théophile (829-842), le calife de Bagdad, à la tête d’une puissante armée de Sarrasins, remporta une éclatante victoire contre les Byzantins et vint assiéger la ville d’Amorium, en Haute Phrygie. Au bout de treize jours, il s’en empara à la faveur d’une trahison et passa au fil de l’épée tous les habitants, portant les armes ou non, ainsi que les nombreux paysans des environs qui y avaient cherché refuge. Ils n’épargnèrent que les principaux officiers, au nombre de quarante-deux, tous hommes illustres, vaillants et de noble naissance, et les emmenèrent, chargés de lourdes chaînes, en Syrie, où on les enferma dans une sombre et infecte prison. Pour toute boisson, ils n’avaient que leurs larmes et pour nourriture, ils devaient essayer de survivre avec quelques morceaux de pain avarié que leurs geôliers daignaient leur jeter de temps à autre ou que l’un d’entre eux était autorisé à mendier dans la rue. Le corps et les vêtements dévorés par la vermine, incapables de se voir les uns les autres dans l’obscurité permanente, réduits à la plus extrême faiblesse, ils n’en perdaient pas néanmoins leur vaillance et la noblesse de leur âme, en résistant à toutes les tentatives des envoyés du calife pour les faire abjurer. Celui-ci, comptant pour rien la conquête d’une ville en comparaison de celle des âmes, leur promettait d’avoir la vie sauve s’ils feignaient seulement de s’être convertis en se présentant à la prière publique avec lui. Les martyrs répondirent aux émissaires : « Feriez-vous de même si vous étiez à notre place ? » — « Certainement, répondirent les musulmans, car il n’y a rien de plus cher que la liberté. » — « Nous, répliquèrent les chrétiens, nous ne prenons pas conseil, lorsqu’il s’agit de religion, de ceux qui ne sont pas fermes dans la leur ! » Quelques jours plus tard, d’autres envoyés se présentèrent sous prétexte de leur faire l’aumône et, feignant de verser des larmes de compassion, ils essayèrent de les attirer à la religion de Mohamed, qui promet toutes sortes de plaisirs charnels dans cette vie et dans l’autre. Après avoir élevé les yeux vers le ciel et s’être armés des paroles inspirées de l’Écriture, les vaillants combattants de la Foi répondirent que de telles promesses étaient bien la preuve de la fausseté de cette religion qui soumet notre âme raisonnable, créée à l’image de Dieu, à la tyrannie de la chair. À des fakirs, religieux de l’Islam qui s’adonnent aux pratiques ascétiques et aux prières extatiques, ils répondirent avec la même assurance, en leur rappelant que Mohamed n’avait été annoncé par aucun prophète, alors que toute l’Ancienne Alliance porte témoignage de la venue de Jésus-Christ.

Les saints martyrs demeurèrent ainsi, pendant sept années entières, gardant une foi inébranlable qu’ils nourrissaient chaque jour par la récitation des Psaumes de David et des offices de l’Église aux moments prescrits, en rendant grâce à Dieu de les avoir jugés dignes d’endurer de telles épreuves pour Lui. Le 5 mars 845, la sentence de mort ayant été finalement prononcée contre eux pour le lendemain, Boïditzès, le traître qui avait livré la ville d’Amorium et avait ensuite renié le Christ, se rendit secrètement à la prison et, appelant Constantin, le secrétaire du patrice Théophile, il lui annonça la nouvelle et lui suggéra de nouveau de feindre la prière avec le calife pour échapper à la mort, sans pour cela abandonner leur conviction. Constantin repoussa l’apostat avec le signe de la Croix et, rentrant dans la prison, il annonça à son maître que leur dernière heure était proche. Celui-ci réunit alors ses compagnons et tous passèrent la nuit à chanter les louanges de Dieu. Le lendemain matin, un officier accompagné d’une forte escorte vint les tirer de prison et essaya une dernière fois de les résoudre à se joindre à la prière du calife. Ceux-ci répondirent que certes ils prieraient pour leurs ennemis, mais à la façon dont le Christ nous l’a enseigné : en implorant Dieu d’éclairer leur conscience endurcie et de les conduire à la connaissance de la Vérité. Puis ils conclurent en jetant l’anathème sur Mohamed et sur tous ceux qui le confessent comme prophète. Les soldats leur attachèrent alors les mains derrière le dos et les traînèrent comme des brebis d’abattoir jusqu’aux rives de l’Euphrate, où un grand nombre de Sarrasins s’était assemblé pour assister à l’exécution. L’officier appela alors Théodore Cratère et, rappelant à haute voix qu’étant prêtre, il avait autrefois abandonné le sacerdoce et s’était engagé dans l’armée où il avait acquis la charge très enviée de protospathaire, il lui dit : « Toi qui as porté les armes et tué des hommes, pourquoi veux-tu paraître maintenant chrétien ? Ne vaut-il pas mieux implorer le secours de Mohamed, puisque tu n’as plus d’espérance en Jésus-Christ que tu as renié ? » Théodore répondit : « C’est bien à cause de cela que je dois répandre maintenant mon sang pour Lui, afin qu’Il me pardonne mes péchés ! » Et, sur ces mots, prenant la bénédiction du patrice Théophile, il fit une courte prière et présenta sa tête au bourreau. Tous les autres le suivirent en bon ordre, ne montrant ni crainte ni mouvement d’hésitation, et ils remportèrent la couronne de la victoire en laissant les Sarrasins admiratifs devant leur courage. Par la suite, le calife fit convoquer le traître Boïditzès et dit : « S’il avait été un homme honnête, il n’aurait pas livré sa cité, et s’il avait été un bon chrétien il n’aurait pas apostasié après avoir trahi. » Et il le fit décapiter.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints martyrs, ton 4

Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené / ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; / animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans / et réduit à l’impuissance l’audace des démons; / par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion des saints martyrs, ton 2

De couronnes d’éloges couronnons comme il se doit / les nouveaux hoplites de la foi / qui de grand cœur ont combattu pour le Christ / et pour nous intercèdent auprès de lui, / comme enceinte et remparts protégeant les chrétiens.

Lectures de l’Ancien Testament

Isaïe III, 1-14

Voilà que le Dominateur, Dieu des armées, va enlever de la Judée et de Jérusalem le puissant et la puissante227, la force du pain et la force de l’eau ; le grand, le fort et l’homme de guerre, le juge, le sage et l’ancien ; le chef de cinquante hommes et le conseiller vénérable, l’habile architecte et l’auditeur intelligent. Et Je ferai des jeunes gens leurs princes et des railleurs les gouverneront. Et le peuple en viendra aux mains, homme contre homme, ami contre ami; l’enfant frappera sur le vieillard, l’infâme sur l’honnête homme. L’homme prendra son frère ou son proche parent dans la famille de son père, et il lui dira : Tu as un manteau, sois notre prince, et que ma nourriture soit dans ta main. Et ce jour-là l’autre répondra : Je ne serai pas ton prince, car il n’y a en ma maison ni pain ni manteau ; je ne serai pas le prince de ce peuple. Car Jérusalem est ruinée et Juda est tombé ; et leurs langues sont avec l’iniquité, et ils n’obéissent point au Seigneur. C’est pourquoi leur gloire est maintenant abaissée, et la confusion de leur visage porte témoignage contre eux; et, comme Sodome, ils ont montré et proclamé leur péché. Malheur à leurs âmes ! Car ils ont pris une funeste résolution contre eux-mêmes, disant : enchaînons le juste, parce qu’il nous est insupportable. Aussi goûteront- ils les fruits de leurs œuvres. Malheur à l’impie ! Il lui arrivera mal à cause des œuvres de ses mains. Mon peuple, tes exacteurs rapinent et des usuriers te maîtrisent; mon peuple ceux qui te déclarent heureux t’égarent, et ils bouleversent le sentier où tu marches. Mais maintenant le Seigneur va siéger pour juger et il entrera en jugement avec son peuple. Le Seigneur en personne entrera en jugement avec les anciens et les princes du peuple. Vous donc, pourquoi avez-vous mis le feu à ma vigne? Pourquoi la dépouille du pauvre est-elle en vos maisons?

Genèse II, 20 – III, 20

Adam donna des noms à tous les bestiaux, et à tous les oiseaux du ciel, et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne se trouvait pas pour Adam d’aide semblable à lui. Alors Dieu fit tomber Adam en extase et l’endormit ; puis Il prit une de ses côtes, qu’il remplaça par de la chair. Et de cette côte qu’Il avait prise à Adam, Il forma une femme et Il la conduisit a Adam. Et Adam dit : Ceci maintenant est un os de mes os et une chair de ma chair. Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de la chair même de l’homme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il restera fortement attaché à sa femme, et ils seront deux en une seule chair. Ils étaient nus tous deux : Adam et sa femme ; et ils n’en avaient point honte. Or, le serpent était le plus rusé de tous les animaux qu’avait créés sur la terre le Seigneur Dieu. Et le serpent dit à la femme : Pourquoi Dieu a-t-il dit : Ne mangez pas de tous les arbres du paradis ? La femme dit au serpent : Nous pouvons manger des fruits des arbres du paradis. Quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du paradis, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, afin que vous ne mouriez point. Le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point de mort. Car le Seigneur Dieu sait, au contraire, que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon comme aliment, qu’il était plaisant à voir au regard, et magnifique à contempler. Et, ayant pris de son fruit, elle en mangea ; de plus, elle en donna à son mari, et ils mangèrent. Aussitôt leurs yeux à tous les deux s’ouvrirent ; ils reconnurent qu’ils étaient nus ; ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des ceintures. Et ils entendirent la voix du Seigneur Dieu, se promenant l’après- midi dans le paradis, et Adam et sa femme se cachèrent de la face du Seigneur Dieu, dans l’ombrage des arbres du paradis. Le Seigneur Dieu appela Adam, et il lui dit : Adam, où es-tu? Celui-ci répondit : J’ai entendu Ta voix, comme Tu te promenais dans le paradis, et j’ai eu peur parce que je suis nu, et je me suis caché. Dieu lui dit : Qui t’a fait savoir que tu es nu, si tu n’as mangé de l’arbre, de celui-là seul dont je t’avais défendu de manger ? Adam reprit : la femme que Tu m’avais donnée pour être avec moi m’a donné elle-même du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. Le Seigneur Dieu dit alors à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? Et la femme dit : Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. Le Seigneur Dieu dit au serpent : parce que tu as fait cela, maudit sois-tu parmi tous les bestiaux et les bêtes fauves de la terre ; tu marcheras sur la poitrine et le ventre, et tu mangeras de la terre tous les jours de ta vie. J’établirai une haine entre toi et la femme, et entre ta race et sa race. Il surveillera ta tête, et tu guetteras son talon. Puis le Seigneur dit à la femme : Je multiplierai et multiplierai tes gémissements et tes douleurs ; tu enfanteras dans les douleurs, tu attendras le commandement de ton époux, et il te maîtrisera. Quant à Adam, Dieu lui dit : Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre, du seul dont je t’avais défendu de manger, maudite sera ta terre en tes travaux. Tu t’en nourriras dans les douleurs tous les jours de ta vie. Elle produira pour toi des épines et de l’ivraie, et tu mangeras l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre d’où tu as été tiré, parce que : Tu es terre, et tu t’en iras dans la terre. Adam donna à la femme le nom d’Ève, parce qu’elle-même est mère de tous les vivants.

Proverbes III, 19-34

Dieu a fondé la terre par la Sagesse ; Il a affermi le ciel par la Prudence. Grâce à sa prévoyance, les abîmes ont été rompus, et les nuages ont répandu la rosée. Mon fils, que ces choses ne s’éloignent pas de toi ; garde mes conseils et ma science, afin que ton âme vive, et que la grâce demeure autour de ton cou, la santé sera en ta chair, et le bien-être en tes os ; afin que tu marches, en toutes tes voies, plein d’assurance et de paix, et que ton pied ne trébuche pas. Si tu reposes, tu seras sans crainte ; si tu sommeilles, tu dormiras doucement229. Tu ne redouteras ni les alarmes soudaines, ni les attaques des impies. Car le Seigneur sera sur toutes tes voies, et Il affermira ton pied de peur que tu ne chancelles. Ne t’abstiens pas de faire du bien à l’indigent, sous prétexte que ta main ne peut le secourir. Ne dis pas, quand tu pourras bien faire : Va et reviens, demain je te donnerai; car tu ne sais ce qu’amènera le jour suivant. Ne pense pas à mal contre ton ami qui vit près de toi, et se fie à toi. Ne prends pas en haine un homme sans motif, de peur qu’il ne vienne à te nuire. Ne t’attire pas les outrages d’hommes méchants; ne porte point envie à leurs voies. Car tout pervers est impur devant le Seigneur, et il ne siégera point dans l’assemblée des justes. La malédiction de Dieu est sur la maison des impies; mais les chaumières des justes sont bénies. Le Seigneur résiste aux orgueilleux; mais Il donne Sa grâce aux humbles.

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