7 février

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7 février

Après-fête de la sainte Rencontre de notre Seigneur ; Saint Parthénios, évêque de Lampsaque (IVème s.) ; saint Luc d’Hellade, ascète (953) ; les 1003 Martyrs de Nicomédie (303) ; saint Trésain, prêtre à Mareuil-sur-Mame (550) ; saint Georges de Crète, néo-martyr (1866) ; saints néomartyrs de Russie : Alexandre (Talyzine), prêtre (1938) ; Alexis (Troïtzky), prêtre (1942).

SAINT PARTHÉNIOS, ÉVÊQUE DE LAMPSAQUE

7 févrierSaint Parthénios vécut sous le règne de saint Constantin le Grand. Il était fils d’un diacre de Mélitopolis (Hellespont), nommé Christodule. Bien qu’il fût dépourvu d’éducation, il suivait avec attention les lectures de l’Écriture sainte faites dans l’église et s’efforçait depuis sa jeunesse de les mettre en pratique. C’est ainsi qu’exerçant la profession de pêcheur, il vendait ses poissons pour en distribuer le produit aux pauvres, sans rien garder pour lui. Sa charité le rendit célèbre dans la région et l’évêque de Mélitopolis, Philète, l’ordonna prêtre contre son gré, en lui donnant comme mission de parcourir le diocèse pour y visiter les chrétiens. La grâce de Dieu fructifia alors abondamment en lui par quantité de miracles et de guérisons. Rencontrant un jour sur sa route un homme qui avait eu l’œil arraché par un coup de corne d’un taureau, il le remit en place et le guérit. Une autre fois, il guérit d’un seul signe de croix une femme atteinte d’un cancer incurable. Une autre fois encore, un chien enragé se précipita sur lui, et d’un simple souffle, le saint l’abattit roide mort.

Devant tant de preuves de la faveur divine, le métropolite de Cyzique, Ascale, le consacra évêque de la ville de Lampsaque qui était encore plongée dans l’idolâtrie. Par ses jeûnes, ses prières, ses paroles inspirées et l’exemple de sa conduite évangélique le saint réussit à convertir la cité. Après une visite à la cour de saint Constantin, il obtint l’autorisation de détruire les temples païens et reçut l’argent nécessaire à la construction d’une église. L’édifice une fois terminé, comme on avait entrepris de transporter une grande pierre devant servir à couvrir l’autel, à l’instigation du démon jaloux, les bœufs qui tiraient le char s’emportèrent soudain et le conducteur périt écrasé sous les roues. Le saint adressa aussitôt une fervente prière au Seigneur et la victime reprit vie.

Saint Parthénios était le père aimant et la providence de sa cité. Il guérissait sans faillir toutes les maladies, si bien qu’à leur grand dam les médecins étaient réduits au chômage. De même que les ténèbres sont dissipées par la lumière, à sa seule approche, les démons prenaient la fuite. Un jour, comme il expulsait avec autorité le démon d’un pauvre homme, le mauvais esprit le supplia, en disant : « Donne-moi un lieu où je pourrai demeurer dans l’attente du redoutable Jugement ou laisse-moi au moins entrer dans les porcs (cf. Mt 8, 31). » — « Pas du tout, répondit le saint, mais c’est un autre homme que je t’offre si tu sors de ce malheureux ». — « Quel est cet homme ? » — « C’est moi ! Viens et habite en moi ! » À ces mots, l’esprit malin s’enfuit, comme brûlé par le feu, en criant : « Comment pourrais-je entrer dans la maison de Dieu ? Ô, grande est la puissance des chrétiens ! »

Saint Parthénios se rendit un jour à Héraclée, la métropole de Thrace, où il trouva l’évêque gravement malade. Dieu lui révéla que l’avarice était la véritable cause de ce mal. « Lève-toi, dit-il au patient, car ce n’est pas d’une maladie corporelle dont tu souffres, mais c’est une maladie de l’âme qui t’afflige. Restitue aux pauvres les biens que tu as détournés et tu recouvreras la santé. » L’évêque, réalisant sa faute, offrit tous ses biens à Parthénios pour qu’il en fît la distribution aux indigents. « Non, reprit l’homme de Dieu, mais c’est à toi, puisque Dieu t’en donne la force, de rendre aux pauvres ce qui leur revient. » Le métropolite se fit alors transporter dans l’église dédiée à sainte Glycérie [13 mai], patronne de la cité, et il y distribua tous ses biens aux nécessiteux qu’on avait rassemblés. Trois jours plus tard, il recouvrait la santé.

Pendant son séjour à Héraclée, saint Parthénios guérit d’autres malades, il bénit champs et cultures en prédisant exactement combien ils devaient produire et, au moment de saluer le métropolite, il lui prédit sa mort prochaine et désigna celui qui devait être son successeur. Puis il retourna dans sa cité de Lampsaque, où il remit peu de temps après son âme à Dieu, laissant en héritage à son peuple le parfum de ses miracles et l’exemple de sa sainte conduite. Dès qu’ils apprirent la nouvelle, tous les évêques de la région vinrent en hâte à ses funérailles pour lui rendre honneur et élever vers Dieu de ferventes actions de grâces.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la sainte Rencontre, ton 1

Réjouis-toi, ô Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Sois aussi dans l’allégresse, juste vieillard, qui as reçu sur tes bras Celui qui libère nos âmes et nous donne la Résurrection.

Tropaire de saint Parthénios, ton 4

Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n’éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.

Kondakion de saint Parthénios, ton 3

La divine grâce des miracles, tu l’as reçue, * saint pontife Parthénios, thaumaturge porteur-de-Dieu, * pour guérir toute souffrance des fidèles, Père saint, * et mettre en fuite les esprits du mal; * c’est pourquoi nous te chantons * comme suprême initié de la grâce de Dieu.

Kondakion de la fête de la Ste Rencontre, ton 1

O Toi qui as sanctifié par Ta naissance le sein virginal et qui as béni, comme il le fallait, les bras de Siméon, Tu es venu, Christ Dieu, nous sauver en ce jour. Dans ses guerres, donne la paix à Ta cité et affermis les chrétiens orthodoxes que Tu as aimés, Toi seul Ami des hommes.

ÉPITRE DU JOUR

Jacques IV, 7 – V, 9

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d’un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n’es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ? À vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons, et nous gagnerons ! Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! Car, qu’est-ce votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît. Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos pensées orgueilleuses. C’est chose mauvaise que de se glorifier de la sorte. Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. À vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasiez vos cœurs au jour du carnage. Vous avez condamné, vous avez tué le juste, qui ne vous a pas résisté. Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison.
Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.
Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la porte.

ÉVANGILE DU JOUR

Mc XI, 27-33

Ils se rendirent de nouveau à Jérusalem, et, pendant que Jésus se promenait dans le temple, les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens, vinrent à lui, et lui dirent: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné l’autorité de les faire? Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel, ou des hommes? Répondez-moi. Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux: Si nous répondons: Du ciel, il dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui? Et si nous répondons: Des hommes… Ils craignaient le peuple, car tous tenaient réellement Jean pour un prophète. Alors ils répondirent à Jésus: Nous ne savons. Et Jésus leur dit: Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.

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Emma Cazabonne was born and raised in France. She taught English before entering the Cistercian Order. She translated and published articles relevant to her interest in Cistercian spirituality, the Middle Ages, and Orthodoxy. She moved to the United States in 2001, converted to Orthodoxy in 2008, and married. Her husband is an Orthodox priest. She continued to publish articles, a Cistercian texts anthology, then finally launched her career in literary translation, while teaching French. If you are interested in having your book translated into French, she can be contacted here https://wordsandpeace.com/contact-me/