9 décembre (ancien calendrier) / 22 décembre (nouveau)

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9 décembre (ancien calendrier) / 22 décembre (nouveau)

Carême de la Nativité – dispense de poisson

Conception de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie par sainte Anne ; sainte Anne, prophétesse, mère du prophète Samuel (XIème s. av. J.-C.) ; sainte Valérie, vierge, martyre à Limoges (IIIème s.) ; Saint Nectaire, apôtre de l’Auvergne avec Baudime et Auditeur (III-IVème s.) ; saint Cyprien, abbé dans le Périgord (526) ; saint Sophrone, archevêque de Chypre (VIème s.) ; sainte Balde, abbesse de Jouarre (VIIème s.) ; saint Étienne « le nouveau luminaire » de Constantinople (912) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Vladimir (Vinogradov), prêtre (1919) ; Vladimir (Djourinsky), prêtre et Euphrosyne (Djourinsky) (1920) ; Basile (Yagodine) et Alexandre (Bouravtsev), prêtres (1937).

CONCEPTION DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU

9 décembreSelon le dessein éternel de Dieu, qui voulait se préparer une demeure très pure pour s’incarner et résider parmi les hommes, Joachim et Anne avaient été empêchés d’engendrer une progéniture. Parvenus tous deux à un âge avancé et restés stériles, comme la nature humaine courbée et desséchée sous le poids du péché et de la mort, ils ne cessaient cependant de supplier Dieu de les délivrer de leur opprobre. Le temps de la préparation voulue par le Seigneur étant accompli, Il envoya l’Archange Gabriel à Joachim, retiré sur une montagne, et à Anne, pleurant son malheur dans son jardin, pour leur annoncer qu’allaient bientôt s’accomplir par eux les prophéties de jadis, et qu’une enfant leur naîtrait, destinée à devenir la véritable Arche de la nouvelle Alliance, l’Échelle divine, le Buisson non consumé, la Montagne non entaillée, le Temple vivant où allait habiter le Verbe de Dieu. En ce jour, par la conception de sainte Anne, c’est la stérilité de toute la nature humaine, séparée de Dieu par la mort, qui prend fin, et par l’enfantement surnaturel de celle qui était restée stérile jusqu’à l’âge où les femmes ne peuvent plus porter de fruit, Dieu annonçait et confirmait le miracle plus étonnant de la conception sans semence et de l’enfantement immaculé du Christ dans le sein de la Très Sainte Vierge et Mère de Dieu. Bien qu’elle fût née par une intervention miraculeuse de Dieu, la sainte Vierge Marie fut cependant conçue par l’union de l’homme et de la femme, selon les lois de notre nature humaine déchue et soumise à la mort et à la corruption depuis le péché d’Adam (Gn 3, 16). Vase d’élection, Écrin précieux préparé par Dieu depuis l’origine des siècles, elle est certes la représentante la plus pure et la plus parfaite de l’humanité, mais elle n’a pas été toutefois mise à part de notre héritage commun et des conséquences du péché de nos premiers parents . Tout comme il convenait que le Christ, en son Incarnation, se rendît semblable aux hommes en tout hormis le péché, afin de les délivrer de la mort par sa mort volontaire (cf. Hb 2, 14), de même il fallait que sa Mère, dans le sein de laquelle le Verbe de Dieu allait s’unir à la nature humaine, fût en tout point semblable à nous, soumise à la mort et à la corruption, de peur que le Salut et la Rédemption ne nous concernent pas pleinement, nous tous fils d’Adam. La Mère de Dieu a été élue et choisie entre toutes les femmes, non pas de manière arbitraire, mais parce que Dieu vit à l’avance qu’elle saurait préserver et garder parfaitement sa pureté pour être digne de Le recevoir. Conçue et née comme nous tous, elle a été jugée digne de devenir la Mère du Fils de Dieu selon la chair et notre mère à tous selon l’esprit d’adoption. Tendre et compatissante, elle peut ainsi intercéder pour nous auprès de son Fils, pour qu’il nous prenne en pitié. Tout comme le Seigneur Jésus-Christ fut le fruit de sa virginité, la sainte Mère de Dieu fut, quant à elle, le fruit de la chasteté de Joachim et Anne. Et c’est en suivant cette voie de la pureté que nous aussi, moines et chastes couples chrétiens, feront naître et grandir en nous le Christ Sauveur.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Conception de la Mère de Dieu, ton 4

En ce jour sont brisées les chaînes de la stérilité, * car Dieu exauce la prière d’Anne et de Joachim: * il leur promet clairement la naissance inespérée * de la divine enfant qui doit à son tour * enfanter l’Infini dans la chair des mortels, * celui même qui ordonne à l’Ange de lui crier: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

Kondakion de la Conception de la Mère de Dieu, ton 4

L’univers célèbre en ce jour * la Conception d’Anne survenue par divine volonté: * elle conçoit en effet * celle qui à son tour concevra * de manière ineffable le Verbe de Dieu.

ÉPITRE DU JOUR

Gal. IV, 22 – 31

il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, – car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère ; car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point ! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée. Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse; et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l’Écriture? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc VIII, 16-21

Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière. Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour. Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir. La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l’aborder, à cause de la foule. On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.

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Emma Cazabonne was born and raised in France. She taught English before entering the Cistercian Order. She translated and published articles relevant to her interest in Cistercian spirituality, the Middle Ages, and Orthodoxy. She moved to the United States in 2001, converted to Orthodoxy in 2008, and married. Her husband is an Orthodox priest. She continued to publish articles, a Cistercian texts anthology, then finally launched her career in literary translation, while teaching French. If you are interested in having your book translated into French, she can be contacted here https://wordsandpeace.com/contact-me/