Des centaines de Bucarestois ont participé à un moment historique pour la paroisse Saint-Antoine de la ville, qui a reçu un fragment des reliques de son saint protecteur. Le coffret contenant les saintes reliques a été amené par Mgr Joseph, métropolite de l’Église orthodoxe roumaine en Europe occidentale et méridionale, accompagné par plusieurs prêtres, à l’église Saint-Antoine. L’arrivée des reliques a été attendue dans la prière par les fidèles. Une estrade a été aménagée dans la cour de l’église, où l’office de l’acathiste à saint Antoine le Grand a été célébré. Après la venue des saintes reliques, Mgr Joseph a prononcé une homélie, dans laquelle il a souligné le fait que ces reliques sont un grand don et une bénédiction, tant pour la paroisse et la capitale que pour le pays entier. Saint Antoine le Grand était considéré saint dès sa vie terrestre, a expliqué le hiérarque. Dans son humilité, le saint avait ordonné à ses disciples de cacher son corps après sa mort, afin qu’il ne fût point vénéré, a-t-il ajouté. Ensuite, le hiérarque a évoqué l’histoire de la découverte des reliques et leur transfert en Europe. Le corps de saint Antoine a été découvert miraculeusement en 561 et a été placé dans une église à Alexandrie. Dans les années 630-640, lors de la venue des Arabes, les reliques ont été transportées à Constantinople, où elles restèrent jusqu’en 1070, lorsque l’empereur Romain IV Diogène les a offertes au noble français Jocelin de Châteauneuf, fils de Guillaume, qui avait participé à sa campagne militaire contre les Arabes. C’est ainsi que ces reliques arrivèrent en Occident. « Aujourd’hui, le grand ermite, le « patriarche des moines », comme a été appelé saint Antoine, vient demeurer au milieu de la cité », a dit Mgr Joseph. « Depuis le désert d’Égypte à droite du fleuve du Nil, le désert de Scété, passant par Alexandrie, Constantinople, la France, saint Antoine est arrivé chez nous, 1650 années après son trépas », a ajouté le métropolite. Enfin, celui-ci a exhorté les fidèles à prier pour les Roumains se trouvant à l’étranger qui, comme il l’a souligné, n’abandonnent pas la foi chrétienne, mais se renforcent en elle, éprouvant en quelque sorte de l’envie envers leurs frères, avec leurs monastères et leurs églises dans le pays. Le recteur de la paroisse, le père Georges Zaharia a déclaré que la venue des reliques de saint Antoine est un moment historique pour sa communauté. Le père a ensuite présenté les dispositions qui avaient été prises pour celles-ci. En juillet 2016, suite à des informations selon lesquelles les reliques de saint Antoine se trouvaient dans une église en France, près de Grenoble [à Saint-Antoine-l’Abbaye, Isère, ndt], le père Zaharia s’est adressé au patriarche de Roumanie. Faisant suite à cela, le prêtre et professeur Constantin Pătuleanu, de la Faculté de théologie de Bucarest, a effectué une étude élargie et a acquis la certitude de l’authenticité de l’information. Ensuite, avec le soutien de Mgr Joseph, qui en a discuté avec l’évêque catholique de Grenoble, a été obtenu un fragment des reliques de saint Antoine le Grand, qui a été apporté à Bucarest quelques semaines après. Enfin, pour la compilation de son étude historique et patristique concernant la vie de saint Antoine le Grand, l’ordre de saint Constantin et Hélène, destiné aux clercs, a été décerné au père Constantin Pătuleanu.

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