Mgr Hilarion de Volokolamsk critique la tendance à la révision de l’histoire et à l’amoindrissement du rôle de la Russie dans les événements les plus importants pour l’Europe

267

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, chef du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, considère que la tendance à la révision de l’histoire et à l’amoindrissement du rôle de la Russie dans les événements les plus importants pour l’Europe, est propre à tous les pays qui ont été membres du Pacte de Varsovie. [private]

 » Je pense que dans une mesure ou une autre, cela concerne tous les pays de l’espace  » ex-soviétique  » et tous les pays de l’ancien Pacte de Varsovie, qui aujourd’hui sont entrés pratiquement tous dans l’OTAN « . Selon le métropolite, il se produit une réécriture de l’histoire en Bulgarie : il y a encore quelques années, lors des cérémonies anniversaires de la libération de la Bulgarie du joug turc, la Russie n’était, en général, pas nommée, alors que c’est en fait la Russie qui avait déclaré la guerre à la Turquie. C’est précisément la Russie qui a libéré la Bulgarie, et c’est aussi au tsar russe Alexandre II le libérateur qu’est dédié le monument situé dans le centre même de Sofia, et il est commémoré parmi les défunts à chaque liturgie, à la grande entrée.  » Dans la composition de l’armée russe se trouvaient des représentants de différentes nationalités. La Roumanie a donné son apport à la libération de la Bulgarie du joug ottoman, mais c’est précisément l’armée russe qui était la force principale qui a assuré cette victoire « , dit le métropolite Hilarion. Celui-ci a rappelé que, lors de la récente visite du patriarche de Moscou Cyrille en Bulgarie, de nombreuses personnes rassemblées agitaient des drapeaux bulgares et russes, ce qui provoquait des émotions très positives.  » Mais lorsque le soir du même jour, à Sofia, devant le monument dédié à Alexandre II le Libérateur a eu lien une sorte de parade militaire, la rhétorique a été toute autre, et on y a mentionné différents peuples, différents États, ce qui a provoqué une critique très justifiée de la part du patriarche [la Pologne, la Lituanie et la Finlande étaient cités au nombre des États libérateurs, alors qu’il s’agissait en fait des bataillons russes stationnés dans ces pays, ndt], qui a vu en cela une tendance propre à l’actuelle Union européenne « , a fait remarquer le métropolite. Celui-ci considère qu’il s’agit là d’une tendance à passer sous silence le rôle de la Russie dans des événements clés de l’histoire européenne, tels que la libération de la Bulgarie du joug ottoman.

Source

[/private]

 

  Notre lettre d'informations hebdomadaire gratuite  

Chers lecteurs,

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire Orthodoxie.com, et nous nous en réjouissons. Nous souhaitons qu’une grande partie des articles de notre site soit accessible à tous, gratuitement, mais l’information de qualité a un coût. Et pour cette raison, votre soutien nous est plus que nécessaire. Nous vous invitons à vous y abonner, ou bien à faire un don de soutien !

Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.