Interview du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque au site orthodoxe russe Pravoslavie.ru
  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

Lors des festivités du millénaire du trépas du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres, des représentants de toutes les Églises locales sont venus à Moscou. Parmi eux, Mgr Amphiloque, métropolite du Monténégro et du Littoral, qui a accordé une interview au site Pravoslavie.ru au sujet du destin de l’orthodoxie et de la place de l’Église dans le monde contemporain.

Cher Monseigneur, nous sommes heureux de vous saluer à nouveau à Moscou. Quelle est, selon vous, la signification, aujourd’hui, de ce jubilé et de l’œuvre de saint Vladimir ?

– Saint Vladimir de Kiev et de toute la Russie est devenu le continuateur de l’œuvre du saint empereur Constantin le Grand égal-aux-apôtres, laquelle a été commencée durant la seconde moitié du IVème siècle et a continué par le baptême du peuple russe et des autres peuples slaves. L’empereur Constantin a donné la liberté à l’Église, ainsi que la possibilité d’entrer dans toutes les couches de la population de l’Empire romain d’Orient de l’époque. Quant à saint Vladimir, il a joué un rôle clef dans la propagation de l’influence chrétienne sur les larges espaces de l’Est de l’Europe. On peut dire avec certitude que ces deux personnalités ont une signification énorme dans l’histoire du Christianisme, particulièrement dans l’histoire de l’Église de l’Orient orthodoxe. Saint Vladimir est assez bien connu chez les Serbes. C’est à peu près à la même époque que vécut notre saint martyr, le prince Jean-Vladimir, ayant pour nous la même importance que le prince Vladimir pour les peuples de Russie. Tous deux étaient de saints gouvernants, l’un de la Russie de Kiev, et l’autre de Dioclée et de Zeta – l’État serbe du Moyen Âge. C’est pourquoi, dans la piété populaire, il existe une certaine confusion entre ces deux Vladimir, et il est très significatif que l’on fête simultanément le millénaire de l’un et de l’autre.

Comment votre diocèse, particulièrement lié au nom de S. Jean-Vladimir, fêtera son jubilé ?

– Nous terminons la construction de la grande cathédrale Saint-Jean-Vladimir dans la ville de Bar qu’il gouvernait ; l’État du saint prince s’étendait à une grande partie du Monténégro et de l’Albanie actuels. Dans cette cathédrale est installée une crypte dédiée au saint prince Alexandre de la Neva. Non loin de là, près du massif montagneux de Roumia, est situé un monastère dédié à saint Serge de Radonej. Et cela, selon nous, a aussi un sens particulier : l’unité de nos saints est particulièrement importante aujourd’hui sur la frontière entre l’Orient et l’Occident, là où s’affrontent tous les courants du monde actuel. Nous prévoyons d’organiser, en septembre-octobre, la dédicace solennelle de la cathédrale Saint-Jean-Vladimir. Les représentants des Églises locales et notre patriarche Irénée seront invités. Le jubilé de saint Vladimir – le baptiste de la Russie – a une immense signification pour l’affermissement de l’unité orthodoxe, l’éveil de la conscience de soi de l’Église orthodoxe universelle, la prise de conscience de sa signification pendant les siècles passés et de sa mission dans le monde contemporain. Et c’est la même signification que revêt le millénaire de saint Jean-Vladimir, en premier lieu pour nous, orthodoxes serbes, et plus largement, pour toute l’Église orthodoxe.

Comment évaluez-vous l’époque actuelle dans la vie de l’Église orthodoxe ? Malgré la prospérité extérieure, la multiplication des églises, les constructions et le développement, nous faisons face à de grandes épreuves. Il y a une pression sur l’Église, prenant assez souvent le caractère de persécutions…

– Nous avons mentionné le millénaire de saint Vladimir de Kiev et de Jean-Vladimir. Leur règne fut un tournant, ayant une signification déterminante dans l’histoire des peuples orthodoxes, en premier lieu pour les Slaves, et aussi dans la réalisation de la mission de l’orthodoxie dans le monde slave. Nous nous trouvons maintenant à un moment décisif : d’un côté, il y a de nouvelles épreuves, et de l’autre, le renouveau de la foi et de l’Église, en premier lieu chez les peuples slaves avec à leur tête la Russie. Aujourd’hui, notre Église se trouve à nouveau crucifiée entre l’Orient et l’Occident ou, comme l’avait écrit le saint hiérarque Nicolas d’Ohrid et de Žiča « au-dessus de l’Orient et de l’Occident ». Dans le contexte de ce qui se produisit alors et de ce qui se produit maintenant, l’Église orthodoxe est appelée à se trouver au-dessus de l’Orient et de l’Occident. Dans quel sens ? Selon mon avis personnel, l’Église, sainte, catholique et apostolique [c’est-à-dire l’Église orthodoxe, ndt] était le pivot spirituel entre l’Asie et l’Europe. Et aujourd’hui aussi, elle est le pivot, le point d’appui du monde contemporain dans une nouvelle confrontation entre l’Orient et l’Occident. Sous le mot « Orient », il faut comprendre non seulement l’Orient islamique, mais aussi l’Orient dans son intégralité : bouddhiste, confucianiste. D’un côté, toutes les civilisations orientales, de l’autre côté, la civilisation dite occidentale, euro-américaine, basée sur l’idée impériale, sur la synthèse de la Rome païenne, divinisant l’empereur, et de la primauté de l’évêque de Rome. Cette civilisation occidentale est porteuse d’une nouvelle vision du monde, d’un nouvel ordre mondial, non seulement politique, mais aussi social : il est question d’une nouvelle éthique, d’une nouvelle vision du monde, d’une nouvelle façon de vivre. C’est une idée impérialiste totalement sécularisée, antichrétienne. Je dirais que sous cette forme d’antichristianisme pointe le nez de Satan – le satanisme qui se manifeste de plus en plus clairement, utilisant tous les moyens contemporains, s’imposant au monde entier. Et ce qui gêne ce nouvel ordre mondial, cette nouvelle approche du monde, ce nouvel antichristianisme radical, c’est le pivot spirituel entre l’Europe et l’Asie, l’Église orthodoxe du Christ. C’est pourquoi il est indispensable pour ces forces de l’anéantir, parce que, tant que l’Église orthodoxe existe, cette nouvelle idéologie ne peut triompher sur le monde entier. Aussi, ce n’est pas un hasard si, après la chute de l’Union soviétique, alors que cette idée impériale de type euro-américain s’est précipitée dans sa nouvelle offensive, la première chose qu’elle a fait était de bombarder un pays orthodoxe. Ce n’est absolument pas un hasard que tout se soit produit sur l’espace de l’État du peuple orthodoxe serbe. Et ce n’était là que le commencement de l’expansion impériale du nouvel ordre mondial et la préparation de l’attaque contre la Russie (il n’y a là aucun doute et cela ressort parfaitement des événements en Ukraine). C’est clair comme de l’eau de roche, et il n’est pas du tout question là d’une quelconque théorie d’un complot mondial. La seule force qui unit les peuples des Balkans et de la Russie, c’est l’Église orthodoxe. Or, pour soumettre ces petits espaces, les dominer – et non pas seulement géographiquement, stratégiquement et économiquement, il faut leur ôter leur âme. L’Église orthodoxe – celle de Vladimir de Kiev et de Jean-Vladimir, de Constantin l’égal-aux-apôtres, est semblable maintenant au juste Job. Et tout qui s’est passé avec celui-ci, se produit avec l’Église de Dieu, l’Église sainte, catholique d’Orient. Particulièrement au XXème siècle. Regardez seulement ce qui s’est passé avec Constantinople, ce qui se passe maintenant avec Alexandrie, Antioche, Jérusalem ! Ce qui s’est passé avec la Russie au XXème siècle, ce qui s’est passé avec l’Église serbe ! Quelles souffrances… Il faut regarder cela un peu plus profondément. À l’instar du juste Job – que n’a-t-il pas perdu ! Son bétail, ses biens, ses enfants – tout cela a péri et à la fin, sa femme l’a renié, et Satan lui-même l’a attaqué… Mais le Seigneur a dit une seule chose à Satan : ne touche pas son âme ! L’âme du monde contemporain – c’est l’Église du Christ !

Comment commentez-vous la situation dans l’Ukraine actuelle, alors que les groupes schismatiques sont parfaitement légalisés, alors que des millions de gens croient que les schismatiques sont la véritable Église ?

– C’est l’un des problèmes actuels internes de l’Église orthodoxe dans son intégralité, qui se manifeste particulièrement dans les espaces de la Russie kiévienne, la Rous’ de saint Vladimir. À notre époque, la formation de nouveaux États qui sont apparus après l’effondrement de l’Union soviétique et de l’ancienne Yougoslavie – non seulement de nouveaux États, mais aussi de nouvelles nations – d’une façon ou une autre, influence l’apparition de nouvelles « Églises », par exemple ukrainienne, macédonienne, monténégrine… D’une part, nous voyons le métropolite Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, une Église gardant l’héritage organique, vivant, de l’Église de saint Vladimir tout en respectant les aspects spécifiques de cette partie du peuple de la Rous’ de Kiev, en respectant également ce nouvel État, mais aussi préservant l’unité de l’Église, restant une partie organique de l’Église une, sainte, catholique et apostolique. D’autre part, nous avons ce que fait ce malheureux Denissenko [« primat » du « Patriarcat de Kiev », formation schismatique ndt]. La question qui se pose est la suivante : des gens de ce type croient-ils réellement en Dieu ? Croient-ils en Dieu, ces gens qui soumettent le Corps du Christ à tous les intérêts terrestres possibles, dans le cas présent aux intérêts de la nation, de l’État ? Je crains qu’en fait, ils ne servent pas le Christ, mais l’idée pagano-impériale de la civilisation occidentale euro-américaine qui se trouve dans une situation décadente. Nous prions avec saint Éphrem le Syrien que le Seigneur ne nous donne pas l’esprit de « domination » [prière du saint, prononcée pendant le grand Carême, ndt], c’est-à-dire l’amour du pouvoir. On comprendre l’état intérieur de Denissenko, qui jadis fut l’un des candidats au poste de patriarche. Et maintenant, nous avons cette malheureuse histoire de divinisation de l’État ukrainien, de la nation ukrainienne, de la langue ukrainienne, nous avons cette histoire du schisme dans un seul peuple, une seule Église, avec des conséquences catastrophiques. En ce temps de mutations, de souffrances de l’Église, alors que l’Église d’Orient est le pivot spirituel du monde, le plus important est de conserver l’Église telle que l’a créée le Christ, libre à l’égard des forces de ce monde, afin qu’elle puisse être le témoins de Dieu à l’instar de Job et qu’elle retrouve de nouveau tout ce qui avait été perdu. Dieu, par elle, garde l’âme du peuple fidèle et en même temps, l’Église sera le véritable ferment pour le monde contemporain. Nul n’en a eu aussi conscience, prophétiquement, comme Dostoïevsky, écrivant que le futur de l’Église saine est le seul salut pour le monde contemporain, pour l’humanité. Et voici ce qui est étonnant : l’Europe, les États-Unis, l’OTAN ont lutté pendant 70 ans pour détruire l’URSS, et ont réussi à le faire. Et c’est la même Europe qui conserve ces mêmes résultats fondamentaux du régime communiste, comme s’ils étaient une révélation divine. La question se pose : pourquoi ? Par exemple, lorsque ces frontières ont été établies entre l’Ukraine et la Russie, entre les autres anciennes républiques soviétiques ? Qui les a établies ? Les communistes les ont fixées tant chez vous que chez nous. Maintenant « en défendant les droits de l’homme », les Américains et les Européens soutiennent les néo-fascistes en Ukraine, afin de conserver cet héritage de l’Union soviétique. La question se pose pourquoi ? Par conséquent, il s’agit là d’autres intérêts, tout-à-fait différents : ils utilisent cet héritage communiste afin d’atteindre leurs buts impérialistes. Ce « Drang nach Osten », par d’autres méthodes, continue l’action des croisades. C’était alors l’idée de libération du Saint-Sépulcre, et ce que firent ces croisades est absolument évident. Il se produisit alors exactement ce qui se produit actuellement en Syrie, en Irak, en Afghanistan : le pillage des biens de ces peuples orientaux. On se rappelle les mots des politiciens occidentaux, selon lesquels la Russie dispose de trop de richesses et de ressources naturelles, et il faut les partager : « Nous ne garderons pas seulement nos biens pour nous, mais nous enlèverons ce qui est indispensable à la Russie ». Cette histoire est compliquée. Elle se déroule autour de l’Ukraine, de Kiev et de l’héritage de saint Vladimir, dont nous fêtons le jubilée.

Que pensez-vous du sort des peuples chrétiens, dont les orthodoxes, qui, peut-être inconsciemment, baissent leur nuque devant ce nouvel ordre mondial, en pensant qu’ils luttent pour leur liberté ? Il en était ainsi lors de l’effondrement de la Yougoslavie ; nombreux étaient ceux qui étaient certains de combattre pour la liberté contre l’héritage communiste. Nous voyons quelque chose de semblable, maintenant, en Ukraine. Il se forme l’impression que toute cette lutte se déroule dans le cadre de quelque plan global.

– En fait, c’est exactement ce qui se passe. Si l’on prend l’exemple de la Yougoslavie, il m’est personnellement de plus en plus clair que l’on a détruit à dessein ce pays. Malgré tout, c’était un grand pays avec une population de 20 millions d’habitants. C’était un État, qu’il n’était pas si facile de manipuler, malgré ses faiblesses et ses défauts, qu’il s’agisse du Royaume ou de la Fédération de Yougoslavie. Ils l’ont détruite, en se guidant d’après le principe « divide et impera ». On a créé ces petits États-satellites de Slovénie et de Croatie, de Bosnie-Herzégovine, laquelle n’a au demeurant jamais existé comme État, on a même réussi à séparer la Serbie et le Monténégro, où il n’y avait qu’un seul peuple et un État séculaire ! Et l’on a fait de l’autonomie du Kosovo un « État islamique ». L’ambassadrice des États-Unis au Kosovo, alors qu’elle était reçue par le patriarche de Serbie, a déclaré que, pour la première fois, elle était en poste en tant que diplomate dans « un pays islamique ». Nous avons rectifié ses propos : c’est une terre chrétienne depuis le IVème siècle ! Mais, on a réussi, par les bombardements de l’OTAN, à créer le Kosovo en tant qu’État indépendant et à y former un pays musulman. De même, on s’efforce de transformer la Bosnie en un pays unitaire islamique. Et puis, il y a la Macédoine. Qu’est-ce actuellement que la Macédoine ? De facto, elle est déjà divisée en deux partie : slave et albanaise, et la grande question est de savoir combien de temps elle peut encore exister sous cette forme. Une telle Macédoine a été créée par les communistes, tout comme l’Ukraine et le Monténégro actuels. Ce sont les communistes qui ont mis en place le Monténégro que nous avons actuellement : avec la nation et la langue monténégrines. Ils veulent maintenant leur « Église monténégrine ». Il est vrai que chez nous, ce processus se déroule plus difficilement qu’en Ukraine et en Macédoine. J’explique cela par le fait qu’ici, notre Église est renforcée par le sang des martyrs, à savoir le saint hiéromartyr Joannice, le métropolite Arsène qui a enduré bien des souffrances, et encore plus de 150 prêtres qui ont été tués par les communistes. On peut dire que si l’on considère le pourcentage, le petit Monténégro a compté un nombre de victimes plus élevé que celui des hiéromartyrs pour la Russie. Il n’y a rien d’étonnant que l’oligarchie qui gouvernait le Monténégro du temps des communistes, continue de gouverner, à la seule différence qu’au lieu d’adorer le veau d’or communiste, ils vénèrent celui de Bruxelles. Pour leurs propres intérêts. Les bombes de l’OTAN sont tombées sur le Monténégro, à Danilovgrad, à Cetinje. À Murino, elles ont tué onze enfants. Sans parler même de ce qui s’est passé au Kosovo. Et maintenant, on a imposé au Monténégro de reconnaître l’indépendance du Kosovo. C’est ainsi qu’il se produit ici une renonciation à ses propres intérêts vitaux. C’est ainsi que l’on dirige et que l’on dispose des petits États Pour cela, on a séparé la Serbie et le Monténégro, on les monte l’un contre l’autre. Pour cela s’est produite la séparation de l’Ukraine de la Russie. . Il ne suffit pas encore de fixer une frontière, il faut encore convaincre que vous n’êtes pas un seul peuple, une seule Église, que vous n’avez pas un seul et même prince Vladimir… Allons-y, divisons Vladimir ! Comment le divisez-vous aujourd’hui ? Ainsi, il est parfaitement évident que, pour atteindre ses buts impérialistes, l’Occident actuel détruit ouvertement cette unité slave, ces États. Il s’attribue les fruits laissés par le gouvernement communiste et les défend, ce qui provoque une guerre fratricide, chez nous dans les Balkans et maintenant en Ukraine. Un fratricide pour conserver les frontières léninistes du système et de l’ordre bolcheviques ! Ceux qui soi-disant ont lutté contre le communisme, le bolchevisme, sont aujourd’hui les conservateurs les plus zélés des principaux fruits de ces derniers. Mais ce n’est pas l’héritage soviétique qui les intéresse, ils recherchent leurs propres intérêts. Le combat est menée pour le pétrole, les richesses naturelles et industrielles en Ukraine et en Russie, au Moyen Orient. On a maintenant précipité le Moyen Orient dans un enfer, en combattant ceux que l’on a soi-même créé en son temps, la soi-disant Al Kaïda. Ce faisant, on détruit aussi en Orient l’Église du Christ. Les courants islamiques fanatiques détruisent de facto entièrement le christianisme. Et nous avons à nouveau affaire à une idéologie totalement antichrétienne, qui agit dans les intérêts du nouvel ordre dans tous les domaines de la vie humaine. Tout lui est soumis. Parallèlement, tout revient au slogan « Du pain et des jeux » de la Rome païenne, on détruit les derniers restes du christianisme sur les espaces de l’Europe et de l’Amérique.

Comment nous, serviteurs du Christ, devons réagir à tout cela, à ces défis à l’Église et au christianisme ? Que devons-nous changer à l’intérieur de nous-mêmes ? Que faire ?

– Ce que j’ai entendu d’une folle en Christ russe, du nom de Nina, il y a des années, au cimetière de Smolensk à Saint-Pétersbourg. Elle m’a dit alors d’une façon prophétique : « Allez dans la profondeur, mon père, dans la profondeur ! » L’orthodoxie, c’est le Job contemporain. On peut lui enlever tout, mais on ne peut porter atteinte à son âme. Dieu garde l’âme. C’est ce dont a témoigné ce qui s’est produit durant tout ce millénaire, depuis l’époque du saint prince Vladimir.

Pour accéder à l’intégralité de l’article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Source

Chers lecteurs,

Ceci est l’un des cinq articles que nous vous donnons à lire gratuitement.

Pour accéder à un nombre illimité d’articles complets, veuillez :

  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

À propos de l'auteur

Jivko Panev

Jivko Panev

Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.

Lettre d’informations

Ne manquez pas les mises à jour importantes. S'inscrire à notre lettre d'informations gratuite.



Divider

Articles populaires

May 13 (old calendar) / May 26 (new) 104812

May 13 (old calendar) / May 26 (new) 5th SUNDAY OF PASCHA — Tone 4. Samaritan Woman. Virgin Martyr Glyceria at Heraclea, and with her, Martyr Laodi...

May 26  104810

May 26 5th SUNDAY OF PASCHA — Tone 4. Samaritan Woman. Apostles Carpus and Alphæus of the Seventy (1st c.). Greatmartyr George the New at Sofia (Bu...

13 mai (ancien calendrier) / 26 mai (nouveau) Vivre avec l'Église 104808

13 mai (ancien calendrier) / 26 mai (nouveau) 5ème dimanche de Pâques, de la Samaritaine. Sainte Glycérie, martyre à Héraclée, et saint Laodice, ga...

26 mai Vivre avec l'Église 104806

26 mai 5ème dimanche de Pâques, de la Samaritaine. Saints Carpe et Alphée, apôtres (Ier s.) ; saint Abercius et sainte Hélène martyrs (Ier s.) ; sa...

Interview with Archbishop Chrysostomos of Cyprus about his mediation concerning the Ukrainian issue 104801

Archbishop Chrysostomos of Cyprus gave the following interview to the Greek agency Romfea during his recent stay in Athens.

La marche pour la vie, menée par les évêques de l’Église orthodoxe de Moldavie, a eu lieu à Chișinău À la Une 104794

Le 18 mai 2019, à la veille du Jour international de la Famille, pour la cinquième fois consécutive, des milliers de membres du clergés et de laïcs...

« En Corée, nous continuons le travail commencé depuis longtemps » – entretien avec l’arche... À la Une 104790

Le 26 février 2019, lors de la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a été prise la décision de la création du diocèse de Corée, dans...

Présentation du livre : « Détachez-les et amenez-les-moi ! » Apprendre 104782

La librairie La Procure a mis en ligne une vidéo (ci-dessous) qui présente une recension (1:20) de l’ouvrage « Détachez-les et amenez-les-moi...

« Ancrage territorial d’une communauté monastique : le mont Athos » Apprendre 104780

Une étude rédigée par un géographe à lire en ligne.