Le dimanche des Femmes myrophores, le 26 avril 2026, dans une atmosphère de ferveur spirituelle, la Sainte Métropole de Pisidie a célébré la « Tzikko Panagia », la copie de l’icône de la Mère de Dieu du monastère de Kykkos, vénérée à Antalya suite au miracle ce dimanche de la guérison au siècle dernier d’une jeune fille paralysée.
Le matin, en l’église Saint-Alypios d’Antalya, une Divine Liturgie trihiérarchique a été célébrée, présidée par Son Éminence le Métropolite Job de Pisidie, concélébrée avec Son Éminence le Métropolite Théodore de Séleucie, qui avait présidé du trône la veille les vêpres et les matines de la fête, et Son Excellence l’Évêque Amvrosios d’Eudociade, en présence du clergé et des fidèles de la Métropole.

Il est bien connu que le Saint Monastère de Kykkos, à Chypre, possédait un métochion dans cette ville antique depuis le XVIIIᵉ siècle, où les habitants vénéraient une copie miraculeuse de l’icône de la Mère de Dieu.
Avant la Divine Liturgie, l’archipasteur a ordonné lecteur un jeune homme pieux d’origine iranienne, M. Jérémie Yaghoubi, qui sert à la paroisse d’Antalya.
La Parole divine a été prêchée par Son Éminence le Métropolite Théodore de Séleucie, qui a souligné que cette fête n’est pas une simple commémoration calendaire, mais « une porte qui s’ouvre dans le temps, nous transportant dans l’Antalya d’antan, au cœur de l’Asie Mineure, pour honorer la mémoire du miracle de la Très Sainte Mère de Dieu de Tzikko (Kykkos) ».
Et il poursuivit : « Le miracle qui se produit dans nos vies nous rend vigilants spirituellement. Cette vigilance nous conduit inévitablement à nous tourner vers les derniers jours… L’Église n’est pas une organisation nostalgique du passé, mais une communauté tournée vers l’avenir, vers le Royaume de Dieu. » Il souligna que le travail pastoral « à Antalya, Alanya, Sidé et dans toute l’éparchie (de Pisidie) témoigne que l’Orthodoxie n’a pas peur du monde, mais l’embrasse pour le transformer, prouvant ainsi que notre foi est une Pentecôte permanente qui parle dans toutes les langues, mais avant tout dans le langage de l’amour. »
À la fin de la célébration, la paroisse d’Antalya offrit un repas festif à tous les présents dans la cour de la Métropole.