Le métropolite Athénagoras de Belgique, exarque des Pays-Bas et du Luxembourg (Patriarcat œcuménique), président de la Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux, a obtenu, le 11 mai dernier, le grade de docteur en théologie à l’Université Radboud de Nimègue, à l’issue de la soutenance publique de sa thèse intitulée : « La paroisse orthodoxe Sainte-Catherine d’Amsterdam (1752-1886) ».
« Dans le cadre de ses recherches, le métropolite Athénagoras s’est penché sur la fondation, le développement et la signification d’une paroisse orthodoxe dans l’Amsterdam du XVIIIe siècle, établie par des marchands grecs installés dans cette grande cité commerçante. Cette paroisse était jusqu’à présent restée largement méconnue. À une époque où la présence orthodoxe en Europe occidentale et centrale demeurait exceptionnelle — on comptait alors moins de dix paroisses orthodoxes dans l’ensemble de la région — cette communauté constitua un lieu remarquable de vie religieuse et de sociabilité pour des migrants orthodoxes, rejoints assez rapidement par des fidèles russes.
La recherche s’articule autour de plusieurs questions fondamentales: pourquoi ces migrants grecs accordaient-ils une telle importance à la fondation de leur propre lieu de culte? Comment cette communauté paroissiale fonctionnait-elle dans un environnement majoritairement non orthodoxe? Quel rôle l’identité religieuse jouait-elle dans la vie de cette communauté migrante? Pour la première fois, cette thèse reconstitue de manière exhaustive l’histoire de cette communauté longtemps oubliée et l’inscrit dans un cadre plus large, celui des migrations, des réseaux commerciaux internationaux et des relations complexes entre traditions chrétiennes orientales et occidentales au XVIIIe siècle. Elle apporte ainsi un éclairage nouveau sur la manière dont les communautés migrantes préservaient et façonnaient leur foi et leur identité dans un nouvel environnement.
Au cours de ses recherches, le métropolite Athénagoras a pu s’appuyer sur des sources primaires peu connues, voire inédites, retrouvées dans divers fonds d’archives. Parmi ces découvertes figure notamment une traduction en néerlandais de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome datant de 1760. »
Source (dont la photographie) et intégralité du compte-rendu : Orthodoxia.be