Le 11 novembre, le patriarche Théophile de la sainte cité de Jérusalem et de toute la Palestine et le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie ont célébré une divine liturgie nocturne à l’église de la Résurrection du Christ de Jérusalem (Saint Sépulcre).
Au soir du 11 novembre, le patriarche Cyrille a présidé la procession se dirigeant depuis les portes de Jaffa de la vieille ville. Près des locaux du patriarcat, le patriarche Théophile s’est joint à la procession, entouré de l’épiscopat et du clergé. La procession s’est dirigée vers l’église de la Résurrection.
La divine liturgie était concélébrée, outre les primats des deux Églises, par les hiérarques du Patriarcat de Jérusalem : le métropolite Isyhios de Capitoliade, le métropolite Timothée de Vostra, les archevêques Dorotheos d’Avila, Aristarque de Constantina, Théophilacte de Jordanie et Théophane de Gerash ; concélébraient également les membres de la délégation de l’Église orthodoxe russe, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et de l’évêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, ainsi que l’archevêque Marc de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne, vice-président du synode épiscopal de l’Église russe hors-frontières et l’archevêque Alexandre de Pereyaslav-Hmelnitsky.

Une litanie contenant des demandes pour le repos de l’âme du défunt patriarche Maxime de Bulgarie a été chantée au cours de l’office. Les chants et les prières étaient en slavon d’église et en grec.
Après la liturgie, le patriarche Théophile a prononcé un discours : « Depuis le temps béni où le pays des Rus’ a accepté la lumière du Christ, le saint Tombeau et tous les sanctuaires de Terre sainte sont devenus des pôles d’attraction et la source à laquelle des multitudes de pèlerins russes, patriarches, évêques, empereurs, prêtres et un grand nombre de pieux fidèles venaient puiser des forces, a-t-il dit notamment. Les lieux saints ont reçu l’aide et le soutien des tsars russes et des pèlerins chaque fois que des travaux ou la défense contre les intrigues de puissances étrangères ont été nécessaires. »
S’adressant au patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le primat de l’Église de Jérusalem a souligné : « Cette célébration commune de deux patriarches est la plus haute manifestation de notre pleine concorde, de notre communion et de notre confession commune des dogmes, de la tradition et de la pratique de notre Église orthodoxe. Ce sacrement de la sainte cène est une joie parfaite, la plus grande allégresse en ce monde. Elle est la confirmation et le garant de notre espoir et de notre espérance en ce que, suivant la vraie promesse de notre Seigneur Jésus Christ, nous boirons dans le royaume de son Père (Mt 26 ; 29) un vin nouveau ».

Remerciant, le patriarche Cyrille s’est exprimé à son tour :
« (…) Nous célébrons aujourd’hui le jour du Seigneur, la petite Pâque, au lieu le plus saint du monde chrétien, sur le tombeau du Seigneur, au lieu de la résurrection du Sauveur. Nous avons célébré ensemble la divine liturgie, nous avons communié ensemble au même calice. Notre union spirituelle, notre union dans la prière, l’union des Églises de Russie et de Jérusalem s’est aujourd’hui visiblement incarnée (…)
L’Église orthodoxe russe doit beaucoup à la cité sainte, et beaucoup de choses nous unissent. Ici, vers le tombeau du Seigneur, vers la sainte Jérusalem, des multitudes de pèlerins russes ont dirigé leurs pas. Nous avons reçu de vous notre ordo liturgique et la vie liturgique de l’Église orthodoxe russe est aujourd’hui encore organisée suivant la règle de saint Sabbas et d’autres grands ascètes des monastères de Palestine (…)
En tant que primat de l’Église russe, je suis reconnaissant d’avoir pu vénérer les sanctuaires de Jérusalem. Je remercie votre Béatitude de son invitation, de notre prière fraternelle commune, de vos bonnes paroles et de votre chaleureux accueil (…)
Le primat de l’Église orthodoxe russe a remis en cadeau au patriarche Théophile une veilleuse, exprimant l’espoir que l’huile et le feu qui y brûleront « symboliseront notre foi et notre amour envers la sainte cité ».
Le patriarche a achevé son discours par l’acclamation pascale « Le Christ est ressuscité ! »

Sources: Patriarcat de Moscou, de la photographie, vidéos

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