Irénée affirme la dignité intégrale de l’homme, corps et âme, créés par les « deux mains » de Dieu : le Fils et l’Esprit.
L’homme est libre, capable de choisir le bien sans contrainte. La chute n’est pas une catastrophe ontologique, mais une immaturité : Adam est un enfant spirituel. La mort elle-même devient miséricorde, car elle met fin au péché.
Le temps et l’histoire sont des lieux de croissance et de maturation. Dieu s’accoutume à l’homme, et l’homme apprend à accueillir Dieu.
Le salut concerne l’homme tout entier, y compris la chair. Irénée rejette toute idée de réincarnation : c’est bien ce corps qui ressuscite. La résurrection fonde le respect chrétien du corps.
L’homme est appelé à devenir un être « augmenté » par l’Esprit.
RCF Aix-Marseille : Saint Irénée de Lyon (4)