Recension : Père Justin Popovitch, Les voies de la connaissance de Dieu. Macaire d’Égypte, Isaac le Syrien, Syméon le Nouveau Théologien

Père Justin Popovitch, Les voies de la connaissance de Dieu. Macaire d’Égypte, Isaac le Syrien, Syméon le Nouveau Théologien. Préface de Mgr Athanase Jevtitch. Lausanne, Éditions L’Âge d’Homme, 1998, 194 pages. Le Père Justin Popovitch (1894-1979), que l’Église serbe devrait canoniser dans les prochaines années, est aujourd’hui largement reconnu comme un nouveau Père de l’Église. Son activité de professeur au séminaire de Sremski-Karlovci puis sa relégation, par le régime de Tito, au monastère de Tchélié, lui ont laissé le loisir d’écrire une œuvre monumentale que les éditions L’Âge d’Homme ont commencé à publier dans une traduction de J.-L. Palierne. Après un recueil d’articles intitulé Dieu et le Dieu-Homme (1989), un Commentaire des épîtres de saint Jean le Théologien (1990) et une Dogmatique en cinq volumes intitulée Philosophie orthodoxe de la vérité (1992-1998), a paru sous le titre Les voies de la connaissance de Dieu, un recueil d’études édité depuis déjà longtemps en Serbie et en Grèce. Les deux premières études, qui constituent la plus grande partie du volume, sont parmi les plus anciennes qu’ait écrites le Père Justin. « La personne et la connaissance selon saint Macaire d’Égypte » (p. 9-110) est le texte de la thèse qu’il a soutenue en 1926 à l’Université d’Athènes. Il s’agit en fait d’un exposé de toute la doctrine spirituelle de saint Macaire, traitant successivement de l’intégrité de la personne avant la chute (chapitre 1), de la décomposition de la personne par le péché (chapitre 2), de sa restauration par le Dieu-Homme et par le libre effort ascétique de l’homme coopérant avec la grâce dans la pratique des vertus et recevant finalement de Dieu de Le connaître surnaturellement et d’être divinisé dans l’union à Lui (chapitre 3). La deuxième étude, écrite peu après, en 1927, traite de « La gnoséologie de saint Isaac le

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Au cœur de l’ascèse athonite

Jean-Claude Larchet, « Mont Athos. Carnets 1974-2015 », Éditions des Syrtes, 2022, 292 pages, 15 euros. Les livres sur le Mont Athos et certaines de ses figures monastiques présentes ou passées ne manquent…

Recension: Saint Païssios l’Athonite, «La vie familiale»

Ce volume des « Paroles » de saint Païssios l’Athonite est considéré comme l’un des meilleurs des six recueils publiés par le monastère Saint Jean le Théologie de Souroti, dont deux ont déjà paru en français (Avec amour et douleur – Le combat spirituel), dans l’excellente traduction de Mère Photinie (Marchal).Comme son titre l’indique, il est consacré principalement à la vie familiale. Une première partie, après avoir abordé la question du choix d’un chemin de vie (vie conjugale ou vie monastique), traite des conditions d’une vie familiale harmonieuse, et de la patience comme vertu qui « sauve la famille ». La deuxième partie traite des obligations des parents (« La procréation », « Le rôle de la mère dans l’éducation des enfants », « La responsabilité des parents dans l’éducation des enfants »). La troisième partie parle des enfants et de leurs obligations (« Les enfants, leurs joies et leurs difficultés », « Le respect et l’amour des enfants pour leurs parents »). La quatrième partie traite de « la vie spirituelle dans la famille », puis, après ce chapitre, s’étend à une sphère plus vaste : « Le travail et la vie spirituelle », « La tempérance dans la vie quotidienne ».Les deux dernières parties s’écartent davantage encore du thème de la vie familiale pour aborder deux sujets également fondamentaux : « Les épreuves dans notre vie » (en particulier la maladie et le handicap), et « La mort et la vie à venir ».Comme dans les volumes précédents de la série, la plupart des propos du Père Païssios ont été enregistrés lors de rencontres avec le sœurs du monastère.Les enseignements du saint Géronda sont denses, profonds, d’une grande richesse spirituelle, imprégnés par la grâce qui l’habitait, toujours simples, concrets, et souvent teintés d’humour. La plupart de problèmes de la vie conjugale et de la vie familiale sont ici abordés, sur la base d’une vaste connaissance des âmes et des situations que le saint a

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Recension : « Sept grâces sur le chemin de Compostelle » de Marie-Ève Humery (éditions Salvator)

Marie-Ève Humery, Sept grâces sur le chemin de Compostelle, Salvator, 2020, 170 pages, 15 euros. Les éditions Salvator lancent, en cet automne 2020, une nouvelle collection : « Chemins d’étoiles ». Elle est dirigée par Gaële de La Brosse et dédiée à l’itinérance spirituelle. « Elle accueille tous ceux qui, à travers l’évocation d’un lieu ou d’un itinéraire, abordent les questions essentielles de l’existence. » C’est Marie-Ève Humery, une orthodoxe, qui signe le tout premier livre de cette collection. Il mérite largement cet honneur d’être celui qui ouvre ce nouveau chemin éditorial prometteur, car il en témoigne magnifiquement. Ce livre relate une partie du chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle, précisément de Bergerac (voie de Vézelay) à Navarrenx dans le Béarn, parcourue par l’auteure avec son filleul. La plume est alerte et talentueuse, elle embarque très facilement et très agréablement le lecteur dans cette aventure humaine et spirituelle. Ce chemin relève d’une double géographie : l’une visible, terrestre et matérielle, l’autre invisible, spirituelle, mêlant le ciel à notre terre. Les fruits vivifiants en sont les grâces propres à renouveler l’être. Il importe pour cela d’être attentif aux signes dont chacun, bien que discret, est « vivant et subtil, mais invisible aux yeux. Tout juste perceptible. Mais perceptible par tout l’être. » Des petites choses en apparence, mais aux grands effets ! Le récit associe de manière très réussie ce double cheminement, en somme la découverte extérieure, souvent une rencontre, avec un être humain, un animal ou un lieu, avec la révélation intérieure. À cet égard, l’auteure ne cache rien, tout en restant pudique et non sans qu’affleure parfois une touche d’humour, de ses luttes, de ses blessures, de ses peines, mais aussi de ses joies, de ses rêves, de ses espoirs et bien sûr des grâces qui illuminent ce chemin et sa vie. Le livre est introduit par une préface du journaliste Luc

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Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Lettres missionnaires »

Saint Nicolas Vélimirovitch, Lettres missionnaires. Traduit du serbe par Lioubomir Mihailovitch, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe sièce », Éditions des Syrtes, Genève, 2019, 483 p.Les Lettres missionnaires sont considérées comme l’une des œuvres fondamentales de l’évêque serbe Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), aujourd’hui canonisé sous le nom de saint Nicolas de Žiča et d’Ohrid. Il s’agit d’un recueil de 300 lettres, écrites dans une période qui s’étend des années 20, alors que Mgr Nicolas était évêque de Bitolj et d’Ohrid, aux années précédant la Seconde guerre mondiale, alors qu’il était évêque de Žiča. Ces lettres ont fait l’objet de plusieurs éditions, successivement augmentées. Mgr Nicolas a commencé à les publier dans une petite revue qu’il a fondée en 1932, alors qu’il était évêque d’Ohrid et de Bitolj. Intitulée Lettres d’un missionnaire, cette revue a paru mensuellement pendant trois ans, présentant quelques lettres dans chaque numéro. Ces lettres, et d’autres écrites par la suite,ont été compilées par Mgr Nicolas entre 1937 et 1941, alors qu’il était évêque de Žiča.On s’étonne une fois de plus de la puissance de travail de l’auteur, car cette période fut pour lui riche en activités pastorales et littéraires (plusieurs de ses livres furent écrits au cours de ces années), perturbée par de nombreux déplacements à l’étranger pour des conférences et des rencontres internationales, et fortement troublée par une situation politique difficile dans laquelle il fut fortement engagé pour la défense de l’Église menacée dans son identité. En effet, le travail de Mgr Nicolas ne s’est pas limité à faire un choix parmi toutes les lettres qu’il avait écrites pendant cette période d’une vingtaine d’années : il a soigneusement réécrit le début de chacune d’elles, de manière à donner, à l’intention du lecteur et pour rendre plus intelligible sa réponse, un résumé précis de la situation et de

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Recension: « Un prophète de la beauté incréée, le moine Grégoire (Kroug) »: le catalogue de l’exposition

À l’occasion de l’exposition des icônes du moine Grégoire Kroug au Centre culturel orthodoxe russe du quai Branly, un magnifique catalogue intitulé, « Un prophète de la beauté incréée, le moine Grégoire (Kroug) », a été réalisé par la commissaire de l’exposition, Émilie van Taack, et publié par les éditions du Diocèse de Chersonèse. Ce volume de 340 pages et de grand format (21×30 cm), bilingue français-russe, présente en des reproductions d’une qualité parfaite (les photos ont pour la plupart été prises par Fabian Da Costa) la quasi totalité des icônes exposées. Dans sa préface, Mgr Nestor, qui était encore évêque du diocèse de France de l’Église russe lors de l’organisation de l’exposition, note que « les icônes de Grégoire Kroug sont contemporaines, mais en même temps intemporelles », et qu’ « elles ne laissent pas indifférent », mais qu’ « elles témoignent, elles prêchent, elles prophétisent, sans paroles, par leur évidente vérité et beauté – celle du monde incréé –, et par la vérité de la vie de leur auteur ». La parole est donnée également à Claire Vigne-Dumas, qui a coordonné à la Direction régionale des affaires culturelle d’Île de France, un comité d’experts qui a attribué le label « Patrimoine du XXe siècle » à deux églises dont le Père Grégoire Kroug a réalisé les fresques : celle du skit du Saint-Esprit, à Le Mesnil-Saint-Denis en Yvelines, et celle de Notre-Dame de Kazan à Moisenay en Seine-et-Marne. Elle note : « Le style très sobre du Père Grégoire, nourri par une connaissance très sûre de la tradition iconographique, est fondé, me semble-t-il, sur les canons de la peinture russe dans sa période la plus accomplie, des XVe – XVIIe siècles. Cependant sa pratique de peintre n’ignore rien des recherches de la peinture contemporaine européenne, cherchant à se “dégager de la tyrannie du réel” selon les mots de Joan Miro,

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Réédition des « Carnets d’un peintre d’icônes » du moine Grégoire (Kroug)

En relation avec la magnifique exposition consacrée à l’œuvre du moine iconographe (Grégoire Kroug), qui se tient au Centre culturel orthodoxe russe du Quai Branly à Paris, une deuxième édition de ses Carnets d’un peintre d’icônes vient d’être publiée dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »  aux éditions L’Âge d’Homme.Le moine Grégoire Kroug, né en 1909 à Saint-Pétersbourg, étudia la peinture en Estonie, puis à Paris où il s’exila en 1931. Doué, et formé par des grands maîtres russe de l’époque, il renonça à une carrière qui s’annonçait brillante pour se consacrer à la peinture d’icônes et de fresques. En compagnie de son ami Léonide Ouspensky, il en redécouvrit l’essence et les formes traditionnelles et s’attacha à les restaurer dans le monde orthodoxe où des influences étrangères les avaient depuis plusieurs siècles altérées. De 1933 à 1948, comme laïc, et surtout de 1948 jusqu’à sa mort prématurée en 1969, comme moine au skit du Saint-Esprit à Le Mesnil-Saint-Denis, il a réalisé une œuvre iconographique forte, qui a rayonné dans tout le monde orthodoxe.Cette œuvre est celle d’un connaisseur intime de l’icône – de son histoire, de ses formes, de ses techniques –, mais aussi d’un spirituel inspiré. Ses Carnets, trouvés après sa mort et colligés par sa sœur Olga, et traduits ici par Jean-Claude et Valentine Marcadé, témoignent de toutes ces qualités. Consacrés à l’icône et à sa vénération, et aussi à l’analyse de types particuliers d’icônes, ils sont aussi l’œuvre d’un théologien avisé, à la  fois profond, raffiné et ouvert, dont la réflexion est animée par une foi droite, une vie d’ascèse rigoureuse et une insertion active dans la vie ecclésiale. Dans leur ensemble, ces Carnets nous montrent à quel point la compréhension des icônes qu’avait le Père Grégoire était profonde et subtile, et à quel point aussi

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Recension: Hiéromoine Grégoire du Mont-Athos, «La foi, la liturgie et la vie de l’Église orthodoxe. Une esquisse de catéchisme orthodoxe»

Ce catéchisme est particulièrement bienvenu pour les parents en attente, pour leurs enfants d’un catéchisme orthodoxe fiable, mais aussi pour un certain nombre d’adultes qui pour des raisons diverses, n’ont pas été ou ont été insuffisamment catéchisés.Présenté en 250 pages dans un beau volume relié, il est l’œuvre du hiéromoine Grégoire (Chatziemmanouil), qui après avoir été un certain temps second du monastère de Stavronikita, s’est retiré depuis plusieurs décennies dans une callyve près de Karyès pour former avec quelques frères l’une des meilleures petites communautés de la Sainte Montagne.Ce catéchisme se présente comme un exposé linéaire plutôt que sous la forme souvent adoptée de question-réponses, mais il se subdivise en petites unités ce qui rend son usage tout aussi aisé.Après une introduction générale sur la nature et le but de la catéchèse, il comporte trois grandes parties :1. La foi de l’Église, avec comme subdivisions : le Dieu trinitaire ; la création du monde intelligible et sensible ; l’Économie divine ; la Très-Sainte Mère de Dieu ; la Sainte Église ; le Royaume de Dieu.2. La vie liturgique (l’office liturgique et les fêtes ; le lieu de culte ; les saintes icônes et les saintes reliques ; les vases sacrés ; les ornements sacrés et les livres liturgiques ; la Divine Liturgie ; les sacrements).3. La vie en Christ (l’époque de l’Ancien Testament ; l’époque de la grâce ; la prière ; l’ascèse ; la trinité des vertus ; la déification de l’homme.L’épilogue est constitué par la confession de foi de saint Nicodème l’Hagiorite.Un glossaire est proposé en fin d’ouvrage.Ce catéchisme a l’avantage d’être impeccable sur le plan doctrinal, simple dans ses exposés de sorte qu’il peut facilement être utilisé pour la catéchèse des enfants, sobre dans son expression, et constamment fondé sur les enseignements des Pères de l’Église ; s’ajoute à ces qualités la longue expérience spirituelle de l’auteur et sa compétence reconnue dans le domaine liturgique (rappelons

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Jean-Claude Larchet, « “En suivant les Pères…”. La vie et l’œuvre du Père Georges Florovsky »

Vient de paraître: Jean-Claude Larchet, « “En suivant les Pères… ”. La vie et l’œuvre du Père Georges Florovsky », Éditions des Syrtes, Genève, 2019, 493 p.Le Père Georges Florovsky (1893-1979), après quelques années d’enseignement à Prague et à Paris, fit la plus grande partie de sa carrière aux États Unis où il enseigna dans les plus prestigieuses universités (Harvard, Cambridge, Princeton…). Unissant une vaste érudition, un attachement profond à la tradition ecclésiale, un souci de répondre aux problèmes contemporains et un sens aigu du dialogue avec les autres confessions chrétiennes, il est considéré comme l’un des plus importants théologiens orthodoxes de notre temps.En France pourtant, son œuvre volumineuse, écrite majoritairement en russe et surtout en anglais, n’a que très peu été traduite.En proposant vingt-cinq de ses articles en traduction française totalisant 340 pages, ce volume entend combler cette lacune.Ces articles sont centrés sur deux thèmes majeurs de la pensée de Florovsky : la nature de la théologie (et donc la façon dont elle doit être pratiquée) et la nature de l’Église. Ces deux thèmes sont eux-mêmes axés sur la notion de Tradition, laquelle tient dans l’œuvre de l’auteur une place essentielle et fait l’objet d’une conception renouvelée où l’indispensable référence aux Pères se conjugue avec la nécessité de répondre de manière adaptée aux besoins de chaque époque. Divers thèmes connexes sont également abordés: le lien de la théologie avec la Révélation et avec la vie liturgique et spirituelle dans l’Église; la catholicité de l’Église; l’Église comme réalité communautaire; le statut du dogme; le statut des Conciles; le statut de l’Écriture et les relations de l’Ancien et du Nouveau Testament; le vrai sens de l’œcuménisme… Écrits entre 1927 et 1967, ces articles gardent un caractère actuel, car les problèmes qu’ils ont affrontés continuent à exister, et les solutions qu’ils proposent sont

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16 juin (ancien calendrier) / 29 juin (nouveau)

Carême des saints ApôtresSaint Tikhon, évêque d’Amathonte en Chypre (vers 450) ; saint Ferréol, prêtre, et saint Ferréol, prêtre, et ses compagnons, martyrs à Besançon (211) ; saint Similien, évêque…

Patriarche Bartholomée : « Le troupeau du Patriarcat est composé de tous ses enfants orthodoxes, quelle que soit leur origine ethnique »

Le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé la divine liturgie, dimanche 26 juin 2022, à Bandırma, (Cyzique) Turquie. Les fidèles de langue slave, qui résident dans cette ville historique de la Mer de Marmara, ont assisté à l’office. La divine liturgie a été célébrée, après l’octroi de l’autorisation correspondante par les autorités de l’État, dans une chambre d’hôtel spécialement conçue au centre de la ville. Dans son discours, le patriarche œcuménique a exprimé sa joie et son émotion de pouvoir rencontrer « face à face » les enfants de l’Église mère qui vivent à Bandırma. « Nous sommes venus, avec notre honorable entourage, pour unir nos prières à Dieu et à notre Sauveur Jésus-Christ, pour qu’il nous donne à tous santé, force, prospérité et toute bénédiction. Nous sommes avec vous pour prier ensemble et supplier le Seigneur bienveillant de mettre fin à la guerre injuste en Ukraine, qui répand la douleur et la mort. Pour que le Dieu d’amour et de paix illumine les responsables, pour que la paix, la réconciliation et la justice reviennent dans ce pays qui souffre depuis longtemps. Lorsque la divine liturgie est célébrée, les cieux s’ouvrent et tout est rempli de la lumière de la résurrection. Ils glorifient Dieu avec nous tous et les âmes des anciens habitants de Bandırma, qui, pendant des siècles, ont maintenu et cultivé les traditions sacrées de l’orthodoxie et partagé pacifiquement sa vie, ses joies et ses peines avec les autres habitants de la région. Le pouvoir de l’Église est spirituel. C’est la force d’une longue tradition, d’une grande civilisation qui a changé le monde et qui reste un espoir pour l’avenir. Nous devons tous nous efforcer de sauver ce précieux héritage. Il ne doit à aucun prix se perdre dans l’âme de la nouvelle génération, ne pas s’effacer, la sensation de notre culture

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28 juin

Carême des saints Apôtres Translation des reliques des saints Cyr et Jean, anargyres (412) ; saint Zacharie, évêque de Lyon (IIIème s.) ; sainte Téchilde, reine de Bourgogne (vers 600)…

15 juin (ancien calendrier) / 28 juin (nouveau)

Carême des saints ApôtresSaint Amos, prophète (VIIIème s. av. J.-C.) ; saints Guy et Modeste et sainte Crescence, nourrice, martyrs en Italie (vers 303) ; saint Doulas, martyr en Cilicie…

L’archevêque Anastase a fêté ses 30 ans à la tête d’une Église d’Albanie ressuscitée

« Le 24 juin 1992, Sa Béatitude Anastase a été élu archevêque de notre Église après une période sombre marquée par l’athéisme », écrit le service de presse de l’Église orthodoxe d’Albanie. Le 30è anniversaire de l’élection de l’archevêque a été célébré de manière festive vendredi dernier dans l’église de l’Annonciation de la Theotokos à Tirana. Sa Béatitude a célébré la divine liturgie avec Sa Grâce l’évêque Asti de Byllis et le clergé de l’archidiocèse. Après l’office, Mgr Asti a remercié l’archevêque pour ses années de labeur à la tête de l’Église d’Albanie et lui a souhaité de nombreuses années. L’élection de l’archevêque Anastase à la cathèdre de Tirana a marqué également le renouveau canonique de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie. Son Éminence s’est ensuite adressée aux fidèles, remerciant Dieu pour tout ce qu’Il a permis d’accomplir au cours des 30 dernières années. Il a également évoqué les événements qui ont précédé son élection comme primat de l’Église d’Albanie par le Saint Synode du Patriarcat de Constantinople. Le clergé et les fidèles ont ensuite félicité leur primat, et les enfants d’un groupe scolaire local ont interprété une chanson qu’ils avaient composée en son honneur. L’Église albanaise se souvient de sa renaissance : Le 24 juin 1992, le Patriarcat œcuménique, en tant qu’Église mère qui avait accordé l’autocéphalie, a élu le métropolite Anastase comme premier archevêque après la victoire de la démocratie. C’est au Patriarcat, en 1937, qu’avait été élu le premier archevêque canonique de notre Église. Cet événement a constitué la proclamation de la bonne nouvelle que l’Église d’Albanie était active et pleine de vie et qu’elle poursuivrait l’œuvre spirituelle éclairée par Dieu au profit de l’ensemble de la société albanaise. Le début des années 1990, bien que la liberté de religion ait été officiellement retrouvée, a été dramatique pour la communauté

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Le patriarche Daniel : « Le dimanche des saints roumains, nous honorons tous les saints roumains, connus et inconnus »

Le patriarche Daniel a célébré, dimanche 26 juin 2022, la sainte Liturgie dans la salle des saints roumains de la résidence patriarcale. Le deuxième dimanche après la Pentecôte a été institué « dimanche de tous les saints roumains » par une décision du Saint-Synode du 20 juin 1992, afin de souligner l’œuvre de l’Esprit Saint dans le peuple roumain orthodoxe. « Le dimanche des saints roumains, nous honorons tous les saints roumains, connus et inconnus », a déclaré le patriarche Daniel, qui a également mentionné une catégorie surprenante de saints roumains : « La multitude de saints laïcs fidèles, la multitude de mères, de pères, de grands-parents qui ont élevé leurs enfants dans la foi, leur ont appris à aimer le Christ, à aimer Son Église et à aimer le pays et la nation roumaine ». Cette mention a été faite dans le contexte de l’explication par Sa Béatitude du tropaire du dimanche des saints roumains, qui énumère les catégories, ou groupes de saints roumains honorés en ce dimanche. Le premier groupe est composé de « prêtres et de diacres qui ont témoigné la foi apostolique reçue des saints apôtres André, Philippe et leurs disciples. Le second est celui des martyrs, suivi par les vénérables moines et moniales. Le patriarche Daniel a ajouté les pères et grands-pères chrétiens qui se sont humblement sacrifiés, transmettant la foi aux jeunes générations par leur exemple. Le patriarche de Roumanie n’a pas non plus omis les héros et les confesseurs récents : « Une multitude de saints qui se sont sacrifiés sur les champs de bataille pendant les invasions, les incursions barbares, et pendant la domination des autres religions sur le territoire de notre pays, jusqu’à l’époque plus récente du régime communiste, où une multitude de personnes sont mortes dans les prisons, dans les camps et ont souffert parce qu’elles croyaient au

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Lettre de félicitations du patriarche Cyrille pour le centenaire de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale

“À Son Éminence Jean, métropolite de Doubna, chef de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale Éminence, cher Vladyka ! Je vous félicite, ainsi que le clergé, les moines, les moniales et les laïcs de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, à l’occasion de son 100e anniversaire. Les bouleversements sociaux qui ont frappé la Russie au début du XXe siècle, ont contraint des millions de nos compatriotes à chercher refuge sur d’autres terres, notamment en Europe occidentale. Vivant à l’étranger, dans les travaux et les privations, peuple a gardé précieusement la foi orthodoxe, puisant en elle les forces spirituelles et la consolation, sachant que l’espoir qui vient de l’expérience de la souffrance endurée n’est pas trompeur (Rm 5, 4). Vivre dans un ennotre vironnement culturel étranger a incité les Russes à porter un regard nouveau sur leur richissime patrimoine, et les a aidés à découvrir en lui des significations profondes, inconnues jusqu’alors. Ainsi, l’un des phénomènes spirituels et culturels les plus marquants de cette période en Europe fut l’activité de l’École de théologie de Paris, qui influença les esprits des contemporains et le développement des sciences religieuses orthodoxes en général. Témoignant devant le monde occidental de l’authentique beauté de la tradition chrétienne orientale, les émigrés russes créèrent des communautés paroissiales, bâtirent des églises, fondèrent des écoles de théologie ou des confréries orthodoxes d’hommes et de femmes. Ainsi fut posé le fondement de la structure dont prit la tête le métropolite Euloge, de bienheureuse mémoire, structure qui devint par la suite l’Archevêché. Au cours du siècle écoulé, le cheminement de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale n’a pas été simple. Mais la conscience d’être responsable de la conservation et du développement de la tradition spirituelle et culturelle russe est restée le gage de la réunion tant attendue

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L’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique : déclaration sur le caractère sacré de la vie humaine et sa fin prématurée

« Dimanche 19 juin 2022 Préambule Nous, les membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique, promouvons et défendons l’essence sacrée et inviolable de la vie humaine. Les défis continus de notre époque nous incitent à publier une déclaration plus complète de la considération de l’Église orthodoxe pour la vie humaine et, en particulier, pour l’interruption de la vie humaine. Préparée par notre comité pour l’Église et la société et approuvée par l’Assemblée dans son ensemble, cette déclaration vise à exprimer succinctement l’enseignement chrétien orthodoxe pour les fidèles et à poursuivre la tradition de l’Église en tant que phare et témoin de la vie librement donnée par notre Créateur bon et aimant. Le caractère sacré de la vie Le caractère sacré de la vie est partagé avec toutes les créatures et la création façonnées et mises en place par notre Créateur tout-puissant. Des organismes unicellulaires aux plantes, des reptiles aux oiseaux, ou des souris aux éléphants, tous sont créés et donc sacrés. “Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et cela était très bon” (Genèse 1 : 31). En tant qu’êtres humains, il nous incombe de traiter toute vie en conséquence : avec soin, révérence, humilité et amour. La vie humaine est sacrée et inviolable La reconnaissance de chaque personne humaine comme étant créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, destinée à la vie éternelle et donc sacrée et inviolable, est une pierre angulaire du christianisme. À travers les canons, le dogme et le code moral de l’Église à travers les siècles, nous avons affirmé cette compréhension de la vie humaine, du sein maternel à la tombe. Ces convictions sont enseignées et témoignées par l’Église orthodoxe dans toutes ses manifestations à travers le monde aujourd’hui. Toute vie humaine est à la fois sacrée et inviolable, indépendamment de

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27 juin

Carême des saints Apôtres Saint Samson l’hospitalier, anargyre à Constantinople (vers 530) ; sainte Jeanne la myrrhophore ; saint Sévère, prêtre (VIème s.) ; saint Didier d’Autun (579) ; sainte Angadrême, abbesse du…

14 juin (ancien calendrier) / 27 juin (nouveau)

Carême des saints ApôtresSaint Élisée, prophète (IXème s. av. J.-C.) ; saint Méthode, patriarche de Constantinople, confesseur (847) ; saint Mstislav baptisé Georges, prince de Novgorod (1180) ; saint Méthode,…