27/07/2017
Actualités
Page d'accueil > Résultats de la recherche : avortement

Résultats de la recherche : avortement

L’Église orthodoxe russe a récolté 38 millions de Roubles pour la prévention des avortements

Le Département synodal des œuvres caritatives du Patriarcat de Moscou a achevé les inscriptions au concours destiné à la création de nouveaux centres ecclésiastiques d’aide humanitaire en Russie, qui sont appelés à aider les femmes sur le point d’avorter. Des fonds pour créer les nouveaux centres d’aide humanitaire ont été recueillis avec la bénédiction du patriarche Cyrille dans toutes les églises russes la veille du jour de la protection des enfants. En annonçant la récolte de fonds dans toute l’Église russe, le patriarche Cyrille a déclaré qu’il était convaincu que « l’une des mesures les plus importantes pour faire diminuer le nombre des avortements est de prendre en charge de façon globale et en temps utile les femmes se trouvant dans des situations de vie difficile. L’Église prend une part très importante dans la résolution de cette question, mettant en place des foyers spéciaux et des centres humanitaires, où les femmes enceintes ou encore les femmes avec des enfants peuvent s’adresser, notamment pour y recevoir un soutien matériel » est-il dit dans le message du patriarche de Moscou Cyrille, qui a été lu dans les églises russes le 29 mai dernier. En tout, 38 millions de Roubles (environ 500.000 Euros) ont été récoltés. Afin de répartir ces fonds, le Département des œuvres caritatives a procédé à un concours, au titre duquel 61 candidatures ont été reçues de différents diocèses sur le territoire de la Russie. Celles-ci sont venues tant des grandes villes, comme par exemple Khabarovsk, Ekaterinbourg, Volgograd, Omsk, ou de plus petites comme Severobaïkalsk dans la République bouriate, Biisk dans l’Altaï, Siansk dans la région d’Irkoutsk, Orsk dans la région d’Orenbourg, Gatchina dans la région de Leningrad, et Pereslavl-Zalesski dans la région de Iaroslavl. Au cours des cinq dernières années ont été ouvertes en Russie, avec la participation de l’Église, 45 nouveaux foyers pour les femmes en situation de crise, de Kaliningrad jusqu’à Petropavlovsk en Kamtchatka. Actuellement, il y a plus de 60 centres d’aide humanitaire gérés par l’Église, dans lesquels les nécessiteux peuvent recevoir gratuitement des vêtements, des produits d’hygiène, des poussettes, des berceaux et autres. Il y a en outre des dizaines de centres ecclésiastiques pour la défense de la maternité et, dans plusieurs régions, est organisé le travail, avec la participation de l’Église, de consultations pré-abortives données dans les maternités par des psychologues et des travailleurs sociaux. Selon les statistiques, l’aide sous forme de vêtements et de produits alimentaires permet souvent de prévenir les avortements ou le refus de l’enfant. On estime que 1552 femmes, dans 23 villes, ont renoncé à l’avortement grâce à l’aide matérielle qui leur était accordée.

Source

Le patriarche de Moscou Cyrille a signé la pétition demandant l’interdiction des avortements en Russie

Après avoir célébré la Liturgie en l’église Saint-Michel-Archange au village de Belousovo, le patriarche de Moscou Cyrille a signé la pétition au cours de sa rencontre avec les participants du mouvement social panrusse « Pour la vie » et du mouvement « Bénévoles orthodoxes ». « Nous, citoyens de la Fédération russe, nous prononçons pour la cessation de la pratique existant dans notre pays de meurtre légal des enfants avant leur naissance et nous exigeons des modifications à la législation ayant pour but la reconnaissance du statut d’existence humaine à l’enfant conçu, dont la vie, la santé et le bien-être doivent être défendus par la loi », est-il dit dans la pétition dont le texte a été coordonné avec la commission patriarcale pour les questions de la famille, de la défense de la maternité et de l’enfance. Les auteurs se prononcent également pour l’interdiction des interruptions chirurgicales et médicales de grossesse, des contraceptifs à effet abortif, des technologies de procréation assistée, « dont l’élément inhérent est l’avilissement de la dignité humaine et le meurtre des enfants se trouvant dans les étapes initiales du développement de l’embryon ». Les pétitionnaires se prononcent pour l’attribution d’aide matérielle, à un niveau non inférieur au minimum vital, financée par le budget fédéral aux femmes enceintes et aux familles ayant des enfants. « S.S. le patriarche Cyrille a remercié les participants de l’action pour leur travail et les a bénis », est-il dit dans le communiqué. Actuellement, dans de nombreuses églises de Russie, sur l’initiative du mouvement « Pour la vie », a lieu la récolte de signatures pour une défense légale de la vie humaine dès le moment de la conception. Les initiateurs de l’action prévoient de récolter un million de signatures. Jusqu’à maintenant, la pétition a recueilli 300.000 signatures. En juin de cette année, le Conseil inter-religieux de Russie, dont font partie les leaders et représentants des communautés religieuses traditionnelles de Russie, ont appelé à exclure l’avortement du système d’assurance sociale obligatoire. Le patriarche Cyrille s’était précédemment adressé aux législateurs avec une demande analogue.

Source

À l’occasion du 95ème anniversaire de la légalisation permettant les avortements en Russie soviétique, des piquets se sont tenus devant la Douma

Le 18 novembre, 95ème anniversaire de la légalisation permettant les avortements en Russie soviétique, des piquets se sont tenus devant l’entrée du Conseil de la Fédération et de la Douma d’État à Moscou, pour prendre la défense de l’enfant jusqu’à sa naissance. Les activistes du « Mouvement pour la défense de la vie » ont rappelé en silence devant les élus et les représentants des régions, venus en séance plénière, que l’infanticide est légalisé en Russie depuis 95 ans déjà. Commentant cette action, le président du Département synodal pour la coopération entre l’Église et la société, l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, a déclaré ce qui suit : « Je suis très content que les chrétiens orthodoxes, en ce jour triste et sombre, manifestent leur position citoyenne, rappelant entre autres au pouvoir législatif suprême la dimension morale du droit. Beaucoup de gens sont convaincus que l’homme non né est un homme dans le plein sens du terme, et qu’il faut refléter cela dans la législation. Certains peuvent être d’accord, d’autres non, mais les orthodoxes peuvent et doivent se prononcer et, de plus, il leur faut questionner directement les politiciens sur leur attitude à l’égard des avortements. Il est important que ceux-ci ne puissent se dérober à cette conversation directe ». Comme l’a fait remarquer le père Vsevolod, « La Russie soviétique a été le premier pays du monde à légaliser les avortements aux moment où elle sombrait dans l’athéisme et la misanthropie. « Malheureusement, la voie que nous avions suivie pour reconnaître l’avortement comme soi-disant une norme, a été reprise par d’autres pays. Nous avons été les premiers à chuter dans le péché, aussi soyons les premiers à nous repentir et à redresser notre vie ainsi qu’un genre de vie moral, ce qui implique la réduction décisive des avortements, et la perspective de leur rejet complet par la société » a conclu le père Vsevolod. L’action a été commentée également par le président du festival international « Pour la vie », Serge Tchesnokov : « Personnellement, je ne puis rester indifférent à cette action. La journée du 18 novembre peut à juste titre être appelée « journée noire » du calendrier. Notre mouvement intervient pour accorder à ce jour le statut de Jour de deuil pour les enfants non nés. Il résulte de la légalisation des avortements que la Russie a perdu ainsi plus de population que sur le front de toutes les guerres réunies. Je suis certain qu’un jour cette date sera jour de deuil officiel dans tout l’État ». Parmi les participants au piquet se trouvait le dirigeant du mouvement orthodoxe russe « Sainte Russie », Ivan Otrakovsky. « La journée présente » est un jour de deuil dans l’histoire de la Russie. Il conviendrait de mettre en berne, en ce jour, le drapeau national de la Fédération de Russie en mémoire des millions d’enfants innocents qui ont été tués. Durant la période du règne de l’empereur Nicolas II, l’accroissement de la population fut de 60 millions de personnes. Durant cette période historique, l’avortement était puni par la loi. Après la chute de l’Empire russe, la population de notre patrie connaît une diminution constante. Et la faute n’en est pas seulement à la dissolution des mœurs, mais à la loi anthropophagique, le meurtre légalisé. Il est temps d’abandonner le terme médical « avortement », « interruption de grossesse », et d’introduire le terme juridique « infanticide », ainsi que d’interdire par la loi cette infamie envers notre avenir, envers les enfants ».

Source

Le patriarche de Moscou Cyrille : « Environ 15 000 femmes ont renoncé à l’avortement grâce à l’Église »

Environ 15 000 femmes ont renoncé en Russie à pratiquer l’avortement grâce à l’activité des représentants de l’Église pour prévenir celui-ci, et cette dynamique est en constante croissance. C’est ce qu’a communiqué le patriarche de Moscou Cyrille samedi dernier, lors d’une rencontre avec les lauréats biélorusse du concours primé international « Initiative orthodoxe ». « Si l’on parle en général de la solution du problème démographique, le plus efficace est d’éviter les avortements. C’est bien plus efficace que les primes à la naissance, pour lesquelles la Russie dépense beaucoup d’argent. Aussi, nous nous occupons maintenant de cela et nous travaillons sur un projet de loi qui, peut-être, sera adopté, ce que j’espère beaucoup » a déclaré le patriarche. Celui-ci a rappelé que lors des rencontres parlementaires de Noël qui ont eu lieu en janvier de cette année, il avait été proposé de cesser le remboursement de l’avortement par les caisses d’assurance maladie obligatoire. « Il y a actuellement des discussions à ce sujet dans la société, mais la majorité des gens ont une attitude compréhensive (…) J’ai maintenant des consultations, les unes après les autres, avec la direction du Conseil de la Fédération de Russie et de la Douma d’État, ainsi qu’avec les ministres. Il y a quelques propositions d’amendements », a dit le primat de l’Église orthodoxe russe. Le patriarche a rappelé que, selon les statistiques officielles, environ 712.000 avortements avaient été effectués annuellement en Russie mais que toutefois « il existe encore un chiffre non officiel – ce sont quelques millions par année » a précisé le patriarche. Celui-ci a précisé que le travail de prévention des avortements se trouve « au centre de l’attention de l’Église ». Ainsi, dans les diocèses sont créés des centres d’hébergement pour les femmes qui ont refusé d’avorter, des spécialistes, représentantes de l’Église, participent aux consultations de femmes. « Un tel travail a résulté dans le fait que l’Église a fait éviter à 15.000 mamans de procéder à cet acte terrible. Naturellement, c’est une goutte dans l’océan… Mais nous sommes au commencement du chemin » a conclu le primat de l’Église orthodoxe russe, qui se trouve en visite en Biélorussie du 20 au 22 juin.

Source

Le patriarche de Moscou Cyrille propose d’exclure l’avortement du système de sécurité sociale et d’en interdire la publicité

Le patriarche de Moscou Cyrille a proposé d’exclure les opérations d’interruption de grossesse du système de l’assurance médicale obligatoire, et également de limiter ou d’interdire totalement la publicité et la propagande en faveur de celles-ci. « L’un des malheurs principaux de la Russie reste le nombre énorme des avortements » a déclaré jeudi, à la Douma, le primat de l’Église orthodoxe russe, à l’occasion des rencontres parlementaires de Noël. « Si l’on réussissait à réduire de moitié la quantité des avortements, nous aurions une croissance démographique stable et solide » a souligné le patriarche. Comme il l’a exprimé, surmonter « ce mal » nécessite des mesures complexes, qui doivent inclure 

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Source

Le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) dirige la délégation orthodoxe au sein de la « marche pour la vie », la manifestation anti-avortement, à Washington

2013-0125-march-for-life36__largeDes hiérarques, clercs, séminaristes et fidèles orthodoxes de tout âge se sont joints aux dizaines de milliers (650 000 selon certaines estimations) de militants (photographie, une autre) « pro-vie » venus de tout le pays pour la marche annuelle pour la vie (1) dans la capitale des États-Unis le vendredi 25 janvier.

Le métropolite Tikhon était à la tête des fidèles orthodoxes depuis le parc de l’Ellipse jusqu’aux marches de la Cour suprême, afin de témoigner de la sainteté de la vie, et ce quarante ans et trois jours après l’arrêt de la Cour (Roe c/Wade) qui a légalisé l’avortement aux États-Unis.

Aux côtés du métropolite Tikhon étaient présents les hiérarques suivants de l’Église orthodoxe en Amérique : les archevêques Nathanaël de Detroit et du diocèse roumain, Benjamin de San Francisco et de l’Amérique occidentale, Nikon de Boston, Nouvelle Angleterre et du diocèse albanais, les évêques Melchisédech de Pittsburgh et Pennsylvanie occidentale et locum tenens du diocèse de Philadelphie et de Pennsylvanie orientale, et Michel de New York et du New Jersey.

Les étudiants du séminaire Saint-Tikhon de South Canaan (Pennsylvanie) et de Saint-Vladimir de Crestwood (New York), se trouvaient parmi les nombreux chrétiens orthodoxes qui chantaient des hymnes et portaient des icônes pendant la marche. Le métropolite Tikhon s’est adressé aux manifestants, qui ont marché de l’avenue de la Constitution jusqu’à la Cour suprême des États-Unis, et ont récité des prières pour les victimes des avortements.

La veille de l’événement, les manifestants s’étaient rassemblés en la cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas de Washington pour célébrer les grandes vêpres, suivies d’une réception. « Les chrétiens orthodoxes ont participé à la marche depuis quatre décennies » a déclaré l’archiprêtre John Kowalczyk, un activiste « pro-vie » et co-fondateur de la présence orthodoxe au rassemblement annuel. « La présence de nos hiérarques, clercs, séminaristes et fidèles – particulièrement la jeunesse de notre Église – constitue un témoignage au don sacré de la vie qui continue d’être contesté dans notre pays ».

La marche a eu lieu la veille des célébrations à l’occasion de l’intronisation du métropolite Tikhon en tant que primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), les 26 et 27 janvier. La manifestation a été retransmise par la chaîne EWTN, et des photographies de celle-ci peuvent être visionnées sur  cette page du site de l’OCA (dont photographie ci-dessus). Ci-dessous, vidéo (0'59) de la pannychide lors de la "marche pour la vie". Des membres, clercs et laïcs, du diocèse carpatho-russe (Patriarcat oecuménique de Constantinople) y ont également pris part (photographies).

Source: OCA, traduit de l'anglais pour Orthodoxie.com

Le patriarche Cyrille de Moscou déclare : « C’est au nombre des avortements que l’on peut juger de l’état moral de la société »

2NOV_4432Le patriarche Cyrille de Moscou a visité, le jour de Noël selon l’ancien calendrier, la maternité d’une clinique de Moscou. « Lorsque, dans une maternité, le médecin pose la question : « Interromprons-nous la grossesse ? », il pousse la femme par cette question à procéder à un avortement. Je suis convaincu qu’il s’agit là d’un crime » a dit le patriarche Cyrille, qui s’adressait aux patients et aux collaborateurs de maternité. « Non seulement, c’est un crime moral, mais je pense qu’il s’agit encore d’un crime contre l’homme, contre la personne. Parce que le Seigneur a prédestiné la femme à mettre au monde un enfant. C’est, peut-être, sa finalité principale, sans laquelle ne pourrait exister le genre humain. Et si par notre volonté perverse, nous intervenons, nous empiétons sur le plan divin au sujet de la femme, si nous nous efforçons de corriger celui-ci, nous causerons un tort immense, détruisant la personne humaine et les relations dans la société (…) C’est au nombre des avortements que l’on peut juger de l’état moral de la société. Selon ces indicateurs, la Russie, malheureusement, se trouve en tête parmi de nombreux pays » a constaté le patriarche, remerciant le personnel de la maternité parce que « dans cette institution, on ne pousse pas les futures mamans à interrompre la grossesse ». « Si dans chaque maternité, on persuade la maman qu’il faut laisser naître l’enfant, que grâce  à la science contemporaine, les médecins feront tout pour que l’enfant vienne au monde et aideront la maman à s’occuper de l’enfant, même si la santé de celui-ci est défectueuse, alors, je pense, le climat moral dans notre société changera également » a poursuivi le patriarche. Répondant aux questions des journalistes après sa visite, le patriarche Cyrille a déclaré qu’il y avait « environ 50 refuges pour femmes dans la Fédération de Russie ». Les pensionnaires de ces refuges sont, en partie, de jeunes mamans, qui ont réussi à refuser de procéder à l’avortement mais qui, ce faisant se trouvent dans des conditions d’existence difficiles. Dans ces refuges, les femmes « peuvent séjourner quelques années, on les aide à s’insérer dans la vie et on leur fournit une assistance financière. En outre, on a ouvert toute une série de centre de consultation pour femmes enceintes. Si la future mère émet soudain le souhait d’interrompre la grossesse, des consultants appartenant à l’Église commencent à travailler avec elle. Ceux-ci, dans la majorité des cas, aident à préserver la vie de l’enfant. Nous collaborons dans ce domaine avec les institutions de l’État et les forces sociales et nous considérons qu’il s’agit là d’une direction importante du travail. Nous ferons de notre mieux pour la développer » a souligné le primat de l’Église orthodoxe russe.

Sources: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com, Patriarcat de Moscou (dont photographie prise lors de la visite de la maternité, autres photographies) (vidéos)

 

Russie: un prêtre a sauvé 2000 bébés de l’avortement à Volgograd

Le père Alexis (Tarasov) a commencé par dissuader lui-même des paroissiennes décidées à avorter, et a élaboré ensuite un programme, qui a été soutenu par les autorités.

Maintenant directeur du Centre de la défense de la maternité et de l’enfance auprès de la Société des médecins orthodoxes Archange-Raphaël, le prêtre Alexis Tarasov de la ville de Voljsk a reçu, pour son labeur de plusieurs années, une récompense internationale du Congrès mondial des familles. Le ministère de la Santé de la Fédération de Russie a souligné la contribution du prêtre dans la baisse du nombre des avortements sur le territoire de la région de Volgograd. Au cours des cinq dernières années leur nombre s’est réduit de 25%.

Le père Alexis a commencé son œuvre à l’église et a aussi  par des visites dans les hôpitaux pratiquant l’avortement. Il a discuté pendant des heures avec les femmes qui pour une raison ou une autre voulaient interrompre la grossesse. « J’ai moi-même 5 enfants ! » déclare le père Alexis. « Les enfants, c’est un don de Dieu, et en refusant ce don, on peut déclencher la colère du Très-Haut ! Nous devront tous répondre devant Dieu, et il est indispensable de préserver son âme et ne pas prendre sur soi un péché aussi grave ! »
Ne pouvant toutefois lutter seul, le père Alexis, avec ceux qui partageaient ses vues, a mis au point un projet de centre pour femmes enceintes en difficulté. En même temps, avec la bénédiction du diocèse, il s’est adressé aux autorités pour que son projet prenne vie.

Lire la suite »

L’Église orthodoxe de Bulgarie s’associe au programme de lutte contre les avortements

L’Église orthodoxe de Bulgarie envisage de réaliser un film sur le problème de l’avortement. Cette production, selon le métropolite de Lovetch Gabriel, constituera une partie d’un programme à long terme de lutte contre l’avortement, qui commence en Bulgarie. Le film, qui évoquera la vie de l’embryon humain dans le ventre de la mère, sera projeté lors de chaque rencontre avec la jeunesse ainsi que dans les « écoles du dimanche » qui fonctionnent auprès des paroisses, mais aussi dans les écoles publiques, où est dispensé un cours de connaissances religieuses fondamentales.

Lire la suite »

L’Eglise russe demande des mesures pour mieux encadrer l’avortement

En Russie, l'Eglise orthodoxe a demandé, le 17 janvier, aux autorités politiques des mesures pour mieux encadrer l'avortement et en freiner l'utilisation. En 2008, on a compté en Russie plus de 1,2 million d'avortements.

Source: Généthique

Les organisations religieuses russes condamnent un appel à la légalisation totale de l’avortement de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

Les organisations
religieuses russes  ont
condamné
un texte de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE)
du 16 avril dernier appelant à la légalisation totale de l’avortement.

Lire la suite »

Repères pour une possible lecture chrétienne des quatre films récents qui abordent le sujet de l’avortement – analyses cinématographiques de Bogdan Florin Vlaicu

Nous vous
proposons ces analyses cinématographiques de Bogdan Florin Vlaicu intitulée : «Repères pour une possible lecture chrétienne
des quatre films récents qui abordent le
sujet de l’avortement : 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian
Mungiu (Roumanie), Le Bannissement de Andreï Zviaguintsev (Russie), L’île
de Pavel Lounguine
(Russie) et Juno de Jason Reitman (Etats-Unis) ». Son auteur prépare
un doctorat sur les représentations du Christ au cinéma. Il est aussi le
réalisateur de l’émission
hebdomadaire
L’Eglise Orthodoxe
aujourd’hui
sur Radio Notre Dame. Pour lire ces analyses, cliquez
sur ce lien
(format pdf).

Vient de paraître: « En marche vers l’unité » d’Élisabeth Behr-Sigel, aux éditions du Cerf

Les éditions du Cerf viennent de publier En marche vers l’unité, un ouvrage d’Élisabeth Behr-Sigel préfacé par Olga Lossky (352 pages, collection Orthodoxie, 24 euros).

Présentation de l’éditeur : « Ce recueil rassemble des textes inédits de la théologienne Élisabeth Behr-Sigel qui, née et formée dans le protestantisme, découvre l’orthodoxie sur les, bancs de la faculté de Strasbourg. À travers une diversité de formes et de thèmes – méditations bibliques, cours sur les théologiens de l’émigration russe, conférences sur l’anthropologie ou la place des laïcs dans l’Église – se dessine la question, primordiale, de l’unité dans l’Église. Élisabeth Behr-Sigel est à même de suggérer des voies de convergences qui ne contreviennent pas à la rigueur doctrinale. Elle le fait en revenant au socle de la Bible et de la Tradition, ce qui lui permet d’aborder des sujets sensibles sur le plan théologique : christianisme et droits de l’homme, avortement, fêtes religieuses vécues dans une société laïque… Son expérience unique, à la croisée de l’Orient et de l’Occident chrétien, interpelle tous les croyants concernés par le dialogue entre les chrétiens. »
Olga Lossky indique dès le début de sa préface l’orientation des textes ici rassemblés, à commencer par les premiers (des homélies prononcées par Élisabeth Behr-Sigel alors que, devenue orthodoxe, elle continuait à exercer son ministère de pasteure protestante en Alsace) : « ‘Je n’ai jamais quitté mes frères protestants’ affirme Élisabeth Behr-Sigel à 97 ans, alors qu’on l’interroge sur ses positions confessionnelles ».

Message de Pâques 2017 du patriarche Irénée et de l’Assemblée des évêques orthodoxes serbes

Christ est ressuscité  

Christ est ressuscité des morts,
Par la mort Il a vaincu la mort,
A ceux qui sont dans les tombeaux
Il a donné la vie
(Tropaire de Pâques)

Chers frères et sœurs,

Pâques est la plus grande fête chrétienne, fête de la foi, de la vie et de toute bénédiction divine. Toute notre foi est dans Pâques, et Pâques dans notre foi. C’est pourquoi le saint apôtre Paul, l’éducateur du peuple, qu’on peut aisément désigner comme le plus grand prédicateur de la Résurrection, du Christ comme de la nôtre, affirme catégoriquement : Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi, avant d’ajouter : Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15, 17-20). La foi en la Résurrection du Christ constitue l’essence de la prédication et de l’enseignement chrétiens, le fondement de l’Eglise, de sa liturgie et de sa théologie.

Au sein de l’Ecriture Sainte, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la Résurrection est le thème central. Elle recouvre deux conceptions étroitement liées entre elles : la résurrection générale des morts à la fin de l’histoire humaine (Is26,19) et la Résurrection du Christ annoncée par les prophètes vétéro-testamentaires (Ps 15,10) et établie dans les prédications des saints apôtres (Ac 2, 23-24).

L’Ancien Testament nous parle en de nombreux endroits, avec ses mots et ses images, de la résurrection. Le prophète David en témoigne dans ses psaumes (Ps 15,9 ; 16,15). Job qui a tant souffert crie vers Dieu en ayant foi en la résurrection : je sais, moi, que mon Défenseur est vivant…je verrai Dieu…celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger (Jb 19, 25-27). Le prophète Jonas est le prototype de la Résurrection en trois jours du Christ (Mt 12,40). La vision la plus célèbre de résurrection des morts dans l’Ancien Testament se trouve dans le livre du prophète Ezéchiel : inspiré par l’Esprit de Dieu, il voit revivre des ossements desséchés, qui retrouvent ensuite leur corps d’homme (Ez 37,1-10). Cette vision a imprégné le cœur de tous les fidèles Hébreux de l’Ancien Testament ; elle était inséparable de la foi en la venue du Messie et de Sa Résurrection (Is 53,10).

Le Nouveau Testament, de son côté, est tout entier dans le mystère de la Croix et de la Résurrection du Christ. Cela nous est confirmé par les saints évangélistes dans leur récit bouleversant des épisodes ultimes de la vie du Christ qui se sont déroulés à Jérusalem : Sa comparution au tribunal devant Pilate, Sa Crucifixion, Sa mort sur la croix, mais aussi Sa glorieuse Résurrection (Mt 27-28 ; Lc 23-24). Les premières rendues dignes de devenir témoins de la Résurrection du Christ furent les femmes myrrophores (Mc 16, 1-2), puis les saints apôtres et la plénitude de l’Eglise primitive. Ils furent rejoints par les martyrs paléo-chrétiens, puis tous les martyrs et néo-martyrs ultérieurs, témoins véritables de la Résurrection du Christ ainsi que les Pères de l’Eglise qui, par leurs saints conciles, le Symbole de foi de Nicée-Constantinople et tout leur enseignement dogmatique, nous ont laissé la foi en la résurrection. L’Eglise est témoin que le Christ est avec nous jusqu’à la fin de l’âge (Mt 28,20). Elle en témoigne en particulier dans la sainte Liturgie, qui est célébrée en mémoire de « la mort et de la Résurrection du Christ ». Dans la sainte Liturgie, le Christ Ressuscité nous est offert à travers la sainte Communion. C’est pourquoi nous devons être les enfants de la Résurrection ! Vivons dans la Résurrection du Christ et ne laissons rien, selon les paroles du saint apôtre Paul, nous séparer de Son amour (Rm 8,35) !

Le grand starets russe, saint Séraphin de Sarov, avait pour habitude, tout au long de l’année, de saluer les pèlerins venus dans son monastère, par ces mots : « Christ est ressuscité, ma joie ! » Afin d’atteindre cet état spirituel, nous devons, selon les paroles du saint évêque Nicolas, « vénérer dans notre vie la Crucifixion du Christ, non par habitude, mais comme la nôtre, et Ses plaies comme nos propres plaies ».

Le cœur plein de tristesse et de douleur, nous devons dire que le monde actuel ne suit pas la route de la résurrection, mais davantage celle de la mort et du désespoir. En disant cela, nous songeons au fait qu’en Serbie, chaque année voit mourir l’équivalent d’une grande ville, parce que la mortalité est nettement supérieure aux naissances. Ce constat est une source de pleurs et de lamentations, mais aussi un signe pour donner l’alerte. Quelque chose doit être fait pour que cette route vers la mort s’arrête. C’est Rachel pleurant ses enfants ; et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus (Mt 2,18). L’avortement, toujours et partout, y compris dans notre peuple, constitue un péché mortel qui crie vers le ciel. Cessons de tuer nos propres enfants dans le sein de leur mère ! Eux aussi ont droit à la vie et à la résurrection. On se demande où sont les valeureux « combattants pour les droits de l’homme » afin de défendre les plus faibles, qui sont précisément les enfants non encore nés qui se trouvent encore dans le sein de leur mère ? Quittons, frères et sœurs, le pays du péché et de la mort, comme l’Israël vétérotestamentaire à la sortie d’Egypte, et Dieu nous accordera toute bénédiction spirituelle afin d’être le peuple du Dieu Vivant. Que les larmes joyeuses des nouveaux – nés, l’emportent sur les cris impuissants de la mort ! Que la Serbie – et le monde entier – devienne de nouveau un grand berceau ! Revenons avec foi dans la vie, revenons à la Résurrection !

Chers frères et sœurs, la sainte Eglise orthodoxe est notre Mère spirituelle. Elle veille sur ses enfants sans tenir compte des lieux où ils vivent ; elle s’étend de tous côtés avec ses fils et ses filles, afin que tous ensemble accèdent à la Résurrection. Réjouissons-nous avec ceux qui se réjouissent et soyons affligés avec les affligés, en portant les fardeaux les uns des autres, car c’est ainsi que nous accomplirons la loi du Christ (Ga 6,2). Le saint starets Sophronie (Saharov) affirme que le respect des commandements de Dieu écartèle le vieil homme en nous et ressuscite le nouveau, conçu à l’image de Dieu, notre Créateur et Sauveur. Saint Basile le Grand évoque, dans le même esprit, la portée transfiguratrice du carême et dit que les anges de Dieu inscrivent les noms de ceux qui accomplissent tout le Grand carême car ce faisant, ils renoncent à tout ce qui est terrestre et éphémère afin d’accéder à l’éternel et à l’impérissable, c’est-à-dire à la résurrection. En suivant les commandements de Dieu, nous exprimons et confirmons notre amour envers le Christ (Jn 14,15), mais aussi envers nos proches(Mt 22,40).

Le monde contemporain a grandement accepté une autre philosophie, celle du large chemin qui mène à la perdition (Mt 7,13). On essaie de remplacer les vertus chrétiennes par un humanisme apparent et la spiritualité mensongère de l’Extrême-Orient. Toutes les fausses religions et para-religions, philosophies et fausses philosophies, idéologies et mythologies modernes, sont elles-mêmes esclaves de la mort ; elles condamnent les êtres humains à la mort, dans la mesure où elles croient que l’homme est un « être destiné à la mort », non un être destiné à la vie éternelle ; elles le font d’autant plus qu’elles poussent les hommes au meurtre et au suicide, de façon instantanée (dans la guerre et dans les règlements de compte « pacificateurs » et sanglants) ou prolongée (par une vie de débauche et de vices, notamment dans l’esclavage de la drogue). Nous vivons à une époque où on essaie de proclamer que le mal est le bien, que le bien est le mal, et que le péché, selon les paroles du saint starets Païssios l’Athonite, est quelque chose de moderne et d’acceptable. A la place des exemples de vertu et d’honnêteté, on propose des idoles et des anti-héros, l’indiscipline à l’égard des parents et le rejet de toute autorité. La responsabilité de l’Eglise est grande, comme l’est celle de toutes les institutions éducatives de ce pays, car il faut aider la jeunesse à trouver la voie d’une vie authentique et de la résurrection. Enseignons aux enfants d’être semblablesau jeune homme de l’Evangile qui avait demandé au Seigneur : Que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? Ce jeune homme obtint la réponse suivante du Christ : Observe les commandements ! (Mt 19, 16-17). Telle est la voie du salut, celle de la résurrection !

Paternellement, nous invitons tous ceux qui se sont éloignés pour telle ou telle raison de l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, à revenir sous son égide. Le péché du schisme et de l’hérésie est terrible.Selon les saints Pères, même le sang des martyrs ne peut le laver.Pardonnons-nous les uns aux autres à cause de la Résurrection et redevenons frères au sein de la sainte Eglise, seul vaisseau porteur du salut !

Avec la salutation de Pâques, nous saluons tous nos enfants spirituels dans la patrie et la diaspora et prions le Seigneur Ressuscité qu’Il accorde à tous la joie de la Résurrection. Nous saluons particulièrement notre peuple du Kosovo-Métochie crucifié, partie inséparable de la Serbie, dont les sanctuaires sont les gardiens non seulement de l’Orthodoxie serbe mais aussi du christianisme en Europe. Le Kosovo a été et restera nôtre, car Dieu qui ne se trouve pas dans la force mais dans la justice, est en mesure de nous rendre ce qu’on essaie de nous arracher par la force.

Qu’avec cette fête de Pâques, la Serbie ressuscite ainsi que tout le peuple serbe, comme l’ont écrit nos poètes populaires. Que Dieu accorde que les hommes qui dirigent et maintiennent l‘Etat, soient inspirés par l’esprit de la Résurrection et la foi dans la victoire du bien sur le mal ! Que le Seigneur Ressuscité, Vainqueur de la mort et Source-de-vie, accorde tout bien à ce peuple, c’est-à-dire tout le genre chrétien et orthodoxe ainsi qu’à tous les hommes de bonne volonté, afin que tous ensemble, nous puissions avoir l’avant-goût de la joie de la vie à venir, la joie de la résurrection et de la vie éternelle !

CHRIST EST RESSUSCITĖ ! 

Au patriarcat serbe, à Belgrade – Pâques 2017

Le patriarche serbe Irénée et tous les évêques de l’Eglise orthodoxe serbe

 

La « marche pour la vie » aura lieu le 25 mars 2017 en Roumanie et en République de Moldavie

Dans de nombreuses localités de Roumanie et de République de Moldavie aura lieu « la marche pour la vie » le 25 mars 2017, avec pour slogan « Aidez la mère et l’enfant ! Ils dépendent de vous ! » Il s’agit de la 7ème édition nationale de cette manifestation. La Roumanie est le second pays du monde (après la Russie) pour le nombre d’avortements rapporté à sa population : 22.742.952 avortements légaux (uniquement dans les hôpitaux publics) ont eu lieu entre 1958 et juin 2016, pour une population de 19.760.000 habitants recensés le 1er janvier 2016. Le décret du régime communiste libéralisant l’avortement en 1957 n’a pas seulement eu un impact sur ceux qui voulaient le pratiquer. Il a profondément transformé la mentalité et la société. Cela explique que le nombre d’avortements annuels est passé de 112.500 en 1958 à 1.100.000 en 1964. Durant les dernières décennies du régime communiste, des restrictions avaient été imposées aux avortements, mises en vigueur en 1967, et ce en raison du déclin de la population. Mais après la chute du communisme, l’avortement a été de nouveau libéralisé. En République de Moldavie, dont la population au 1er janvier 2016 s’élevait à 3.553.056 habitants, les statistiques donnent un chiffre de 2.112.158 avortements dans les hôpitaux publics pratiqués entre 1960 et le 1er janvier 2016. Ce nombre place la République de Moldavie au 10ème rang dans le monde par rapport à la population du pays. La « marche pour la vie » a eu lieu dans 40 localités roumaines en 2014, 77 localités en 2015 et 130 en 2016. En République de Moldavie, ce nombre est passé de 2 en 2015 à 20 en 2016. Lors de sa session du 9 février 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a donné sa bénédiction et son soutien au niveau national à la « marche pour la vie », exprimant sa « préoccupation pour les valeurs chrétiennes traditionnelles ».

Sources : 1 et 2

Message du métropolite de toute l’Amérique et du Canada Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique, à l’occasion du « Dimanche de la sainteté de la vie »

Le 22 janvier 2017 sera observé comme le « Dimanche de la sainteté de la vie » dans les paroisses des États-Unis. La commémoration marquera le 44ème anniversaire de l’arrêt « Roe c/Wade » de la Cour suprême des États-Unis qui a reconnu l’avortement comme un droit constitutionnel, invalidant les lois le prohibant ou le restreignant. À cette occasion, le métropolite Tikhon a adressé le message suivant, en date du 22 janvier, aux clercs et laïcs de l’Église orthodoxe en Amérique.

« Mes bien-aimés frères et sœurs en Christ. Lorsque le Christ s’est approché du fleuve du Jourdain pour descendre dans ses eaux, Jean le Baptiste trembla. Dans une vision spirituelle, il reconnut le Seigneur en ce jour, car ils s’étaient rencontrés bien des années auparavant, alors qu’ils n’étaient pas encore sortis du sein de leur mère. Élisabeth ressentit que Jean bondissait dans son sein alors qu’il entendait la voix de la Sainte Vierge. Le petit cœur de Jean brûlait déjà de joie en percevant la présence de Celui qui allait prendre les péchés du monde. Jean était prêt à passer sa vie entière à se préparer à une future rencontre avec ce même Agneau de Dieu, mais ce qui se produisit ce jour au fleuve était différent de tout ce qu’il aurait pu prévoir. Le Christ, qui n’avait aucun péché a pris le poids de nos péchés sur Lui-même. Au Jourdain, Il s’est soumis à la purification rituelle des péchés, afin de nous purifier de la saleté des passions. Il est descendu dans les eaux comme dans une tombe, afin que la vie nouvelle et éternelle puisse nous être accordée. Ces thèmes lumineux trouvent un écho dans nos ouïes au début du mois de janvier de chaque année par la célébration ecclésiale de la fête de la Théophanie. La joie des péchés pardonnés, de nos cœurs qui ont été purifiés, des yeux spirituels qui ont été lavés et illuminés par le visage resplendissant du Christ : ce sont des joies que « nul ne nous ravira » (cf. Jean XVI, 22). Ce n’est qu’avec une telle vision corrigée, avec de telles pensées et des cœurs purifiés que, plus tard dans le mois de janvier de chaque année, nous pouvons tourner notre attention, avec sobriété et vraiment avec tristesse, sur l’anniversaire de l’arrêt de la Cour suprême « Roe c/Wade) et tout ce qu’il comporte. Et où a mené, en fait, l’avortement légalisé ? Nous avons besoin de poser cette question et d’y donner une réponse franche, ne serait-ce que partielle, car presque cinq décennies depuis l’arrêt en question, un profond cynisme culturel et moral s’est installé, et je crains que nos oreilles, nos pensées et nos cœurs puissent être devenus insensibles à toute l’horreur que représente l’avortement. Pour beaucoup de gens, c’est une « question » politique parmi d’autres, dépassée, à laquelle on donne trop d’importance, qui divise, tandis que pour d’autres, elle peut faire resurgir à la surface une peine longtemps cachée et douloureuse. Dans les deux cas, il est parfois suggéré qu’il serait préférable que l’Église ne se prononce pas. Or le Seigneur a doté Son Église d’une voix de miséricorde et de vérité, une voix de justice et de paix (cf. Ps. 84,10). Et tant que Rachel continue à pleurer ses enfants car ils ne sont plus, la voix de l’Église ne peut rester silencieuse (cf. Matth. 2,18). Aussi, l’Église ne peut cesser de consoler les femmes qui, pour quelle raison que ce soit, qu’elles se trouvent sous pression ou abandonnées par d’autres, voire accablées par un sens de l’impuissance ou du désespoir, ont eu recours à l’avortement. Où il y a le malheur, l’Église doit offrir l’espoir ; où il y a la blessure, elle doit offrir la guérison, et où il y a le repentir, elle doit offrir le pardon et la réconciliation. L’Église a aussi le devoir perpétuel d’éduquer ses membres les plus jeunes au sujet de la sanctification du mariage et de la sexualité, lesquels sont inextricablement liés au don sacré d’une nouvelle vie. Là où le monde enseigne avidement à notre jeunesse de s’identifier à leurs passions et les servir, les chrétiens adultes, par leurs paroles et leur exemple, doivent les former à une vie de retenue ascétique, sans laquelle les passions provoquent la tourmente et la destruction. Mais peut-être ce qui est plus controversé mais non moins vrai, est que l’Église doit fournir un témoignage prophétique et une réprimande ouverte aux puissants de ce monde, à l’industrie de l’avortement et ceux qui lui donnent un soutien financier et légal. En introduisant des instruments mortels dans l’intimité sacrée du sein d’une mère, l’industrie de l’avortement a réussi à marchandiser la vulnérabilité et la fragilité humaines. Tout en se considérant comme un fournisseur de «santé reproductive», elle laisse dans son sillage l’épave d’un traumatisme psychologique et physique, une ruine spirituelle et un nombre de morts dans des proportions stupéfiantes, tout en accumulant son propre profit et prestige. Aucun chrétien ne peut accepter un tel mal. Aucune Église ne peut manquer à le dénoncer. Nos paroles, naturellement, doivent être confirmées par nos actes. Dans les nombreux efforts du mouvement pro-vie, tels que les centres de crise destinés aux femmes enceintes, les lignes d’assistance bénévole et les groupes d’étudiants du campus, nous voyons la réalisation du commandement « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ ». L’humilité et le désintéressement manifestés dans de telles bonnes actions montrent le mensonge de ceux qui présentent le mouvement pro-vie comme alimenté par une rancœur pharisaïque. En fait, les Pharisiens ont mis sur les épaules des hommes des fardeaux pesants (Matth. 23,4), mais notre Sauveur est venu enlever le lourd joug du péché. Il se tint parmi les pécheurs sur les rives du Jourdain, non pour soutenir ou fermer les yeux sur le péché, mais pour que les péchés du monde soient posés sur Ses épaules. En tant que Ses disciples, nous avons l’ordre d’amener toutes les nations au Christ le Vivificateur, en les baptisant et les enseignant à observer tout ce qu’Il a commandé (Matth. 28,20). Dans notre société, cela nous amènera souvent à exprimer des opinions impopulaires qui, tout en étant exprimées aimablement et avec douceur, peuvent bien amener les autres à nous marginaliser ou nous rejeter. Le Seigneur a averti à maintes reprises Ses disciples de cette probabilité. Mais si nous voulons prendre part à l’œuvre salvatrice du Christ, alléger la lourde charge du péché de Son peuple, nous ne pouvons alors négliger un tel témoignage de fidélité. Humblement, mais aussi avec hardiesse, nous devons être avec le Christ. Et, bien que le malin nous dise autre chose, les commandements du Christ ne sont pas pénibles. Son joug est léger. Son joug n’est pas pénible. Son fardeau est léger (I Jn 5,3 ; Matth. 11,30). Avec amour en Christ, + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada ».

Source

À Moscou a eu lieu la dernière session de l’année 2016 du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe

Le 27 décembre a eu lieu la dernière la dernière session de l’année du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe, au monastère Saint-Daniel, sous la présidence du patriarche de Moscou Cyrille. Le président du Département synodal pour les relations de l’Église avec la société et les médias, V. Legoïda, a communiqué les principaux sujets de la session. Comme il l’a mentionné, le patriarche Cyrille et les membres du Saint-Synode ont célébré un court office de requiem, avant le début de la séance, pour les victimes de l’accident de l’avion Tupolev 154 du ministère de la défense de la Fédération de Russie. Le patriarche Cyrille a exprimé ses profondes condoléances aux familles, aux proches et à tout le peuple russe. Comme l’a souligné le patriarche, la catastrophe aérienne près de Sotchi a blessé profondément le cœur de la majorité des citoyens de la Fédération de Russie. « Des gens ont péri, au sujet desquels on peu parler comme des symboles de notre vie nationale, comme de notre fierté. L’ensemble Alexandrov n’était pas simplement un ensemble musical, c’était la figure des forces armées du pays, c’était l’expression du patriotisme, leur service provoquait toujours l’enthousiasme, il mobilisait pour l’accomplissement de bonnes œuvres et d’exploits », a déclaré le patriarche. « On ne saurait oublier aussi la docteure Élisabeth Glinka, qui a travaillé avec désintéressement, aidant les enfants, particulièrement lors du terrible conflit dans l’Est de l’Ukraine », a ajouté le primat. Dans le cadre de la session, les membres du Saint-Synode ont écouté le rapport du métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe au sujet des manifestations jubilaires dédiées au 70ème anniversaire du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. Comme l’a dit V. Legoïda, les membres du Synode ont mentionné avec satisfaction la participation aux solennités des délégations officielles de toutes les Églises orthodoxes locales et ont remercié leurs Primats pour leur participation personnelle ou par des délégations officielles à ladite manifestation. S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie a informé les membres du Saint-Synode des visites qu’il a effectuées aux mois de novembre et décembre dans les diocèses de Chersonèse, Kaliningrad, Tcherniakhovsk et Saint-Pétersbourg. Dans le cadre de la session, le primat de l’Église orthodoxe russe a lu des communications sur la XXème Assemblée mondiale du peuple russe et sur les travaux du Haut Conseil ecclésial durant le second semestre 2016. Au cours de la session du Saint-Synode, ses membres ont également écouté des rapports sur le VIème Congrès pan-ecclésial pour les œuvres sociales, qui a eu lieu au cours de l’année présente, sur le IIème forum orthodoxe international des étudiants, le festival pan-russe des réalisations de la jeunesse intitulé « Glorifions la Patrie », ainsi que le congrès international des dirigeants de chœurs et chantres de l’Église orthodoxe russe. V. Legoïda a mentionné que le Saint-Synode considérait qu’il était important de tenir des congrès de chefs de chœurs et de chantres et a décidé de constituer un conseil pour le développement du chant ecclésial russe auprès du Patriarche de Moscou et de toute la Russie. Le Saint-Synode a nommé l’archiprêtre Alexandre Agheïkine chef de ce conseil. V. Legoïda a qualifié de très importante l’adoption par le Saint-Synode du texte de « l’office pénitentiel pour le pardon du péché de meurtre de l’enfant dans l’utérus (à savoir l’avortement) ». Le texte a été envoyé aux Éditions du Patriarcat de Moscou pour être introduit dans les livres de prières. En outre, les membres du Saint-Synode ont examiné et approuvé « les prescriptions concernant la procédure d’harmonisation de l’ordination à la prêtrise de personnes de disposant pas du cursus nécessaire » et des « prescriptions sur les cours d’amélioration de la formation des clercs de l’Église orthodoxe russe ». Lors de la session a eu lieu également la nomination du vice-président du Comité éducatif de l’Église orthodoxe russe, en la personne de l’archiprêtre Michel Vakhrouchev ». V. Legoïda a souligné que, dans le cadre de la poursuite du travail de réduction de la taille des diocèses, le Saint-Synode a décidé de détacher du diocèse de Tcheliabinsk l’évêché de Zlatooust, et du diocèse de Kostroma, l’évêché de Galitch, avec la création simultanément d’un diocèse métropolitain de Kostroma incluant les deux évêchés mentionnés. « L’higoumène Vincent (Bryleev), clerc du diocèse de Tcheliabinsk, a été nommé évêque de Galitch et de Makariev », a précisé V. Legoïda. Le Saint-Synode a également pris la décision de tenir, durant l’année prochaine, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe. Comme l’a communiqué le président du Département des relations de l’Église avec la société et les médias, l’Assemblée aura lieu du 29 novembre au 2 décembre 2017, et son ouverture coïncidera avec le centième anniversaire de l’intronisation du saint patriarche Tikhon. « Les hiérarques suivants sont invités à la session d’été 2017 (mars-août) du Saint-Synode : le métropolite de Nikolaïevsk et d’Otchakovo Pitirim, le métropolite de Khabarovsk et Priamour Vladimir, le métropolite d’Astrakhan et de Kamyziak Nikone, l’évêque de Caracas et d’Amérique du Sud Jean [Église russe hors-frontières], l’évêque de Narian-Mar et de Mezensk Jacques », a annoncé V. Legoïda. « Conformément à la procédure existante, le Saint-Synode a approuvé les procès-verbaux de l’Exarchat de Biélorussie et du diocèse métropolitain d’Asie centrale », a-t-il conclu.

Source

Une église sera érigée à Tbilissi avec les dons des femmes qui se repentent d’avoir avorté

Les femmes qui se repentent d’avoir commis un avortement, et les médecins gynécologues qui les ont assistées, vont construire une église dédiée à la Sainte-Trinité, selon les informations communiquées par le Patriarcat de Géorgie. Dans les conditions de l’État athée, nombreux étaient ceux qui n’avaient pas conscience du grand péché que constitue l’avortement et considéraient celui-ci comme quelque chose d’habituel. « Après qu’une grande partie de notre population ait commencé à s’ouvrir à la vie d’Église, le souhait s’est manifesté chez les mères (parmi elles des médecins gynécologues) que trouble le péché de l’avortement, de construire une église dédiée à la Sainte-Trinité en signe de repentir », est-il dit dans le communiqué du Patriarcat. L’église sera construite sur le territoire attenant à la forêt de Khudadov à Tbilissi. Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a donné sa bénédiction au groupe des personnes investies dans ce projet de construction et leur a souhaité la réussite dans la mise en œuvre de l’entreprise commencée. En 2012, 40.000 avortements ont été enregistrés officiellement en Géorgie. En 2014, le nombre des avortements a été réduit à 33.000.

Source

« Il est nécessaire de produire tous les efforts pour renforcer le mode de vie familial dans la société russe » a déclaré Anne Kouznetsov, déléguée aux droits de l’enfant auprès du président de la Fédération de Russie

Produire tous les efforts pour populariser dans la société russe la vie familiale, soutenir la famille et faire renaître les traditions spirituelles et morales dans les relations familiales et l’éducation des enfants, c’est ce à quoi a appelé mardi dernier la nouvelle déléguée aux droits de l’enfant auprès du président de la Fédération de Russie, Anne Kouznetsov, femme de prêtre et mère de six enfants. « Il est aujourd’hui nécessaire de produire tous les efforts pour le renforcement du mode de vie familial dans la société russe, pour la stabilité sociale de chaque famille, la renaissance et la préservation des traditions spirituelles et morales dans les relations familiales et l’éducation des enfants, car l’enfant ne peut être réellement heureux que dans une famille grande et forte », a-t-elle déclaré dans son message aux participants du VIème Congrès du service social ecclésial, qui a lieu à Moscou. La déléguée aux droits des enfants a mentionné que l’Église orthodoxe russe apporte une contribution inestimable dans l’aide aux orphelins et aux familles qui se trouvent dans une situation difficile. « Le plus important est que le service plein d’abnégation de l’Église aux gens qui tombent dans le malheur, devienne un exemple pour toute la société. Ses bénévoles, sont des héros contemporains qui par leur labeur et leur foi donnent de l’espoir aux couches les plus vulnérables de la population, et parfois leur dernier espoir », a-t-elle précisé. Anne Kouznetsov a ajouté également qu’un tel travail bénévole est entrepris par la majorité des Institutions chargées des enfants dans le pays, et ce n’est pas un hasard – l’Église avait pris toute une série de décisions destinées à la stimulation du travail ecclésial commun d’aide aux enfants et orphelins et au soutien des foyers dépendant de l’Église. L’amélioration du système ecclésiastique d’aide aux nécessiteux a été mentionné également par le patriarche de Moscou Cyrille dans son message : « De nouveaux projets se font jour, des initiatives demandées par la société prennent forme, l’attention nécessaire est donnée à la préparation professionnelle et à la coordination de l’activité des travailleurs sociaux, ce à quoi contribue, dans une mesure significative, le Département de bienfaisance et de service sociale de l’Église ». Le 4 octobre s’est ouvert à Moscou le VIème congrès ecclésiastique de service social. Y participent les chefs et les collaborateurs des départements sociaux diocésains, les dirigeantes des sororités, les dirigeants des institutions caritatives ecclésiastiques venus de toute la Russie et également d’autres pays. Au cours du congrès sont discutées les questions d’aide aux femmes en situation difficile, les avortements prophylactiques, le soutien à la famille, la maternité et l’enfance, l’organisation d’aide aux personnes âgées et d’autres questions actuelles du service social ecclésiastique.

Source

À Moscou a été ouvert le festival « Pour la vie », pour la défense des valeurs familiales

Le VIIème festival « Pour la vie », forum international des technologies sociales pour la défense des valeurs familiales, a commencé à Moscou le 15 août. Plus de 500 représentants des organisations ecclésiastiques, sociales et publiques, venant de plus de 74 régions de Russie, mais aussi de Biélorussie, Ukraine, Lituanie et Serbie étaient inscrits pour participer au festival. Les participants au forum discutent de questions visant à surmonter la crise démographique au moyen de la renaissance de l’institution de la famille nombreuse, des méthodes de récoltes de fonds destinés aux projets des ONG et de la possibilité de coopération internationale dans le domaine de la défense de la vie des enfants avant la naissance. Le premier jour des travaux du forum, l’évêque d’Orekhovo-Zouïevo Pantéléimon a rencontré les participants. « La vie authentique n’est possible que dans le Christ », a rappelé l’évêque lors de l’ouverture du forum. « Sous le mot ‘vie’ différentes personnes comprennent différentes choses, mais nous tous devons nous rappeler les paroles de l’apôtre Paul : « Car pour moi, la vie est le Christ » (Phil. I, 21), a déclaré l’évêque Pantéléimon. Si l’on a une telle attitude envers la vie, si l’on comprend que la vie véritable, joyeuse, éternelle, victorieuse, n’est possible que dans le Christ, alors notre activité aura une base solide et donnera des résultats tangibles ». La tâche du travailleur social de l’Église ne consiste pas seulement à arrêter la terrible vague des avortements, mais aussi à changer la conscience des gens, a-t-il ajouté. « Notre tâche, est de nous affermir dans le Christ et d’aider en cela les autres personnes. L’âme de l’homme change lorsque celui-ci s’unit avec le Christ. Le sens de la vie humaine est dans Son imitation, dans le cheminement à Sa suite, aussi notre tâche est de témoigner du Christ, de la vérité ». Dans le monde contemporain, beaucoup de gens sont fatigués des paroles grandiloquentes et ont cessé de les croire, ils croient le témoignage personnel, l’exemple de l’autre homme, a fait remarqué l’archipasteur. « Les saints ont changé le monde non à l’aide de festivals, de manifestations, de la propagande, d’interventions à la télévision, mais par l’exploit du combat intérieur avec le diable, l’exploit de suivre le Christ » a souligné l’évêque. Sans cette plénitude intérieure, notre activité peut se traduire par du battage, du « remue-ménage », mais n’aboutir à rien. Il est important que chacun de nous se le rappelle : si son cœur n’est pas avec le Christ, si dans son âme ne vit pas le Christ, s’il ne partage pas cette vie avec ceux qui l’entourent, si ses enfants ne sont pas éduqués dans les traditions chrétiennes, si ses petits-enfants n’apprennent pas de lui comment doit être une véritable famille, si lorsqu’il parle des « valeurs familiales », il éduque ses enfants de telle façon qu’ils ne veulent pas avoir plus d’un ou deux enfants, alors il a perdu, il n’a rien gagné, alors toute sa vie n’aura mené à rien. Si nous nous prononçons pour la vie, nous devons témoigner par notre vie de ce que nous enseignons aux autres ». L’un des résultats principaux du festival « pour la vie » est l’aide pratique dans le travail social, a souligné le dirigeant du centre de défense de la maternité et des valeurs familiales de l’Église orthodoxe biélorusse, le prêtre Dimitri Gritsenko : « En nous enrichissant par l’expérience des autres, nous apportons dans nos diocèses, nos paroisses ces projets réussis, dont nous avons fait connaissance ici et nous les réalisons chez nous, sur place ». L’un des nouveaux projets ecclésiastiques est le centre d’aide aux femmes « Kolybelka » (« le berceau ») auprès de l’église de la Protection de la Mère de Dieu dans le village de Pokrovka, dans le district de Primorsky. « En 20 mois, par notre travail, 21 grossesses ont été sauvées, 11 enfants sont nés, 3 arrivent à terme » a déclaré la psychologue du cabinet de consultation pré-avortement », collaborateur du centre « Kolybelka », Alexandra Barachkov. Comme elle l’a mentionné, le travail continue au cours de toute la grossesse avec chaque femme qui a renoncé à l’avortement. « Toutes nos futures mamans se trouvent sous notre constante protection : nous sommes en constante liaison téléphonique avec elles, je suis prête à n’importe quel moment à me mettre au volant et à venir afin de communiquer face à face. Le soutien spirituel est dispensé par le recteur de notre église de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu, le prêtre Stéphane Tsourkan ». Les paroissiens de cette église, au moins trois fois par ans, organisent des actions sociales intitulées « Panier de la charité », « Fêtons Pâques par des bonnes œuvres », « Aide à préparer l’enfant pour l’école ». Les dons recueillis sont distribués dans les villages du district, pour un soutien ciblé des mères de familles, soit nombreuses soit à faibles revenus. « Réellement, la personnalisation de l’enfant signifie beaucoup pour la femme enceinte en état critique : lorsque dans le processus de discussion avec le spécialiste, l’enfant est présenté à la femme non comme un quelconque assemblage de cellules dans son organisme, mais précisément comme un enfant déjà vivant » déclare Olga Moroz, psychologue de l’organisation publique régionale de Mourmansk « Pour la défense de la vie », créé auprès du département social du diocèse de Mourmansk. La plupart du temps, lorsque les femmes se dirigent vers l’avortement, elles ont d’abord honte de leur décision et s’efforcent souvent d’invoquer les raisons acceptées par la société : une difficile situation sociale, des raisons médicales, et ce n’est qu’au cours du travail avec elles qu’il se dégage que la raison peut être toute différente – une forte pression des membres de la famille ou l’absence de disposition intérieure de devenir mère. Il arrive que le système de valeurs soit biaisé et qu’il repose non sur la maternité, mais sur la réussite professionnelle ou les relations avec le partenaire». L’organisation « pour la défense de la vie » est active à Mourmansk depuis 2010 ; une « hot line » est en fonction, des consultations anti-abortives sont effectuées, de l’aide matérielle est accordée. Au mois de juin 2016, l’organisation a réussi à sauver 312 vie enfantines.

Source

Communiqué de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe s’est réunie en session ordinaire du 14 au 25 mai  et a publié le communiqué suivant au sujet de ses travaux :
« La session ordinaire de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a commencé au monastère du Patriarcat de Peć par la concélébration de la sainte Liturgie épiscopale et l’invocation du Saint Esprit, puis a continué à Prizren par la célébration de la dédicace du bâtiment du séminaire théologique, qui a été reconstruit. Ensuite, les sessions ordinaires de l’Assemblée ont été tenues dans les locaux du Patriarcat, à Belgrade, sous la présidence de S.S. le patriarche de Serbie Irénée. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé aux travaux de l’Assemblée, à l’exception de l’évêque de Šabac Laurent, qui n’est pas venu pour des raisons justifiées. Le thème le plus important de la session de l’Assemblée était, cette année, la préparation de la participation de l’Église orthodoxe serbe au Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, convoqué pour le mois de juin de cette année sur l’île de Crète. En ce qui concerne celui-ci, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a adopté le texte qui exprime sa position de principe relative à toutes les questions essentielles qui seront débattues et décidées lors du Grand Concile. Une autre décision importante de l’Assemblée est de commencer en temps utile, à avoir aussitôt que possible – les préparatifs de la célébration du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe serbe (1219-2019), en collaboration avec les autorités de Serbie et de la République serbe de Bosnie et avec toutes les institutions scientifiques et culturelles concernées du peuple serbe. Simultanément, l’Assemblée a pris connaissance avec satisfaction du rapport du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque au sujet du déroulement réussi des préparatifs en vue du millénaire du martyre du roi Jean-Vladimir, roi de Serbie, qui se tiendra en septembre de cette année à Bar et auquel, outre le Patriarche et les évêques de l’Église orthodoxe serbe, seront invités les primats de toutes les Églises orthodoxes ou, le cas échéant, de leurs délégations à haut niveau. À cette occasion est institué l’ordre du saint roi Jean-Vladimir, qui sera décerné aux confesseurs de la foi et de ceux qui ont souffert pour celle-ci. Comme chaque année, l’Assemblée a examiné les questions de l’éducation ecclésiale, ainsi que la mission interne et externe de l’Église. L’archiprêtre Gojko Perović, jusqu’à présent recteur intérimaire du séminaire Saint-Pierre-de-Cetinje à Cetinje, est élu recteur titulaire de celui-ci. Le statut de bibliothèque centrale sur tout le territoire de l’Église orthodoxe serbe est accordé à la Bibliothèque patriarcale de Belgrade. En outre, on constate avec tristesse que, ici et là, il y a des écoles dans lesquels le cours de religion est illégalement discriminé, bien que le tableau général dans ce domaine soit fort satisfaisant. Il est également constaté que les relations de l’Église orthodoxe serbe avec les Églises orthodoxes sœurs sont particulièrement bonnes, tout-à-fait dans l’esprit de la catholicité et de l’unité de l’Église, hormis une triste exception – celle des relations avec le Patriarcat de Roumanie, dont les évêques et les prêtres, depuis plusieurs années déjà, accomplissent des incursions, de façon non canonique et non fraternelle, sur le territoire juridictionnel de l’Église orthodoxe serbe en Serbie orientale, particulièrement dans la région de Timok. Après de nombreux messages et appels, malheureusement sans succès jusqu’à présent, l’Assemblée a appelé à nouveau l’Église roumaine à mettre un terme à cette pratique destructrice de l’Église ; dans le cas contraire, le problème sera porté devant le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe. Dans la mesure où, après le Concile, une telle activité anti-canonique serait poursuivie, l’Église orthodoxe serbe – avec une sincère douleur, mais par amour pour l’Église – sera contrainte de cesser la communion liturgique et canonique avec l’Église orthodoxe roumaine. Les relations avec les autres Églises et communautés chrétiennes, de même qu’avec la communauté juive et la communauté islamique de Serbie, sont traditionnellement bonnes et correctes, ce qui, malheureusement, ne peut être dit au sujet des cercles extrémistes dans l’Église catholique-romaine en Croatie ainsi qu’en Bosnie et en Herzégovine. Il en est de même des relations avec des cercles similaires dans la communauté islamique de Bosnie et de Herzégovine, ainsi que dans la communauté islamique en Serbie. Les relations de l’Église et de l’État en Serbie se développent dans la bonne volonté et la collaboration, dans les conditions de séparation de l’Église et de l’État. Le soutien de la Direction pour la collaboration avec les Églises et les communautés religieuses auprès du Ministère de la justice est particulièrement important, tant pour l’Église orthodoxe serbe que pour toutes les autres Églises et communautés religieuses traditionnelles. L’Assemblée attend que soit rendu à cet organisme le statut de Ministère des religions. Il est constaté que l’aumônerie de l’Armée de Serbie, ainsi que des forces armées de Bosnie et de Herzégovine, va en se développant. Il y a, malheureusement, des problèmes et des questions non résolues. C’est ainsi que l’Assemblée attend que le processus de restitution des propriétés ecclésiastiques en Serbie injustement confisquées, soit accéléré et complètement achevé. L’Assemblée appelle à nouveau les organes compétents de l’État en Serbie à rendre à l’Église les livres métriques, qui lui ont été enlevés en 1946, soi-disant pour être recopiés. De même, l’Assemblée, pour la énième fois, réaffirme sa position au sujet des restes du grand homme serbe et mondial, Nicolas Tesla, lesquels ne sauraient être un objet d’exposition, mais doivent être dignement inhumés à un endroit convenable près de l’église Saint-Sava de Belgrade, de même que Vuk Karađić et Dosithée Obradović sont inhumés devant la cathédrale de Belgrade. Les membres de l’Assemblée ont constaté que la situation de l’Église orthodoxe serbe dans la région serbe du Sud [le Kosovo, ndt] continue à être particulièrement difficile, bien qu’il y ait des signes d’espoir et des raisons d’être optimiste, tels que le fonctionnement sans entrave du séminaire de Prizren et la reconnaissance des droits de propriété du monastère de Dečani [par la Cour constitutionnelle du Kosovo, ndt]. La situation dans cette région est, malheureusement, chargée de difficultés et de souffrances ; en Croatie, des chauvinistes d’inspiration oustachie se répandent en diatribes contre l’Église orthodoxe et le peuple serbes ; dans la Fédération de Bosnie-Herzégovine, les pressions, voire la discrimination ouverte, sont constantes ; au Monténégro, une loi est en préparation qui non seulement ne reconnaît pas un statut et une identité à l’Église, mais menace celle-ci d’une persécution ouverte, tandis que les autorités du pays déclare l’Église orthodoxe serbe « ennemi numéro 1 » de l’État, apparemment dans l’esprit de sa « détermination démocratique et euro-atlantique » ; en République de Macédoine continuent encore les procès montés contre l’archevêque Jean et l’archevêché d’Ohrid. L’Assemblée a, naturellement, exprimé sa solidarité avec tous les chrétiens, orthodoxes et hétérodoxes, et aussi avec les musulmans, qui souffrent et meurent au Moyen-Orient. De même, l’Assemblée souhaite, dans la prière, la cessation, le plus rapidement possible, de l’affrontement entre frères de même foi et de même sang en Ukraine. Une session commune de l’Assemblée des évêques et du Conseil central pour la construction de l’église-mémorial Saint-Sava de Belgrade a eu lieu et le rapport sur les travaux effectués jusqu’ici pour l’aménagement intérieur de l’édifice a été accepté. Les rapports suivants ont été écoutés et approuvés : ceux du Saint-Synode, du Conseil administratif patriarcal, du Grand tribunal ecclésiastique, de la Fondation caritative « Čovekoljublje », de l’agence de pèlerinages « Dobročinstvo », et d’autres organismes et institutions ecclésiales, de même que les rapports de leurs Éminences les évêques portant sur leur activité pendant la période écoulée. La compétence du Comité concernant Jasenovac [camp de concentration oustachi, ndt] a été étendue à toutes les victimes appartenant à l’Église et au peuple serbes pendant la seconde guerre mondiale. Sur la base de la quasi-totalité des diocèses, il est établi avec regret que la « peste blanche » [les avortements, ndt], qui constitue un péché et un suicide national différé, sévit toujours plus dans le peuple serbe. Aussi, l’Assemblée appelle son peuple fidèle à la pénitence et à revenir à la raison. Le rapport détaillé sur l’incendie qui s’est produit dans l’église Saint-Sava au centre de New York a été écouté avec tristesse. Milivoje Novaković, ex-hiéromoine Maxime, qui a été réduit à l’état laïc, pseudo « chorévêque de Novobrdo et de Panonie », [appartenant au groupe de l’ex-évêque] Artème, est exclu de la communion ecclésiale. L’évêque Mitrophane, jusqu’à maintenant évêque d’Amérique de l’Est, est élu évêque du diocèse vacant du Canada ; l’évêque Irénée, jusqu’à maintenant évêque d’Australie et de Nouvelle Zélande, est élu évêque d’Amérique orientale ; le protosyncelle Silouane (Mrakić), du monastère de Pustinja (diocèse de Valjevo) est élu évêque d’Australie et de Nouvelle Zélande. L’archimandrite Cyrille (Bojović), momentanément au service du diocèse de Buenos Aires et d’Amérique du Sud et Centrale, est élu évêque-vicaire, avec le titre de Dioclée, dans le diocèse du Monténégro et du Littoral. L’évêque Jean, jusqu’à présent évêque de Niš, a été relevé de ses fonctions sur sa demande. L’évêque de Ras et Prizren a été élu administrateur du diocèse de Niš, tandis que l’évêque de Zahumije et de Herzégovine Grégoire demeure administrateur du diocèse de Dobrobosna, tandis que l’évêque de Budimlje-Nikšić Joannice reste administrateur du diocèse de Mileševo. Les membres du Saint-Synode pour la nouvelle période sont : l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Žiča Justin, l’évêque de Dalmatie Photius et l’évêque de Ras-Prizren Théodose, les membres remplaçants étant le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque et l’évêque de Šabac Laurent.
Rédigé par l’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe

Source

À Astana a eu lieu le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan

Le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan s’est déroulé du 7 au 10 mai. Les organisateurs du forum étaient la commission de la jeunesse du district métropolitain du Kazakhstan et le mouvement de la jeunesse orthodoxe d’Astana. Le 9 mai, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre a célébré en la cathédrale de la Dormition un office de requiem pour tous ceux « qui avaient œuvré pour la Victoire ». Lors de l’office priaient les clercs du doyenné d’Astana et les délégués du congrès. Dans la deuxième partie du jour, dans la grande salle de concert du Centre spirituel et culturel « Saints-Cyrille-et-Méthode » auprès de la cathédrale de la Dormition, le primat de l’Église orthodoxe du Kazakhstan a pris la parole devant les délégués du congrès de la jeunesse. Après son rapport, l’archipasteur qui, en tant qu’archevêque de Kostroma et de Galitch présidait le Département synodal pour la jeunesse, a répondu aux questions des participants. Ensuite, le métropolite a distribué des distinctions à ceux qui ont particulièrement œuvré au service de la jeunesse sur la Terre du Kazakhstan. Le lauréat du grand prix littéraire de Russie, l’écrivain Victor Nicolaïev, a fait une communication intitulée « Morale, éthique et monde contemporain », qui a provoqué un grand intérêt chez les hôtes et les participants du forum. Le soit eut lieu un concert festif, dédié au Jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, ainsi que la cérémonie de clôture du Vème Congrès de la jeunesse du Kazakhstan. Dans le document publié à cette occasion, il est proposé de :
– créer un programme d’enseignement pour la préparation des dirigeants de la jeunesse orthodoxe
– créer une base électronique sur internet pour diffuser l’expérience des conférences diocésaines de jeunesse sur des thèmes actuels pour la jeune génération
– organiser parmi les jeunes filles orthodoxes le mouvement « Transfiguration » dans le but d’inculquer le concept de la chasteté
– d’insister sur l’opportunité d’unir les efforts des organisations publiques et religieuses dans le domaine de l’aide caritative et bénévole aux femmes enceintes se trouvant dans des situations difficiles, et aussi l’introduction au Kazakhstan des « jours du silence » contre l’avortement, donnant la possibilité aux organisations caritatives de soutenir durant ces jours les futures mères et les préserver du terrible péché de l’infanticide
– de créer un groupe de travail commun d’enseignement pour l’activité destinée à la jeunesse et la mission

Source

Commentaire du père Georges Maximov au sujet de la déclaration commune du pape François et du patriarche Cyrille de Moscou

Le père Georges Maximov a terminé ses études de théologie à l’Université « Jean le Théologien » en 2001, avec un diplôme de spécialisation en sciences religieuses. En 2009, il a défendu une thèse à l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou, obtenant le titre de candidat en théologie. De 2002 à 2012, il a enseigné au Séminaire de Moscou. Depuis 2012 jusqu’à maintenant, il enseigne au monastère Sretensky de Moscou et a été ordonné diacre en 2010, puis prêtre en 2015. Il est également membre de la Commission inter-conciliaire de l’Église orthodoxe russe et dirigeant du secteur de la mission apologétique du Département synodal des missions. En outre, il est responsable du travail missionnaire et catéchétique du vicariat du Nord de Moscou. Le père Georges a publié le commentaire suivant sur la déclaration commune du pape François et du patriarche Cyrille de Moscou.

Pour commencer, laissez-moi rappeler à ceux qui, du fait même de la rencontre se lamentent, en s’exclamant « Tout est perdu, tout est perdu ! », que rien n’est perdu ! Les canons nous interdisent de célébrer avec les hétérodoxes, de prier avec eux et de recevoir leur bénédiction. Le seul fait de les rencontrer n’est pas interdit par les canons. Le patriarche n’est pas devenu catholique par cette rencontre.
Maintenant, pour ce qui concerne la rencontre elle-même. Dans la mesure où notre patriarche n’a été envoyé à cette rencontre, ni par le Synode, ni par l’Assemblée des évêques (pour autant que je le sache), c’est ipso facto une rencontre personnelle. C’est une bonne chose que la rencontre se soit passée sans aucune sorte d’office liturgique commun ou de prières. On a l’impression que le pape a reçu le patriarche comme un égal – nulle part, sur aucune photo, on ne voit que le patriarche aurait donné son accord à quelque position secondaire ou subordonnée par rapport au pape.
Ensuite, pour ce qui concerne le document. D’une part, les paroles avec lesquelles nous sommes d’accord ne sont pas peu nombreuses. Par exemple, les paroles concernant la défense des persécutés et des opprimés au Moyen Orient (§8-10), la critique de l’islam (§13), les paroles contre la discrimination des chrétiens en Occident (§15), l’appel pour les pays riches à partager avec les pauvres (§17), la condamnation de l’endoctrinement homosexuel (§20) et de l’avortement (§21), ainsi que le fait que les schismes en Ukraine doivent être résolus « sur la base des normes canoniques » (§27).
Mais, malgré tout cela, il y a aussi des expressions qui ne sont pas indiscutables, voire parfois erronées.
Par exemple : « Nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié… [et] inspire les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur …pour la pleine unité de tous ses disciples » (§6). Dans l’Église du Christ, l’unité est déjà atteinte dans sa plénitude. C’est pourquoi nous confessons dans le Credo la foi dans « l’Église une ». Le fait que diverses communautés hérétiques ou schismatiques aient quitté cette unité avec l’Église est une autre chose. Mais leurs membres ne peuvent être appelés disciples du Christ. Ils sont disciples de ceux qui ont enseigné de façon erronée sur le Christ et qui les ont amenés à quitter l’unité avec l’Église. « Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l’Évangile, préférant la mort à l’apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Églises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l’unité des chrétiens » (§12). Ceux-ci ne pourraient être le gage de l’unité des chrétiens que dans le cas où nous proclamerions que toutes les différences dogmatiques dans la foi des Églises auxquelles appartiennent ceux qui ont été tués sont sans aucune importance. Mais nous ne pouvons agir ainsi. En réalité, seule l’unité dans la foi peut être le gage de l’unité des chrétiens, qui n’est pas accomplie en passant sous silence les différends dogmatiques, mais en les analysant et en rejetant ces dogmes qui sont faux pour accepter ceux qui sont vrais.
Un sujet de préoccupation est constitué par la déclaration que le travail missionnaire « exclut toute forme de prosélytisme » (§24). Ce dont il est question n’est pas clair. Par exemple, dans le concept de travail missionnaire, il y a l’idée que le prosélytisme est l’accomplissement dudit travail par des moyens impropres (coercition, corruption, tromperie). Dans ce sens, nous sommes d’accord. Mais je pense que dans ce document, en particulier dans la phrase « toute forme », on peut comprendre cela de telle façon qu’il est interdit de convertir les catholiques à l’Orthodoxie, ce qui, en tout état de cause, est absurde. Et la même chose se reflète dans le paragraphe suivant : « Il est clair aujourd’hui que la méthode de « l’uniatisme » du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la détachant de son Église, n’est pas un moyen pour recouvrer l’unité » (§25). Mais si nous amenions quelque communauté de l’Église catholique à l’Orthodoxie, ce serait, pour cette communauté donnée, le rétablissement de l’unité avec l’Église du Christ, sans quoi cette communauté reste alors dans un état de séparation d’avec l’Église. « De notre capacité à porter ensemble témoignage de l’Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l’avenir de l’humanité » (§28). Afin que nous, avec l’Église romaine, « portions ensemble témoignage de l’Esprit de vérité », il est nécessaire pour celle-ci qu’elle confesse la vérité et renonce aux faux dogmes.
Sources : 1 et 2

Le sacrement du mariage et ses empêchements

Document approuvé par les participants de la Synaxe des Primats des Eglises orthodoxes locales à Chambésy, 21-28 janvier 2016, à l’exception des représentants des Eglises orthodoxes d’Antioche et de Géorgie.

Publié conformément à une résolution de la Synaxe des Primats.

I. Le mariage orthodoxe

1. L’institution de la famille est menacée aujourd’hui par le phénomène de la sécularisation de même que du relativisme moral. L’Eglise orthodoxe enseigne la sacralité du mariage comme sa doctrine fondamentale et indiscutable. L’union libre entre un homme et une femme en est une condition indispensable.

2. Dans l’Eglise orthodoxe, le mariage est considéré comme l’institution la plus ancienne de droit divin, parce qu’il fut institué en même temps que furent créés les premiers êtres humains, Adam et Eve (cf. Gen 2, 23). Cette union était liée dès l’origine non seulement à la communion spirituelle du couple (de l’homme et de la femme), mais aussi au pouvoir d’assurer la continuité de la vie du genre humain. C’est pourquoi le mariage entre un homme et une femme béni au Paradis est devenu un saint mystère mentionné dans le Nouveau Testament, lorsque le Christ a accompli son « premier signe » en changeant l’eau en vin aux noces de Cana en Galilée, révélant ainsi sa gloire (cf. Jn 2, 11). Le mystère de l’union indissoluble entre un homme et une femme est l’image de l’union entre le Christ et l’Eglise (cf. Ep 5, 32).

3. Cette typologie christocentrique du sacrement du mariage explique que l’évêque ou le prêtre bénisse ce lien sacré par une prière spéciale. C’est pourquoi saint Ignace le Théophore souligne dans sa lettre à Polycarpe de Smyrne que ceux qui s’unissent dans la communion du mariage doivent le faire « avec l’accord de l’évêque, pour que le mariage soit fait selon le Seigneur et non selon le désir [humain]. Que tout ait lieu pour la gloire de Dieu» (V, 2). Ainsi, le caractère sacré du lien institué par Dieu et le contenu spirituel élevé de la vie à l’intérieur du mariage expliquent l’affirmation que « le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal sans souillure » (Hb 13, 4). C’est pourquoi l’Eglise orthodoxe réprouve toute atteinte à sa pureté (cf. Eph 5, 2-5 ; 1 Th 4, 4 ; Hb 13, 4).

4. L’union entre un homme et une femme en Christ constitue une petite église ou une image de l’Eglise. En ce sens, Clément d’Alexandrie affirme : « Qui sont les deux ou trois réunis au nom du Christ parmi lesquels Dieu est présent ? N’est-ce pas l’homme et la femme et l’enfant qui sont unis en Dieu ?» (Stromates 3, 10, 68). L’union entre un homme et une femme à travers la bénédiction de Dieu les élève à un plus haut degré car la communion est supérieure à l’existence individuelle, puisqu’elle les inclut dans l’ordre du Royaume de la Très Sainte Trinité. Une condition préalable au mariage est la foi en Jésus-Christ, une foi que l’époux et l’épouse (l’homme et la femme) doivent partager. Le fondement de l’unité du mariage est l’unité en Christ afin qu’à travers la bénédiction de l’amour conjugal par le Saint-Esprit le couple puisse refléter l’amour entre le Christ et son Eglise en tant que mystère du Royaume de Dieu, de la vie éternelle de l’humanité dans l’amour de Dieu.

5. La protection de la sacralité du mariage a toujours été d’une importance capitale pour la protection de la famille qui fait resplendir la communion des époux pour l’Eglise comme pour toute la société. Ainsi, la communion de personnes obtenues à travers le sacrement du mariage n’est pas simplement une relation naturelle conventionnelle, mais bien une force spirituelle créatrice pour l’institution sacrée de la famille. Elle seule assure la protection et l’éducation des enfants, que ce soit dans la mission spirituelle de l’Eglise ou dans le fonctionnement de la société.

6. C’est toujours avec la rigueur nécessaire et la sensibilité pastorale convenable, suivant le modèle de la clémence de l’Apôtre des nations, Paul, (cf. Rm 7, 2-3 ; 1 Co 7, 12-15. 39) que l’Eglise traite aussi bien les conditions préalables positives (différence de sexe, âge légal, etc.) que les conditions négatives (parenté de sang et d’alliance, parenté spirituelle, mariage existant, différence de religion, etc.) pour bénir un mariage. La finesse pastorale est nécessaire car, si la tradition biblique confirme le lien du mariage avec le mystère de l’Eglise, la pratique ecclésiale n’exclue pas non plus de recourir à certains principes du droit naturel gréco-romain sur le mariage comme « une communion de droit divin et humain» (Modestin) qui sont compatibles avec la sacralité attribuée par l’Eglise au mystère du mariage.

7. Dans les conditions contemporaines si difficiles pour le sacrement du mariage et l’institution sacrée de la famille, les évêques et les pasteurs doivent s’engager à travailler intensément dans le domaine pastoral afin de protéger leurs fidèles de manière paternelle en les accompagnant afin de renforcer leur espoir affaibli par diverses difficultés, en édifiant l’institution de la famille sur des fondements inébranlables que ni la pluie, ni les fleuves, ni les vents ne pourront détruire, et ce fondement est la pierre qui est le Christ (cf. Mt 7, 25).

8. Le mariage est le cœur de la famille et la famille justifie le mariage. La pression qui se propage dans le monde contemporain pour la reconnaissance de nouvelles formes de cohabitation constitue une réelle menace pour les chrétiens orthodoxes. La crise du mariage et de la famille sous plusieurs aspects inquiète profondément l’Eglise orthodoxe non seulement à cause de leurs conséquences négatives sur la structure sociale, mais aussi à cause de leur menace sur les relations au sein de la famille traditionnelle. Les victimes principales de ces tendances sont le couple et principalement les enfants qui, malheureusement, trop souvent, subissent dès leur tendre enfance le martyre sans en être coupables.

9. Le mariage civil entre un homme et une femme enregistré légalement n’ayant pas un caractère sacramentel, est une cohabitation légale, différant du mariage béni par Dieu et son Eglise. Les membres de l’Eglise qui contractent un mariage civil doivent être traités avec la responsabilité pastorale qui s’impose afin qu’ils comprennent la valeur du sacrement du mariage et des bénédictions qui en découlent.

10. L’Eglise n’accepte pas pour ses membres les contrats de cohabitation de même sexe, pas plus que toute autre forme de cohabitation que le mariage. L’Eglise doit déployer tous ses efforts pastoraux possibles pour que ses membres qui s’engagent dans de telles formes de cohabitation puissent comprendre le véritable sens de la pénitence et de l’amour béni par l’Eglise.

11. Lourdes sont les conséquences de cette crise que connaissent de nos jours les institutions du mariage et de la famille par l’augmentation du nombre des divorces, des avortements et d’autres problèmes internes à la vie familiale. Ces conséquences constituent un grand défi pour la mission de l’Eglise dans le monde contemporain. Pour cette raison, les pasteurs de l’Eglise doivent déployer tous leurs efforts pour se confronter à ces problèmes de la famille. L’Eglise orthodoxe appelle avec amour ses enfants ainsi que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté à sauvegarder la fidélité à la sacralité de la famille.

II. Empêchements au mariage

1. Concernant les empêchements au mariage à cause de la parenté du sang, de la parenté par alliance ou par adoption et de la parenté spirituelle, toutes les prescriptions des saints canons (53 et 54 du Quinisexte Concile oecuménique) et de la pratique ecclésiale qui en dérive, sont valables. La pratique appliquée actuellement par les Eglises orthodoxes locales est définie et décrite dans les Chartes constitutionnelles de chaque Eglise Orthodoxe locale, ainsi que dans leurs décisions synodales concernant ce sujet.

2. Le mariage qui n’est pas irrévocablement dissous ou annulé, un troisième mariage préexistant, constituent des empêchements absolus à contracter mariage, conformément à la tradition canonique orthodoxe qui condamne de manière catégorique la bigamie et le quatrième mariage.

3. D’après les saints canons, le mariage est strictement défendu selon l’acribie après la tonsure monastique (canons 16 du Quatrième Concile Œcuménique et 44 du Concile Quinisexte in Trullo).

4. Le sacerdoce constitue un empêchement au mariage selon la tradition canonique en vigueur (canon 3 du Concile Quinisexte in Trullo).

5. Concernant les mariages mixtes contractés entre orthodoxes et non-orthodoxes, d’une part, et orthodoxes et non-chrétiens, d’autre part :

a) Le mariage entre orthodoxes et non orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie canonique (canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par indulgence et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Eglise Orthodoxe.

b) Le mariage entre orthodoxes et non- chrétiens est absolument interdit selon l’acribiecanonique

6. Lοrs de l’application de la tradition ecclésiale concernant les empêchements au mariage, la pratique ecclésiale doit également prendre en considération les prescriptions de la législation civile à ce sujet, sans dépasser toutefois les limites de l’économie ecclésiale.

7. L’application de l’économie ecclésiale doit être réglée par le Saint Synode de chaque Eglise orthodoxe autocéphale conformément aux principes établis par les canons ecclésiastiques dans l’esprit d’un discernement pastoral pour servir le salut de l’homme.

Chambésy, le 27 janvier 2016

Source

« Les défis de l’avenir »: une interview de Jean-Claude Larchet dans le mensuel orthodoxe russe « Foma »

JC_Larchet_WikipediaLe mensuel orthodoxe russe Foma a interrogé différentes personnalités sur la façon dont elles voient le monde dans 20 ou 30 ans. Nous reproduisons ci-dessous la version française de l’interview de Jean-Claude Larchet, intitulée « Il faut munir les enfants d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé ».
La traduction russe dans sa version Internet se trouve ici.


Comment voyez-vous le monde du futur – dans 20-30 ans?

Je ne le vois pas du tout. L’avenir est imprévisible, non seulement à une aussi longue échéance, mais souvent à courte échéance. Qui aurait pu prévoir la première guerre mondiale en 1913? Qui aurait pu prévoir en 1916 la Révolution russe et l’installation pour près de 60 ans d’un régime communiste qui allait s’étendre à toute l’Europe de l’Est? Il suffit parfois d’un événement, lui-même imprévisible, pour changer le cours de l’histoire. D’un tout autre point de vue, qui aurait pu prévoir, il y a vingt ans, la révolution technologique que nous connaissons aujourd’hui grâce aux ordinateurs, aux téléphones portables, à l’Internet, aux réseaux sociaux, et qui a un impact considérable sur la vie des individus partout dans le monde?
Les scientifiques font des prévisions, mais elles sont peu fiables. Même les prévisions météorologiques qui ne portent pourtant que sur les prochains jours se révèlent souvent fausses.
Il y a certes des tendances, des orientations qui peuvent donner une certaine idée de l’avenir, mais leur évolution reste incertaine. Les situations les plus favorables peuvent rapidement dégénérer, et dans les situations défavorables, l’homme a une capacité de résilience surprenante.
Dans le cas de notre petite personne, l’avenir est également incertain, et nos projets souvent vains, comme nous le rappelle dans l’Évangile la parabole de l’homme riche (Lc 12, 16-21). Un proverbe dit : « Quand l’homme fait des plans, Dieu rit. » La sagesse des Pères a toujours invité chacun à se concentrer sur le présent et même à vivre chaque jour comme s’il était le dernier. Mais il est vrai que cette conception radicale doit être modulée selon les âges et les fonctions dans la société : un jeune doit faire des études en vue d’avoir plus tard un métier, un homme politique doit planifier ou un entrepreneur investir pour faire face aux besoins des prochaines années…

Quels seront-ils les défis les plus importants pour l`homme et l`humanité?

Si l’on veut parler de l’humanité en général, le principal défi sera de préserver son existence dans un monde viable. Cette existence est actuellement mise en péril. On sait que l’exploitation à outrance des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, etc.) risque de provoquer une pénurie dans les prochaines décennies. Le fonctionnement irresponsable de certaines industries (notamment l’absence de traitement correct des rejets et des déchets) crée une pollution de l’eau et de l’air qui menace la santé et la vie des habitants non seulement de certaines régions, mais de toute la terre. La pollution de l’air diminue dans l’atmosphère la couche d’ozone, ce qui a des conséquences de plus en plus graves : élévation de la température, élévation du niveau des mer, crises climatiques (multiplication des tempêtes, des ouragans, des pluies, des canicules…) changements de la structure du sol (comme la fonte du permafrost), disparition de certaines espèces… L’un des défis urgents est donc de nature écologique. Il s’agit de préserver les équilibres naturels de la planète.
Un autre défi important me semble être le chômage qui affecte une partie de plus en plus importante de la population dans certaines parties du monde. Le chômage a des conséquences catastrophiques non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan psychologique, moral et spirituel.
Pour nous chrétiens, le grand défi est de maintenir notre existence dans un monde de plus en plus envahi 1) par l’islam, 2) par l’agnosticisme et la mentalité laïque antireligieuse, et 3) par un spiritualisme sans Dieu et surtout sans le Christ.
1) Au Moyen Orient (Irak, Syrie), les chrétiens sont éliminés, soit en étant tués, soir en étant forcés à l’exil. L’Europe se déchristianise massivement, tandis que dans certains pays comme la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne l’islam se développe de plus en plus. En France, pays traditionnellement chrétien (depuis le IIe siècle !), l’islam est devenu au cours des dernières décennies la deuxième religion du pays après le catholicisme, et selon les prévisions elle sera la première autour de 2030.
2) Il y a par ailleurs dans les pays d’Europe de l’Ouest un développement de la mentalité antireligieuse, qui dans certains cas est provoqué par le souci de limiter l’influence grandissante de l’islam, mais dont la christianisme est la première victime. Avec l’appui des autorités du gouvernement européen de Bruxelles, on élimine de plus en plus de l’espace public les signes religieux chrétiens, et certaines associations mènent une lutte ouverte contre les valeurs chrétiennes, concernant en particulier la famille.
Une partie du monde chrétien est entré dans une nouvelle ère de persécution (rappelons que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde), mais je pense que dans plusieurs décennies cela affectera à un degré plus ou moins grand l’ensemble du monde chrétien. Cela ne sera pas une vraie surprise, car le martyre est inhérent depuis les origines à l’existence du christianisme. Regardez le Synaxaire : près de 90% des saints ont été des martyrs…
3) La spiritualité a un certain succès (les livres qui en traitent se vendent bien), mais il s’agit en général d’une spiritualité très générale, inspirée par le New Age et un bouddhisme de vulgarisation. C’est une spiritualité sans Dieu et surtout sans le Christ. Loin d’aller dans le sens du christianisme, elle s’y oppose donc elle aussi en se substituant à lui.

On parle souvent aujourd’hui d’un « avenir sombre » en relation avec les changements de la structure sociale de l`humanité et même de la nature humaine sur les plans physique et mental. À quel point la peur de ces perspectives est-elle raisonnable?

Il est vrai qu’il y a maintenant dans le monde occidental déchristianisé une crise de la famille.
Il a tout d’abord une crise générale du mariage : de plus en plus de couples mariés divorcent (près de 1 sur 2 dans la plupart des pays européens) et de plus en plus de jeunes vivent en couple sans être mariés, ni religieusement, ni même civilement. Et cela commence à affecter des pays traditionnellement orthodoxes comme la Grèce, où cela n’était pas imaginable il y a vingt ans. Cela s’explique en grande partie par le fait que le mariage signifie un engagement pour la vie et que les jeunes ont de plus en plus de mal à s’engager ou à respecter leurs engagements, non seulement dans ce cadre mais dans d’autres. La difficulté à s’engager tient pour une part à l’instabilité générale de la société. Beaucoup de gens craignent de fonder une famille alors que l’avenir (notamment sur le plan du travail et des revenus) est incertain pour soi-même et son conjoint, et aussi pour les enfants que l’on peut avoir. Il y a aussi au divorce et au refus du mariage d’autres causes, d’ordre spirituel : l’individualisme et le désir de liberté absolue qu’a développé l’humanisme moderne, et aussi une forme d’égoïsme caractérisé par la difficulté pour les gens de renoncer à une part de leur volonté propre, renoncement impliqué par toute forme de vie communautaire.
Un autre sujet de préoccupation est la banalisation, et en conséquence le développement de l’homosexualité, qui met en cause la structure traditionnelle du couple et de la famille telle que la concevaient jusqu’à présent les sociétés chrétiennes. Les associations et les lobbies (groupes de pression) homosexuels cherchent à imposer (dans les institutions sociales et jusque dans les écoles), dans tous les pays du monde, l’idée que l’homosexualité est une chose normale, et que l’orientation sexuelle n’est pas définie par la nature mais est une question de choix personnel. Leur volonté militante pour institutionnaliser le mariage homosexuel témoigne moins d’un intérêt pour le mariage que d’un souci de reconnaissance sociale officielle et, dans un deuxième temps, de bénéficier de diverses mesures leur permettant d’avoir des enfants. Ce deuxième point implique diverses pratiques inacceptables pour l’éthique chrétienne, comme la procréation médicalement assistée avec donneur hétérologue ou le recours à des mères de substitution. Un autre problème grave qui se pose, y compris pour des enfants adoptés, concerne le plan psychologique: c’est un fait connu depuis toujours des psychologues qu’un enfant, pour se construire psychologiquement, a besoin d’un père et d’une mère; l’éducation d’enfants par des couples homosexuels ne peut avoir pour ces enfants que des conséquences psychologiques graves, dont on mesurera toute l’ampleur dans les prochaines générations.
Un autre sujet de préoccupation est le développement énorme qu’ont connu, au cours des dix dernières années, les nouveaux médias (la télévision, les jeux vidéos, Internet et les réseaux sociaux) avec un impact négatif sur la vie sociale, personnelle, psychique, intellectuelle et spirituelle de leurs utilisateurs: investissement important en temps et en énergie, perte de relations avec les proches (malgré l’impression d’être en relation avec tout le monde), affaiblissement des capacités de réflexion et d’attention (dû aux sollicitations permanentes et au flux incessant de textes, d’images et de sons), appauvrissement culturel (lié notamment à la diminution de la quantité et de la qualité de la lecture malgré l’omniprésence de textes), etc. Beaucoup de spécialistes de médias ont montré combien ceux-ci ne se limitent pas à nous transmettre des contenus, mais, par leur structure et leur mode de fonctionnement, reformatent notre vie intérieure et le mode de nos relations avec nous-même, avec les autres et avec Dieu, créant une sorte d’homme nouveau, l’homo connecticus qui en bien des points fait concurrence à l’homo religiosus.
Un dernier point que l’on peut évoquer en rapport avec votre question est celui de l’apparition, dans le futur, d’un homme « augmenté » par les technologies, et même de la création d’un homme bionique, constituant un nouveau modèle d’humanité ne comportant plus les imperfections de l’homme actuel. Les Américains ont depuis longtemps développé des théories et financé des recherches à ce sujet. Mais elles me semblent relever – en dehors d’applications particulières, notamment dans le domaine des prothèses – de la science-fiction. Un danger plus sérieux est constitué, dans le domaine biologique, par la création, au moyen de la génétique, de nouvelles espèces qui peuvent mettre en péril l’équilibre naturel des espèces existantes. Un danger plus grand encore est constitué par l’eugénisme dont certaines pratiques ont commencé à se répandre dans certains pays, selon lesquelles l’homme s’attribue le pouvoir et le droit de déformer et de reformer selon ses désirs la nature humaine définie et créée par Dieu.

Quelle doit-elle être l`attitude chrétienne envers ces dangers? Est-ce qu`on doit les négliger et vivre sa vie comme si rien ne se passait, se concentrer sur le moment présent ? Ou doit-on y apporter une réponse concrète, y compris au niveau de l`Église?  

En tant que chrétiens, étant minoritaires dans les pays d’Europe de l’Ouest, nous n’avons que peu de pouvoir face à ces problèmes. Nous pouvons évidemment protester par rapport à certaines dérives, proposer des perspectives conformes à notre éthique, et soutenir par notre vote les gouvernants et les partis qui mènent une politique conforme aux valeurs chrétiennes. Mais c’est parfois compliqué: par exemple en Europe de l’Ouest, les partis écologistes qui sont les plus actifs pour préserver l’avenir de la planète, ce qui est aussi un souci pour le christianisme, sont aussi les plus engagés pour soutenir les réformes sociétales – comme le droit à l’avortement, à l’euthanasie ou au mariage homosexuel – qui s’opposent aux valeurs chrétiennes.
L’Église doit quant à elle éviter de s’engager directement dans la politique. Mais elle doit être la conscience d’un monde qui a souvent perdu toute conscience, et faire entendre sa voix face aux dangers qu’encourent les hommes, face aux lois, aux créations, aux actions contraires aux valeurs chrétiennes, pour rappeler quelles sont ces valeurs et inviter à les respecter. Elle doit rappeler avec constance et courage (c’est-à-dire même si cela va à l’encontre de la ligne officielle ou de l’opinion commune) ce que sont ces valeurs, et aussi quelle est sa conception de la nature de l’homme et de sa dignité, de la personne et de sa valeur absolue qui tient à sa relation inaliénable avec Dieu dont elle est l’image.
Il n’en reste pas moins que les Pères conseillent aux croyants de travailler avant tout à la construction et au développement de leurs propre vie spirituelle. C’est notre vie intérieure avec ses valeurs et ses dispositions, qui nous rend capables, en tout temps, d’affronter correctement et positivement les problèmes de toute sorte, prévisibles ou imprévisibles. Les Pères ont toujours enseigné que c’est en nous changeant nous-même positivement que nous sommes le plus capables de changer le monde autour de nous, avec non seulement nos propres forces, mais aussi la force de la grâce que Dieu nous donne.

À quels problèmes qui affecteraient directement leur vie spirituelle nos enfants seront-ils confrontés?

Je pense que pour les enfants le principal problème – qui affecte déjà depuis longtemps les pays d’Europe occidentale, mais affecte aussi de plus en plus les pays traditionnellement orthodoxes – est de pouvoir garder leur foi, leurs valeurs et leur éthique chrétiennes dans un monde sécularisé qui les ignore et leur a substitué d’autres croyances, d’autres valeurs, d’autres éthiques, ou bien qui est agnostique, totalement indifférent à la religion, ou encore qui est hostile au christianisme.

Comment faut-il éduquer les enfants pour les aider à faire face spirituellement à l`avenir?

Il faut avant tout les munir de repères dans un monde sans repères, d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé.
Il faut les éduquer dans la foi, les valeurs et l’éthique chrétiennes, de manière à ce qu’elles s’ancrent profondément en eux et leur deviennent en quelque sorte connaturelles. Il faut leur apprendre à comprendre le monde, à discerner en toutes circonstances le bien et le mal, à affronter les difficultés et à trouver des solutions aux problèmes en référence aux valeurs chrétiennes. J’ai envie de citer ici les paroles de saint Paul (Eph 6, 17): « C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes. Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse, et pour chaussures le zèle à propager l’Évangile de la paix ; ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ; enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu. » Celui qui dispose de toute cette panoplie est capable d’affronter victorieusement n’importe quelle situation.
Il est important que, dans un milieu indifférent ou hostile à la religion, face aux jugement négatifs, aux critiques ou aux moqueries, les enfants et les jeunes orthodoxes soient fiers de leur identité, aient conscience que leur foi est une richesse immense, qu’elle ne les diminue pas mais leur donne « un plus » par rapport à ceux qui en sont dépourvus. Les parents et l’Église ont un rôle important pour leur donner une telle fierté, qui n’a rien à voir avec de l’orgueil, car en étant chrétiens c’est du Christ que nous sommes fiers, de Sa victoire sur le monde, et non de nous-mêmes : « Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage! J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

Propos recueillis par Constantin Matsan
Фома, 7 (147), Juillet 2015

Le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine : l’Église n’est pas indifférente envers la future constitution du pays

Il convient de conserver la norme selon laquelle l’Église est séparée de l’État dans la constitution ukrainienne, de stipuler le caractère de partenariat des relations mutuelles des deux parties et de déclarer certains principes moraux. C’est ce qu’a souligné le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine. « Notre Église a déclaré, à plusieurs reprises, qu’elle se prononçait pour le maintien de la norme constitutionnelle selon laquelle l’Église est séparée de l’État. Cette norme doit protéger l’Église de l’immixtion éventuelle de l’État dans les affaires internes de l’Église. Ce faisant, il est aussi souhaitable de stipuler dans la constitution le caractère de partenariat afférent aux relations mutuelles entre l’Église et l’État » a déclaré le hiérarque. Selon celui-ci, il y a un certain nombre de domaines de la vie de la société, dans lesquels les organisations religieuses peuvent agir en tant que partenaires de l’État. « Cela est devenu particulièrement clair aujourd’hui, alors que toutes les Églises réalisent des programmes caritatifs, recueillent des fonds et l’aide nécessaire pour les victimes des affrontements dans les régions de Donetsk et de Lougansk », a-t-il précisé. Le métropolite Antoine a souligné que les mots-clés sur la responsabilité devant Dieu et sa propre conscience doivent être maintenus, de même que le droit des citoyens à la confession dont le secret doit être gardé, ainsi que le droit à la préservation de la vie dès le moment de la conception jusqu’à la fin de vie naturelle. Cela signifiera l’impossibilité de l’avortement et de l’euthanasie. « Dans les statuts de notre Église, il est dit nettement que l’Église orthodoxe d’Ukraine accomplit son activité ‘en respectant les lois de l’État et en les observant’. C’est pourquoi il ne nous est absolument pas indifférent quelle sera la Loi fondamentale de l’Ukraine. En effet, la constitution définit les principes fondamentaux de la vie de notre société et, pour cette raison, influence la vie ecclésiale », a ajouté le métropolite. Enfin, celui-ci a conclu que l’Église orthodoxe d’Ukraine ne s’immisce pas dans les questions politiques mais, cependant, avec les autres confessions religieuses, elle considère que certains principes moraux doivent être absolument énoncés dans la constitution.

Source

A Bruxelles, les représentants des Églises orthodoxes ont discuté des nouvelles initiatives pour la défense de la conception traditionnelle de la famille

Le 11 juin 2015, les chefs des représentations des Églises orthodoxes auprès de l’Union européenne étaient réunis à Bruxelles. Maria Hildingsson, secrétaire de la Fédération européenne des associations familiales catholiques participait à cette réunion de travail. L’objet de la rencontre, organisée à l’initiative de la Représentation de l’Église roumaine était d’échanger autour du rapport « De la stratégie de l’Union européenne dans le domaine de l’égalité des femmes et des hommes après 2015 », récemment approuvée par le Parlement européen. La résolution adoptée le 9 juin 2015 n’est pas obligatoire pour les pays membres de l’Union européenne, mais représente une sérieuse tentative de pression sur les pays européens afin de détruire les représentations traditionnelles du mariage et de la famille, ainsi qu’en vue de la légalisation de la gestation par autrui et des avortements. Étaient représentées le Patriarcat de Constantinople, l’Église orthodoxe russe, l’Église orthodoxe roumaine, l’Église orthodoxe de Chypre, l’Église orthodoxe de Grèce. Dans son allocution, Maria Hildingsson a constaté que les groupes interfractionnels et les structures de lobbying imposant arbitrairement une polémique sur les droits des minorités sexuelles avaient une influence exceptionnelle dans la nouvelle composition du Parlement européen. Dans ce contexte, il est nécessaire de mobiliser les forces saines de la société européenne pour fixer dans la législation européenne la conception généralement admise du mariage comme union d’un homme et d’une femme et de la famille comme la communauté des époux (le père et la mère) et de leurs enfants. Elle a fait part de sa vision du développement de la situation, constatant pour conclure que les lobbys susmentionnés voulaient faire de l’Union européenne un instrument de pression occidental sur les pays d’Europe centrale et orientale, dont les peuples souhaitent conserver les traditions séculaires et les valeurs spirituelles. Pendant la discussion, le représentant du Patriarcat de Moscou a constaté que l’exigence d’assimiler les unions homosexuelles au mariage et d’obtenir pour ces couples le droit à l’adoption est un acte politique visant non pas à la défense de la dignité humaine, mais à l’altération de l’image de Dieu en l’homme. Il a également souligné le rôle important de la société et des laïcs dans la réalisation de projets pour la défense de la vie et de la dignité humaine. L’initiative de l’Église orthodoxe russe en faveur de l’exclusion de l’avortement du système de sécurité sociale a suscité l’intérêt et l’approbation des membres de la rencontre. Les membres de la réunion ont aussi discuté des différents aspects de l’activité de l’Église pour le soutien de la stabilité de la société et la préservation de l’identité de la civilisation européenne.

Source

Communiqué de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe au sujet de sa session ordinaire qui s’est tenue à Belgrade du 14 au 29 mai

« La session ordinaire dе l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe s’est tenue sous la présidence du patriarche de Serbie Irénée, du 14 au 29 mai dans les locaux du Patriarcat de Serbie à Belgrade. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé aux travaux de l’Assemblée, à l’exception du métropolite de Dabro-Bosna Nicolas. Pour la première fois depuis la session de 2011, l’archevêque d’Ohrid et métropolite de Skoplje Jean a participé à l’Assemblée. Celui-ci a été libéré, il y a quelques mois, de la prison d’Idrizovo à Skoplje, grâce à la grande implication du patriarche de Moscou Cyrille et de l’Église orthodoxe russe en général, avec la collaboration de l’Église orthodoxe serbe dans la mesure où cela était possible.

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

L’évêque de Bačka Irénée.
Porte-parole de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe »

Source

Au DREE, première réunion de la commission pour la coopération internationale du Conseil présidentiel pour la collaboration entre communautés religieuses de Fédération de Russie

Le 19 mars, le département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a accueilli la première réunion de la commission pour la coopération internationale du Conseil présidentiel pour la collaboration entre communautés religieuses de Fédération de Russie. La commission a été créée le 11 décembre 2014 lors de la dernière réunion du conseil de l’année.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et président de la commission, a présidé la réunion.

Prenaient part à cette réunion : des hommes d’État, des personnalités publiques et des représentants des communautés religieuses traditionnellement implantées en Russie, soit des délégués de l’Église orthodoxe russe, parmi lesquels le métropolite Juvénal de Kroutitsy et de Kolomna et l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, des représentants des communautés bouddhistes, évangélistes-luthériennes, musulmanes, catholiques, juives, baptistes. Étaient également présents des représentants d’associations de défense des droits de l’homme et de diverses associations publiques.

Dans son allocution, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rappelé que la commission pour la coopération internationale avait été créée pour lutter contre les tendances « menaçant la religion et le système de normes morales et de valeurs personnelles, familiales et sociales dont elle est l’origine ».

En Occident, la notion de mariage comme union d’un homme et d’une femme est en pleine érosion, on légalise les cohabitations homosexuelles, on fait la promotion du droit des homosexuels à l’adoption d’enfants.

L’Église est inquiète de la dépréciation de la vie humaine dans le monde contemporain, a poursuivi le hiérarque. « Le XXI devrait voir triompher l’humanisme, les droits et les libertés humaines. Et pourtant, nous sommes témoins d’une criante et massive violation des droits de l’homme. Je pense à l’avortement. Nous devons donner à tout homme le droit de naître. Et tout homme doit avoir le droit de vivre aussi longtemps que Dieu l’a déterminé. Nous sommes à une époque où, dans certains pays d’Europe, se développent l’euthanasie mobile, avec des brigades de médecins qui se déplacent à domicile, l’euthanasie infantile et le suicide assisté (le patient se suicide en présence d’un soignant).

Suivant l’archipasteur, les manifestations de laïcisme agressif sont particulièrement dangereuses pour la paix civile. Sous prétexte de liberté de parole et d’expression, les sentiments des croyants et ce qu’ils ont de plus sacré est profané et moqué. « Nous sommes parfois confrontés à une incompréhension des craintes des croyants au sujet d’actes blasphématoires, qui entraînent, comme l’ont montré les évènements à la rédaction du journal parisien « Charlie Hebdo », des actes de violences et font des victimes humaines » a constaté le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a aussi évoqué la situation au Proche-Orient. « Il est plus que temps de prendre des mesures décisives pour éradiquer l’extrémisme, de mettre en place les conditions nécessaires à un quotidien paisible pour les minorités religieuses, y compris les chrétiens » a souligné le hiérarque. « En ce sens, on ne peut que saluer la déclaration pour la défense des chrétiens et des autres communautés du Proche Orient dont la Fédération de Russie, le Saint Siège et le Liban ont été les initiateurs ». Mgr Hilarion a rappelé aux membres de la rencontre que ce document a été présenté le 13 mars de l’année en cours pendant la 28e session du Conseil de l’ONU aux droits de l’homme à Genève, et a été signé par 65 pays.

Les membres de la réunion ont soutenu l’initiative de la municipalité de Moscou sur l’organisation durant l’automne de l’année en cours de la III Conférence internationale « Religion et monde ». Il a été décidé de la consacrer à la défense des valeurs traditionnelles, à la protection des sentiments des croyants, des symboles religieux et des sanctuaires religieux, ainsi qu’au ministère social des organisations religieuses.

Les personnes assemblées ont discuté de la coordination des efforts des organes d’état, des communautés religieuses et des organisations publiques pour la défense et le respect des droits des croyants. Il a été décidé de soutenir l’action de l’Association russe pour la défense de la liberté religieuse dans l’organisation d’une surveillance dans ce domaine, consistant notamment à fixer les cas de discrimination des croyants dans le monde, ainsi qu’à élaborer un document final consacré à cette problématique.

Les membres de la réunion ont examiné la résolution 2036 (2015) de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe « La lutte contre l’intolérance et la discrimination en Europe, notamment à l’encontre des chrétiens » adoptée lors de la réunion de l’Assemblée le 29 janvier de l’année en cours. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a reconnu pour la première dans cette résolution l’existence de nombreux cas d’actes d’hostilité ou de violence à l’égard des chrétiens, ainsi que de vandalisme contre les lieux de culte. La résolution constate que ces cas sont souvent ignorés des autorités.

Le document appelle les états-membres du Conseil de l’Europe à contribuer à une « adaptation raisonnable », y compris sur les lieux de travail, afin de ne pas forcer les croyants à accomplir des obligations de service contraires à leur foi. Les états européens doivent respecter le droit des parents à offrir à leurs enfants une instruction conforme à leurs convictions religieuses. Ils doivent aussi inciter les médias à éviter les stéréotypes négatifs et les préjugés sur les chrétiens et les croyants d’autres religions.

La commission a établi son plan de travail pour l’année 2015.

Source

L’Église orthodoxe russe a ouvert un centre de monitoring des droits des chrétiens orthodoxes en Europe

La représentation du Patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l’Europe, à Strasbourg, a ouvert le 9 mars un centre de monitoring des droits et libertés des chrétiens orthodoxes en Europe, dont la tâche principale est l’observation du respect des droits des croyants appartenant à différentes Églises orthodoxes locales du monde, selon le chef de la représentation et recteur de l’église orthodoxe russe de Tous-les-Saints à Strasbourg, l’higoumène Philippe (Riabykh). Les informations sur l’activité du centre seront placées sur le site internet spécial mis en place à cet effet en langue anglaise. On peut déjà y consulter des informations récentes ainsi que des documents de référence, notamment des textes en anglais émanant des Églises orthodoxes grecque, roumaine et russe sur les problèmes bioéthiques tels que l’avortement ou l’euthanasie. « La nécessité de ce genre de travail a mûri il y a déjà longtemps. En travaillant auprès du Conseil de l’Europe, je me suis aperçu à quel point beaucoup de membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et des fonctionnaires de cette organisation en savaient peu sur la vie des Églises orthodoxes et sur le travail accomplies par celles-ci au niveau de la défense des droits des croyants. Il s’est créé une impression selon laquelle on ne s’intéresse pas, dans le monde orthodoxe, à cette question, mais ce n’est pas le cas. Précédemment, personne n’a fait part du travail en cours ni informé les organisations internationales à leur sujet. Maintenant, nous nous efforçons de combler cette lacune » a déclaré le père Philippe. Il a expliqué que les orthodoxes s’adressent à la Cour européenne pour les droits de l’homme pour défendre leurs propres droits. C’est ainsi que la Cour a eu à connaître de la confrontation d’un groupe non canonique de fidèles bulgare avec l’Église canonique en 2009, elle a résolu la question du syndicat des prêtres orthodoxes roumains en 2013, des plaintes y ont été déposées relativement à la profanation d’églises, aux violences à l’encontre de clercs, ainsi qu’à d’autres violations des droits des fidèles orthodoxes. Il est prévu de publier régulièrement sur le site internet du centre, des informations sur les violations des droits et des libertés des chrétiens orthodoxes en Europe. En outre, on pourra y lire des rapports spéciaux sur les questions actuelles, des articles analytiques, des documents de l’Église orthodoxe russe et aussi des Églises orthodoxes locales, consacrés aux questions de défense des droits de l’homme. Sur la base d’une analyse approfondie des informations reçues, des documents récapitulatifs seront établis en fin d’année, lesquels seront distribués non seulement aux organes du Conseil de l’Europe, mais à un large public européen.

Source

Participation orthodoxe à la « marche pour la vie » à Washington le 22 janvier

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé jeudi 22 janvier à Washington lors de la traditionnelle « marche pour la vie », qui est une manifestation annuelle contre l’avortement. L’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique a envoyé une délégation dirigée par le métropolite Méthode (archevêché grec d’Amérique), et dont faisaient partie le métropolite Tikhon, l’évêque Michel (tous deux de l’Église orthodoxe en Amérique, OCA) et l’évêque Démétrios (Archevêché grec d’Amérique). Étaient également représentés les séminaires Saint-Vladimir et Saint-Tikhon. Un grand nombre d’orthodoxes, prêtres et laïcs étaient présents à la manifestation, sous la bannière « Chrétiens orthodoxes pour la vie ». Un panorama interactif de la manifestation est disponible ici ainsi qu’une vidéo.

Source

Le patriarche de Moscou Cyrille exhorte l’Europe à revenir aux valeurs chrétiennes, et met en garde contre la « réécriture de l’histoire »

D’un bastion du christianisme, l’Europe est devenue une locomotive détruisant la foi, a déclaré le patriarche Cyrille, à son arrivée vendredi dernier à Belgrade. Recevant un doctorat honoris causa à l’Université de Belgrade, le patriarche Cyrille a tiré la sonnette d’alarme au sujet de la rapide déchristianisation de la société européenne qui « a renoncé aux valeurs chrétiennes fondamentales dans sa vie et ses activités ». Il a cité le célèbre saint serbe du XXème siècle Nicolas Velimirović qui a dit que “Christ abandonne l’Europe ». « Aujourd’hui, lorsque le processus de sécularisation, le rejet de la vérité absolue, l’élimination du concept de péché de la conscience publique atteint des dimensions sans précédent, apocalyptiques, nous regrettons de constater que de nombreux États européens ont vraiment abandonné leur identité chrétienne » a déclaré le primat de l’Église orthodoxe russe. La reconnaissance du mariage homosexuel, de l’euthanasie à un niveau législatif et le nombre croissant d’avortements indiquent que l’Europe, qui était une forteresse du christianisme, « est devenue une locomotive de processus destructifs », a dit le patriarche Cyrille. Au cours de son entretien avec le président serbe Tomislav Nikolić, le primat de l’Église orthodoxe russe a mis en garde contre les tentatives de manipuler l’histoire. « L’histoire ne peut être réécrite, bien que certains en Serbie, dans l’ancienne Yougoslavie et l’ancienne Union soviétique essayent de le faire. Et parfois, ils enseignent aux enfants selon ces manuels « ajustés », espérant qu’il y aura une nouvelle génération qui oubliera les pages de l’histoire qui sont défavorables en regard des défis politiques actuels » a-t-il ajouté. Un telle ligne de conduite est « une faute grave » a encore dit le patriarche, soulignant que « les faits historiques ne peuvent être éradiqués de la mémoire du peuple, quoi que l’on fasse pour les réécrire ». Le patriarche Cyrille a également exprimé sa préoccupation au sujet des violations des droits de la population serbe du Kosovo. « Les Serbes doivent vivre libres au Kosovo et en Métochie. Personne ne doit les menacer, personne n’a le droit de détruire leurs monuments, leurs églises et leurs monastères. Personne ne peut entraver leurs mouvements et leur possibilité de rester en contact permanent avec leurs familles », a-t-il encore souligné. L’Église orthodoxe russe « soutient le peuple serbe en ce qui concerne son concept du problème du Kosovo » a-t-il conclu, appelant le Kosovo « centre spirituel du peuple serbe et de son Église ».

Source

L’allocution du métropolite Hilarion de Volokolamsk au synode extraordinaire des évêques catholiques sur « Les problèmes pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation »

Mgr Hilarion de Volokolamsk, a prononcé le 16 octobre dernier une allocution devant les participants du synode extraordinaire des évêques catholiques sur « Les problèmes pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation. Son intervention n’a pas été publiée par le Saint-Siège – contrairement aux interventions des autres délégués orthodoxes. Nous vous proposons ci-dessous la traduction française de son allocution.

« Votre Sainteté, Vos Béatitudes, Eminences et Excellences,
Permettez-moi avant tout de vous saluer au nom du primat de l’Église orthodoxe russe, Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. Le thème de la famille constitue aujourd’hui l’un des plus aigus et des plus vitaux. Il est l’indicateur de la situation morale de la société dans laquelle nous vivons. Nous observons avec anxiété comment, durant ces dernières années, à l’aide de la manipulation des concepts de liberté et de tolérance, se produit le démantèlement des valeurs de bases, enracinées dans les traditions religieuses. L’idée de relativisme moral est propagée de façon de plus en plus agressive, et s’étend également à l’institution de la famille, sacrée pour toute l’humanité. Dans toute une série de pays d’Europe et d’Amérique, malgré les nombreuses protestations, se produit l’approbation et la reconnaissance au niveau de l’État, des unions de même sexe. Dans certains pays, le droit des partenaires de même sexe à adopter les enfants, garçons et filles, est entériné législativement, et ce notamment par l’utilisation de la technologie de « la maternité de substitution ». En même temps, les familles traditionnelles, qui sont attachées au concept du mariage comme étant l’union de l’homme et de la femme, sont de moins en moins solides. Au lieu de se préoccuper de leur renforcement, une propagande est menée en faveur des soi-disant relations libres. Les concepts de fidélité, de respect mutuel et de responsabilité des époux sont remplacés par l’imposition de l’hédonisme, l’appel à vivre pour soi. Les enfants ne sont plus considérés comme le fruit souhaité de l’amour mutuel des époux. Partout est répandu, sans pratiquement aucune limite, le droit à l’avortement, légalisant la destruction de millions de vies. Le problème de l’existence d’orphelins dont les parents sont vivants, dont des enfants abandonnés et des enfants handicapés solitaires, se pose avec acuité. De nombreux chrétiens aussi ont été exposés à l’influence de l’idée du relativisme moral, confessant en paroles l’enseignement ecclésial sur la famille, mais ne le suivant pas en pratique. Affirmant le principe de la sainteté du mariage, fondé sur les paroles du Sauveur Lui-même (cf. Matth. 19,6 ; Mc 10,9), les Églises catholique-romaine et orthodoxe, placent la responsabilité de l’homme devant son prochain au-dessus de ses intérêts égoïstes. L’éducation d’une telle responsabilité chez le chrétien – devant la famille, la société, le monde qui nous entoure – est la tâche la plus importante pour les Églises aujourd’hui. La défense de la dignité de l’homme et l’affirmation de la haute signification de l’amour réalisé dans la famille, constituent une partie indissociable de l’annonce évangélique, que nous devons porter aux hommes. En novembre 2013, le Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et le Conseil pontifical pour les affaires de la famille, sous la direction de l’archevêque Vincenzo Paglia, ont tenu à Rome la conférence « Orthodoxes et catholiques ensemble pour la défense de la famille ». Dans la déclaration finale, nous avons souligné « notre conviction que nous portons une responsabilité commune pour faire du mariage et de la vie familiale une voie vers la sainteté pour les familles chrétiennes ». Il est temps pour les chrétiens de réunir les efforts et d’agir comme un seul front pour le noble but de la défense de la famille devant les défis du monde sécularisé, afin de préserver l’avenir de la civilisation. C’est le domaine dans lequel notre alliance pourrait réellement être nécessaire. Nous devons défendre ensemble nos positions tant dans le cadre du dialogue avec le législateur et l’exécutif des différents pays, que sur les plateformes des organisations internationales, telles que l’ONU et le Conseil de l’Europe. Il y a déjà une certaine expérience de cette collaboration – il suffit de rappeler l’affaire bien connue «Lautsi c/ Italie ». Il faut non pas simplement se limiter à de nobles appels, mais chercher de toutes façons à obtenir la défense législative de la famille. Il est indispensable de rendre à notre société le concept selon lequel la liberté est impensable sans responsabilité pour ses propres actes. L’Église orthodoxe prêche avec conséquence l’idéal de l’union conjugale conclue une fois pour toutes. En même temps, montrant de la condescendance envers la faiblesse de la nature humaine, l’Église orthodoxe, dans des cas exceptionnels, permet la conclusion d’un nouveau mariage ecclésial lorsqu’il y a éclatement du premier mariage. En cela, notre Église suit le principe de « l’économie », mue par l’amour envers le pécheur qu’elle ne veut pas priver de moyens de salut. Dans le monde contemporain, où l’observation stricte des prescriptions devient de plus en plus rare, la pratique de « l’économie » existant dans l’Orthodoxie depuis de nombreux siècles, peut devenir une expérience précieuse dans la résolution des problèmes pastoraux de la famille. L’Église orthodoxe a accumulé une riche expérience de souci pastoral envers la famille. Dans l’Église orthodoxe a toujours été conservée l’institution du clergé marié. Les familles de prêtres, en règle générale, ont de nombreux enfants, et ceux-ci sont élevés dans l’esprit de la piété chrétienne et la fidélité à l’enseignement ecclésial. Le prêtre, ayant lui-même l’expérience de la vie familiale et de l’éducation des enfants, peut mieux comprendre les problèmes des relations familiales et fournir l’aide pastorale nécessaire à ses enfants spirituels. Je considère qu’il serait utile de prêter attention à cette expérience, qui est présente également dans les Églises catholiques de rite oriental. En évoquant celles-ci, je voudrais m’écarter quelque peu de la thématique du présent forum et soulever une question qui, aujourd’hui, est devenu la pierre d’achoppement dans les relations entre les Églises orthodoxe et catholique. Il s’agit du problème des uniates, qui a pris une acuité particulière en raison des derniers événements en Ukraine. Malheureusement, le conflit dans ce pays, qui a emporté des milliers de vies a, des son début, pris une dimension religieuse. L’Église ukrainienne gréco-catholique a joué, dans sa genèse et son développement, un rôle essentiel. Dès les premiers jours du conflit, les gréco-catholiques se sont identifiés avec l’une des parties à la confrontation. Contrairement au respect des normes canoniques prévalant entre les Églises catholique et orthodoxe, les gréco-catholiques sont entrés dans une collaboration mutuelle avec les schismatiques. La commission mixte de dialogue orthodoxe-catholique, en 1993 déjà, a reconnu à Balamand, que l’uniatisme ne constituait pas la voie vers l’unité. Nous remercions nos frères catholiques pour la reconnaissance ouverte du caractère erroné de l’uniatisme. Et nous devons, avec regret, constater à nouveau que l’uniatisme ne rapproche pas orthodoxes et catholiques, mais qu’au contraire, il les divise. Au nom de l’Église orthodoxe russe, je m’adresse aux représentants de l’Église gréco-ukrainienne présents dans cette salle, en leur demandant de renoncer à toutes déclarations à thématique politique et à toutes formes évidentes de soutien au schisme, ainsi qu’aux appels à la création « d’une Église locale d’Ukraine unique ». Car derrière cet appel se cache une vérité première : on veut arracher les fidèles orthodoxes d’Ukraine à l’Église-Mère, le Patriarcat de Moscou, avec lequel elle est liée par les liens séculaires du sang. La mission fondamentale de l’Église est de servir l’œuvre du salut des hommes. Le mandat qui nous est donné par Dieu, ne suppose pas l’immixtion dans les conflits politiques et civils. Dans le monde, où il y a tant de divisions, où se trouvent aujourd’hui menacées les bases mêmes de l’existence de la civilisation humaine, dont l’institution de la famille, les chrétiens sont appelés à être « le sel de la terre » et « la lumière du monde » (Matth. 5, 13-14), amenant tous à l’amour les uns des autres et à l’unité dans le Christ. Nous pouvons dire beaucoup ensemble, notamment pour la défense des chrétiens qui, aujourd’hui, sont devenus les victimes de persécutions. En Irak et en Syrie, ainsi que dans toute série d’autres pays du Moyen Orient et d’Afrique, les chrétiens sont exposés à un génocide. Nous devons faire tout ce qui dépend de nous, afin que cessent les assassinats de chrétiens ainsi que leur exode massif des lieux où ils ont vécu durant des siècles, et attirer l’attention de toute la communauté mondiale sur leur situation calamiteuse. Je vous souhaite à tous, chers frères, la bénédiction divine et le succès de vos travaux ».

Source et photographie

Le métropolite Onuphre, locum tenens de la cathèdre métropolitaine de Kiev, s’est prononcé contre l’intégration européenne de l’Ukraine

Le  métropolite Onuphre, locum tenens de la cathèdre métropolitaine de Kiev, considère que la situation morale actuelle de l’Europe ne laisse présager rien de bon pour l’Ukraine. « L’Europe nous montre déjà un exemple concret de la vie sans le Christ. Là-bas, on ne prête pas attention aux commandements du Seigneur, à Ses interdits. Au contraire, on pousse de plus en plus à la permissivité en toutes choses, selon laquelle la vie est sanctifiée non par la loi divine, mais par les désirs des hommes. C’est une voie incorrecte. Malheureusement, tous les souhaits de l’homme ne sont pas saints », a déclaré le métropolite Onuphre dans une interview à Interfax-Religion le 18 juin. Parlant de l’Occident, le métropolite a évoqué la légalisation des unions homosexuelles, l’euthanasie, l’attitude tolérante envers l’avortement. « Ces lois que nous propose le monde nouveau, européen, sont inacceptables pour nous. Nous ne pouvons collaborer avec ce monde et nous unir à lui. Nous devons être en union avec les gens qui gardent la loi divine. La question est que, s’il n’y a plus de gens sur terre qui gardent la manière de vivre selon Dieu, la vie de l’homme sera alors condamnée, l’humanité ira vers son autodestruction » a-t-il souligné. Pour ce qui concerne les opérations militaires en Ukraine, le métropolite a dit qu’il avait rencontré le président Porochenko. « Le président souhaite et aspire à ce que cesse l’effusion de sang mais, comme je le comprends, personne actuellement ne peut proposer des mécanismes acceptables de règlement pacifique », a déclaré le métropolite, qui a appelé tant les militaires orthodoxes que les miliciens orthodoxes « à ne pas accomplir le péché de meurtre, ne pas s’endurcir, chercher la compréhension mutuelle, à faire des concessions les uns aux autres, de procéder au dialogue ». À la question de savoir s’il fêtera en Ukraine le jour traditionnel du baptême de la Russie, le 28 juillet, le métropolite Onuphre a mentionné que « il y a mille ans, par le baptême de la Russie, le Seigneur a béni notre peuple, notre terre, notre capitale Kiev (…) Nous commémorerons toujours cette fête avec une gratitude particulière envers Dieu. Nous prierons absolument en ce jour pour nos gens qui ont besoin de l’aide spirituelle. Par la prière, nous surpasserons tous les troubles. Nous espérons en notre Seigneur Jésus-Christ et croyons que la paix règnera aussi sur notre terre » a-t-il ajouté.

Source: Blagovest-info, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Communiqué de l’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

untitled_panorama1-sL’assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe, sous la présidence de du patriarche de Serbie Irénée, a commencé cette année le 14 mai au monastère de Studenica, où a été concélébrée, en l’église de la Dormition de la Mère de Dieu la divine liturgie à l’occasion du 900ème anniversaire de la naissance de saint Syméon le Myroblite (Étienne Nemanja). L’assemblée s’est rendue ensuite à Ras (Novi Pazar) où, en l’église des saints apôtres Pierre et Paul, le même jour, a été célébré l’office de l’invocation au Saint-Esprit. Enfin, la session de l’assemblée elle-même s’est tenue du 15 au 24 mai au siège du Patriarcat de Serbie à Belgrade. Aux travaux ont pris part la majorité des évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe. Seuls étaient absents l’archevêque d’Ohrid et métropolite de Skopje Jean et le métropolite de Dabro-Bosna Nicolas. En outre, se sont absentés de temps à autre les évêques de Valjevo Miloutine et de Zvornik et Tuzla Chrysostome, ainsi que d’autres évêques encore, en raison de leurs visites aux régions les plus menacées par les inondations.

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Lire la suite »

Des défenseurs français de la famille traditionnelle rencontreront le métropolite de Volokolamsk Hilarion ainsi que d’autres leaders religieux et des législateurs russes

Des représentants de la société civile française et de l’Église catholique-romaine, qui appellent à la protection de la famille traditionnelle, auront des rencontres avec les leaders religieux des différentes religions à Moscou. Les défenseurs français de la famille traditionnelle s’exprimeront devant le Parlement russe. La délégation française restera en Russie durant une semaine, selon la représentation de l’Église orthodoxe russe auprès du Conseil de l’Europe. La direction de l’organisation « Manif pour tous », qui a rassemblé des centaines de milliers de manifestants contre les mariages de même sexe et l’adoption d’enfants par des couples de même sexe à Paris, Lyon et autres villes françaises en 2013 figurent parmi les membres de la délégation.

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Source: Pravoslavie, traduit de l'anglais pour Orthodoxie.com

Grâce au centre ecclésiastique de défense de la maternité d’Ekaterinbourg, plus de 400 enfants ont vu le jour

Au centre de défense de la maternité d’Ekaterinbourg « Kolybel » (« Le berceau »), on estime que grâce à son activité, depuis 2002 jusqu’aujourd’hui, 400 vies humaines ont pu être sauvées. Durant l’année passée, 35 enfants sont nés chez les pensionnaires du centre. Dans ce centre sont aidées les femmes enceintes se trouvant dans des conditions de vie difficiles. En règle générale, les femmes viennent à envisager l’avortement lorsqu’elles se trouvent dans des circonstances de vie difficiles : absence de famille, de logement, crainte de perdre son travail, difficultés financières, réactions hostiles de la parenté. Dans tous les cas, les collaborateurs de « Kolybel » trouvent une approche personnalisée. Leur but principal est de préserver la vie de l’enfant à naître. 

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Le Patriarcat de Bucarest soutient la « Marche pour la vie » organisée dans plus de 30 villes de Roumanie

Le Patriarcat de Roumanie soutient la « Marche pour la vie 2014, l’adoption est le noble choix ». Ladite manifestation a été organisée dans plus de trente villes de Roumanie par un grand nombre d’associations non-gouvernementales chrétiennes de Roumanie le samedi 22 mars 2014. Rappelons que dans les communications pastorales du Saint-Synode et de tous les hiérarques de Roumanie, l’importance de la famille a été constamment soulignée, cette sainte institution étant la plus affectée socialement, économiquement et moralement au cours des dernières années. En ce sens, nous mentionnons que l’année 2011 a été proclamée par le Saint-Synode « Année d’hommage aux sacrements du baptême et du mariage » au Patriarcat de Roumanie, afin d’intensifier l’attention de l’Église envers la famille chrétienne, en particulier au niveau des communautés paroissiales. Ainsi, dans la lettre pastorale du Saint-Synode à l’occasion du carême de l’Avent 2011, on rappelle qu’aujourd’hui la famille est confrontée à la violence domestique, le divorce, l’abandon des enfants par les parents et des parents âgés et malades par les enfants, la délinquance juvénile, l’indifférence devant la souffrance de l’autre, le suicide, le désir de gain matériel immédiat et à tout prix, l’alcoolisme, la drogue, le concubinage, etc. ». Malheureusement, l’avortement est devenu un fléau pour la société roumaine avec des conséquences dramatiques, dont la diminution de la population. Or, pour les familles qui ne peuvent avoir d’enfants, l’adoption est une bénédiction de Dieu. La famille chrétienne dans laquelle les enfants sont reçus avec joie par la naissance ou l’adoption et élevés avec affection, une éducation chrétienne et un soutien pour suivre une voie utile dans la vie, est une bénédiction de Dieu avec la joie de l’amour parental et le don du salut et de la vie éternelle. Lors de sa dernière séance de travail du 13 février, le Saint-Synode a réitéré la position ferme de l’Église concernant la définition et  la défense de la famille fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur égalité et les droits et le devoir des parents d'assurer l'éducation, l'instruction et la formation des enfants.

Source: Basilica, traduit du roumain pour Orthodoxie.com

Le patriarche Élie II demande à l’Europe de ne pas implanter en Géorgie des idées étrangères à son peuple

Le patriarche de Géorgie Élie II a appelé l’Union européenne à prendre en considération l’aspiration de son pays à préserver les valeurs traditionnelles. « L’Union européenne doit prendre en considération nos points de vue traditionnels et ne pas tenter d’implanter ici des idéaux qui nous sont étrangers tels que les « mariages » et les « familles » de même sexe, est-il dit dans le message de Noël du patriarche Élie II, publié la nuit de la Nativité en la cathédrale de la Sainte-Trinité à Tbilissi. À l’occasion de la fête étaient rassemblés en la cathédrale quelques milliers de fidèles orthodoxes et la quasi-totalité des membres du gouvernement géorgien, avec à leur tête le Premier ministre Irakli Garibashvili.

Le patriarche a salué la déclaration de l’ambassadeur de l’Union européenne en Géorgie, Philippe Dmitrov, selon laquelle l’U.E. ne pose pas comme condition préalable à l’intégration européenne de la Géorgie la reconnaissance des « mariages » de même sexe. « C’est une bonne déclaration, car en préservant les vues traditionnelles sur le mariage des habitants de la Géorgie, l’aspiration de notre pays envers l’Europe en sera d’autant plus profonde » a mentionné le patriarche.

Le primat de l’Église orthodoxe de Géorgie a exprimé son mécontentement au sujet du fait que les actes et les opinions des minorités sexuelles sont déclarées « aspiration démocratique », tandis que la position de l’Église est exposée à une critique acerbe, et que l’on déverse sur elle « un flot d’immondices ». Le patriarche géorgien s’est également prononcé pour l’interdiction des avortements et de la maternité « de substitution ».

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski