27/03/2017
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Le catholicos-patriarche Élie II a échappé à une tentative d’empoisonnement

Le catholicos-patriarche Élie II a échappé à une tentative d’empoisonnement

Le Parquet géorgien a confirmé officiellement l’information selon laquelle il y a eu tentative d’assassiner le chef de l’Église orthodoxe de Géorgie, le catholicos-patriarche Élie II. Comme cela s’est avéré, le père Georges Mamaladzé, directeur de la gestion des biens du Patriarcat, projetait d’empoisonner le patriarche avec du cyanure. Dans ce but, il avait pris sur lui le poison pour se rendre à Berlin, où le primat se trouve actuellement en traitement médical. Le prêtre a été arrêté à l’aéroport de Tbilissi. Le procureur en chef de Géorgie, Irakli Shotadzé, a déclaré lors d’un briefing : « Georges Mamaladzé avait des relations systématiques avec le catholicos-patriarche et son entourage. Il est établi par l’enquête qu’il préparait le meurtre d’une personne et que c’est précisément dans ce but qu’il avait acquis à ce moment une substance toxique  chez un inconnu ». Il est communiqué que les investigations ont commencé après une déclaration au Parquet qui a été signifiée le 2 février 2017. Un homme, dont le nom est inconnu, avait révélé que le père Georges s’était adressé à lui dans le but de l’aider à acquérir du cyanure, proposant pour cela de le rétribuer. Quoi qu’il en soit, Mamaladzé a réussi à se procurer la substance toxique. Le poison a été découvert sur lui alors qu’il était fouillé sur l’aéroport. En outre, des armes à feu de fabrication artisanale et des munitions ont été trouvées au domicile du suspect. La chaîne TV « Rustavi-2 », affiliée à l’ex-président géorgien Saakachvili, a annoncé l’attentat manqué contre le patriarche (en se référant à des sources anonymes) quelques heures avant que cette information soit confirmée par la police. L’impression générale qui se dégage de cette affaire est que nombre de personnes se doutaient en Géorgie de la possibilité d’un attentat contre le patriarche Élie II. Le 8 février, par exemple, le politologue Artchil Gamzdaria écrivait sur Facebook que le patriarche de Géorgie Élie II était sérieusement menacé. L’auteur n’a pas révélé ses sources, mais a déclaré que, si l’intervention chirurgicale que devait subir le primat avait été effectuée à Tbilissi (comme cela était initialement prévu), cela aurait été pour celui-ci son arrêt de mort. Or, il a été finalement décidé de procéder à l’opération en Allemagne, mais cela ne garantissait pas pour autant la sécurité du patriarche. « Je pense qu’il y avait des frictions sérieuses dans cette affaire. Il est possible que les auteurs n’aient pu réaliser leur plan », a écrit Gamzardia. Selon le plan des conspirateurs, le patriarche ne devait pas revenir vivant de Berlin, considère-t-il.

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Jovan Nikoloski