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Début du carême de la Nativité

Saints Gourias et Samonas, prêtres, martyrs à Edesse (306) ; saint Habib, diacre, martyr à Edesse (322) ; saints Elpide, Marcel et Eustoche, martyrs à Carthage (IVème s.) ; saint Dimitri de Thrace, martyr (307) ; saint Malo, évêque d’Aleth (460) ; Saints Aurèle, Suacre, Scutaire, Armentaire et Bénigne, évêques du diocèse du Puy-en-Velay (IVème-Vème s.), saint Didier, évêque de Cahors (655) ; saint Pavin, abbé près du Mans (vers 700) ; saint Païssy (Velitchkovsky) de Moldavie (1794) ; saints néo-martyrs de Russie : Nicolas (Chtcherbakov) et Pierre (Konardov), prêtre, Grégoire (Dolinine) et Nicétas (Almazov), diacres (1937) ; icône de la Mère de Dieu de Koupiatitsa (1180).

SAINT PAÏSSY VELITCHKOVSKY

Saint Païssy Velitchkovsky
Saint Païssy (Velitchkovsky) de Moldavie (1794)

Notre saint Père Païssy naquit en 1722 au sein de la famille nombreuse d’un prêtre de la ville de Poltava, en Ukraine. Doux, réservé, doué d’une grande capacité de recueillement et d’une vive intelligence, il apprit très vite à lire et se plongea avec passion dans la lecture de l’Écriture sainte, des Vies des saints moines et des écrits des Pères de l’Église, particulièrement ceux qui traitaient de l’ascèse. Envoyé à l’Académie Ecclésiastique de Kiev pour y poursuivre ses études, il fut rapidement déçu par son enseignement desséchant, influencé par la scolastique latine. Au bout de quatre ans, il abandonna ses études et se mit en quête d’un père spirituel et d’un monastère où il pourrait vivre dans le dépouillement, imitant la pauvreté du Christ. Il séjourna dans divers monastères, devint rasophore sous le nom de Platon ; puis, ayant entendu vanter le mode de vie que l’on menait dans les skites de Moldo-Valachie (la Roumanie actuelle), il s’y rendit en hâte avec quelques compagnons. Platon vécut là quelques années dans les conditions idéales pour la vie monastique, auprès de pères spirituels avisés qui suivaient fidèlement l’enseignement des saints Pères. Il manifesta alors son ardeur pour acquérir les qualités d’un disciple exemplaire : obéissance absolue, humilité, amour des frères, constance et joie dans les épreuves, zèle pour la méditation et la prière. Comme ses supérieurs, à la vue de ses progrès, voulaient le faire ordonner prêtre avant l’âge requis de trente ans, craignant d’enfreindre en quoi que ce fût les saints Canons, il quitta son monastère et la Roumanie pour se diriger vers le terme de ses aspirations : le Mont Athos. Toutefois, en raison de l’occupation turque, la situation n’y était guère brillante, et n’ayant pu trouver, malgré ses recherches, le père spirituel auquel son âme aspirait, Platon s’installa seul, près du monastère de Pantocrator, n’ayant pour guides que l’Écriture sainte, les écrits des saints Pères et le témoignage de sa conscience. Réduit à la plus extrême pauvreté, il ne mangeait qu’un jour sur deux, luttant chaque jour contre les tentations de découragement, et persévérant dans la prière et la méditation des écrits patristiques. Au bout de quatre années de luttes, le vénérable Basile de Poïana Marului, qu’il avait connu en Roumanie, vint en visite à l’Athos (1756). Il le tonsura moine sous le nom de Païssy et lui conseilla de prendre avec lui quelques compagnons, afin d’échapper aux dangers d’une vie érémitique prématurée. Peu de temps après, un jeune moine roumain, Bessarion, qui comme lui n’avait pu trouver de père spirituel, se présenta et lui demanda de le recevoir comme disciple. Païssy, se jugeant indigne d’enseigner, accepta de le prendre avec lui, non comme disciple mais comme frère et compagnon d’ascèse. Bientôt, d’autres frères, roumains et slaves, les rejoignirent. En 1758, Païssy, qui refusait toujours de se considérer comme leur maître, céda finalement aux instances de ses compagnons et accepta d’être ordonné prêtre et de devenir leur confesseur. Malgré les difficultés matérielles, la communauté s’accroissait sans cesse. Ils changèrent de demeure pour s’établir dans la skite du prophète Élie et, au bout de quelques années, l’endroit étant devenu trop exigu, ils s’installèrent au monastère de Simonos Pétra, qui se trouvait alors fermé pour dettes. Bientôt harcelés par les créanciers, ils décidèrent finalement de quitter l’Athos, pour retourner en Roumanie (1763). Païssy et ses septante disciples furent accueillis avec joie par le métropolite et le despote de Moldavie, qui mirent à leur disposition le monastère de Dragomirna. L’Ancien y organisa la vie communautaire selon les usages athonites et en se conformant scrupuleusement aux prescriptions des saints Pères. C’est dans la communauté du bienheureux Païssy qu’on adopta, pour la première fois, les méthodes de la prière intérieure aux conditions de la vie cénobitique. Jusqu’alors, en effet, cette forme de prière contemplative était réservée aux ermites et aux hésychastes. Dans l’église, les offices étaient parfaitement réglés : un chœur chantait en slavon et l’autre répondait en roumain. Chaque soir les moines se confessaient à leur Ancien, de manière à ne pas laisser le soleil se coucher sur la colère (Éph IV, 26) ou la dissension. Si toutefois un frère gardait rancune à un autre frère, il lui était interdit de pénétrer dans l’église et même de réciter le Notre Père. Comme, depuis Kiev, il souffrait de l’insuffisance des anciennes traductions slaves, lesquelles rendaient souvent le texte incompréhensible, et qu’il s’était vainement fatigué à les comparer lors de son séjour à l’Athos, il apprit le grec ancien et entreprit avec patience la collation de toute une série de copies des écrits patristiques dans leur langue originale. À Dragomirna, il travailla sans relâche à la correction de ces textes, avec un admirable respect et une méthode d’une parfaite rigueur critique, et s’attacha à traduire du grec des œuvres de nombreux Pères, tels que saints Antoine, Hésychios, Macaire, Diadoque, Philothée du Sinaï, Théodore Studite, Syméon le Nouveau Théologien, Grégoire le Sinaïte, et surtout Isaac le Syrien. Aidé par un groupe croissant de collaborateurs, il les corrigeait sans cesse et les éprouvait en les lisant et les commentant à la communauté réunie : un soir en slavon et le lendemain en roumain. À l’issue de la guerre russo-turque (1774), la partie de la Moldavie du Nord (Bucovine), où se trouvait le monastère, ayant été cédée à l’Autriche, la communauté, craignant les pressions de la part des autorités catholiques, décida de quitter Dragomirna pour s’installer au monastère de Sékou. Ce monastère se trouvant bientôt surchargé, Païssy dut accepter, à contrecœur, de diviser sa famille spirituelle, et il alla s’installer avec le plus grand nombre de ses disciples au monastère proche de Néamts (1779), le centre de la vie spirituelle de Moldavie depuis le XIVe siècle. Sa communauté monastique atteignit bientôt le nombre de mille moines : sept cents à Néamts et trois cents à Sékou. Outre les activités liturgiques et spirituelles, de nombreuses activités de bienfaisance avaient été organisées à Néamts. Saint Païssy s’endormit en paix, le 15 novembre 1794, un an après la publication de la première traduction slave de la Philocalie, publiée en grec onze ans auparavant par saint Macaire de Corinthe et saint Nicodème l’Hagiorite. Ces traductions et le rayonnement de la sainteté du bienheureux starets, diffusés par ses disciples en Russie, furent à l’origine d’un vaste mouvement de restauration de la vie spirituelle et du monachisme traditionnel, notamment au célèbre monastère d’Optino avec ses startsy.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints martyrs, ton 5

Tu nous as donné les miracles de Tes martyrs comme une enceinte imprenable, Christ Dieu. Par leurs prières, dissipe les desseins des infidèles, affermis la Sainte Église, Toi qui seul es bon et Ami des hommes.

Tropaire de saint Païssy Velitchkovsky, ton 4

Ô saint et très-vénérable Père Païssy, gloire de Poltava et protecteur de la vraie foi, toi qui aimas le Christ dès ta jeunesse, tel un autre Abraham tu délaissas ta patrie, et t’adonnas au combat spirituel sur la montagne de l’Athos ; puis ayant assemblé une multitude de disciples, tu vins alors t’établir sur la terre bénie de Moldavie, où tu fondas le paradis terrestre de la laure de Néamts ; aussi avec les anges, empresse-toi de prier Dieu pour le salut de nos âmes.

Kondakion des saints martyrs, ton 2

Des hauteurs ayant reçu la grâce, ô sages, vous protégez ceux qu’éprouvent les épreuves, vous qui êtes dignes de toute louange;  c’est pourquoi vous avez épargné  à la jeune fille une mort amère; car vous êtes, illustres Martyrs, en vérité, la gloire d’Edesse et la joie du monde.

Kondakion de saint Païssy Veltichkovsky, ton 8

Au vénérable Païssy de Néamts, vase d’élection du Saint-Esprit, père de la Philocalie roumaine, et maître de nombreux disciples qu’il abreuva tous de la parole du saint Évangile, et revivificateur d’une multitude de monastères, chantons en ce jour avec les armées célestes la louange qui lui est due : Réjouis-toi, saint et très-vénérable Père Païssy, gloire de la Moldavie et diadème des vénérables moines !

ÉPITRE DU JOUR

Gal. I, 3-10

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. Non pas qu’il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc IX, 37-43

Le lendemain, lorsqu’ils furent descendus de la montagne, une grande foule vint au-devant de Jésus. Et voici, du milieu de la foule un homme s’écria : Maître, je t’en prie, porte les regards sur mon fils, car c’est mon fils unique. Un esprit le saisit, et aussitôt il pousse des cris ; et l’esprit l’agite avec violence, le fait écumer, et a de la peine à se retirer de lui, après l’avoir tout brisé. J’ai prié tes disciples de le chasser, et ils n’ont pas pu. Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu’à quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je ? Amène ici ton fils. Comme il approchait, le démon le jeta par terre, et l’agita avec violence. Mais Jésus menaça l’esprit impur, guérit l’enfant, et le rendit à son père. Et tous furent frappés de la grandeur de Dieu.

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