1er mai (ancien calendrier) / 14 mai (nouveau)

Commémoration des défunts

Saint Jérémie, prophète (VIIIème s. av. J.-C.) ; saint Andéol, sous-diacre, martyr dans le Vivarais (208) ; saint Ache, diacre, et saint Acheul, sous-diacre, martyrs à Amiens (vers 303) ; sainte Isidora, vierge, ermite en Égypte (vers 370) ; saint Batos, moine perse, martyr (IVème s.) ; saint Amateur, évêque d’Auxerre (418) ; sainte Gertrude, vierge, martyre en Lorraine (vers 480) ; saint Orence, évêque d’Auch (Vème s.) ; saint Brieuc, évêque en Bretagne (vers 502) ; saint Sigismond, roi martyr (524) ; saint Marcoul, abbé à Nanteuil (vers 558) ; sainte Berthe, abbesse fondatrice d’Avenay, martyre (vers 690) ;  sainte Thamar (ou Tamara), reine de Géorgie (1213) ; saint Paphnuce de Borovsk (1478) ; saint Macaire, métropolite de Kiev, martyr (1497) ;saint Gérasime de Boldino (1554) ; saints néomartyrs athonites Euthyme (1814), Ignace (1814) et Acace (1815)  sainte martyre Nina (Kouznetsov) (1938).

SAINT PROPHÈTE JÉRÉMIE

1er mai (ancien calendrier) / 14 mai (nouveau)

Sanctifié et élu par Dieu avant même sa naissance (Jr 1, 5), le saint prophète Jérémie vit le jour au sein d’une famille sacerdotale d’Anatot, dans le pays de Benjamin, vers 650 avant J.-C. Dès son jeune âge, il fut appelé par Dieu au ministère prophétique. Comme il hésitait et alléguait sa jeunesse et son inexpérience, le Seigneur lui toucha la bouche et lui dit : « Voici que j’ai placé mes paroles en ta bouche » (1, 10). Il l’établit comme guetteur, afin d’annoncer au peuple de Juda, endurci dans l’idolâtrie, la menace imminente de l’invasion assyrienne venue du Nord. Comme la bouche de Dieu, avec une fermeté et une audace qui ne se démentiront pas tout au long de son ministère, Jérémie reprocha au roi, aux princes, aux prêtres et aux faux prophètes leur apostasie et leurs recours aux idoles des nations étrangères. Il compare le peuple de Dieu à une épouse infidèle qui a oublié l’amour du temps de ses fiançailles, lorsqu’elle marchait au désert derrière le Seigneur (2, 1 sv.). Puisqu’elle refuse de se repentir, elle sera répudiée et livrée, telle une prostituée, aux Assyriens qui la couvriront de honte. Rempli pourtant de compassion à l’égard de son peuple, le prophète ressent à l’avance, en sa propre personne, les douleurs à venir, et il s’écrie : « Mes entrailles, mes entrailles ! Que je souffre… Mon cœur s’agite en moi, je ne peux me taire ! » (4, 19). En effet, Jérémie n’est pas seulement le messager chargé d’annoncer les décrets divins, mais, préfigurant la mission de notre Seigneur, il assume en lui-même le sort de son peuple et souffre pour son salut. Sans se lasser, pendant des années, il transmettra les oracles divins, soit par des paroles empreintes d’un lyrisme majestueux, soit par des actions symboliques commandées par Dieu, soit encore par sa propre vie et ses souffrances, annonciatrices de la Passion rédemptrice de Jésus-Christ.

Une fois, Dieu lui montra en vision une marmite bouillante, l’ouverture tournée vers le Nord, en lui disant que c’est du nord qu’allait déborder le malheur. Une autre fois, Il l’envoya chez un potier qui travaillait au tour et qui, lorsqu’il manquait un vase, le défaisait et remodelait un autre avec l’argile. « Comme l’argile dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main, maison d’Israël », dit le Seigneur (18, 16). Un prophète doit être un signe, c’est pourquoi Dieu lui interdit de prendre femme et d’avoir une progéniture dans ce pays voué à l’épée et à la famine. Il lui défendit également d’entrer dans une maison où l’on festoie, car Il allait faire taire les chants d’allégresse et les consolations (16). Il allait retirer sa grâce et rejeter son peuple dans un pays lointain. Toute la vie du prophète sera donc vouée à dénoncer les vains espoirs forgés par le peuple sous l’influence des faux prophètes et à annoncer la catastrophe, mais il prêchera aussi que, de loin, s’annonce la réconciliation messianique de Dieu avec son peuple renouvelé.

Dès les premières années de sa mission, Jérémie se heurta au mépris et aux moqueries de ces concitoyens, c’est pourquoi il compare le peuple obstiné à une vigne vendangée et désormais inutile. Alors Dieu lui apparut et l’exhorta à tenter encore une fois de trouver ne serait-ce qu’une grappe sur un sarment, c’est-à-dire une âme disposée à la conversion (6). Mais cette tentative se heurta de nouveau à un échec. Le prophète est semblable à un forgeron qui aurait éprouvé le métal par le feu de la parole divine, et qui doit finalement constater que la rouille ne s’en détache pas et qu’il faut le mettre au rebut (6, 27).

En 612, la chute de Ninive et la décomposition de l’empire assyrien semblèrent annoncer la libération des peuples soumis à sa domination. Trois ans plus tard, les armées du pharaon Nékao (609-595) tentèrent de traverser la Palestine pour aller combattre les Mèdes et les Perses. Craignant des conséquences néfastes pour son royaume, le roi Josias (640-609) s’efforça de leur barrer le passage, mais il mourut dans la bataille de Mégiddo, laissant le royaume de Juda soumis à l’Égypte. Peu de temps après sa victoire, le pharaon fut lamentablement vaincu par Nabuchodonosor, à Karkémish sur l’Euphrate (605), et la Palestine tomba cette fois sous le joug babylonien. Cette nouvelle situation semblait ruiner les espoirs de restauration religieuse et morale, suscités par la réforme entreprise par le roi Josias après la découverte du Livre de la Loi (cf. 4 Rois 22-23 LXX). Dès la mort du souverain, le peuple retomba dans l’injustice et la perversion des mœurs, il retourna aux cultes païens de Baal et Moloch, en leur ajoutant, de surcroît, d’autres divinités et cultes babyloniens. On ne se contentait plus que d’une observance extérieure de la Loi, mêlée de superstitions et d’une quantité de pratiques magiques. Devant cette situation critique, Jérémie, après douze ans de silence, reprit la parole en public, sur le parvis du Temple, le jour de la fête de l’intronisation du roi, pour s’élever contre la confiance insensée que le peuple avait pour le Temple devenu caverne de brigands, et il annonça sa prochaine destruction par la colère de Dieu si les juifs refusaient de se repentir (7, 11-14). Dans un commun élan de rage, les prêtres, les faux prophètes et le peuple s’emparèrent du prophète et le conduisirent devant le roi, afin qu’il soit puni de mort pour avoir blasphémé contre le Temple (33, 7). Il fut relâché, mais il allait désormais être poursuivi par la haine tenace des prêtres et des faux prophètes.

Ne trouvant autour de lui que mensonges et duperies, découragé, Jérémie souhaitait se retirer dans une cabane au désert, loin de ce peuple adultère qui allait de crime en crime et refusait de se convertir (9, 1). Mais, confirmé par la parole de Dieu, qui était pour lui son ravissement et l’allégresse de son cœur (15, 16), il n’abandonna pas sa mission, et annonça envers et contre tous, la destruction prochaine du royaume de Juda et la déportation de ses habitants. Cette prédication suscita une telle opposition que dans sa patrie même, Anatot, les prêtres et certains membres de sa famille tentèrent d’empoisonner le prophète qui s’était offert à eux tel un agneau confiant qu’on mène à l’abattoir (11, 19). Resté seul, maudit par ses compatriotes et privé de toute consolation, Jérémie éleva alors un cri de détresse vers Dieu, et le Seigneur lui répondit : « Ils lutteront contre toi, mais ne pourront rien contre toi, car Je suis avec toi pour te sauver et te délivrer… » (15, 19). Sur l’ordre de Dieu, il alla, en présence des prêtres et des anciens du peuple, briser une cruche à la porte des Tessons, annonçant que le siège de la ville était imminent et que la vallée qui s’étendait en contrebas serait appelée Vallée du Carnage. Comme il répétait le même message, un jour de fête, sur le parvis du Temple, le prêtre Pashehur, chef de la police du Temple, frappa l’homme de Dieu, puis il le fit mettre au carcan. Délivré au matin, Jérémie reprit de plus belle sa prédication (19-20). On lui interdit dès lors l’accès au Temple, et des espions furent envoyés partout où il prêchait, afin de surprendre ses paroles.

La victoire des Chaldéens sur l’Égypte, à Karkémish, fut pour le prophète l’occasion de souligner l’imminence du danger et de renouveler ses appels au repentir. Il dicta alors à son secrétaire Baruch [28 sept.] l’oracle du Seigneur et l’envoya lire ce rouleau manuscrit dans le Temple devant le peuple rassemblé (36). Le roi informé se fit lire le rouleau et, au fur et à mesure de la lecture, il le déchirait et le jetait au feu, puis il ordonna d’arrêter Jérémie et Baruch. Mais ceux-ci réussirent à se cacher et échappèrent ainsi aux recherches.

Après quelques années de soumission à Nabuchodonosor le roi Joaquim se révolta (599), entraînant une expédition punitive des Babyloniens qui ravagèrent les campagnes de Juda. L’année suivante, Nabuchodonosor vint lui-même faire le siège de Jérusalem. Au bout de trois mois, la ville tomba aux mains des Chaldéens et le nouveau roi, le jeune Jéchonias (Joakîn), fut exilé à Babylone avec sa mère, les notables et dix mille gens du peuple. Malgré cette catastrophe, le peuple resté à Jérusalem ne se corrigea pas de ses mœurs dépravées, et les faux prophètes continuèrent à entretenir l’espoir d’un retour rapide des exilés et d’une révolte triomphante. Alors que des envoyés des peuples voisins s’étaient rendus à Jérusalem pour négocier avec le nouveau roi de Juda, Sédécias, une coalition contre les Chaldéens, Jérémie se présenta en public, chargé d’un joug et lié de cordes, disant au Nom de Dieu : « Toute nation qui ne se soumettra pas au joug du roi de Babylone, c’est par l’épée, la famine et la peste que je la visiterai… » (27, 8). Quelque temps plus tard, le faux prophète Hananya vint au Temple, il enleva le joug de dessus la nuque de Jérémie et le brisa, disant qu’après deux années, les exilés reviendront et Dieu brisera le joug du roi de Babylone (28, 1-3). Mais, sous l’inspiration de Dieu, Jérémie dénonça le mensonge d’Hananya, prédit sa mort prochaine et annonça que le joug de bois qu’il venait de briser serait remplacé par un joug de fer (28, 12). Convaincu par le vrai prophète de Dieu, Sédécias refusa d’entrer dans la coalition et envoya des émissaires à Babylone pour témoigner de sa loyauté. Ceux-ci étaient porteurs d’une lettre de Jérémie aux déportés, leur annonçant qu’à l’issue de leur exil, qui devait durer soixante-dix ans, Dieu allait se réconcilier avec eux et se laisserait trouver par ceux qui le chercheront de tout leur cœur (29, 13), et que les déportés du royaume d’Israël et du royaume de Juda reviendront vers la Terre Promise avec des cris de joie. Dieu rassemblera alors de nouveau ses brebis dispersées et conclura avec son peuple une Nouvelle Alliance, une alliance spirituelle et éternelle. Je mettrai ma loi au fond de leur être et je l’inscrirai sur leur cœur. Alors Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple (31, 33).

À l’issue de cette période de calme, une nouvelle vague d’insurrection commença à agiter le royaume de Juda et les peuples voisins sous l’égide de l’Égypte (588). Confiant dans les promesses des Égyptiens et dans les fortifications de sa capitale, Sédécias refusa d’écouter les conseils de prudence et de soumission de Jérémie. Les événements vinrent toutefois rapidement confirmer les craintes du prophète. Les Babyloniens arrivèrent en vue de Jérusalem, ravageant tout sur leur passage. Malgré l’aide des Égyptiens, qui permit une interruption provisoire du siège, les armées babyloniennes revinrent bientôt à l’attaque, pour un siège qui allait entraîner la ruine de Jérusalem. Pendant la trêve, alors que Jérémie sortait de la ville, afin d’aller toucher une part d’héritage au pays de Benjamin, il fut arrêté et accusé de vouloir passer à l’ennemi. Frappé par les soldats et sans pouvoir se justifier, il fut jeté dans un souterrain voûté et humide, et soumis aux mauvais traitements. Le roi le fit alors convoquer en secret pour le questionner sur l’issue du siège. Au nom de Dieu, le prophète lui dit qu’il allait être livré entre les mains du roi de Babylone. Jérémie fut alors enfermé dans la cour de garde du palais, au moment où les Chaldéens reprenaient le siège. Alors que la ville était livrée à la famine et à l’épidémie, les princes annoncèrent au roi que le prophète captif continuait de décourager le peuple en annonçant que seuls ceux qui se rendraient aux Chaldéens auraient la vie sauve. Avec l’accord de Sédécias, ils se saisirent de lui et le descendirent dans une citerne fangeuse, en le vouant à une mort certaine . Mais un Éthiopien servant à la cour, Ébed-Mélek, prit compassion de son sort et obtint du roi qu’il en soit tiré. Jérémie resta dans la cour de garde jusqu’à la prise de la ville (38).

En juillet 586, une brèche fut ouverte dans la muraille et, à la fin du mois suivant, Jérusalem la fière tomba en proie à la fureur des Chaldéens. Sédécias essaya de s’enfuir, mais il fut rattrapé par l’ennemi et conduit devant Nabuchodonosor qui fit massacrer ses fils sous ses yeux avant de l’aveugler et de l’envoyer en exil à Babylone. La ville et le Temple furent incendiés, la muraille abattue, les trésors pillés et la plus grande partie du peuple envoyée en déportation, accomplissant ainsi les prophéties de Jérémie (39).

Le vieux prophète fut délivré de ses liens par les Babyloniens et emmené avec les captifs. C’est en laissant derrière lui la ville en flammes qu’il aurait prononcé, dit-on, ses sublimes Lamentations. Parvenu à Rama, il fut relâché et laissé libre d’aller où il voulait. Refusant d’aller à Babylone, il préféra se rendre à Miçpa, auprès de Godolias, auquel avait été remis le gouvernement du petit peuple qui n’avait pas été déporté.

Mais, après deux mois seulement, Godolias fut assassiné (41, 3). Le peuple, craignant les représailles des Chaldéens, chercha alors à fuir en Égypte, malgré les avertissements de Jérémie qui recommandait de ne pas craindre le roi de Babylone et de se confier en la protection de Dieu. De nouveau, ni les officiers ni le peuple ne voulurent se soumettre à la parole de Dieu, et ils partirent pour l’Égypte. Suivant malgré lui les fuyards qui étaient parvenus à Tahpanhès, à l’est du Delta du Nil, Jérémie leur annonça la prochaine incursion de Nabuchodonosor en Égypte, où il allait servir une nouvelle fois d’instrument à la colère divine contre l’idolâtrie et l’endurcissement du cœur de son peuple. En 568, Nabuchodonosor entra effectivement en Égypte, brisant tous les monuments du culte égyptien et répandant la mort et la ruine sur son passage. Seuls quelques rares rescapés Juifs purent retourner en Palestine.

Selon une tradition apocryphe, le prophète Jérémie fut alors lapidé par ses compatriotes à Taphès, en Égypte, scellant par sa mort l’annonce prophétique de Celui qui devait s’offrir à la mort pour le Salut de tous les hommes.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche de Thomas, ton 7

Le sépulcre étant scellé, Toi qui es la Vie, ô Christ Dieu, Tu t’es levé du tombeau, et les portes étant fermées, Toi, la Résurrection de tous, Tu t’es présenté devant Tes disciples, par eux renouvelant en nous un esprit droit, dans Ta grande miséricorde.

Tropaire du saint prophète Jérémie, ton 2

Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Jérémie, * par ses prières, * nous t’en supplions, sauve nos âmes.

Kоndakion du saint prophète Jérémie, ton 3

Le cœur purifié par l’Esprit * et resplendissant de clarté, * illustre Jérémie, grand prophète et martyr, * tu as reçu d’en haut le don de prophétie * et tu proclamas à haute voix chez les païens: * Voici notre Dieu, nul ne saurait l’égaler, * lui qui se manifeste sur terre en assumant notre chair.

Kondakion du dimanche de Thomas, ton 8

Voulant s’assurer de Ta Résurrection, Thomas scruta de sa droite curieuse Ton côté vivifiant, ô Christ Dieu ; aussi, lorsque Tu entras, les portes étant fermées, il Te clama avec les autres apôtres : Tu es mon Seigneur et mon Dieu.

ÉPITRE DU JOUR

Ac IV, 1-10

Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir. Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, s’assemblèrent à Jérusalem, avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous.

I Cor. XV, 39-57 (défunts)

Toute chair n’est pas la même chair; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons.  Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres; mais autre est l’éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux; il est semé infirme, il ressuscite plein de force;  il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. C’est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite. Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre; le second homme est du ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste. Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon ? Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ!

ÉVANGILE DU JOUR

Jn III, 16-21

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Jn V, 24-30 (défunts)

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l’auront entendue vivront. Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme. Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

À propos de l'auteur

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Jivko Panev

Jivko Panev, cofondateur et journaliste sur Orthodoxie.com. Producteur de l'émission 'Orthodoxie' sur France 2 et journaliste.
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