2 décembre (ancien calendrier) / 15 décembre (nouveau)

Carême de la Nativité

Saint Habaccuc, prophète (VIIème s. av. J.- C) ; saint Athanase le Reclus (vers 1176) et un autre Athanase (XIIIème s.) des Grottes de Kiev ; sainte Mérope, martyre (vers 251) ; saints Jean, Héraclémon, André et Théophile, moines en Égypte (IVème s.) ; saint Avit, évêque de Rouen (325); saint Jessé, évêque de Tsilkani en Géorgie (VIème s.) ; saint Étienne Ouroch, roi de Serbie (1367) et sa mère Hélène (1376); saint Joannice de Devitch (1430) ; saints néomartyrs de Russie : Matthieu (Alexandrov), prêtre (1921) ; Démètre (Blagovechtchensky), prêtre et Vera (Grafov), confesseur (1932) ; Alexis, archevêque de Veliki-Oustioug, Constantin (Nekrassov), Nicolas (Zabolotsky), Serge (Kourdiavtsev), Vladimir (Proferansov), Jean (Derjavine), Théodore (Alexinsky), Nicolas (Vinogradsky), Jean (Dneprovsky), Nicolas (Safonov), Paul (Poniatsky), Serge (Felitsyne) prêtres, Danacte (Kalachnikov), Côme (Magda), moines, Marguerite (Zakatchourine), Matrone (Konioukhov) (1937) ; Marie (Tseïpline), moniale (1938) ; Boris (Ouspensky), martyr (1942).

LE SAINT PROPHÈTE HABACUC

Saint Habaccuc, prophète (VIIème s. av. J.- C)

Habacuc était originaire de la tribu de Syméon. Fils de Saphat, il vécut vers 600 avant notre Seigneur et prédit, sous l’inspiration du Saint-Esprit, la prise de Jérusalem par les Chaldéens et la déportation à Babylone (587), en se lamentant amèrement sur le sort du peuple rebelle. Lorsque Nabuchodonosor vint faire le siège de Jérusalem, le prophète s’enfuit vers l’Ostracène et vécut comme un étranger dans la terre d’Ismaël (Arabie). Il ne retourna en Palestine qu’après le départ des Chaldéens qui emmenèrent captifs vers Babylone une grande partie des habitants de Jérusalem et de l’Égypte.  Un jour, alors qu’on faisait la moisson sur ses terres, il dit à ses serviteurs d’attendre un moment avant de distribuer la nourriture aux moissonneurs, pour qu’il ait le temps de faire une commission au loin. À peine avait-il donné cet ordre qu’il fut enlevé par un ange et transporté à Babylone pour donner à manger au prophète Daniel enfermé dans la fosse aux lions (Dn 14, 33). De retour en Judée par la même force miraculeuse, il se présenta quelques instants plus tard à ses moissonneurs et leur servit le même repas.  Portant un nom qui promettait la délivrance finale du peuple et annonçait la future résurrection (Habacuc : « père de la résurrection »), le saint prophète Habacuc se tenait vigilant, à l’écoute de la parole de Dieu, au sommet du poste de garde de son cœur (Hab 2, 1). C’est de là qu’il entonna son hymne admirable, devenu la quatrième Ode du canon des Matines. Contemplant les signes prophétiques de la manifestation de la puissance de Dieu par l’Incarnation, il s’écria : « Seigneur, j’ai entendu le récit de ton ouvrage, et j’ai été saisi de crainte ; Seigneur, j’ai considéré tes œuvres et j’ai été frappé de stupeur » (Hab 3, 2). Il prédit la naissance du Verbe en désignant mystérieusement la virginité de la Mère de Dieu : « Dieu viendra de Théman et le Saint de la montagne ombragée par la forêt » (3, 3). Décrivant la descente du Christ dans la chair comme une redoutable intervention cosmique de Dieu qui, dans sa colère contre ses ennemis, fait arrêter le soleil et la lune, et effraie la terre entière et les abîmes, Habacuc contemple le Seigneur monté sur les apôtres, comme sur des chevaux et des chars de combat, pour traverser la mer, vaincre la mort et sauver son peuple. C’est pourquoi, saisi de crainte, il se réjouit pourtant dans le Seigneur, son Sauveur, qui affermira ses pas sur le roc de l’Évangile quand viendra la fin des temps, et le fera monter avec le Christ ressuscité sur les hauteurs de la contemplation, afin de chanter en vainqueur son cantique de gloire dans le Royaume éternel. Le tombeau du prophète Habacuc fut retrouvé sous le règne de Théodose, à la suite d’une révélation, dans le village de Kela (Keila), à quelque distance à l’est d’Éleuthéropolis. On édifia sur les lieux un sanctuaire flanqué d’un monastère, où vécut saint Épiphane.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

Tropaire du saint prophète, ton 2

Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Habacuc, * par ses prières, * nous t’en supplions, sauve nos âmes.

Tropaire de saint Ouroch, ton 3

Tu as fleuri comme jeune homme en ta patrie, toi dont les vertus constituaient l’ornement, bienheureux Ouroch, et dus subir une injuste mort avant le temps, en doux fruit poussé sur la racine des rois, non encore assez mûr pour être cueilli; et, pleuré de tous les tiens, tu es parti habiter les parvis du Seigneur, où désormais tu intercèdes pour nous qui rendons hommage à ta mémoire sacrée.

Tropaire de saint Joannice de Devitch, ton 1

Par le jeûne, les prières et illuminé par la grâce divine, tu illumines pieusement les confins de la terre ; ayant reçu de Dieu la grâce des miracles, tu guéris les maladies et tu expulses les esprits mauvais des hommes qui accourent à la châsse de tes reliques, ô notre vénérable père Joannice. Gloire à Celui qui t’a donné la grâce, gloire à Celui qui t’a renforcé, gloire à Celui qui par toi accorde à tous la guérison.

Kondakion du saint prophète, ton 8

Prophète inspiré, tu as proclamé à la face de l’univers que Dieu viendrait du midi, c’est-à-dire de la Vierge Marie, * et du milieu de la nuit où tu veillais devant lui, * tu as annoncé au monde la résurrection du Christ comme tu l’avais appris d’un Ange resplendissant. * C’est pourquoi dans l’allégresse nous te chantons: * Réjouis-toi, brillant trésor de prophétie.

Kondakion de saint Ouroch, ton 6

Comme splendide fleur d’un noble rameau, bienheureux Ouroch, tu as poussé, mais par jalousie tu fus tué de la main de tes propres familiers; toi qu’illuminait l’Esprit divin et qui étais issu d’une famille de saints, pour la sainteté de ta vie et pour ton martyre tu fus couronné; et, puisque tu habites le céleste palais, prie pour nous qui célébrons ta mémoire de tout notre cœur.

Kondakion de saint Joannice de Devitch, ton 8

Dès ta jeunesse, tu aimas la vie angélique, ô sage en Dieu, tu laissas tous les biens éphémères. Sorti du monde, telle une étoile tu t’élevas vers le Soleil spirituel et juste, le Christ, Duquel tu reçus la grâce de la guérison, soignant les différentes maladies de ceux qui accourent à ta châsse sacrée. Aussi, célébrant avec amour ta vénérable mémoire, nous te crions : réjouis-toi père Joannice !

ÉPITRE DU JOUR

II Tim. II, 20-26

Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns sont des vases d’honneur, et les autres sont d’un usage vil. Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. Repousse les discussions folles et inutiles, sachant qu’elles font naître des querelles. Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc XX, 27-44

Quelques-uns des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, s’approchèrent, Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit: Si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme sans avoir d’enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants. Le second et le troisième épousèrent la veuve; il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d’enfants. Enfin, la femme mourut aussi. À la résurrection, duquel d’entre eux sera-t-elle donc la femme ? Car les sept l’ont eue pour femme. Jésus leur répondit : Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris ; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous sont vivants. Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent : Maître, tu as bien parlé. Et ils n’osaient plus lui faire aucune question. Jésus leur dit : Comment dit-on que le Christ est fils de David ? David lui-même dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. David donc l’appelle Seigneur ; comment est-il son fils ?

À propos de l'auteur

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Jivko Panev

Jivko Panev, cofondateur et journaliste sur Orthodoxie.com. Producteur de l'émission 'Orthodoxie' sur France 2 et journaliste.
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