21 janvier

Jour de jeûne

Saint Maxime le Confesseur (662) ; saints Eugène, Candide, Valérien et Aquilas, martyrs à Trébizonde en Asie Mineure (IIIème s.) saint Patrocle, martyr à Troyes (273) ; saint Néophyte, martyr à Nicée (vers 305) ; sainte Agnès, vierge, martyre à Rome (vers 304) ; saint Anastase, compagnon de saint Maxime le Confesseur, martyr (662) ; saint Aptat, évêque de Metz (vers 707-715) ; saint Maxime le Grec, (1556) ; saint Élie (Berezovsky), prêtre (1938).

SAINT MAXIME LE CONFESSEUR

21 janvier

Saint Maxime naquit en 580, au sein d’une illustre famille de Constantinople. Doué d’une intelligence exceptionnelle et de rares capacités pour les hautes spéculations philosophiques, il fit de brillantes études et entra dans la carrière politique. À son avènement au trône, en 610, l’empereur Héraclius, discernant sa valeur et appréciant ses vertus chrétiennes, mit Maxime à la tête de sa chancellerie (protasékretis). Honneurs, pouvoir et richesses ne pouvaient cependant éteindre en lui le désir, qu’il entretenait secrètement depuis sa jeunesse, de mener une vie conforme à la vraie philosophie. Au bout de seulement trois ans, il abandonna sa charge et les vaines distinctions du monde, et devint moine au monastère de la Mère de Dieu de Chrysopolis, près de Constantinople. Admirablement préparé au combat spirituel par la méditation de l’Écriture sainte et l’étude des Pères de l’Église, il progressa rapidement sur l’échelle des vertus, qui conduit à la bienheureuse impassibilité. Il maîtrisait avec science les élans de la convoitise par l’ascèse, l’irritation par la douceur et, libérant ainsi son âme de la tyrannie des passions, il nourrissait son intelligence par la prière, en s’élevant paisiblement vers les hauteurs de la contemplation. Dans le silence de sa cellule, penché sur l’abîme de son cœur, il considérait en lui-même le grand Mystère de notre Salut selon lequel, poussé par son amour infini des hommes, le Verbe de Dieu condescendit à s’unir à notre nature, séparée de Dieu et divisée contre elle-même par l’amour égoïste de soi, afin de la ramener à l’unité, de faire régner entre les hommes l’union harmonieuse de la charité fraternelle, et de leur ouvrir la voie de l’union avec Dieu, car Dieu est amour (1 Jn 4, 16).

Après avoir passé ainsi une dizaine d’années dans l’hésychia, il s’installa, avec son disciple Anastase, dans le petit monastère de Saint-Georges à Cyzique, où il commença à rédiger ses premières œuvres : des traites ascétiques sur la lutte contre les passions, la prière, l’impassibilité et la sainte charité. Mais, en 626, l’offensive conjuguée des Avars et des Perses sur Constantinople, qui allait être repoussée grâce à l’intervention miraculeuse de la Mère de Dieu , contraignit les moines à se disperser. Un nouveau mode de vie s’ouvrait pour saint Maxime : l’errance pour la cause de la vérité. Il lui fallait désormais porter témoignage de la charité divine, par sa conduite et ses écrits, dans un monde byzantin au bord de la catastrophe à la suite des invasions perses. Il séjourna quelque temps en Crète, où il commença le combat pour la foi orthodoxe en affrontant des théologiens monophysites, passa ensuite à Chypre et parvint finalement à Carthage, en 632, où il fit connaissance et se rangea sous la direction spirituelle de saint Sophrone [11 mars], grand connaisseur de la tradition monastique et théologien renommé pour son orthodoxie, qui séjournait au monastère d’Eukrata avec d’autres moines réfugiés de Palestine après la prise de Jérusalem par les Perses.

Pendant cette période (626-634), avant de s’engager dans la lutte pour la foi, saint Maxime put approfondir, comme nul autre avant lui, la doctrine de la divinisation, en exposant les fondements philosophiques et théologiques de la spiritualité orthodoxe. En de profonds et difficiles traités sur les passages obscurs de l’Écriture sainte, sur les difficultés de saint Denys l’Aréopagite et saint Grégoire le Théologien, et sur la Divine Liturgie, il dresse une grandiose synthèse théologique selon laquelle l’homme, placé par Dieu dans le monde pour être le prêtre d’une liturgie cosmique, est appelé à rassembler les raisons (logoi) de tous les êtres pour les offrir au Verbe divin, leur Principe, en un dialogue de libre amour ; de sorte qu’en accomplissant le dessein pour lequel il a été créé, son union à Dieu, il amène aussi l’univers entier à sa perfection dans le Christ, le Dieu-homme .

Depuis son accession au trône, Héraclius s’était efforcé de réorganiser l’Empire ébranlé et de préparer la contre-offensive contre les Perses par une série de réformes administratives et militaires, et surtout de rétablir l’unité des chrétiens, pour éviter que les monophysites ne se tournent vers les Perses ou vers les Arabes. Le patriarche de Constantinople, Serge, chargé par l’empereur de trouver à cette fin une formule dogmatique de compromis, susceptible de satisfaire les monophysites sans renier le Concile de Chalcédoine, proposa la doctrine du monoénergisme, selon laquelle la nature humaine du Christ serait restée passive et neutre, son énergie propre ayant été absorbée par l’énergie du Verbe de Dieu. En fait, il ne s’agissait que d’un monophysisme à peine déguisé, où l’on remplaçait le terme « nature » par celui d’« énergie ». En 630, l’empereur nomma Cyrus de Fasis patriarche d’Alexandrie, avec la mission de réaliser l’union avec les monophysites, particulièrement nombreux en Égypte. Aussitôt l’union signée (633), alors que dans les tavernes d’Alexandrie le peuple se vantait d’avoir gagné les chalcédoniens à la cause monophysite, saint Sophrone éleva seul la voix pour défendre les deux natures du Christ. Il se rendit à Alexandrie auprès de Cyrus qui, voulant éviter une lutte ouverte, le renvoya vers Serge, à Constantinople. Après de longues discussions sans résultat réel, Sophrone se vit interdire de soulever davantage le débat sur les natures et les énergies. Il regagna la Palestine, où il fut accueilli par le peuple comme le soutien de l’Orthodoxie et fut élu patriarche de Jérusalem, au moment même où les Arabes envahissaient le pays et commençaient une série de conquêtes qui allaient plus que jamais mettre l’Empire en péril. Sitôt élu, saint Sophrone publia une Lettre encyclique, dans laquelle il précisait que chaque nature ayant son énergie propre, une est la Personne du Christ mais deux sont ses natures et ses opérations (énergies).

Pendant ce temps, resté à Carthage, saint Maxime entrait discrètement dans la lutte dogmatique pour soutenir son père spirituel et, sans s’opposer à l’interdiction de parler des deux énergies, il montrait avec finesse que « Le Christ opère humainement ce qui est divin, par ses miracles, et divinement ce qui est humain, dans sa Passion vivifiante » . Mais quand, en 638, Héraclius publia un édit (l’Ecthésis) confirmant l’interdiction de parler des deux énergies et imposant à tous de confesser une seule volonté dans le Christ (monothélisme), le moine dut sortir de sa réserve et passer désormais à la confession publique de la vérité. Car, saint Sophrone étant mort la même année, Maxime était alors regardé par tous comme le porte-parole le plus autorisé de l’Orthodoxie. Comme à l’époque de saint Athanase ou de saint Basile, le soutien de la vraie foi dépendit alors d’un seul homme.

Dans une abondante correspondance, adressée au pape de Rome, au souverain et aux personnages influents de l’Empire, et dans des traités d’une profondeur inégalée, Maxime le Sage montra que le Verbe de Dieu, par un amour et un respect infinis pour sa créature, a assumé la nature humaine dans toute son intégrité, sans rien altérer de sa liberté. Libre de reculer devant la Passion, Il s’est soumis volontairement, en tant qu’homme, à la volonté et au dessein divin, nous ouvrant ainsi la voie du Salut (Mt 26, 39) par la soumission et l’obéissance. Parfaitement unie à l’absolue liberté de Dieu dans la Personne du Christ, la liberté humaine s’est trouvée ainsi restaurée dans son mouvement naturel vers l’union avec Dieu et avec les autres hommes par la charité. Ce que l’expérience de la prière et de la contemplation lui avait permis d’entrevoir, Maxime pouvait désormais l’exposer, en fondant la doctrine de la divinisation de l’homme sur la théologie de l’Incarnation. Nul autre Père de l’Église n’avait jusque-là poussé aussi loin l’examen de la liberté humaine et de son union avec Dieu, dans la Personne du Christ comme chez les saints. Avec saint Maxime, la doctrine orthodoxe de l’Incarnation trouve son exposé le plus complet ; il ne restera, quelque temps après, à saint Jean Damascène qu’à la présenter de manière plus accessible, pour la livrer aux générations à venir comme une tradition immuable.

Serge de Constantinople mourut en 638 et le nouveau patriarche, Pyrrhus, se fit le promoteur ardent de la nouvelle hérésie. Cependant, malgré les pressions, une grande partie des chrétiens résistait a l’application du décret impérial et, un peu avant de mourir (en 641), Héraclius dut reconnaître l’échec de sa politique religieuse. Pyrrhus, tombé en disgrâce au moment de la succession, s’enfuit en Afrique et affronta saint Maxime à Carthage, dans une dispute publique sur la Personne du Christ (645). Exposant le Mystère du Salut avec une argumentation d’une rigueur infaillible, le saint moine réussit à faire reconnaître ses erreurs au patriarche qui proposa finalement d’aller en personne à Rome pour jeter l’anathème sur le monothélisme devant le tombeau des Apôtres. Toutefois, peu de temps après, il retourna à son vomissement (2 Pi 2, 22) et s’enfuit à Ravenne. Le pape Théodore l’excommunia aussitôt et condamna pour hérésie son successeur sur le trône de Constantinople, Paul. En réaction contre cette intervention du pape et craignant qu’une rupture ouverte avec Rome n’aggravât la situation politique, devenue plus que jamais précaire à la suite de la conquête de l’Égypte par les Arabes, l’empereur Constant II (641-668) publia le Typos (648) qui interdisait à tout chrétien, sous peine de châtiment sévère, de discuter des deux natures et des deux volontés. On commença alors à poursuivre et à persécuter les orthodoxes, surtout les moines et les amis de saint Maxime. Celui-ci rejoignit à Rome le nouveau pape, Martin Ier [13 avr.], qui était fermement décidé à soutenir la vraie foi, et il fut l’inspirateur du concile du Latran (649) qui condamna le monothélisme et rejeta l’édit impérial. Irrité au plus haut point par cette résistance, l’empereur envoya alors un exarque à Rome à la tête d’une armée (653). Ils arrêtèrent le pape malade et impotent, et le conduisirent au prix de mille sévices à Constantinople, où il fut jugé comme un criminel, outragé publiquement et de là fut conduit en exil à Cherson, où il mourut dans la situation la plus lamentable, en septembre 655.

Quant à saint Maxime, il avait été arrêté, un peu avant Martin, avec son fidèle disciple Anastase et un autre Anastase, apocrisiaire (légat) du pape [20 sept.]. Il attendit en prison de longs mois avant de comparaître devant le tribunal qui avait si odieusement condamné le saint prélat. On voulait présenter le jugement du chef de l’Orthodoxie comme un procès politique, aussi l’accusa-t-on de s’être élevé contre le pouvoir impérial et d’avoir favorisé la conquête de l’Égypte et de l’Afrique par les Arabes, puis on l’accusa d’avoir semé la division dans l’Église par sa doctrine. Fixé en Dieu et avec charité pour ses ennemis, le saint répondait avec un calme impassible aux calomnies et, se défendant de confesser aucune doctrine particulière, il se déclara prêt à rompre la communion avec tous les patriarcats et même à mourir, plutôt que de jeter le trouble dans sa conscience en trahissant la foi. Condamné à l’exil, il fut conduit à Byzie (Thrace), son disciple Anastase à Perbéris et l’autre Anastase à Mésembria, dans le dénuement le plus complet, mais sans perdre leur joie de souffrir ainsi pour le Nom du Seigneur dans l’attente de la résurrection.

Ayant appris au cours de son procès que le nouveau pape, Eugène Ier, était prêt à accepter une formule de compromis qui supposait une troisième énergie dans le Christ, saint Maxime écrivit une lettre dogmatique, grâce à laquelle le peuple de Rome se révolta et poussa le pape à se passer de l’accord impérial pour se faire consacrer. Comprenant alors qu’il ne pourrait pas soumettre les orthodoxes avant d’avoir gagné Maxime, l’empereur envoya vers lui l’évêque Théodose et deux habiles courtisans. Les souffrances de l’exil et le long séjour en prison n’avaient en rien fait perdre au saint confesseur la maîtrise de lui-même. Il repoussa sans peine tous leurs arguments, exposa de nouveau la doctrine orthodoxe et termina en exhortant avec larmes l’empereur et le patriarche à se repentir et à revenir à la vraie foi. Pour toute réponse, les envoyés du souverain se jetèrent sur lui comme des bêtes sauvages, l’accablèrent d’injures et le couvrirent de crachats.

Transféré à Perbéris, saint Maxime resta six ans enfermé avec Anastase, jusqu’à leur nouveau procès, en 662, devant le patriarche de Constantinople et son synode. On lui demanda : « De quelle Église es-tu donc : de Constantinople ? de Rome ? d’Antioche ? d’Alexandrie ? de Jérusalem? Car voici que toutes sont unies à nous. » Le Confesseur répondit : « L’Église catholique, c’est la droite et salutaire confession de la foi dans le Dieu de l’univers. » Menacé de la peine capitale, il répliqua : « Que ce que Dieu a déterminé avant tous les siècles trouve en moi le terme qui lui rende la gloire qu’Il a avant tous les siècles ! » Après les avoir maudits et injuriés, les membres du tribunal ecclésiastique les livrèrent, lui et ses compagnons, au préfet de la ville, qui les condamna à la flagellation et leur fit couper les organes de leur confession : la langue et la main droite. Ils furent promenés à travers la ville tout ensanglantés, puis le préfet les fit incarcérer dans des forteresses séparées, à Lazique, dans le lointain Caucase. C’est là que, le 13 août 662, à l’âge de quatre-vingt-deux ans, saint Maxime fut définitivement uni au Verbe de Dieu, qu’Il avait tant aimé et dont il avait imité la Passion vivifiante par la confession de foi et le martyre. On raconte que chaque nuit trois lampes, symbole de la sainte Trinité, s’allumaient d’elles-mêmes au-dessus de son tombeau. La relique de sa main droite est vénérée au monastère de Saint-Paul au Mont Athos.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

ÉPITRE DU JOUR

Jc II, 1-13

Que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus Christ soit exempte de toute acception de personnes. Supposez, en effet, qu’il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d’or et un habit magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; si, tournant vos regards vers celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d’honneur ! Et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marchepied, ne faites vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises ? Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? Et vous, vous avilissez le pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment, et qui vous traînent devant les tribunaux ? Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez ? Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.

He XI, 33-40 (S. Maxime)

Frères, c’est par la foi que les saints vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. Certains ressuscitèrent pour des femmes leur enfant mort ; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ; d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.

ÉVANGILE DU JOUR

Mc X, 23-32

Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi. Et, reprenant, il leur dit : Mes enfants, qu’il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres ; Et qui peut être sauvé ? Jésus les regarda, et dit : Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu : car tout est possible à Dieu. Pierre se mit à lui dire ; Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi. Jésus répondit : Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers. Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus allait devant eux. Les disciples étaient troublés, et le suivaient avec crainte.

Lc XII,8-12 (S. Maxime)

En vérité, je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu ; mais celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais à celui qui blasphémera contre le Saint Esprit il ne sera point pardonné. Quand on vous mènera devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez, ni de ce que vous direz ; car le Saint Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire.

À propos de l'auteur

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Jivko Panev

Jivko Panev, cofondateur et directeur de la rédaction d'Orthodoxie.com. Producteur de l'émission 'Orthodoxie' sur France 2 et journaliste.
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