23 octobre
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23 octobre

Jour de jeûne

Saint Jacques, frère du Seigneur, apôtre, Ier évêque de Jérusalem (vers 63) ; saint Jacques de Novgorod (vers 1540) ; saint Ignace, patriarche de Constantinople (877) ; saint Romain, évêque de Rouen (vers 640) ; saint Gratien d’Amiens, martyr ; saint Amon, évêque de Toul (IVème s.) ; sainte Syre, abbesse à Châlons-sur-Marne (640) ; saints néo-martyrs de Russie : Nicolas (Agafonikov), Vladimir (Ambartsoumov), Alexandre (Soloviev), Nicolas (Arkhangelsky), Émilien (Gontcharov), Sozont (Rechetilov), prêtres (1937), Euphrosyne (Timofeev), moniale (1942)

SAINT JACQUES, FRÈRE DU SEIGNEUR

Saint Jacques était l’un des fils issus du premier mariage de Joseph, le divin fiancé. Dieu le bénit dès le sein de sa mère et, à cause de son éminente justice, tous ceux de sa race l’appelaient « le Juste » et Oblias, ce qui signifie en hébreu « rempart du peuple » et « justice ». Dès son enfance, Jacques vécut dans l’ascèse la plus stricte. Il ne buvait ni vin, ni boisson fermentée. À l’imitation de saint Jean le Précurseur, il ne mangeait rien de ce qui avait souffle de vie. Le rasoir ne passa jamais sur sa tête, comme le recommande la Loi à ceux qui se consacrent à Dieu (cf. Nb 6, 5). Il ne prenait jamais de bain et ne s’oignait pas d’huile, préférant le soin de l’âme à celui du corps .

Après l’Ascension de notre Seigneur, les Apôtres, unanimes, choisirent Jacques le Juste comme premier évêque de Jérusalem. Accompli dans toutes les vertus de la vie active et de la contemplation, il pénétrait dans le sanctuaire de la Nouvelle Alliance — non pas une fois par an, comme le grand prêtre des Juifs —, mais chaque jour afin d’y célébrer les saints Mystères. Vêtu de lin, il entrait seul dans le Temple, et se tenait de longues heures à genoux, intercédant pour le peuple et le salut du monde, de sorte que ses genoux étaient devenus aussi durs que la pierre. C’est lui qui présidait au conseil des Anciens et qui, lors des discussions survenues à Antioche sur la nécessité de circoncire les païens qui embrassaient la foi, demanda qu’on ne les tourmentât pas avec les préceptes de l’ancienne Loi, mais qu’on leur imposât seulement de s’abstenir des viandes immolées aux idoles et de la fornication (cf. Act 15, 20). Il composa également la Lettre qui porte son nom dans le canon des Écritures. Dans celle-ci, il corrige ceux qui considéraient Dieu comme la cause des maux. Dieu, en effet ne tente personne, dit-il, mais chacun est tenté par sa propre convoitise qui le pousse et le séduit (Jac 1, 14). Il y exhorte aussi les chrétiens à ne pas se contenter de confesser leur foi dans le Christ, mais à la faire resplendir par les œuvres de la vertu. Car de même que sans le souffle de vie le corps est mort, ainsi la foi sans les œuvres est morte (Jac 2, 26). Il ajoute de nombreuses autres recommandations pour mener une vie agréable à Dieu et obtenir la sagesse d’en haut, nous apprenant à reconnaître en tout le don de Dieu : Tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en haut et descendent du Père des lumières, qui ne connaît ni variations, ni obscurcissement passager (Jac 1, 16). C’est également saint Jacques qui composa la Divine Liturgie conservée sous son nom, source de toutes les Liturgies de l’Église Orthodoxe .

Vers l’an 62, alors que la Judée était dans le désordre et l’anarchie après la mort du gouverneur Festus, les Juifs, qui avaient échoué dans leur tentative de mettre Paul à mort (Act 25-26), s’en prirent à Jacques, dont la réputation de juste parmi le peuple donnait forte créance à sa prédication. Beaucoup de personnes, et même des chefs du peuple, avaient déjà embrassé la foi, aussi les scribes et les pharisiens craignaient-ils que tout le monde ne reconnaisse bientôt en Jésus, le Christ Sauveur. Ils se présentèrent donc à l’évêque de Jérusalem, louèrent perfidement sa vertu et sa justice, et lui dirent : « Nous t’en prions, toi qui es juste et ne fais pas acception des personnes, persuade le peuple, qui va bientôt se réunir pour la Pâque, de ne pas s’égarer sur la personne de Jésus. Tiens-toi donc sur le pinacle du Temple, afin que tous puissent te voir et que de là-haut tes paroles soient entendues de tout le peuple juif et des païens, qui sont accourus en foule pour la fête. » Lorsqu’il fut monté au sommet du Temple, les scribes et les pharisiens lui crièrent d’en bas : « Juste en qui nous devons avoir confiance, puisque le peuple se trompe en suivant Jésus le Crucifié, annonce-nous qui est ce Jésus. » Jacques répondit alors à voix forte : « Pourquoi m’interrogez-vous sur le Fils de l’homme ? Il est assis maintenant au ciel à la droite de la Grande Puissance, et il reviendra sur les nuées du ciel pour juger l’univers avec justice. » Nombreux furent ceux qui, convaincus par le témoignage de Jacques, s’écrièrent : « Hosanna au Fils de David ! » Mais les scribes et les pharisiens grinçaient les dents de rage en disant : « Ô ! même le Juste a été égaré. » Se ruant alors jusqu’au pinacle du Temple, ils jetèrent en bas le Juste, accomplissant ainsi la prophétie d’Isaïe : Enlevons le Juste, parce qu’il nous est insupportable (Is 3, 10). Malgré la hauteur, Jacques ne mourut pas en tombant, aussi les Juifs se mirent-ils à le lapider. S’étant retourné, le saint se mit à genoux et cria vers Dieu, à l’exemple du Christ et de saint Étienne (cf. Lc 23, 34 ; Act 7, 59-60) : « Je t’en prie, Seigneur Dieu Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Tandis qu’il priait ainsi pour ses bourreaux, l’un d’entre eux, devenu furieux en voyant la charité inébranlable du Juste, prit le bâton avec lequel il foulait les étoffes et lui en frappa la tête. C’est ainsi que Jacques le Juste rendit témoignage au Christ Sauveur. On l’enterra sur les lieux mêmes, près du Temple . Jacques jouissait d’une telle admiration et la renommée de sa vertu était si grande, que même les Juifs les plus raisonnables virent dans son martyre la cause immédiate du siège et de la ruine de Jérusalem en l’an 70 .

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Jacques, frère du Seigneur, ton 4
En disciple du Seigneur, * tu as reçu l’Evangile du Christ; * tu as acquis le prestige des martyrs * et, comme frère de Dieu, tu lui parles librement; * comme pontife, tu es capable d’intercéder: * prie donc le Christ notre Dieu * d’accorder à nos âmes le salut.

Kondakion de saint Jacques, frère du Seigneur, ton 4
Le Fils unique du Père, le Verbe notre Dieu, * en ces derniers jours descendu jusqu’à nous, * saint Jacques, a fait de toi le premier * pasteur et docteur de Jérusalem, * le fidèle dispensateur des mystères spirituels, * saint Apôtre, c’est pourquoi * tous ensemble nous voulons te vénérer.

ÉPITRE DU JOUR

Ph I, 12-20

Je veux que vous sachiez, Frères, que ce qui m’est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l’Évangile. En effet, dans tout le prétoire et partout ailleurs, nul n’ignore que c’est pour Christ que je suis dans les liens, et la plupart des frères dans le Seigneur, encouragés par mes liens, ont plus d’assurance pour annoncer sans crainte la parole. Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et par esprit de dispute ; mais d’autres le prêchent avec des dispositions bienveillantes. Ceux-ci agissent par amour, sachant que je suis établi pour la défense de l’Évangile, tandis que ceux-là, animés d’un esprit de dispute, annoncent Christ par des motifs qui ne sont pas purs et avec la pensée de me susciter quelque tribulation dans mes liens. Qu’importe ? De toute manière, que ce soit pour l’apparence, que ce soit sincèrement, Christ n’est pas moins annoncé : je m’en réjouis, et je m’en réjouirai encore. Car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à vos prières et à l’assistance de l’Esprit de Jésus Christ, selon ma ferme attente et mon espérance que je n’aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort.

Gal. I, 11-19

Je vous déclare que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ. Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu, et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères. Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas. Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui. Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

ÉPITRE DU JOUR

Phil. III, 8-19

Je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts. Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas. Soyez tous mes imitateurs, Frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre.

Gal. I, 11-19 (S. Apôtre Jacques)

Je vous déclare que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ. Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu, et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères. Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas. Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui. Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc VII, 31-35

À qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent aux enfants assis dans la place publique, et qui, se parlant les uns aux autres, disent : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes, et vous n’avez pas pleuré. Car Jean Baptiste est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon. Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.

Matth. XIII, 53-58 (S. Apôtre Jacques)

En ce temps-là, Jésus, ayant achevé ces paraboles, partit de là. Étant venu dans sa patrie, Jésus enseignait les habitants dans leur synagogue de telle façon que, frappés d’étonnement, ils disaient: « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? D’où lui vient donc tout cela ? » Et il était pour eux une occasion de chute. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. » Et là, il ne fit pas beaucoup de miracles, parce qu’ils ne croyaient pas.

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