24/10/2017
Actualités
Page d'accueil > Vivre avec l'Église > 30 septembre (ancien calendrier) / 13 octobre (nouveau)
30 septembre (ancien calendrier) / 13 octobre (nouveau)

30 septembre (ancien calendrier) / 13 octobre (nouveau)

30 septembre (ancien calendrier) / 13 octobre (nouveau)
Jour de jeûne

Saint hiéromartyr Grégoire, illuminateur de la Grande Arménie (vers 335). Saint Grégoire de Pelchemsk, thaumaturge de Vologda (1442). Saint Michel, premier métropolite de Kiev (992). saintes Ripsime, Gaïenne et leurs compagnes, vierges, martyres en Arménie (IV). Saints Victor et Ours, martyrs à Soleure en Suisse (III). Saint Lumier, évêque de Châlons (621). Saint prince Michel de Tchernigov. Saints néo-martyrs de Russie : Procope (Popov), prêtre (1918), Pierre (Soloviev) , Wenceslas (Zankov), Pierre (Pouchkinsky), Syméon (Lileev), Basile (Gouriev), Alexandre (Orlov), prêtres, Séraphim (Vasilenko), diacre, Alexandra (Tcherviakov), moniale, Alexis (Serebrennikov) et Matthieu (Soloviev), moine, Apollinaria (Toupitsyne), moniale (1937), Nicolas (Zagorovsky, dans le monachisme Séraphim), confesseur, prêtre (1943).

VIE DE ST GRÉGOIRE L’ILLUMINATEUR DE LA GRANDE ARMÉNIE

Le royaume d’Arménie, situé aux confins des empires romain et perse, et voué à des invasions permanentes et à des guerres tout au long de son histoire tragique, reçut — semble-t-il — les premières semences de la Bonne Nouvelle dès l’époque apostolique. Mais, à part quelques foyers chrétiens, la plus grande partie du peuple, suivant l’exemple de ses souverains, resta attachée aux mœurs païennes, jusqu’à la mission providentielle de saint Grégoire le nouvel Apôtre, justement surnommé l’Illuminateur.
Saint Grégoire naquit vers l’année 240. Il était fils du satrape parthe Anak qui, sur l’ordre du roi sassanide de Perse, Ardashir (226-241), avait égorgé le roi d’Arménie, Khosrov (217-238), de la dynastie arsacide. En châtiment de ce crime, toute la famille d’Anak fut exécutée, à l’exception de Grégoire et de l’un de ses frères, encore enfants, que leur nourrice emmena à Césarée de Cappadoce. C’est à l’occasion de cet exil en territoire romain que Grégoire fut initié aux saints dogmes et baptisé. Il épousa une jeune fille de sang royal, Juliette, qui lui donna deux fils : Aristakès et Verthanès (voir mémoire suivante).
Tiridate III, l’un des fils du roi assassiné, se trouvait, lui aussi, exilé à Césarée par le roi des Perses. Apprenant sa présence, Grégoire se mit à son service, sans toutefois lui révéler son origine. En 297, Tiridate accéda de nouveau au trône d’Arménie, grâce à l’appui des Romains, en remerciement du soutien qu’il leur avait offert lors de la campagne de Maximien Galère contre les Perses. Mais, loin de reconnaître la main bienveillante du seul Dieu Créateur et Bienfaiteur de l’univers, Tiridate fit bientôt preuve d’un zèle farouche pour le culte des idoles. Il convoqua Grégoire à son palais, et lui proposa d’offrir de l’encens et une couronne de fleurs à la déesse Anahit (Artémis) dans le temple d’Erzinjan, en action de grâces pour sa restauration sur le trône. Comme Grégoire refusait de renier le Christ, le roi, oubliant toute reconnaissance envers celui qui l’avait servi aux jours difficiles de leur exil, s’emporta avec fureur contre lui, et le soumit à des tortures d’une telle cruauté que seule l’imagination du démon pouvait les lui suggérer. Suspendu par un pied, la tête au-dessus d’un brasier où brûlaient des excréments, le saint fut flagellé pendant des jours entiers. On lui écrasa ensuite les os des jambes en les serrant dans des étaux, puis on lui introduisit dans les narines un mélange de potasse, de sel et de vinaigre, lequel lui monta jusqu’au cerveau. Ses tortionnaires lui plantèrent des clous dans les pieds et le forcèrent à courir. Ils lui enfoncèrent ensuite la tête dans un sac plein de cendres brûlantes, et lui firent subir encore tant d’autres tourments qu’on se lasserait à les énumérer. Revêtu de l’invincible panoplie de la foi, Grégoire restait néanmoins inflexible et ne cessait de rendre grâce à Dieu de l’avoir rendu digne de souffrir pour son Nom.
Lorsque Tiridate apprit que Grégoire était le fils du meurtrier de son père, sa rage ne connut plus de borne. Il fit jeter le saint dans une fosse profonde, pleine de reptiles et de toutes sortes d’animaux venimeux, où Grégoire demeura pendant quinze ans (298-313), nourri secrètement par une veuve. Après le martyre de sainte Ripsime et de ses compagnons (voir ci-après), Tiridate, frappé par la colère divine, perdit la raison et se mit à vivre en compagnie des porcs, marchant à quatre pattes et dévorant sa propre chair. Sa sœur, Khosroviducta, apprit, au cours d’un rêve, que seul saint Grégoire pourrait, par son intercession, obtenir la guérison du roi. On fit donc remonter de sa fosse l’athlète du Christ qui, à la surprise de tous, apparut plein de vigueur et de santé. Il guérit le roi par sa prière, et le convainquit d’adhérer à la foi chrétienne pour sauver son âme des châtiments éternels, bien plus redoutables que les souffrances qu’il avait endurées pendant sa folie.
Subissant par la grâce de Dieu une heureuse transformation, Tiridate fit renverser les idoles dans tout son royaume et décréta l’abolition du paganisme. Puis, accompagné de sa sœur, ils aidèrent de leurs propres mains à la construction d’une église en l’honneur de sainte Ripsime et de ses compagnons. Mais il n’y avait pas d’évêque pour consacrer ces églises et sceller la conversion du roi par le saint baptême. Aussi, envoya-t-il Grégoire, accompagné d’une brillante escorte, à Césarée, où le métropolite Léonce le consacra évêque et catholicos de la nouvelle Église d’Arménie (314). De retour dans sa patrie, apportant avec lui des reliques de saint Jean-Baptiste et du martyr Athénogène, saint Grégoire baptisa le souverain dans l’Euphrate, en compagnie d’un grand nombre de notables et de ses sujets. Il installa son siège dans la ville d’Ashtishat, sur les rives de l’Araks, qui était le centre du culte païen, et entreprit des tournées missionnaires dans tout le pays pour y répandre la Bonne Nouvelle. À la suite de son ardente prédication, les prêtres des idoles détruisirent leurs temples et, après avoir reçu le saint baptême et l’imposition des mains de Grégoire, ils devinrent prêtres du Dieu Très-Haut, si bien qu’en peu de temps, grâce au soutien du roi Tiridate, toute l’Arménie fut couverte d’églises et résonna des échos des hymnes sacrées. C’est ainsi qu’avant la conversion de saint Constantin le Grand, l’Arménie devint le premier royaume officiellement chrétien et que, de là, la lumière de l’Évangile se répandit aux peuples voisins du Caucase. Après avoir confirmé la foi dans le royaume d’Arménie et dans les contrées voisines, en y installant une quinzaine d’évêques, saint Grégoire désigna son fils cadet, Aristakès, comme catholicos de la Grande Arménie, puis il se retira dans une grotte isolée du mont Sabuh (vers 320), ne mangeant qu’une fois tous les quarante jours et s’entretenant continuellement avec Dieu. C’est là qu’il s’endormit en paix pour jouir éternellement de la lumière de la Sainte Trinité, dont il avait répandu les rayons sur son peuple (328). Son corps, qui avait été découvert par des bergers, fut enterré à Thordan, sur les rives de l’Euphrate. Par la suite, ses saintes reliques furent découvertes par un ermite, nommé Garhnik, et transférées à Constantinople, avec celles de sainte Ripsime, sous le règne de Zénon (474-491). Bien longtemps après, sous le règne de Basile Ier (vers 870), un jeune homme fut délivré du démon devant le reliquaire, et l’esprit impur révéla le nom des saints qu’il contenait. Lorsque le roi d’Arménie, Ashot le Grand, eut connaissance de ce miracle, il institua une fête en l’honneur de l’invention des reliques des saints illuminateurs. Une partie des précieuses reliques de saint Grégoire est vénérée aujourd’hui dans la cathédrale d’Etchmiadzine.
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint hiéromartyr Grégoire l’Illuminateur, ton 4
Émule des Apôtres dans leur vie, leur successeur sur leurs trônes, tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, ô Hiéromartyr Grégoire, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion du saint hiéromartyr Grégoire l’Illuminateur, ton 2
Fidèles, par des cantiques et des hymnes sacrées * célébrons tous en ce jour * l’illustre Pontife divin, * Grégoire, le docteur et pasteur vigilant, * ce flambeau qui éclaire le monde entier; * pour le salut de nos âmes il intercède auprès du Christ.

ÉPITRE DU JOUR
Ph I, 27 – II, 4

Conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j’entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Évangile, sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut ; et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat que vous m’avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens. Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.

ÉVANGILE DU JOUR
Lc VI, 17-23

En ce temps-là, Jésus descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude du peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit : « Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !
Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie ! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu’on vous chassera, vous outragera, et qu’on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme ! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel ; car c’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. »

Print Friendly, PDF & Email
Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski