6 mai (ancien calendrier) / 19 mai (nouveau)
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6 mai (ancien calendrier) / 19 mai (nouveau)

Saint Job le Juste, prophète ; saints martyrs Barbare, Bacchus, Callimaque et Denis (vers 362) ; saint martyr Barbare, l’ancien bandit ; sainte Avoye (ou Aurée), vierge, martyre à Paris (IIIème s.) ; saint Germain de la Mer, évêque et martyr (480) ; saint Hatta, abbé de Saint-Vaast, à Arras (699) ; transfert des reliques de saint Sava, premier évêque de Serbie (1236) ; saint Michée de Radonège (1385) ; saint Job de Potchaïev (XVIIème s.)

SAINT JOB

6 maiBien longtemps avant la venue du Christ et la proclamation par Lui des promesses de la vie éternelle, vivait dans le pays d’Ausitide, aux confins de l’Idumée et de l’Arabie , un homme intègre et droit, qui craignait Dieu et se gardait de tout mal, nommé Job. Il était le plus fortuné de tous les fils de l’Orient et possédait quantité de troupeaux et de serviteurs, mais mettait ces richesses au service de Dieu. Un jour, Satan se présenta devant Dieu, en revenant de flâner sur la terre, où il avait cherché qui dévorer et entraîner dans sa déchéance. Comme Dieu lui montrait Job, en exemple d’un serviteur juste et droit, le diable répondit avec une ironie malveillante, qu’il était facile à ce riche de rester fidèle à Dieu. Répondant à cette provocation, le Seigneur remit tous les biens de Job en son pouvoir. Quelque temps après, des messagers vinrent annoncer au patriarche la perte de ses troupeaux et la mort violente de tous ses fils et de ses filles. Job déchira ses vêtements et se rasa la tête en signe de deuil, puis il se prosterna à terre et prononça ces paroles mémorables : « Nu je suis sorti du sein maternel, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le Nom du Seigneur soit béni ! » (1, 21).

Dieu montra alors à Satan que son serviteur Job avait conservé sa foi dans le malheur, mais le diable ne s’avoua pas vaincu pour autant et dit : « Touche à ses os et à sa chair, et je te jure qu’il te maudira en face ». Bien qu’Il ne soit pas l’auteur du mal et qu’Il ne désire point la souffrance, Dieu permit donc que son serviteur fût affligé d’un ulcère, des pieds à la tête, afin d’éprouver sa vertu. Le riche et puissant patriarche, mis au rebut par tous, prit un tesson de poterie pour gratter ses plaies et il s’assit sur un tas de fumier, en dehors de la ville. À sa femme qui l’engageait à maudire Dieu, il répondit : « Tu parles comme une insensée. Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur ! » (2, 10).

La nouvelle de l’infortune de Job parvint jusqu’à trois de ses amis, sages et nobles de villes d’Orient : Éliphaz de Téman, Bildad de Shuah et Sophar de Naamat. Ils vinrent pour le consoler, mais en le voyant sur son fumier, ils éclatèrent en sanglots et, pendant sept jours, ne purent prononcer une seule parole. Finalement ce fut Job qui prit la parole, pour maudire le jour de sa naissance et souhaiter la mort, qui marquera la fin de ses maux . À cette plainte du juste souffrant, Éliphaz opposa le commun argument de la raison humaine pour expliquer les afflictions : Le malheur et la souffrance sont envoyés par Dieu en châtiment des péchés commis au préalable. Que Job n’avance donc pas l’intégrité de sa conduite pour se justifier devant Dieu, mais qu’il confesse ses péchés et qu’il se repente, pour obtenir le pardon et recouvrer santé et prospérité. S’il se révolte contre son sort, il n’en tirera qu’un surcroît de maux. L’homme, ajouta le sage, naît pour la souffrance, et les péchés et les injustices que nous commettons doivent de toute manière être châtiés en cette vie. Au lieu de consoler Job, ces paroles le troublèrent et ravivèrent sa souffrance. Il reprocha à ses amis leur dureté à son égard — car ceux qui ne sont pas éprouvés ne peuvent comprendre qu’elle est la souffrance de l’innocent soumis à la tribulation — et il confirma son innocence. Sans se révolter contre Dieu ni demander à être délivré de ses maux, Job exprimait seulement le souhait d’en voir la fin par la mort, sa seule consolation serait alors de ne s’être jamais opposé à la parole de Dieu (6, 10).

Bildad l’interrompit, pour reprendre le même argument que son compagnon, et évoquer une loi générale et abstraite sur la rétribution des actes mauvais, qui toutefois ne s’appliquait pas au cas de Job : Dieu est absolument juste, Job ne doit donc pas protester de son innocence, mais implorer sa miséricorde. Job lui répondit que, certes, on peut admettre que les malheurs qui nous adviennent sont châtiments de nos péchés, mais de toute manière quel être créé pourrait être trouvé foncièrement juste devant le Dieu Tout-Puissant ? Même l’homme qui, comme lui, ne voit en lui-même rien à se reprocher, ne peut prétendre se justifier, et se voit donc livré aux tribulations comme l’inique. Et il ajouta, en s’adressant à Dieu : « Tu sais bien que je n’ai pas commis d’iniquité. Mais qui peut échapper à tes mains ? Cesse donc de me fixer, pour me permettre un peu de joie, avant que je ne m’en aille sans retour au pays des ténèbres et de l’ombre épaisse, où jamais la lumière ne pénètre, où l’on ne voit pas la vie des humains » (10 ; 7, 20-22).

Il apparut dès lors à Job qu’il ne pouvait guère escompter sur la compréhension de ses amis, qui prétendaient se faire les défenseurs de la justice divine par des accusations mensongères à son sujet ; et, prenant sa chair entre ses dents et sa vie en ses main (13, 14), il interrogea Dieu avec angoisse : « Combien de fautes et de péchés ai-je commis ? Dis-moi quelles ont été mes transgressions et mes péchés. Pourquoi caches-tu ta face ? » (13, 22-24). Après une nouvelle intervention d’Éliphaz, l’accusant de s’élever contre la Providence, Job, voyant que ses amis devenaient ses persécuteurs, s’écria : « Pitié, pitié pour moi, ô vous mes amis ! Car c’est la main de Dieu qui m’a frappé. Pourquoi vous acharner sur moi comme Dieu Lui-même ? » (19, 21). Puis, interrompant sa plainte, il confessa son espérance qui était celle, encore confuse, de tous les justes de l’Ancien Testament : « Je sais moi, que mon Rédempteur est vivant, que Lui, le dernier, se lèvera de la poussière. Après mon éveil, il me dressera près de lui et, de ma chair, je verrai Dieu » (19, 25-26) .

Insensibles et implacables dans leur zèle à défendre leur conception de la justice divine, les trois sages revinrent une fois de plus à la charge contre le juste, en ne se contentant plus de généralités, mais en énumérant, cette fois dans le détail, les fautes que Job avait dû commettre au temps de sa prospérité pour encourir un tel châtiment. Gardant toutefois, envers et contre tous, le bon témoignage de sa conscience, Job demanda à comparaître devant Dieu pour être jugé, convaincu que sa cause triompherait et que c’est de Dieu seul qu’il tirerait sa consolation (23, 4-7). Puis, dans un admirable discours, il confessa que si la sagesse de Dieu dans la création est inaccessible à la connaissance humaine, il n’est pas possible de connaître les motifs de l’affliction du juste ; mais celui-ci n’en cessera pas cependant d’aimer Dieu et de se confier en Lui (28, 28). Il poursuivit par une longue apologie de sa conduite et proclama qu’il était prêt à rendre compte de toutes ses actions et à porter publiquement l’acte d’accusation qu’on rédigerait contre lui.

Comme les trois sages se taisaient, à bout d’arguments, Élihu, qui s’était tenu jusque-là sur la réserve, à cause de son jeune âge, s’enflamma de colère contre Job, qui prétendait avoir raison contre Dieu et ajoutait ainsi la rébellion à son péché. Élihu s’étant tu, Dieu prit la parole au sein de la tempête, comme Il l’avait fait jadis au sommet du Sinaï, pour mettre un terme au débat. Dans un discours grandiose sur les mystères de la création et le gouvernement de la Providence, qui soumet même les monstres et les catastrophes naturelles à son dessein bienveillant, Dieu donna à son serviteur Job la clé de l’énigme que la sagesse humaine n’avait pas été capable de résoudre. Ces épreuves ne lui avaient pas été envoyées comme châtiment d’une faute, mais par un dessein gratuit et insondable, afin de manifester sa justice : « Ne rejette pas mon juste jugement. Penses-tu donc que j’ai agi autrement que pour manifester ta justice ? » (40, 8 LXX). Réalisant que ses tribulations elles-mêmes avaient été une révélation du Dieu « incompréhensible, insondable et inaccessible », Job déclara finalement : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu. C’est pourquoi, plein de confusion, je me consume et me considère comme terre et cendre » (42, 5). Cet aveu d’une extrême humilité fut pour Job le couronnement de sa vertu et lui ouvrit l’accès à la vraie connaissance de Dieu, laquelle n’est autre que « la sensation de son incompréhensibilité » (S Grégoire de Nysse). Triomphant de l’épreuve, il fut comblé de bénédictions dès que, sur l’ordre de Dieu, il eut intercédé pour obtenir le pardon du péché commis par ses amis à son égard. Le Seigneur restaura sa fortune, Il lui donna le double de tout ce qu’il possédait auparavant et lui accorda une nombreuse descendance. Job vécut encore cent quarante ans et mourut, chargé de jours, à l’âge de deux cent quarante ans.

Le livre de Job occupe dans la sainte Écriture une place toute particulière et fut de tout temps la grande consolation des serviteurs de Dieu soumis à l’épreuve.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de Pâques, ton 5

Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie.

Tropaire du dimanche du 3ème ton

Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.

Kondakion du paralytique, ton 3

Par Ta divine sollicitude, Seigneur, relève mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés et d’actions insensées, de même que jadis Tu as relevé le paralytique, afin que sauvé, je Te clame : ô Christ miséricordieux, gloire à Ta Puissance.

Kondakion de Pâques, ton 8

Bien que tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.

ÉPITRE DU JOUR

Actes IX, 32-42

En ces jours-là, comme Pierre visitait tous les saints, il descendit aussi chez ceux qui demeuraient à Lydda. Il y trouva un homme nommé Énée, couché sur un grabat depuis huit ans, et paralytique. Pierre lui dit : « Énée, Jésus Christ te guérit. Lève-toi, et arrange ton grabat ». Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine du Saron, ayant vu celà, se convertirent au Seigneur.
Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui se traduit par Dorcas : elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d’aumônes. Or, en ce temps-là, elle tomba malade et mourut. Après l’avoir lavée, on la déposa dans une chambre haute. Comme Lydda est près de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui, pour le prier de venir chez eux sans tarder. Pierre se leva, et partit avec ces hommes. Lorsqu’il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas pendant qu’elle était avec elles. Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria ; puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s’assit. Il lui donna la main, et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves, et la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Joppé, et beaucoup crurent au Seigneur.

ÉVANGILE DU JOUR

Jn VI, 1-15

En ce temps-là, à l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Bethzatha, et qui a cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau ; car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau, et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie. Il y avait là un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi ». « Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton grabat, et marche ». Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son grabat, et marcha. C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : « C’est le sabbat ; il ne t’est pas permis de porter ton grabat. » Il leur répondit : « Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton grabat, et marche ». Ils lui demandèrent : « Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton grabat, et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était, car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu. Plus tard, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : « Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. » Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

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À propos de l'auteur

Emma Cazabonne

Emma Cazabonne

Beside an anthology on Cistercian texts, Emma Cazabonne has translated and published articles on Cistercian spirituality, the Middle Ages, and Orthodoxy. She converted to Orthodoxy in 2008. Her husband is an Orthodox priest. If you are interested in having your book translated into French, she can be contacted here https://wordsandpeace.com/contact-me/

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