20 juillet (ancien calendrier) / 2 août (nouveau)

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Saint Élie, prophète (IXème s. av. J.-C.) ; saint Rorice, évêque de Limoges (507) ; sainte Sévère, abbesse (vers 680) ; saint Abraham de Galitch (1375) ; sainte Salomé de Jérusalem, martyre (XIIIème s.) ; saint Élie le juste de Géorgie, martyr (1907) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Constantin Slovtsov (1918), Alexandre Arkhangelsky, Georges Nikitine, Jean Stebline-Kamensky, Serge Gortinsky et Théodore Yakovlev, prêtres, moines Tikhon Kretchkov, Georges Pojarov, Cyrille Viaznikov et martyr Euthyme Gebenchtchikov et Pierre Viaznikov (1930) ; Alexis Znamensky, prêtre (1938) ; moine Théodore Abrosimov (1941).

Saint Prophète Élie[1]

Le saint et grand prophète Élie, cet ange dans la chair qui reçut de Dieu le pouvoir d’ouvrir et de fermer les cieux, était originaire de Theshbé en Galaad (auj. Listib au sud du wadi Yabis) . On raconte qu’au moment de sa naissance, son père vit des hommes vêtus de blanc l’envelopper de langes de feu et, lui attribuant son nom, ils lui donnèrent à manger une flamme, symbole du zèle divin qui allait le dévorer pendant toute sa vie. Dès son enfance, il observait rigoureusement tous les commandements de la Loi et se tenait en permanence devant Dieu par une virginité impassible, un jeûne permanent et une prière ardente, qui rendirent son âme comme le feu et firent de lui le modèle de la vie monastique.

Achab ayant accédé au trône du royaume du Nord, qui avait fait schisme depuis Jéroboam, porta à son comble l’impiété et la dépravation de ses prédécesseurs. Encouragé par sa femme, l’exécrable Jézabel, il persécutait les prophètes et tous les hommes qui restaient fidèles à Dieu, et s’adonnait au culte des faux dieux : Baal et Astarté. Le prophète Élie se rendit alors auprès du roi et lui déclara : « Il vit le Seigneur, Dieu des Armées, le Dieu d’Israël, devant lequel je me tiens aujourd’hui ! Non, il n’y aura, ces années-ci, ni rosée ni pluie, si ce n’est par une parole de ma bouche ! » À la parole du prophète, une terrible sécheresse s’abattit alors, comme une fièvre, sur la terre : tout fut desséché, dévasté, brûlé. Hommes, femmes, enfants, animaux domestiques et bêtes sauvages, tous mouraient faute de nourriture, les sources tarissaient, les plantes se flétrissaient, et rien n’échappait au fléau que Dieu avait permis, dans l’espoir que la famine porterait le peuple d’Israël au repentir et à la conversion.

Sur ordre de Dieu, le prophète, qui était vêtu d’une peau de mouton et d’un pagne de cuir, quitta le royaume d’Israël et se rendit au torrent de Chorrath (Kerrith), situé au-delà du Jourdain . Il s’abreuvait de l’eau du torrent et le Seigneur lui envoyait des corbeaux — animaux considérés comme impurs par les Juifs et réputés pour leur cruauté envers leur progéniture — pour lui apporter du pain au matin et de la viande le soir, incitant ainsi son prophète à la miséricorde envers le peuple souffrant . Quand le torrent vint à se tarir lui aussi, Dieu envoya son serviteur à Sarepta de Sidon, lui faisant observer au long de la route les effets désastreux de la sécheresse pour l’inviter, encore une fois, à la compassion. Il parvint chez une pauvre veuve païenne, qui était en train de ramasser du bois en vue de faire cuire du pain pour elle et son fils. Malgré la nécessité extrême dans laquelle elle se trouvait, elle mit avant toutes choses les devoirs de l’hospitalité, et dès que le prophète le lui demanda, elle prépara à son intention une galette, avec la farine et l’huile qui lui restait. Elle reçut sans retard la récompense de son hospitalité : à la parole du prophète sa jarre de farine et sa cruche d’huile ne désemplirent pas, jusqu’à ce que la pluie revînt. Élie était hébergé chez cette veuve depuis quelques jours, quand son fils vint à mourir. Comme la femme, dans sa douleur, accusait l’homme de Dieu d’avoir apporté le malheur sur sa maison, Élie prit l’enfant, le monta à l’étage où il demeurait et, après avoir soufflé à trois reprises sur le corps inanimé en invoquant à grands cris le Seigneur, il rendit le jeune garçon vivant à sa mère, prophétisant ainsi la résurrection des morts. La sécheresse affligeait la contrée depuis plus de trois ans, et une grande partie de la population avait déjà été décimée ; mais Dieu, respectant le serment de son prophète, ne voulait pas montrer sa miséricorde avant qu’Élie n’eût compris qu’Il ne désire pas la mort des pécheurs mais qu’ils se convertissent (cf. Éz 33, 11). Il envoya alors le prophète auprès du roi Achab, pour lui annoncer que le fléau allait bientôt cesser. Élie apparut devant le roi stupéfait de voir venir à lui, librement, celui qu’il avait fait rechercher partout, et il l’invita à rassembler tout le peuple d’Israël sur le mont Carmel, pour être témoin de sa confrontation avec les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes des bois sacrés entretenus par l’infâme Jézabel. Une fois cette grande assemblée réunie, Élie dit au peuple : « Jusques à quand boiterez-vous sur les deux jarrets ? Si le Seigneur est Dieu, allez à sa suite ! Si c’est Baal, allez à lui ! » Il prescrivit d’apprêter deux taureaux pour le sacrifice et de les placer sur le bûcher, mais sans allumer de feu, et il laissa les faux prophètes sacrifier les premiers. Ceux-ci invoquèrent à grands cris le dieu Baal, en se lacérant, de l’aube jusqu’au soir, mais en vain. Élie se moquait d’eux, les encourageant à crier plus fort, de peur que leur dieu ne fût endormi ou occupé à quelque autre affaire. Le soir venu, le prophète érigea un autel avec douze pierres, représentant les douze tribus d’Israël, creusa un large fossé autour de l’autel, sur lequel il avait placé le taureau dûment dépecé, et il ordonna de verser, à trois reprises, de l’eau en abondance sur la victime, de manière à ce qu’elle remplisse le fossé en débordant. Puis il poussa un grand cri vers le ciel, invoquant le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Aussitôt un feu tomba du ciel et dévora l’holocauste, le bois et l’eau. Le peuple entier tomba alors la face contre terre en criant : « Vraiment le Seigneur est le seul Dieu ! » Sur l’ordre d’Élie, on s’empara des faux prophètes, et l’homme de Dieu les égorgea de ses propres mains au torrent de Kisson. Il annonça ensuite à Achab que la sécheresse allait bientôt cesser, puis monta au sommet du Carmel et, se penchant vers la terre, la tête entre les genoux et l’intelligence rassemblée dans son cœur, il se mit en prière. À sept reprises, il envoya son serviteur observer l’horizon, en direction de la mer, et la septième fois un petit nuage apparut, le ciel s’obscurcit et la pluie tomba en abondance, répandant sur la terre la bénédiction céleste. Quand la reine Jézabel apprit le massacre de ses prophètes, elle entra dans une terrible colère et jura de se venger. Élie, qui n’avait pas craint la foule des faux prophètes, fut abandonné par la grâce de Dieu et, gagné par la pusillanimité, il s’enfuit à Bersabée dans la terre de Juda. Épuisé par sa marche dans le désert, il s’assit à l’ombre d’un arbre et demanda à Dieu de reprendre sa vie. Un ange du Seigneur lui apparut alors, et lui présenta une galette de pain et une cruche d’eau. Revigoré par cette assistance divine, il put marcher quarante jours dans le désert, jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb . Il entra dans le creux du rocher où Moïse s’était jadis caché, et Dieu lui adressa, de nuit, la parole. Élie répondit : « Je suis rempli de zèle jaloux pour le Seigneur tout-puissant, car les fils d’Israël ont abandonné ton alliance, abattu tes autels et tué tes prophètes ; et je suis resté tout seul et ils cherchent à m’enlever la vie. » Dieu lui ordonna de sortir et de se tenir sur la montagne pour le voir. Il y eut alors un violent ouragan qui fendit les montagnes et brisa les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans le feu. Après le feu, on perçut le bruit d’une brise légère. Dès qu’il l’entendit, Élie se voila la face de son manteau et se tint sous la grotte, car Dieu était dans la brise légère . Le Seigneur lui affirma que, loin d’être le seul juste, sept mille autres Israélites n’avaient pas fléchi les genoux devant Baal, et Il lui ordonna de s’en retourner par le même chemin conférer l’onction royale à Hazaèl, comme roi de Syrie, et à Jéhu, comme roi d’Israël, puis d’oindre Élisée pour successeur. Ayant trouvé Élisée occupé à labourer avec douze paires de bœufs, Élie jeta sur lui son manteau et fit de lui son disciple [14 juin]. Le roi Achab continuait cependant à commettre des actes d’impiété, et il s’était accaparé la vigne de Nabot d’Yizréel, en le faisant mourir sur le conseil de Jézabel. Le prophète Élie, qui était resté dans le silence pendant quelque temps, fut envoyé par le Seigneur à Samarie et dit au roi : « À l’endroit même où les chiens ont lapé le sang de Nabot, les chiens laperont ton sang à toi aussi, et les prostituées se vautreront dans ton sang. » Il ajouta que le malheur allait s’abattre sur toute la maison d’Achab et que les chiens dévoreraient le corps de Jézabel sur l’avant-mur d’Yizréel. À ces mots, le roi fut saisi de componction : il déchira ses vêtements, se revêtit d’un sac et observa un jeûne. Le Seigneur regarda avec faveur son repentir et annonça par son prophète qu’Il ne donnerait libre cours à sa colère que sous le règne de son fils. Achab mourut peu après, et son fils Ochozias, homme superstitieux, prit le pouvoir. Étant tombé malade, il envoya des messagers en quête d’un oracle auprès de Baal Zéboud à Éqron (Akkaron). Le prophète Élie se présenta devant les messagers, annonçant que le roi ne se relèverait pas. Quand ils transmirent ce message, en donnant la description du prophète, le roi, comprenant qu’il s’agissait d’Élie, envoya une troupe de cinquante hommes pour l’arrêter. Mais à deux reprises, sur l’injonction du prophète, un feu descendit du ciel et dévora les soldats. Le troisième officier, l’ayant supplié de l’épargner, Élie obtempéra et se rendit auprès du roi, lui annonçant de vive voix qu’il allait périr, parce qu’il avait eu recours aux faux dieux. Ochozias mourut effectivement peu de jours après, et son frère Joram devint roi d’Israël. Pendant les douze années de son règne, il fit supprimer le culte de Baal, mais ne mit pas fin au péché de Jéroboam, qui avait provoqué le schisme dans le peuple de Dieu et avait encouragé l’idolâtrie. C’est pourquoi Dieu fit venir le malheur sur sa maison et réalisa la prophétie prononcée par Élie au temps d’Achab : Jéhu s’empara du pouvoir, à la suite d’une conspiration contre Joram et, entrant dans la ville d’Yizréel, il fit mettre à mort Jézabel en la précipitant du haut d’une fenêtre. Son sang éclaboussa le mur et les chiens dévorèrent son corps avant qu’on n’ait pu l’ensevelir. Au bout de quinze ans de ministère prophétique, ayant accompli la mission que Dieu lui avait confiée, Élie se rendit de Galgal à Béthel, accompagné d’Élisée qui refusait de quitter son maître. De là, ils se rendirent à Jéricho. Arrivé sur la rive du Jourdain, Élie prit son manteau de peau de mouton, le roula et frappa les eaux, qui se divisèrent pour les laisser passer à pied sec. Élisée lui ayant demandé de recevoir double part de son esprit prophétique, Élie répondit : « Si tu me vois pendant que je serai enlevé au ciel, il en sera ainsi pour toi. »  Alors qu’ils marchaient ainsi dans le désert en devisant, un char de feu tiré par des chevaux flamboyants apparut entre eux. Élie monta dans le char et fut emporté comme au ciel , dans un tourbillon, tandis qu’Élisée criait : « Père, père, char d’Israël et son attelage ! » Il saisit le manteau du prophète, qui était tombé sur lui, et frappant les eaux à deux reprises, il put traverser le Jourdain, salué par les fils des prophètes qui criaient : « L’esprit d’Élie s’est reposé sur Élisée ! »   En étant ainsi enlevé dans les hauteurs avec son corps, le prophète Élie préfigurait l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ, et par l’envoi de son manteau sur son disciple, il annonçait la descente du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte. Représentant éminent de l’ordre prophétique et parvenu par son zèle au sommet de la vertu, Élie fut jugé digne de voir, face à face, la gloire du Dieu incarné, en compagnie de Moïse et des trois Apôtres, le jour de la Transfiguration (cf. Mt 17), qui annonçait le Second Avènement de notre Seigneur Jésus-Christ. En descendant du Thabor, les disciples demandèrent au Seigneur si Élie devait venir avant la résurrection des morts pour rétablir toutes choses, comme l’enseignent les prophètes (Mal  3, 23). Le Christ leur répondit : « Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu, mais l’ont traité à leur guise », en faisant allusion à saint Jean-Baptiste qui était venu préparer sa venue, avec l’esprit et la puissance d’Élie (Lc 1, 17). De même que Jean fut le Précurseur du premier avènement dans la chair du Fils de Dieu, ainsi Élie sera, croit-on, le précurseur de son second et glorieux Avènement, à la fin des temps .

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du prophète Élie, ton 4

L’ange dans la chair, le glorieux Élie, le socle des prophètes divins, le second précurseur de la venue du Christ, celui qui du ciel envoie la grâce sur Élisée, chasse au loin les maladies et purifie les lépreux; sur ceux qui le vénèrent il fait jaillir les guérisons.

Kondakion du prophète Élie, ton 2

Prophète au nom sublime, saint Élie, toi qui vis d’avance les hauts faits de notre Dieu et soumis à ta parole les nuées porteuses de pluie, auprès du seul Ami des hommes intercède pour nous tous.

ÉPITRE DU JOUR

1 Cor. V, 9-VI, 11

Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, – non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres ; autrement, il vous faudrait sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous. Quelqu’un de vous, lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements ? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? Quand donc vous avez des différends pour les choses de cette vie, ce sont des gens dont l’Église ne fait aucun cas que vous prenez pour juges ! Je le dis à votre honte. Ainsi il n’y a parmi vous pas un seul homme sage qui puisse prononcer entre ses frères. Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles ! C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? Mais c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez, et c’est envers des frères que vous agissez de la sorte ! Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.

Jc. V, 10-20 (Prophète Élie)

Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu’il prie. Quelqu’un est-il dans la joie? Qu’il chante des cantiques. Quelqu’un parmi vous est-il malade? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficacité. Élie était un homme de la même nature que nous: il pria avec instance pour qu’il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit. Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène, qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

ÉVANGILE DU JOUR

Matth. XIII, 54-58

S’étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l’entendirent étaient étonnés et disaient : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-ce pas le fils du charpentier ? N’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses ? Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Lc IV, 22-30 (Prophète Élie)

Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: N’est-ce pas le fils de Joseph? Jésus leur dit: Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe: Médecin, guéris-toi toi-même; et vous me direz: Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm. Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. Je vous le dis en vérité: il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la terre; et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d’Élisée, le prophète; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien. Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu’ils entendirent ces choses. Et s’étant levés, ils le chassèrent de la ville, et le menèrent jusqu’au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas. Mais Jésus, passant au milieu d’eux, s’en alla.

À propos de l'auteur

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Jivko Panev

Jivko Panev, cofondateur et directeur de la rédaction d'Orthodoxie.com. Producteur de l'émission 'Orthodoxie' sur France 2 et journaliste.
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