L’Église orthodoxe de Bulgarie dénonce l’idéologie du « genre » contenue dans la « Convention d’Istanbul »

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L’Église orthodoxe de Bulgarie dénonce l’idéologie du « genre » contenue dans la « Convention d’Istanbul », qu’elle demande au parlement de ne pas la ratifier.
L’Église orthodoxe de Bulgarie demande au parlement bulgare de ne pas ratifier la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention de la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ». Tout en soulignant qu’il s’oppose tant aux violences à l’égard des femmes qu’aux discriminations touchant celles-ci, le Saint-Synode de l’Église bulgare se dresse contre l’idéologie du « genre » contenue dans la Convention d’Istanbul et qui a été atténuée dans la traduction bulgare du texte incriminé. Nous publions ci-dessous, in extenso, l’appel du Saint-Synode : Convention d’Istanbul
« Chers compatriotes, chers enfants de Dieu de notre sainte Église orthodoxe de Bulgarie, chers représentants du pouvoir civil,
La raison de notre appel est la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ». Ladite convention soulève des inquiétudes sur l’avenir de la civilisation européenne chrétienne, du fait qu’elle contient une nouvelle conception de l’homme, l’homme comme auto-suffisant, l’homme sans Dieu, qui suit ses désirs et ses passions à un point telle qu’il puisse déterminer même son sexe. Ce concept ouvre la porte à la déchéance morale qui conduit inévitablement à la destruction psycho-physique de l’homme, à une « seconde mort » qui est une mort spirituelle. Cela est diamétralement opposé à notre foi, au centre de laquelle se trouve le Dieu-homme Christ, et qui nous enseigne que le sens de la vie du chrétien consiste dans le salut et l’amour envers Dieu et le prochain. C’est pourquoi il n’y a pas de chrétien qui n’approuve la lutte contre la violence, plus encore la violence à l’égard des femmes. La déclaration d’Istanbul sort du cadre de la régulation juridique de cette question, étant donné qu’elle amène au changement de notre vision du monde. Les liens entre les sexes, l’attitude envers la religion, les traditions, les usages, l’instruction, tels qu’incarnés dans les idées de la convention, contredisent les convictions séculaires du peuple bulgare dans le domaine de la foi, de la nationalité, de la moralité, de l’honnêteté, de la dignité, de l’instruction et de la famille. Au cours de plus d’un millier d’années, notre peuple a vécu avec une seule aspiration : incarner la justice, l’amour et la sainteté évangéliques, devenir un peuple saint et un peuple de Dieu (I Pierre 2, 9-10, I, 15-16) qui, au cours de son histoire, prêche les valeurs divines et les vertus. Bien qu’il s’agisse d’un acte juridique, la Convention possède aussi une dimension spirituelle – c’est un instrument qui instille un système de valeurs qui nous sont étrangères, qui permet à la société d’être dirigée par un nouveau modèle qui correspond aux intérêts d’une petite partie. Dans le texte officiel de la Convention en anglais, partout où [en bulgare, ndt] est utilisé le terme « sexe social », se trouve le mot « genre ». Dans ce texte, la conception de « genre » diffère catégoriquement de celle de sexe, constituant ainsi une autre notion, inconnue du système juridique bulgare et inexistante dans le dictionnaire de la langue bulgare. Aussi, une nouvelle traduction ne changera pas le sens et l’esprit de la Convention, dans laquelle l’utilisation du terme « genre » et ses dérivés poursuivent des buts différents de ceux qui sont proclamés, à savoir la défense de la femme contre la violence. Ces termes sont utilisés pour faire de la politique de l’État une idéologie qui nie que l’être humain existe comme homme ou femme, et cela est confirmé par une langue artificielle nouvelle que nous trouvons dans la Convention, et qui est étrangère et inconnue à notre mentalité, notre culture, nos usages et à la tradition orthodoxe. Selon cette idéologie, le sexe de l’être humain comme homme ou femme n’a pas d’importance pour sa personnalité, mais se présente comme « la dictature de la nature » sur le libre choix de l’homme, une dictature dont il faut se libérer. Cette idéologie qui, par la ratification de la Convention, deviendrait une règle de droit contraignante pour les citoyens bulgares, nie une vérité biblique fondamentale: «Et Dieu créa l’homme ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle. « (Genèse 1:27). Pour le Saint-Synode, exprimant la voix des chrétiens orthodoxes bulgares, la lutte avec la violence concernant les femmes et la violence dans la famille sont liés directement aux vertus évangéliques, la première et la plus grande de toutes étant l’amour envers Dieu et les hommes. Les dispositions de la Convention sur l’introduction de l’enseignement du « rôle non stéréotypé des genres » « dans les programmes d’enseignement officiels et à tous les nouveaux de l’éducation » sont dirigées contre le mariage prescrit entre homme et femme – l’Église domestique, dans laquelle l’amour est exprimé et sert au salut de l’homme. Conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme : « La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État ». Le point de repère pour conserver cela est la fidélité et la confiance entre les époux dans toutes leurs dimensions. Sans cela, la société se désintégrera et la génération ainsi créée sera privée d’amour, de soins et d’éducation. Les conséquences de la négation des vérités bibliques sont tragiques, et nous les observons dans de nombreuses sociétés, dans lesquelles l’idéologie du « genre » est depuis longtemps une politique d’État. Nous appelons l’Assemblée nationale à ne pas ratifier la Convention d’Istanbul, qui introduit des concepts contraires à notre foi orthodoxe, nos traditions nationales et notre système juridique. Nous appelons le peuple bulgare à défendre sa foi, qu’il a préservée au milieu de toutes les épreuves historiques ! Le devoir sacré et paternel du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare est de rappeler au peuple de Dieu les paroles de la sainte Bible : « Malheur à ceux qui déclarent bien le mal, et mal le bien ! » (Isaïe V, 20).

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