« D’année en année, nous vivons une période étonnante : les jours de la période pascale qui durent de la lumineuse Résurrection du Christ jusqu’à Son Ascension. Malheureusement, peu de gens seulement sont en mesure de prendre conscience de toute l’importance de ce temps plein de grâce et de la guérison qu’il apporte.

Le métropolite Antoine (Pakanitch), chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, sur le vrai sens de la période pascale
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Ce ne sont pas les « koulitch »  ni les « paskha » (gâteaux de Pâques), ni toute autre nourriture ornant en abondance nos tables festives, qui nous donnent une consolation et une santé véritables. Souvent, tout cela peut devenir un piège qui détruit la santé et les forces, en remplaçant habilement la joie spirituelle et le festin de l’esprit par des réjouissances charnelles et des nourritures diverses. Or, c’est précisément en ces jours remarquables, lorsque nous nous souvenons comment le Christ marchait sur terre après Sa glorieuse Résurrection, que nous pouvons recevoir un don particulier du Seigneur, qui séjourne maintenant aussi parmi nous. Ce don salvifique est la vision spirituelle, la vue de ses péchés. À l’aide de la lumière rayonnante du Christ, qui se déverse généreusement partout en ce temps particulier, toutes ténèbres sont éclairées, dont celles dont vous et moi sommes remplis jusqu’au bord. Et voir les ténèbres en soi est une grande œuvre, le début du salut. La nuit spirituelle de notre âme est submergée par l’éclat de la Pâque du Christ : les ténèbres des passions, des vices et du péché sont dissipées, et l’aube tant attendue du réveil commence. Dans la lumière matinale qui se diffuse, nous pourrons voir un instant non seulement notre propre âme sous sa forme véritable, mais aussi les contours de l’avenir (qui est en réalité un lointain passé, destiné à l’homme dès le commencement et qui nous est restitué par le Dieu miséricordieux), à savoir notre immortalité. Par la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ sont détruits tous les obstacles et les frontières entre l’éternité et la vie éphémère. Chaque homme peut maintenant s’unir à Dieu et c’est ainsi que le mal et la mortalité qui sont en nous peuvent être détruits. En ces jours joyeux, rendons grâces au Seigneur pour Son Sacrifice, qui est devenu la Source de notre salut, et pour Sa mort victorieuse, vainquant la mort même (« terrassant la mort par la mort ») ; réjouissons-nous que le Seigneur, par Sa mort et Sa Résurrection nous ait ouvert les profondeurs et les possibilités infinies de la nature humaine, nous ait montré la hauteur de la beauté. St Luc de Crimée compare poètiquement la vie de l’homme à une grappe de raisin, belle et pure, qui mûrit sous les rayons du soleil, se nourrit de la sève de la vigne, et ses grains sont irrigués par la rosée céleste. Lorsque la grappe mûrit, on la presse, et elle se transforme en restes insignifiants, voués à pourrir. La grappe meurt, mais son jus continue à vivre, auquel elle a donné vie. Tant que la grappe croissait et vivait, un goût merveilleux, délicat mûrissait dans le jus de raisin. De la même façon, notre esprit se forme pendant la vie terrestre, disait le saint hiérarque Luc. Et tout comme le vin continue à vivre après la mort de la grappe, et encore en s’améliorant constamment (plus le vin est vieux, plus il est soutenu, beau et précieux), ainsi notre esprit, s’étant libéré des chaînes du corps, continuera à vivre éternellement, se perfectionnant dans la direction que l’homme a choisie pendant sa vie. « Un esprit bon, saint, se perfectionnera dans le Royaume céleste, tandis que celui qui est mauvais, sombre, sera éternellement tourmenté dans la compagnie du diable, le père de tout mal et des ténèbres », explique le saint. Efforçons-nous de nous orner des vertus, et de parer le monde de la beauté de notre être. En ces jours de fête, cherchons le Christ dans les hommes, dans les bonnes œuvres, dans nos propre cœur. Car l’amour envers les hommes est le gage de notre amour envers Dieu. Allons à la rencontre de chaque matin dans l’attente que le Seigneur nous appelle chacun par notre nom. Nous ne pouvons aller vers Dieu tant qu’Il ne nous appelle pas Lui-même : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jn VI, 44). Et lorsque nous serons appelés, notre réaction ne peut être autre que celle de Marie Madeleine qui, la première, vit le Seigneur ressuscité, qui l’appela par son nom : « Marie », et qui se précipita à Ses pieds.

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À propos de l'auteur

Jivko Panev

Jivko Panev

Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.

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