Les protestations de l’Église au sujet de la loi « sur le libre changement de sexe » ont provoqué des réactions de mécontentement chez les représentants du gouvernement. Depuis la tribune du Parlement, Nikos Filis, ancien ministre de l’Instruction publique, actuellement député du parti au pouvoir, a accusé l’Église d’immixtion dans la politique et de transgression des « droits de l’homme ». Quant au Premier ministre Alexis Tsipras, il a appelé les députés à manifester de « l’héroïsme politique » et à soutenir le projet de loi en question. « Nous vivons en Europe – cela signifie que nous aspirons au progrès, et ne demeurons pas dans l’obscurantisme. Nous développons les droits de l’homme et modernisons le pays… Aucune tradition, aucune religion ne peut être au-dessus des droits des hommes » a-t-il souligné. De son côté, la hiérarchie de l’Église de Grèce a déclaré que « la soi-disant élite, démontrant son étroitesse d’esprit et son provincialisme, à l’instar des singes, copie tout, successivement, chez les pays ayant une autre histoire, d’autres traditions et mœurs ». En refusant constamment à l’Église le droit de s’exprimer sur des questions d’actualité, les représentants de l’élite diffusent n’importe quelles insinuations : « Lorsque quelqu’un se moque, outrage et calomnie l’Église et son clergé, la liberté de parole devient illimitée et ‘sacrée’. Lorsque l’Église parle, on lui refuse le droit de parler » a souligné la hiérarchie.

Source (dont photographie): Pravoslavie

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