25/04/2017
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11 janvier (ancien calendrier)/24 janvier (nouveau)

11 janvier (ancien calendrier)/24 janvier (nouveau)

11 janvier (ancien calendrier)/24 janvier (nouveau)

Saint Théodose le Grand, le Cénobiarque (529) ; saint Michel de Klopsk (vers 1453-1456) ; saint Théodose d’Antioche (vers 412) ; saints néomartyrs de Russie : Nicolas (Matsievsky), Théodore (Antinpine) et Vladimir (Fokine), prêtres (1919) ; Vladimir (Khirasko), confesseur, prêtre (1932).

SAINT THÉODOSE LE CÉNOBIARQUE

Saint Théodose le Grand, le Cénobiarque (529)

Saint Théodose, chef et pilote de ceux qui menaient la vie communautaire en Palestine (cénobiarque = « chef des cénobites ») et astre brillant pour l’éternité dans le firmament spirituel, naquit vers 423 dans le village de Garissos, en Cappadoce, de parents pieux et craignant Dieu, qui lui inspirèrent l’amour des saintes vertus et de l’application aux saintes Écritures. Devenu lecteur dès son jeune âge, il aimait à méditer sur l’histoire d’Abraham, le modèle de tous ceux qui s’exilent par amour du Seigneur (Gn 12), et sur les paroles de l’Évangile qui recommandent de quitter parents, biens et amis pour hériter la vie éternelle (Mt 19, 29). L’âme brûlante d’une divine ardeur, il décida un jour d’appliquer ces préceptes et prit la route de Jérusalem. Passant dans la région d’Antioche, il alla prendre la bénédiction de l’illustre saint Syméon le Stylite. L’Ancien le salua de loin, en disant : « Théodose, homme de Dieu, sois le bienvenu ! » Il le fit monter en haut de sa colonne, l’embrassa tendrement et lui prédit qu’il deviendrait le pasteur d’un immense troupeau de brebis spirituelles.

Parvenu à Jérusalem, après avoir vénéré les Lieux saints, Théodose se demanda comment il pouvait commencer dans la vie ascétique. Certes, il désirait mener la vie solitaire, mais averti des dangers d’entrer dans la lutte contre les ennemis invisibles sans avoir été préalablement exercé au combat par un maître expérimenté, il se mit à la recherche d’un tel guide et le trouva en la personne d’un ancien originaire de Cappadoce, nommé Longin, qui brillait de toutes sortes de vertus parmi les moines consacrés au service de la basilique de la Résurrection (les Spoudaioi). Une fois instruit, par l’obéissance, à ne faire, comme le Christ, que la volonté de Dieu le Père et à discerner avec science le bien et le mal, il s’installa seul dans une église située sur le chemin de Bethléem. Lorsque la riche et pieuse fondatrice de cette église voulut le mettre à la tête d’une communauté de moines, il se retira dans une grotte située sur une colline déserte, où, disait-on, les Mages avaient logé après avoir vénéré l’Enfant-Dieu. Tendu avec ardeur vers le ciel et oubliant tout ce qui est de la terre, Théodose y purifiait son âme par la mortification sans relâche des plaisirs de la chair, par la station debout durant toute la nuit, soutenu par des cordes qu’il avait suspendues au plafond, par la psalmodie et la prière incessantes. Il demeura trente ans sans manger un morceau de pain, en ne se nourrissant que de dattes, de fèves et de quelques herbes qui poussaient autour de la grotte. La renommée de ses combats et de la vie divine qui brillait en lui attira bientôt vers la grotte de nombreux disciples. Il n’en reçut d’abord que six, puis douze, et enfin il accepta tous ceux que Dieu lui envoyait.
En premier lieu, il leur enseignait à tenir toujours devant leurs yeux la pensée de la mort, comme fondement de la vie en Christ. Un jour, il leur fit creuser un vaste sépulcre et leur dit : « Voici votre tombeau, qui de vous veut l’inaugurer ? » Un prêtre, nommé Basile, tomba à genoux et demanda au saint sa bénédiction pour partir le premier vers le Seigneur. Théodose ordonna alors de célébrer les offices de commémoration du troisième, du neuvième et du quarantième jour, comme c’est la coutume jusqu’à nos jours pour les défunts. Sitôt venu le quarantième jour, Basile expira, et pendant les quarante jours suivants Théodose le vit se tenir spirituellement au milieu des frères pendant la psalmodie. Une veille de Pâques, les frères, manquant de toute nourriture et même de pain pour célébrer la Divine Liturgie, s’agitaient inquiets. Théodose, recueilli en lui-même dans un endroit isolé, leur recommanda de ne mettre leur espérance qu’en Dieu. De fait, la nuit venue, deux mulets arrivèrent à la porte du monastère, chargés de provisions qui durèrent jusqu’à la Pentecôte.

La grotte devint vite trop étroite pour le nombre grandissant de disciples, et de riches amis, prêts à contribuer à toutes les dépenses, pressaient le saint de choisir un emplacement convenable pour édifier un grand monastère, conformément à la prophétie de saint Syméon. D’abord hésitant, de peur de perdre les fruits de la vie solitaire, Théodose parvint à la conclusion qu’avec l’aide de Dieu, il pourrait garder son âme dans une paix imperturbable, tout en menant un grand nombre d’hommes sur la voie du Salut. Il prit donc un encensoir, l’emplit de charbon et s’avança droit devant lui, en priant Dieu d’allumer Lui-même l’encens lorsqu’il parviendrait à l’endroit convenable. Le Seigneur accorda ce signe à son serviteur dans un lieu situé à environ 7 km de Bethléem. On y construisit bientôt de vastes bâtiments pour les moines, avec des ateliers et tout ce qui est nécessaire pour les libérer des distractions causées par les relations avec le monde extérieur. À cette cité évangélique étaient jointes plusieurs annexes : une hôtellerie pour les moines étrangers, une autre pour recevoir les pauvres et les indigents, un hôpital pour les malades, un hospice pour les moines âgés et un asile pour les aliénés. Œil pour les aveugles, pied pour les boiteux, toit pour les sans-abri, vêtement pour ceux qui étaient nus, le saint se faisait tout pour tous ; il prenait soin lui-même des plaies les plus repoussantes et embrassait tendrement les lépreux. Les indigents accouraient en si grand nombre au monastère, en ces temps de disette, qu’on nourrissait jusqu’à cent personnes par jour. Pour subvenir à de tels besoins, Dieu intervenait fréquemment par des miracles et multipliait le pain et les vivres.
La communauté était composée de plus de quatre cents moines de nationalités différentes. C’est pourquoi le saint avait fait construire quatre églises dans l’enceinte du monastère : une où l’on célébrait la louange de Dieu en grec, l’autre en syriaque, une autre en arménien, et la quatrième était réservée aux aliénés et aux possédés. Sept fois le jour, les hymnes s’élevaient vers le ciel en un accord harmonieux de diverses langues, et tous se réunissaient dans l’église des Grecs, après la lecture de l’Évangile, pour célébrer en commun la sainte Eucharistie. Père de tous, Théodose prenait soin de chacun et montrait, par sa conduite et ses enseignements, une vivante image du Christ. À la mort de Gérontios, le supérieur du monastère fondé par sainte Mélanie [31 déc.], il fut nommé par le patriarche archimandrite et chef de tous les moines vivant en communautés, alors que saint Sabas [5 déc.] était placé à la tête des ermites et de ceux qui vivaient dans les laures. Les deux saints étaient unis par une grande charité, ils se rencontraient souvent pour s’entretenir de sujets spirituels et luttèrent de concert contre les hérétiques.
En ce temps-là (513), l’Église était en effet troublée par l’empereur Anastase, qui avait pris la défense des monophysites, ennemis du Concile de Chalcédoine. Il déposa le patriarche de Jérusalem Élie [20 janv.], lui substitua un hérétique et tenta d’attirer à lui tous les moines éminents de Palestine, en particulier saint Sabas et saint Théodose. Si, par humilité, saint Théodose se laissait vaincre et contrarier en toute chose, il se montrait toutefois intraitable en ce qui concernait Dieu et les saints dogmes de l’Église. Il rassembla tous les habitants des déserts, leur déclara que le temps était venu pour le doux de se changer en guerrier (Jl 3, 11), et écrivit au souverain une lettre, où il annonçait la ferme décision des moines de rester fidèles jusqu’au sang à la doctrine des saints Conciles Œcuméniques. Impressionné par ce courage, Anastase relâcha pour un peu de temps ses persécutions, mais les reprit bientôt de plus belle. Théodose se rendit alors à la basilique de la Résurrection et, du haut de l’ambon, s’écria : « Si quelqu’un refuse d’accepter les quatre saints Conciles au même titre que les quatre saints Évangiles, qu’il soit anathème ! » Puis, à la tête d’une armée de moines, il parcourut la ville en confirmant le peuple dans la foi par sa parole et ses miracles. Envoyé en exil sur ordre de l’empereur, il put regagner son monastère, deux ans plus tard, lors de l’avènement de Justin Ier, qui était favorable à l’Orthodoxie (518).

Une fois la paix rétablie, le bienheureux continua de répandre la bénédiction de Dieu sur les hommes : il remplit un grenier entier en bénissant un grain de blé, guérit des maladies incurables, rendit fécondes des femmes stériles, chassa des nuées de sauterelles, fit venir la pluie, délivra des voyageurs en danger et annonça sept ans à l’avance le séisme qui détruisit la ville d’Antioche (526). Mais ne comptant pour rien tant de grâces, il se tendait sans cesse vers Dieu, en s’enfonçant dans l’abîme de l’humilité. Voyant un jour deux de ses disciples qui se disputaient, l’homme de Dieu se jeta à leurs pieds et refusa de se relever tant qu’ils ne se furent pas réconciliés. Une autre fois, comme il avait interdit la communion à un moine responsable d’une faute grave, celui-ci répliqua en faisant la même défense au saint. Théodose obéit, et ne se présenta à la communion que lorsque le moine se fût rétracté.
Affligé, vers la fin de ses jours, d’une longue et douloureuse maladie, il supportait tout, comme Job, avec action de grâces, refusait de prier Dieu d’en être délivré et ne relâchait en rien sa règle d’ascèse et de prière. Un peu avant son trépas, il exhorta ses moines à la persévérance dans les épreuves et leur promit de toujours intercéder au ciel pour son monastère. Puis, après avoir rassemblé tous les higoumènes de Palestine, il les bénit et remit son âme à Dieu. Il était âgé de 105 ans (529). Ses funérailles furent célébrées avec tous les honneurs possibles par le patriarche, en présence d’une foule immense de moines et de laïcs. On ensevelit son corps dans la première grotte où il avait demeuré, et peu de temps après les miracles commencèrent à y abonder. De toutes les vertus de saint Théodose, trois restèrent à ses disciples comme un vivant héritage : une stricte ascèse jusqu’à la mort, accompagnée d’une foi inébranlable ; la miséricorde envers les pauvres et les malades, et l’assiduité continuelle à la prière et à la louange de Dieu.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, ton 1
La pierre étant scellée par les Juifs et les soldats gardant Ton Corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde ; aussi, les Puissances des cieux Te crièrent : Source de vie, ô Christ, gloire à Ta Résurrection, gloire à Ton règne, gloire à Ton dessein bienveillant, unique Ami des hommes!

Tropaire de la Théophanie, ton 1
Lors de Ton baptême dans le Jourdain, Seigneur, fut manifestée l’adoration due à la Trinité : car la voix du Père Te rendit témoignage en Te donnant le nom de Fils bien-aimé, et l’Esprit, sous la forme d’une colombe, confirmait l’irréfragable vérité de cette parole. Christ Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde, gloire à Toi !

Tropaire de saint Théodose, ton 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le désert stérile, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Théodose, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Théodose, ton 8
Planté dans les parvis de ton Seigneur, * tu fis croître les agréables fleurs de tes brillantes vertus * et tu multiplias le nombre de tes enfants dans le désert, * les abreuvant aux flots de tes larmes, pasteur des divines bergeries; * c’est pourquoi nous te chantons: Réjouis-toi, Père Théodose.
Kondakion de la Théophanie, ton 4
Tu es apparu au monde en ce jour, Seigneur, et Ta lumière s’est manifestée à nous qui, Te connaissant, Te chantons : Tu es venu, Tu es apparu, Lumière inaccessible.

Évangile du jour
(Matth. IV, 12-17)

Jésus, ayant appris que Jean avait été livré, se retira dans la Galilée. Il quitta Nazareth, et vint demeurer à Capernaüm, située près de la mer, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète: Le peuple de Zabulon et de Nephthali, De la contrée voisine de la mer, du pays au delà du Jourdain, Et de la Galilée des Gentils, ce peuple, assis dans les ténèbres, A vu une grande lumière; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort La lumière s’est levée. Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

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Jovan Nikoloski