21/09/2017
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11 septembre  

11 septembre  

11 septembre  

Après-fête de la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu ; sainte Théodora d’Alexandrie (474-491) ; saint Marcel, martyr, premier apôtre connu du Velay ; saints Démètre, Évanthie et Démétrien, martyrs (Ier s.) ; saints Félix et Regula, martyrs à Zurich (IIIème s.) ; sainte martyre Ia de Perse (362) ; saints Diodore, Diomède et Didyme, martyrs à Laodicée (364) ; saint Patient, évêque de Lyon (vers 480) ; saint Almire, ermite manceau (vers 560) ; saint Glen (VIème s.) ; saint Bodon, évêque de Toul (vers 660) ; saint Adelphe, troisième abbé de Remiremont (670) ; saint Pierre, métropolite de Nicée, confesseur (826) ; saint Euphrosyne le cuisinier (IXème s.) ; translation des reliques des saints Serge et Germain de Valaam, thaumaturges ; saints nouveaux martyrs de Russie : Nicolas (Podiakov) et Victor (Oussov), prêtres (1918) ; Carpe (Elb), prêtre et Nicolas (Chirogorov), diacre (1942).

VIE DE SAINTE THÉODORA D’ALEXANDRIE[1]

Sainte Théodora d’Alexandrie (491)

L’Église vénère la mémoire de douze saintes femmes qui, après avoir revêtu des habits masculins, pratiquèrent l’ascèse dans des monastères d’hommes[2] . L’une d’elles, sainte Théodora, vécut à Alexandrie sous le règne de l’empereur Zénon (vers 472). Elle était mariée à un certain Paphnuce, homme pieux et de bonne renommée. Mais un jour, sous l’instigation du diable, Théodora commit l’adultère. À peine venait-elle de pécher que l’aiguillon de sa conscience la fit cruellement souffrir. Elle n’osa pas rentrer chez elle et se rendit dans un couvent voisin, où elle demanda à l’abbesse de faire lire l’Évangile au hasard. En ouvrant l’Évangile, on tomba sur ces paroles : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit (Jn 19, 24). Réalisant que son péché était connu de Dieu et brûlant de faire pénitence au plus vite, Théodora changea ses vêtements, s’habilla en homme et demanda à être reçue comme novice, sous le nom de Théodore, au monastère masculin situé à dix­huit milles d’Alexandrie. L’abbé du monastère, pensant qu’il s’agissait d’un eunuque et constatant son ardeur à embrasser la vie monastique, l’accepta sans tarder et la revêtit du saint Habit angélique. Pendant huit ans, la bienheureuse Théodora fit preuve d’un zèle remarquable dans toutes les œuvres de l’ascèse, accomplissant les tâches les plus viles et passant toutes ses nuits dans les larmes et les prières ardentes, afin que le Seigneur lui pardonne son péché et lui fasse retrouver la grâce de la chasteté. Un jour, comme elle avait été envoyée à Alexandrie pour chercher de l’huile, elle rencontra son époux, qui la recherchait depuis des années. Mais celui-ci ne la reconnut pas, tant les labeurs de l’ascèse avaient transformé son aspect corporel. Cette rencontre fut pour Théodora une occasion pour redoubler ses combats, et elle ne mangea plus qu’une fois par semaine. Élevée ainsi au-dessus des nécessités corporelles et tout adonnée à la prière de repentir, elle acquit une telle faveur auprès de Dieu qu’elle accomplit des miracles. Sa conduite exemplaire suscitait l’admiration de tous, mais faisait trembler de rage le démon, qui voyait sa proie lui échapper. Cet insatiable ennemi du bien ne s’avoua pas vaincu. Ayant suggéré à certains moines jaloux de répandre la rumeur selon laquelle le jeune Théodore était tombé dans la fornication avec une femme d’un village voisin, ces derniers amenèrent même le nourrisson à la porte du monastère. Comme Théodora ne répondait rien à ces accusations, ne voulant pas dévoiler sa véritable identité et estimant que cette épreuve était un châtiment voulu par Dieu, elle fut expulsée du monastère. Prenant l’enfant avec elle, comme s’il était le sien, elle s’installa à proximité dans une petite cabane, où elle vécut dans un dénuement extrême, luttant contre le froid l’hiver, contre la chaleur l’été, et résistant vaillamment aux tentations sans nombre que lui infligèrent les démons. Au bout de sept ans, l’abbé du monastère lui permit de rejoindre la communauté. Mais loin de se reposer de ses labeurs, Théodora intensifia ses veilles, ses jeûnes et ses prières, et elle montrait une obéissance et une patience encore plus grandes qu’auparavant. Elle avait pris avec elle l’enfant, et lui enseignait comment acquérir les vertus évangéliques et la prière perpétuelle. Au bout de quelque temps, ayant exhorté une dernière fois celui qui était, en vérité, devenu son fils selon l’Esprit, elle s’endormit en paix. Au moment de sa mort, l’abbé eut une vision : il vit une femme revêtue de vêtements lumineux, s’élever dans les airs et rejoindre le chœur des Justes et des saints. Tous reconnurent alors en pleurant leur méprise et rendirent gloire à Dieu d’avoir accompli parmi eux une si grande merveille. En effet, pour guérir la passion, Théodora avait non seulement combattu de front les tentations de la chair en vivant secrètement au milieu des hommes, mais, fortifiée par la grâce, elle avait même dépassé ses compagnons par l’ascèse et les labeurs. Bien que revêtue d’un corps, elle avait atteint l’impassibilité et la pureté des anges.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4

Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l’univers, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.

Tropaire de sainte Théodora, ton 8

En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme, qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * Théodora bienheureuse, avec les Anges dans le ciel.

Tropaire du saint martyr Autonome  (en raison de la clôture de la fête le 12), ton 1

Ayant surgi de l’occident comme un astre du ciel et brillé sur l’orient par les rayons de ta vie, tu glorifias le Soleil de gloire, Jésus, par ta fermeté au combat, Père Autonome; c’est pourquoi tu fus glorifié par œuvre de Dieu. Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, gloire à celui qui t’a couronné, gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

Tropaire de saints Serge et Germain de Valaam, ton 4

En dociles auditeurs de l’Évangile du Christ ayant dédaigné, comme non existants, le monde et tout ce qui se trouve en lui, vous êtes demeurés sur une île de la mer pour combattre avec diligence les invisibles ennemis et vous avez soumis sagement à l’esprit votre chair par le jeûne, les veilles, les stations de toute la nuit; c’est pourquoi de la main du Tout-puissant vous avez reçu les couronnes méritées et, vous tenant en présence de la divine Trinité, bienheureux Pères Serge et Germain, vous intercédez pour le salut de nos âmes.

Kondakion de sainte Théodora, ton 1

Bienheureuse, ayant échappé à la nuit des passions, * tu t’approchas du Soleil de gloire en esprit, * mortifiant par l’ascèse les élans de la chair, * et tu devins pour les moines un modèle de vie, * l’amendement de ceux qui ont failli; * c’est pourquoi nous glorifions ton souvenir.

Kondakion de saint Autonome(en raison de la clôture de la fête le 12), ton 2

Sage Père, ayant initié tes fidèles aux mystères divins, toi-même tu devins une agréable victime, Bienheureux; pour le Christ tu as bu le calice en martyr et, puisqu’en sa présence tu te tiens désormais, sans cesse auprès de lui intercède pour nous.

Kondakion de saints Serge et Germain de Valaam, ton 4

Dans le renoncement au monde, vous avez suivi le Christ en quittant la vie d’ici-bas; vous avez atteint le grand Lac Névo (Ladoga), puis, abordant à l’île de Valaam vous y avez mené la vie des anges; c’est pourquoi vous avez rejoint la céleste demeure avec joie; maintenant qu’avec les Anges vous vous tenez devant le trône du Seigneur, souvenez-vous du troupeau que vous avez rassemblé afin que vos fils puissent avec allégresse vous chanter: Réjouissez-vous, bienheureux Pères Serge et Germain.

Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4

Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, et Adam et Ève  de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; c’est elle que fête également ton peuple libéré de la condamnation pour ses péchés, en te criant : « La stérile met au monde la Mère de Dieu, la nourricière de notre vie ».

ÉPITRE du jour

(II Cor. VI, 1-10)

Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques; comme inconnus, quoique bien connus; comme mourants, et voici nous vivons; comme châtiés, quoique non mis à mort; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses.

 

Évangile du jour

(Mc V, 24-34)

Une grande foule suivait Jésus et le pressait. Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait, et elle n’avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant. Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement. Car elle disait: Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. Au même instant la perte de sang s’arrêta, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Jésus connut aussitôt en lui-même qu’une force était sortie de lui; et, se retournant au milieu de la foule, il dit: Qui a touché mes vêtements? Ses disciples lui dirent: Tu vois la foule qui te presse, et tu dis: Qui m’a touché? Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela. La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s’était passé en elle, vint se jeter à ses pieds, et lui dit toute la vérité. Mais Jésus lui dit: Ma fille, ta foi t’a sauvée; va en paix, et sois guérie de ton mal.

[1] Tiré du Synaxaire du Père Macaire de Simonos Petras

[2] Cf. Saintes Euphrosyne-Smaragde [25 sept.], Pélagie [8 oct.], Athanasie [9 oct.], Anne-Euphimien, [29 oct.], Euphrosyne la Jeune [8 nov.], Matrone-Babylas [9 nov.], Suzanne-Jean [15 déc.], Eugénie [24 déc.], Apollinaria-Dorothée [4 janv.], Marie-Marin [12 fév.] et Anastasie la patricienne [10 mars]. Cf aussi Callisthène [4 oct.].

 

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Jovan Nikoloski