24/07/2017
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26 avril

26 avril

26 avril

Jour de jeûne

Saint Basile, évêque d’Amasée, et sainte Glaphyre, vierge, martyrs (322) ; sainte Exupérance, vierge à Troyes (vers 380) ; saint Phébade, évêque d’Agen (393) ; saint Riquier, abbé fondateur de Celles en Picardie (645) ;saint Étienne, apôtre des Zyrianes (Oural), évêque de Perm (1396) ; saint Joannice de Devitch (XIIIème s. Serbie) ; saints néo-martyrs de Russie : Jean (Pankov), prêtre et ses fils martyrs Nicolas et Pierre (1918).

SAINT BASILE, ÉVÊQUE D’AMASÉE
Notre saint Père Basileus accéda au siège épiscopal d’Amasée dans le Pont, au temps de la Grande Persécution de Dioclétien, Maximien et Maximin Daïa. Tant par sa prédication que par son exemple, il montra alors qu’un chrétien doit toujours se tenir prêt à verser son sang pour le Christ ; puis à la fin des répressions sanglantes, il confirma dans la foi les Églises du Pont, participa aux conciles d’Ancyre et de Néocésarée (314), et enseigna à ses fidèles comment se garder des hérétiques.
La conversion de saint Constantin et sa prise du pouvoir en Occident (312) avait semblé annoncer le terme de la persécution quand le diable trouva en Licinius (308-325) l’instrument de son dessein. De médiocre origine, celui-ci s’était acquis par ses talents militaires la maîtrise sur les provinces danubiennes et, après avoir reconnu la souveraineté de Constantin et avoir épousé sa sœur Constantia, il avait été envoyé à Nicomédie pour mettre fin aux cruautés de Maximin Daïa. Mais, après avoir renversé Maximin, il s’empara du pouvoir sur l’Empire d’Orient et, montrant son vrai visage, s’acharna de plus belle contre les disciples du Christ.
Son épouse avait une belle et chaste servante chrétienne, nommée Glaphyre, dont Licinius s’était épris, cherchant à tout prix à assouvir sa passion. Informée par un courtisan, Glaphyre rapporta la chose à Constantia. Pour tromper l’empereur, celle-ci fit répandre la nouvelle que sa servante avait succombé à une soudaine crise d’épilepsie, et elle l’envoya, habillée de vêtements masculins, vers Amasée. Glaphyre y fut recueillie paternellement par saint Basileus, et elle lui fit don d’une importante somme d’argent pour édifier une église. Comme elle avait écrit à sa maîtresse, afin de lui donner des nouvelles et de lui demander son aide pour l’achèvement des constructions, la lettre fut interceptée et parvint à la connaissance de Licinius, qui envoya aussitôt des hommes d’armes à Amasée, avec ordre d’arrêter la jeune femme et l’évêque Basileus. Mais lorsque les soldats parvinrent à Amasée, ils apprirent que Glaphyre avait remis son âme à Dieu quelques jours auparavant. Ils s’emparèrent de Basileus et l’emmenèrent, lié comme une brebis d’abattoir, suivi de deux de ses diacres : Théotime et Parthénios.
Une fois à Nicomédie, saint Basileus eut dans sa prison une révélation lui annonçant le mode de son prochain martyre et le nom de son successeur. Le lendemain matin, il comparut devant Licinius qui, impressionné par sa sérénité et la majesté de son allure, quitta l’audience, en confiant au préfet de Nicomédie le soin d’achever l’interrogatoire. Celui-ci proposa à Basileus de passer sur l’affaire de Glaphyre et non seulement de lui laisser la vie sauve, mais encore de l’honorer du suprême pontificat, à condition qu’il accepte d’honorer les dieux de l’Empire, comme tout bon citoyen romain. Le saint évêque prit alors la parole et, rappelant aux païens toutes les horreurs et les actes ignobles commis par les dieux de la mythologie, il leur montra combien il était insensé d’adorer de tels monstres. Son apologie resta toutefois sans effet sur l’intelligence endurcie par les passions de ses auditeurs et, une nouvelle tentative du préfet ayant échoué, il fut condamné à mort par ordre de l’empereur (322). Laissant éclater sa joie d’être ainsi délivré des liens de cette vie corruptible, Basileus adressa au Seigneur des hymnes d’actions de grâces et intercéda en faveur de son troupeau spirituel. Puis, ayant embrassé ses compagnons, il tendit la nuque, en disant au bourreau : « Fais, mon ami, ce qui t’a été ordonné ! »
Loin d’être apaisé par cette exécution, Licinius ordonna de jeter le corps du saint à la mer ; mais, la nuit suivante, un ange annonça aux compagnons de Basileus que le saint les attendait à Sinope. Lorsqu’ils parvinrent dans cette cité, l’ange leur réapparut et les amena jusqu’à un endroit du rivage où avait échoué la sainte relique. Malgré son séjour dans l’eau, le corps fut trouvé incorrompu et dégageant un merveilleux parfum, la tête attachée au reste du corps avec la trace du glaive légèrement marquée d’une ligne rouge. La précieuse relique fut alors transférée à Amasée, où on la déposa avec honneur dans l’église bâtie par le saint.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche de Thomas, ton 7
Le sépulcre étant scellé, Toi qui es la Vie, ô Christ Dieu, Tu t’es levé du tombeau, et les portes étant fermées, Toi, la Résurrection de tous, Tu t’es présenté devant Tes disciples, par eux renouvelant en nous un esprit droit, dans Ta grande miséricorde.
Kondakion du dimanche de Thomas, ton 8
Voulant s’assurer de Ta Résurrection, Thomas scruta de sa droite curieuse Ton côté vivifiant, ô Christ Dieu ; aussi, lorsque Tu entras, les portes étant fermées, il Te clama avec les autres apôtres : Tu es mon Seigneur et mon Dieu.

Évangile DU JOUR
(Jn V, 17-24)

Jésus leur répondit: Mon Père agit jusqu’à présent; moi aussi, j’agis. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

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Jovan Nikoloski